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 Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)

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Message#Sujet: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Ven 11 Déc - 7:01

Marius Pontmercy & Alphonse Thénardier
Même un brigand doit respecter sa famille.
soirs, Marius Pontmercy avait décidé de rendre visite à sa tendre Cosette. La jeune femme le retrouvait toujours au grillage qui séparait la rue du jardin de la maison qu'elle partageait avec son père, l'informant de la sécurité du moment ou non. Par moment, elle ne pouvait pas passer du temps avec lui, à cause de son père. L'homme ne voyait vraiment pas d'un bon œil leur relation, ce qui ne minait pas pour autant le morale du jeune homme. Marius était amoureux, il aimait cette jeune femme et rien ne pourrait changer ses sentiments. Même si, bien sûr, à choisir, il aurait aimé que la situation soit moins compliquée, il ne pouvait pas non plus regretter ce qu'il vivait. Il valait mieux, à ses yeux, de vivre ça que de ne rien vivre du tout. Cette jeune femme illuminait entièrement son esprit, ainsi que sa vie. Depuis qu'il l'avait rencontré et depuis qu'il l'a fréquentait (puisqu'on pouvait quand même dire qu'ils se fréquentaient même si c'était en cachette), il se sentait tellement différent. Évidemment, ce n'était pas une bonne chose aux yeux de tout le monde, mais Marius n'en avait que faire. Il n'avait aucun envie de perdre le bonheur de ces instants qu'il pouvait passer avec celle qui faisait battre si fortement son cœur.

Cependant, ces instants en sa compagnie avaient des limites. Marius avait dû quitter sa tendre Cosette, lui promettant de la revoir le lendemain, pour qu'elle rentrez chez elle avant le retour de son père. Cela lui déchirait le cœur à chaque fois, mais il n'avait pas le choix. Et Marius savait qu'il valait mieux qu'il se montre prudent, pour ne pas perdre l'occasion de la revoir le lendemain. Il rentrait donc chez lui, alors que la nuit noir avait déjà fait son apparition dans les rues de Paris. Le jeune homme devait bien avouer qu'il n'avait pas vraiment hâte de rentrer chez lui et de retrouver cet appartement qui lui servait d'habitation. Les Amis de l'ABC s'étaient sans doute réuni au café Musain pendant la soirée, pour prévoir les événements futurs. Il se doutait que cela ne servait à rien de s'y rendre maintenant – même s'il n'avait surtout pas envie de donner satisfaction à Enjolras – la réunion devait être terminée. Il arriva donc devant cette porte qui menait aux escaliers qui allaient eux, le mener jusqu'à son appartement. Quand il l'ouvrit, il tomba nez à nez avec son voisin.

« Les affaires ont été bonnes ? »

Demanda-t-il au père d'Eponine, avec une certaine dureté dans la voix. Il ne pouvait pas s'en empêcher, comme il ne pouvait pas résister à cette réplique. Le jeune homme n'aimait vraiment pas cet homme et en grande partie à cause de sa manière de traiter ses filles (et principalement Eponine, il fallait bien l'avouer). Même s'il ne partageait pas les sentiments de la jeune femme pour lui, il avait énormément d'affection pour elle. Il n'arrivait pas à concevoir que cet homme pouvait se montrer violent envers elles.
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Dernière édition par Marius Pontmercy le Ven 1 Avr - 11:10, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Ven 19 Fév - 0:12

Même un brigand doit respecter sa famille

Il était tard. La nuit appartenait aux hommes de la nature du père Thénardier, même s'il avait cessé tôt ses basses besognes, pour une fois. C'est que la journée avait été longue et plutôt éprouvante. Pourtant, on pourrait lui faire remarquer qu'il n'avait pas fait grand chose, si ce n'est mendier tout le jour durant dans les rues de Paname, en s'inventant une histoire tragique et différente pour chaque passant qu'il croisait, dans l'espoir de l'apitoyer et de se mettre quelques francs bien mérités dans la poche. Mais faire la manche, selon les préceptes peu louables du père Thénardier, c'était déjà un emploi à temps plein qui, quand on le faisait bien, nécessitait de l'énergie et de l'adresse. Il y avait ceux à la bourse apparente, ceux-là, sans qu'on s'y attende, étaient souvent les plus simples, parce qu'ils étaient aussi les plus idiots et les plus naïfs. Ceux là, il n'y avait pas besoin de les convaincre, il y avait juste nécessité de l'étourdir de paroles jusqu'à ce qu'il ne voit pas les piécettes disparaître. Ensuite, il fallait réussir à s'adapter au chaland. Pour ça, il fallait se montrer observateur. La coiffure, la démarche, la tenue, c'était autant d'indices du caractère et de la condition sociale de la personne qu'on allait arnaquer dans les grandes largeurs. À partir de là, on pouvait faire un travail un peu efficace. Thénardier n'était pas peu fier de l'argent qu'il avait réussi à extorquer à tous ces gens, mais quand même, parcourir les pavés des rues pendant des heures, ça vous donnait faim, soif, et fatigue.

Il avait quand même insisté jusqu'à plus tard, après que le ciel épais de Paris se soit couvert d'un noir de suie, pour rejoindre son groupe des patrons-minettes et faire l'état de leurs missions respectives, puisqu'il récoltait toujours un petit pourcentage de leurs larcins respectifs. Claquesous avait été le moins prolifique de tous, Thénardier se disait qu'il faudrait qu'il songe à le surveiller plus largement, mais pas le temps pour ça tout de suite, là, il voulait rentrer chez lui, refaire ses comptes, et s'abandonner à sa couche après un souper tout relatif. Ce fut sur le point de rentrer chez lui qu'il rencontra l'étudiant. L'étudiant, son voisin, le genre à pas trop faire de bruit, et ça lui allait trop bien, sauf que le jeune homme avait l'air d'humeur bavarde, pour une fois. Ça, ça ne l'arrangeait pas du tout. Parce que ce n'était pas son cas. Et qu'est-ce que c'était que ce ton qu'il osait prendre avec lui ?


"Quel que soit l'état de mes affaires, ce ne sont pas les vôtres, que je sache."


Ça ne le regardait pas, c'est ce qu'il voulait dire, et s'il lui prenait l'envie de fouiller, il le regretterait amèrement, c'était ce que Thénardier voulait bien lui faire comprendre, avec le ton loin d'être sympathique, mais plutôt menaçant, qu'il venait de lui adresser.


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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Ven 1 Avr - 11:27

Marius Pontmercy & Alphonse Thénardier
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Dès les premiers instants où Marius avait rencontré Thénardier Père (ne sachant pas son vrai nom cela va de soi), il ne l’avait pas aimé. Il y avait quelque chose dans sa façon d’être qu’il ne supportait pas. Il était évident que cet homme n’était pas digne de confiance, qu’il pouvait tromper la veuve et l’orphelin simplement pour gagner un peu d’argent. Le monde était rude – c’était bien pour cela que l’étudiant cherchait à le changer – mais ce n’était pas une raison pour se montrer à ce point scélérat. Bon, en même temps, Marius pouvait parler, pendant des années il avait vécu au crochet de son grand-père sans se soucier un seul instant de gagner de l’argent pour survivre. Mais maintenant, le jeune homme était dans la même « misère » que ses voisins. Il ne l’aimait pas donc et il l’aimait encore moins à cause de sa manière de s’en prendre à Eponine. Même si le jeune homme n’avait pas le sentiment de sa voisine, il l’appréciait quand même énormément et il ne supportait pas que cet homme lève la main sur elle. Sur elle ou sur sa sœur, c’était exactement la même chose. Il ne voyait pas en quoi ce malotru se permettait de frapper ses enfants (enfin ses filles, des enfants dont il n’en avait que faire, il y en avait aussi) afin de passer ses nerfs. Eponine et Azelma méritaient clairement une vie bien meilleure qu’en compagnie de leur idiot de père et leur imbécile de mère. Bon, Marius ne connaissait pas vraiment la Dame, mais il se disait qu’en tant que mère, elle pourrait quand même protéger ses enfants (lui et son côté idéaliste).

Ce fut donc avec une dureté dans la voix qu’il s’adressa à son voisin et ce dernier ne sembla pas apprécier sa remarque. Il l’envoya purement et simplement bouler. En effet, les affaires de son voisin ne regardait pas du tout Marius et en réalité, il n’en avait que faire qu’il parvienne ou non à extorquer de l’argent à des riches et moins riches ou pas. Ce qui l’importait cependant, c’était les affaires d’Eponine. Marius n’avait pas l’intention de se démonter face à son voisin, même s’il n’avait pas vraiment de raison de le faire normalement. D’ordinaire, Marius se contentait simplement de suivre son chemin sans calculer son voisin. Mais aujourd’hui, c’était un peu différent.

« Que vous le vouliez ou non, cela me regard. » Affirma-t-il donc, sans baisser un seul instant ses yeux du regard de son voisin. « Parce que quand vos affaires sont mauvaises, je vous entends taper sur vos filles et ça me dérange. »

Ca le dérangeait qu’il tape sur ses filles, ça le dérangeait de l’entendre, le « bon » monsieur devant lui pouvait interpréter ses paroles comme il le voulait. En soit, rien n’interdisait dans leur pays un père de corriger ses filles, mais il y avait quand même des limites à l’injustice. Et Marius Pontmercy détestait l’injustice, c’était son côté révolutionnaire qui réfléchissait là.
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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Ven 6 Mai - 22:28

Même un brigand doit respecter sa famille

Le père Thénardier avait pensé que le jeune homme se calmerait à son propos et qu'il passerait tout simplement à autre chose, rentrerait chez lui, et le laisserait tranquille. Mais ce ne fut pas du tout ce qui se produisait. Au lieu de se sentir repoussé dans ses retranchements et s'en aller comme il lui était recommandé de le faire, il insistait. Alphonse le toisa de toute sa hauteur. Comment osait-il, hein ? De quel droit se permettait-il de lui tenir tête ? En tous cas, il ne comptait pas s'en laisser compter. il n'avait vraiment pas que ça à faire, et il était hors de question qu'il se laisse ennuyer par son étudiant de voisin, qui d'habitude avait la présence d'esprit de le laisser tranquille et de vivre sa vie dans son coin. C'est vrai, les murs de leurs chambres respectives étaient aussi épaisses que du papier, et le père Thénardier ne baissait pas le ton pour autant, il s'en fichait. Il n'avait déjà pas grand-chose, mais son chez-lui, c'était son domaine, et ce n'était pas Marius Pontmercy (mais il ne connaissait pas son nom de famille, sinon il aurait pu faire le lien avec un passé lointain) qui allait bouleverser ses habitudes. Il n'avait aucune leçon à lui donner sur la manière d'élever ses enfants. Le père Thénardier était un peu pris au dépourvu, parce qu'il ne s'était pas attendu du tout à ce que le jeune homme réplique. Il l'avait toujours pris pour un gamin discret et impressionnable, ne se doutant pas du tout que leurs destins puissent être liés d'une manière ou d'une autre, il n'avait pas imaginé une seule seconde qu'il oserait finalement ouvrir la bouche et exprimer le fond de sa pensée. C'était bien mieux quand il s'en abstenait.

"Si le bruit vous incommode."
répliqua-t-il en plantant son regard froid et désagréable dans les yeux de son interlocuteur. S'opposer à Alphonse Thénardier, quels que soient ses motivations, ce n'était pas une bonne idée. Jusqu'ici, le brigand n'avait pas eu son jeune interlocuteur dans le collimateur, mais ça pouvait changer, et si une guerre devait se jouer entre eux, il ne laisserait pas Marius gagner la partie. "Je vous suggère de déménager." Il marqua une pause. "J'éduque mes filles comme je l'entends, et vous n'avez rien à y redire. Si je vous empêche de dormir sur vos deux oreilles, sachez que ce pourrait être bien pire."

Maintenant, il utilisait la menace, oui. Il se disait que ça pourrait bien suffire à intimider son interlocuteur comme il faut, et qu'il n'oserait pas l'ouvrir davantage, après ça. À ses yeux, il n'était qu'un gosse, qui avait osé l'ouvrir une première fois mais n'oserait pas s'y risquer une seconde si on lui laissait comprendre qu'il en payerait le plus fort. Le père Thénardier sous-estimait sûrement beaucoup trop le jeune homme qui lui faisait face.


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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Jeu 9 Juin - 14:34

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D'ordinaire, Marius ne disait en effet pas grand-chose quand il se trouvait en présence de son voisin, mais parce qu'il n'avait pas forcément de raison de le faire. Quoi que le jeune homme ait compris rapidement que l'homme avait la main lourde sur ses filles quand il était de mauvaise humeur, ou qu'elles n'étaient pas assez "productives". En même temps, il n'aurait pas pu faire autrement que de le comprendre, puisque les murs de leurs chambres étaient vraiment très fins. Thénardier - même si ce n'était pas sous ce nom que le jeune homme connaissait, ce qui changerait clairement sa vision des choses sans doute, ne lui rappelant que trop bien la dette que son père avait envers cet homme (ou croyait avoir) - ne devait pas s'en rendre compte forcément, puisque Marius était bien plus discret que ses voisins. On ne l'entendait pas hurler, ou encore frapper, quand il se trouvait chez lui. Marius était bien plus discret, sans doute parce qu'il était seul aussi. Et à dire vrai, cet endroit ne lui servait que pour dormir. Il ne passait jamais une journée entière chez lui, il en sortait tôt le matin pour vaquer à ses occupations. Et s'il avait du temps à perdre, cela ne serait surtout pas dans sa chambre, mais au café des Musain, ou encore près de sa belle Cosette. Cosette que l'homme sous ses yeux connaissait bien aussi, le monde était si petit sans qu'ils ne s'en rendent compte tous les deux. Cette fois-ci cependant, Marius n'avait pas pu s'empêcher de parler, de provoquer un peu l'homme qui se trouvait là. Parce qu'il ne supportait plus qu'il batte Eponine de cette façon, Azelma non plus, mais ses relations avec la cadette n'étaient pas pareil. Même lui se rendait compte de ce détail, même s'il était aveugle sur beaucoup de chose. Evidemment, son voisin n'apprécia pas la manière dont il lui parla, mais Marius n'avait pas l'intention de se démonter. Il était un révolutionnaire, il avait l'intention de se battre pour la France, il n'allait pas baisser les yeux devant un homme tel que lui. Même si ce dernier ne manqua pas de le menacer, en affirmant qu'il pourrait très bien avoir un sort pire que le fait de ne pas pouvoir dormir sur ses deux oreilles.

« Ce sont des menaces ? » Demanda-t-il les yeux froncés. Il ne baissait pas le regard, ce que cherchait sans doute l'homme. Même si en même temps, Marius n'avait pas spécialement envie de voir son voisin mettre en place ses menaces, il n'allait pas se laisser intimider. Après tout, s'il avait suffisamment de répondant, le père d'Eponine et d'Azelma (et de d'autres enfants aussi, mais ça Marius n'en savait rien) allait peut-être se rendre compte qu'il n'avait pas à faire à gamin et que ce n'était pas en le menaçant qu'il allait arriver à quelque chose. « Cela semble facile de lever la main sur des jeunes filles, mais ce n'est rien sur quelqu'un capable de se défendre. »

Et Marius était d'humeur à croire qu'il était capable de se défendre. Même s'il était évident que l'homme sous ses yeux pouvait très bien le prendre en traitre. Mais Marius n'était pas du genre à se ramasser devant les autres, il avait l'âme d'un battant, il était prêt à se battre quand cela était nécessaire. Comme son père avant lui, cet homme qu'il n'avait pas connu mais qu'il avait le sentiment de connaitre après ses nombreuses recherches. Ce même homme qui avait un passé commun avec son voisin, le fameux Thénardier à qui il a une dette.
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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Lun 8 Aoû - 23:15

Même un brigand doit respecter sa famille

Le père Thénardier afficha un sourire amusé quand son interlocuteur lui demanda s'il était en train de le menacer. Perspicace, le gamin. Oui, c'était bel et bien des menaces. Il ne le dissimulait pas, il l'affichait. Parmi les méthodes peu recommandables dont le truand avait l'habitude, la menace était l'une de ses favorites. Il faut dire que cela s'avérait bien souvent efficace. C'était quelque chose de vraiment très pratique. Alphonse Thénardier avait pu tenir sous son emprise plus d'un homme en les faisant chanter. Il suffisait de trouver le moyen de pression adéquat, et le tour était joué. Le seul problème que pouvait rencontrer le patriarche à ce moment précis, c'était qu'il ne connaissait pas suffisamment son jeune voisin (qui jusqu'alors n'avait pas fait de vague, ce qui l'arrangeait bien, il faut bien le dire) pour savoir exactement ce qui pouvait bien l'effrayer ou de quelle manière l'intimider. Il ne s'en inquiétait pas franchement pour autant. Marius Pontmercy était jeune, il ne pensait pas avoir trop de difficulté à le calmer et à l'intimider s'il devait trop longtemps lui taper sur le système. Et ce semblait bien parti pour. Si ce gamin s'était contenté de se la fermer et de s'en aller vaquer à ses petites affaires, ça se serait arrêté là et ça aurait été très bien. Mais ce n'était pas le cas. Apparemment, le jeune homme se prenait pour un chevalier servant et se sentait un devoir venu d'on ne sait où de défendre l'honneur de ses jeunes voisines. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas, à cet âge ? Avec le temps, il apprendrait bien vite que l'on y gagnait à se mêler de ses affaires.


"C'est pas la peine de jouer au dur, mes filles te trouveront plus d'intérêt une fois que j'aurais ravagé ton joli minois"
, répondit-il sans perdre son sourire.

Certes, le jeune Pontmercy semblait être un jeune homme en pleine possession de ses moyens, mais Thénardier père ne se sentait pas pour autant impressionné. Il pensait que dans ce domaine, il avait plus d'expérience que son interlocuteur. Futur avocat et beau parleur vont souvent ensemble. Mais homme de loi et castagneur, c'est déjà plus rare, et Thénardier comptait là-dessus pour impressionner son interlocuteur. Bon, et si ça ne devait pas suffir, il passerait des paroles aux actes, tant pis. Même s'il ne faisait pas encore la moindre esquisse de mouvement, il avait quand même les poings légèrement serrés. Il fallait ce qu'il fallait, si Pontmercy décidait de s'en prendre à lui, le tout serait de ne pas se laisser prendre de court. Il tenait à lui prouver que ses menaces n'étaient jamais des menaces en l'air.

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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Mar 4 Oct - 15:52

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C’était bel et bien des menaces, le sourire qui se trouvait sur le visage de voisin ne laissait pas un seul doute à Marius. Le jeune homme n’avait aucune envie de se rabaisser devant le père d’Eponine, même s’il n’était quand même pas vraiment adepte des bagarres. Le jeune homme était un étudiant en droit, il avait quand même plus de facilité à parler et à plaidoyer, plutôt que de se battre. Mais en même temps, il ne se lancerait pas dans la révolution avec les amis de l’ABC s’il n’était pas capable de se battre quand même. Donc, il n’avait pas l’intention d’avoir peur des menaces du père d’Eponine, même si ce dernier n’en loupait pas une pour en refaire encore. Il était assez clair dans ses propos, il avait l’intention de s’occuper de son petit « minois ». Marius serra des poings sous les propos de son voisin, il n’aimait vraiment pas quand on le menace de cette manière, même s’il se doutait que l’homme n’allait pas non plus juste accepter ses propos. Même si, à choisir, il n’avait pas spécialement envie d’en venir aux mains non plus. Il se défendrait s’il n’avait pas le choix, mais il n’avait pas l’intention de donner le premier coup. Parce que même s’il était prêt à se battre, il considérait que la parole pouvait être bien plus forte. Et, sans vraiment de gentillesse. Marius considérait que son don d’élocution était bien plus important que celui de l’homme sous ses yeux. Il suffisait de voir son écriture quand il envoyait des lettres pour récolter des sous en trompant des bonnes âmes, qu’il avait eu l’occasion de voir une fois. Le jeune homme n’avait sans doute pas vraiment le droit de juger son voisin, mais en même temps il ne pouvait pas s’empêcher de le faire. Cet homme n’était vraiment pas quelqu’un de bien (bon en même temps, dans un certain sens, Marius n’était pas quelqu’un de bien non plus).

« Et je suis certain que tes filles vont grandement me remercier quand je vous aurais réglé votre compte. » Lança-t-il sur un ton bien plus sec, une fois de plus. Il n’avait aucune envie de se laisser marcher par les pieds, surtout pas par une personne capable de battre ses filles simplement parce qu’il n’était pas de bonne humeur. « Vous pensez vraiment que je peux craindre quelque chose d’un homme plein de bassesse comme vous ? A part manipuler les autres avec vos mensonges et battre vos filles, vous ne savez rien faire. »

Il jugeait clairement, sans savoir vraiment l’histoire de son voisin, mais ça lui était égal. De toute façon, le jeune homme n’avait aucune envie de se montrer conciliant avec une personne qui le menacer directement de le frapper, simplement parce qu’il affirmait que ce n’était pas une bonne chose de frapper ses filles, quand ses affaires n’étaient pas suffisamment fructueuses. Il n’allait donc pas se laisser marcher sur les pieds ou encore se montrer agréable avec lui.
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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Lun 10 Oct - 22:49

Même un brigand doit respecter sa famille

Visiblement, le jeune étudiant, auquel le père Thénardier ne s'était jamais intéressé pourtant jusque-là, s'était déjà fait une bonne idée de qui il pouvait être. Le mur pas du tout épais qui séparait leurs deux lieux de vie n'avait pas dû aider, on entendait tout de son voisin, dans la masure Gorbeau, et si l'étudiant était discret, les Thénardier ne l'étaient pas forcément et ne voyaient pas d'intérêt à l'être. Cela dit, vu l'insistance avec laquelle il prenait la défense de ses deux filles, était d'avis au père de famille indigne que Ponine ou Zelma (et les deux) avaient trouvé judicieux de se plaindre auprès du bellâtre de service. Grand mal leur aura pris, vraiment, elles le paieraient plus tard. Parce que plus tard, il serait encore tout disposé à jouer du ceinturon auprès de la chair de sa chair, ce n'était pas ce sale gosse qui osait lui tenir tête qui allait l'impressionner. Il avait du cran, c'est sûr, mais Thénardier ne prenait pas ombrage de ses menaces. Si Marius pensait le connaître, il était sûr qu'il y avait des choses qu'il ne cernait vraiment pas chez lui.


"Mes filles vont te haïr, gamin, retenez bien ça, ce que je te réserve n'est rien en comparaison de ce qui les attend."


L'ancien aubergiste n'hésitait pas une seule seconde à provoquer son interlocuteur, et pour cause, il ne le craignait pas du tout. Thénardier n'irait pas nier que les bassesses étaient son lot quotidien, qu'il escroquait à tour de bras, qu'il était un malfrat parmi les malfrats... mais eh ! Quand on n'a pas grand-chose en ce bas monde, il faut bien savoir tirer bénéfice de tout ce qu'on peut obtenir. Il n'avait pas honte de ses actes, et se moquait bien qu'un petit jeunot les trouve condamnables et veuille le juger pour ça. Ça lui était totalement égal. Il lui règlerait son compte bien assez vite. Justement parce que les bassesses étaient son lot quotidien, et que l'esprit frondeur mais encore trop innocent de son interlocuteur l'empêchait de réaliser qu'il était un homme à ne pas se mettre à dos.

"Et ne t'avance pas trop sur ce que j'peux faire ou non, j'ai réduit de plus coriaces que toi au silence, crois-moi."


Oh, il n'avait pas l'intention de faire du mal à son interlocuteur. Si son voisin se tenait à carreau, il n'y avait pas de raison. Mais s'il insistait, il allait bien être obligé d'agir. Ce n'était pas lui qui porterait le premier coup, mais il n'aurait aucun scrupule à donner le second, et ça pourrait être radical, pour le coup. Il détestait qu'on fouine dans ses affaires, c'est tout. L'étudiant ne le dérangeait pas tant qu'il fermait son clapet. Mais s'il commençait à se la ramener, alors c'était une autre chose, là.

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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Mer 7 Déc - 16:33

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Au fond, Marius ne savait même pas vraiment ce qu’il faisait. Si ce qu’il faisait était une bonne chose non plus d’ailleurs. En soit, le jeune homme n’avait rien à voir avec les affaires de ses voisins, il n’avait pas à s’occuper de ce qui ne le regardait pas. Mais en même temps, il ne pouvait pas rester insensible quand Eponine venait le trouver dans un était ignoble, parce qu’elle avait été battu par son père. La vie n’était pas simple pour tout le monde, cet homme n’avait pas besoin de battre ses filles. Mais en même temps, l’avocat n’avait pas vraiment de raison de se pencher sur sa vie non plus. Mais il le faisait et Marius n’avait pas l’intention de se laisser impressionner par les menaces de son voisin. Celles-ci ne prenaient pas, même si le jeune homme savait parfaitement qu’il ne devait pas sous-estimer son interlocuteur. L’homme était un bandit après tout, il volait, il magouillait afin de gagner de l’argent. Mais justement, parce qu’il savait qu’il était un bandit, il ne pouvait pas prendre au pied de la lettre tout ce qu’il lui disait. Et Marius n’avait pas envie de se montrer faible, de se laisser impressionner.

Même si quand l’homme affirma alors que ses filles allaient le haïr, Marius n’en menait plus vraiment large. Même si son interlocuteur ne se montrait pas des plus explicites, le jeune homme comprenait parfaitement ce que cela sous-entendait. L’homme, sans grande surprise, avait compris que ses filles avaient un rapport avec le fait qu’ils s’occupent de ses affaires maintenant. Il savait qu’Eponine ou Azelma était venue le trouver, sans doute se plaindre. Ce qui était en quelque sorte le cas, même si Ponine ne lui avait rien demandé. Mais elle n’avait pas spécialement eu besoin de lui demander quoi que ce soit non plus, comme il n’avait pas eu besoin de voir les marques lors d’une visite de sa part pour le savoir. Le mur qui se trouvait entre leurs deux appartements était vraiment très fin et on ne pouvait pas dire que les voisins de l’étudiant étaient vraiment très discrets. Marius espérait vraiment que ses voisines n’allaient pas payer l’audace de ses paroles. Que l’homme s’en prenne à lui c’était une chose, il ne voulait pas que ça retombe cependant sur Azelma et Eponine. Alors forcément, l’étudiant ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’il avait été sans doute un peu trop loin. Alors, forcément, les menaces de l’homme qu’il lança de nouveau eurent une connotation bien différente. Marius hésitait un peu plus à répliquer, parce qu’il n’avait pas envie que les filles de l’homme paient les conséquences de ses paroles. Mais en même temps, il ne pouvait pas faire comme si de rien n’était.

« Ce n’est pas l’impression que vous donnez quand vous vous acharnez sur vos filles. »

Il ne put donc s’empêcher cette nouvelle remarque, pensant évidemment chaque mot qu’il prononçait. Il n’avait aucun respect pour son interlocuteur, mais ça c’était parce qu’il ne savait pas qui il était réellement.
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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Mer 14 Déc - 0:29

Même un brigand doit respecter sa famille

Oh, mais qu'il était fatigant, cet étudiant-bellâtre qui semblait éprouver le besoin compulsif de se mêler de ce qui n'était pas ses affaires ! Est-ce que lui se souciait de la vie de son voisin ? Non, il n'en avait cure, et ça aurait pu durer comme ça. Sauf que si Pontmercy poursuivait sur sa lancée, s'il persistait à lui pondre sans cesse le même discours, il allait effectivement savoir que la douleur qu'il pouvait prodiguer à ses filles n'était pas grand-chose en comparaison de ce dont il était capable auprès de ceux qui avaient le malheur de lui faire barrage. Il l'apprendrait bien vite, à ce rythme. Déjà, c'était sûr, ses geignardes de filles recevraient une correction sans demi-mesure la prochaine fois qu'il les verrait, et elles pourraient remercier pour cela le beau Marius. Et ce dernier n'aurait même pas à tendre l'oreille pour entendre claquer le ceinturon. Les larmes qui l'offusquaient tant allaient hanter ses cauchemars s'il ne finissait pas par se borner à la distance dont il avait fait preuve jusqu'ici. Avant ce jour, l'étudiant n'avait été pour le père Thénardier qu'un simple élément du décor, quelqu'un qu'un mur séparait de lui, et qui avait le mérite d'être discret et de ne pas faire de vagues. Apparemment, le gosse avait décidé de se révolter. L'ancien aubergiste n'aurait aucune difficulté à le lui faire regretter. Ne serait-ce que parce qu'il s'obstinait à répéter encore et encore la même rengaine ! "Oh, voyez ce père indigne, comme il maltraite ses filles !"... Ennuyeux. Ennuyant. Il en était amoureux, de ses filles, ou quoi ? Pour les coller au train comme il le faisait.

"Pourquoi ?"
demanda-t-il, choisissant de prendre à contresens la réplique de son interlocuteur, de faire comme s'il avait mal attendu pour que résonne plus fortement la menace. "Tu trouves que je ne frappe pas assez fort ?"

Après tout, sa réplique pouvait prêter à confusion, Thénardier proclamait qu'il avait réduit des plus coriace que le jeune homme au silence, et ce dernier répliquait que ça ne se voyait pas quand il frappait ses filles. C'était trop tentant que de l'entendre comme une provocation, non ? Parce qu'il voulait une preuve formelle de ce dont il était capable, Thénardier voulait bien la lui donner, c'était gratuit. Il pourrait même annexer sa partie de la masure, comme ça ! Ça avait l'air d'être un arrangement plutôt sympathique.

"Si c'est ce qui te dérange, promis, je ne ménagerai pas mes coups, la prochaine fois"
, fanfaronna-t-il. Et il avait bien envie de mettre ces menaces à exécution. Parce qu'il le pouvait. "Je ferais trembler les murs de cette maison jusque dans ses fondations. Monsieur sera-t-il satisfait, alors ?"

Son voisin ne le serait pas, bien sûr, mais le sourire carnassier du père Thénardier disait long du fait qu'il n'en avait cure.

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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Mar 7 Fév - 23:15

Marius Pontmercy & Alphonse Thénardier
Même un brigand doit respecter sa famille.
Marius n’avait rien dit pendant si longtemps, il ne s’était pas occupé de ses voisins pendant très longtemps et il aurait sans doute dû continuer comme ça. Parce qu’il comprenait bien que Jondrette (qui était Thénardier et il était évident que le jeune homme ne réagirait pas de la même manière s’il connaissait le vrai nom de son voisin) n’avait pas l’intention d’écouter ses propos et même de se venger de ce qu’il pouvait dire sur ses filles. Marius s’en voulait, il n’avait aucune envie qu’Eponine et sa sœur soient battue encore plus fort à cause de lui, parce qu’il avait tenté de prendre leurs défenses. En tout cas, le jeune homme comprenait bien qu’il était impossible de discuter avec une personne de son genre. Il était bien trop borné, bien trop attaché à sa facile de faire. Le révolutionnaire ne s’était peut-être pas bien pris non plus, mais l’injustice de cet homme avait le don de le mettre hors d’état de lui.

L’homme retourna d’ailleurs ses propos, quand il affirma que cela ne se voyait pas qu’il était capable de mettre à terre des personnes coriaces quand on le voyait s’en prendre à ses filles. Evidemment, le jeune homme parlait du fait qu’il s’en prenait à des jeunes filles qui ne pouvaient pas aussi facilement se défendre contre lui, cela ne prouvait donc pas une seconde qu’il pouvait être un homme fort. Marius ne voyait qu’un lâche dans sa façon d’être en tout cas. Mais son voisin tourna ses propos et décida de les prendre comme s’il ne frappait pas assez fort ses filles. Evidemment, Marius ne doutait pas une seconde que l’homme avait parfaitement compris où il voulait en venir et qu’il s’amusait simplement à se jouer de ses mots. Encore une fois, Marius s’en voulait de ne pas avoir été assez précis. Parce qu’il n’avait aucune envie que les conséquences retombent comme des coups sur ses jeunes voisines. Marius fronça des sourcils quand son voisin en ajouta encore, affirmant qu’il allait faire trembler les murs de la maisonnette avec les coups donnés à ses filles, ainsi il serait satisfait. Le jeune homme serra des dents, se retenant de faire une nouvelle remarque. Le mieux, pour les filles de ce bandit, était sans doute qu’il se contente de continuer son chemin et d’ignorer comme il le faisait depuis toujours son voisin. La raison le poussait à arrêter et à se contenter de l’ignorer. Sauf qu’en même temps, il ne parvenait vraiment pas à faire comme si de rien n’était. Et puis en un sens… ses deux voisines ne risquaient pas pires si ? Finalement après un petit temps de tergiversions, le jeune homme reprit la parole.

« Ne vous faites pas passer pour plus bête que vous êtes, vous n’avez pas besoin de ça. »

Non, vraiment, Jondrette n’avait pas besoin de faire comme s’il ne comprenait pas ses paroles pour passer pour un idiot. Marius n’avait pas besoin en tout cas, pour le considérer comme tel.
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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Mar 7 Mar - 0:18

Même un brigand doit respecter sa famille

Thénardier se sentait agacé, fatigué par cette conversation qui tournait en boucle et ne menait nulle part. Le fringant Pontmercy continuait de croire qu'il pouvait faire quoi que ce soit contre lui. Pour l'ancien aubergiste, il était pourtant évident que non, lui avait de la bouteille, le jeune étudiant se contentait de s'offusquer sans avoir le minimum de perfidie en réserve pour vraiment être capable de protéger ses filles contre lui. Alors là, pour l'instant, Thénardier faisait preuve d'un minimum de patience, mais celle-ci commençait à être mise à rude épreuve, vraiment. Il ne demandait qu'à retourner à ses affaires, en oubliant cette absurde altercation. Oui, Thénardier avait parfaitement compris le propos de son interlocuteur, et tout ce qu'il cherchait à lui apprendre c'était qu'il n'était certainement pas intimidé mais que son interlocuteur, lui, devrait vraiment l'être, parce qu'il pouvait faire de sa vie un enfer, s'il le décidait, ou l'écourtait autant que possible. En tout cas, Thénardier comptait bien, si ce n'était lui couper la gorge, mais au moins lui couper le gosier, histoire qu'il cesse de déblatérer ses inepties de petit jeunot arrogant au possible. S'il devait écouter des billevesées, il préférait se satisfaire des siennes, quand il prenait grand soin d'arnaquer le chaland au gré de ses différentes bassesses.


"Tu as raison, je suis loin d'être idiot. Mais toi, petit, tu es bien stupide si tu penses pouvoir te frotter à moi sans que toi et mes filles en paient le prix fort."


Il avait mieux à faire de sa vie que de faire taire les petits prétentieux au possible, il avait des affaires bien plus juteuses à mener de front. Il n'avait vraiment aucune envie de perdre du temps avec ces petits jeunes qui se pensaient le centre du monde. Le jeune Pontmercy n'était rien, ne lui était rien du tout. Et pour ce qui était de ses filles, c'est sûr qu'elles allaient tater de son martinet dès qu'il les reverrait. Alors comme ça, elles se permettaient de geindre et de se plaindre dès qu'il avait le dos tourné ! Thénardier était tout sauf enchanté de l'apprendre, et il comptait bien leur faire passer l'envie de réitérer. Quand il aurait réglé leur compte d'une manière ou d'une autre (enfin, sans une finalité beaucoup trop radicale), elles iraient supplier ce bellâtre d'étudiant de lui foutre une paix royale une bonne fois pour toutes.


"Maintenant, lâche-moi les basques, tu veux ?"
répliqua-t-il alors.
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Message#Sujet: Re: Même un brigand doit respecter sa famille (Thénardier père)   Mer 3 Mai - 15:12

Marius Pontmercy & Alphonse Thénardier
Même un brigand doit respecter sa famille.
Marius n’avait pas manqué l’occasion de traiter son voisin comme un idiot, mais en même temps en cet instant précis c’était plutôt lui qui se sentait bête. Il se sentait même particulièrement bête, parce qu’il se rendait bien compte qu’il avait fait une connerie en cet instant précis. Il avait eu envie de prendre la défense de ses amies, de ses voisines, mais en le faisant, il leur avait attiré des ennuis. Même si le jeune homme n’avait jamais vu Jondrette – puisque c’était ainsi qu’il pensait que s’appelait la famille vivant près de chez lui, non Thénardier ce nom qui avait bien plus d’une valeur à ses yeux que l’homme ne pensait – frapper ses filles, il savait à quel point il pouvait se montrer cruelle. Parce qu’il l’avait entendu faire, à travers ce mur qui séparé leurs deux appartements et qui ressemblait plus à du papier carton qu’à un mur. Grace aussi aux marques qu’il avait eu l’occasion de voir sur Eponine, dernièrement par exemple. Et donc, au lieu de les aider, le jeune homme les avait carrément vendus au grand méchant loup. Marius se sentait coupable et il n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait bien faire pour rattraper le coup. Malheureusement, il se doutait qu’il ne devait en fait rien pouvoir faire. Parce que dans tous les cas, son voisin était en rogne contre ses filles parce qu’elles avaient rapporté (enfin l’une d’elles l’avait fait, puisque ce n’était pas Azelma qui avait montré ses marques au jeune homme).

Marius se sentait donc idiot, comme ne manqua pas de le préciser l’homme sous ses yeux. Il était idiot d’avoir cru pouvoir dire quelque chose à cet homme sans que ce dernier ne s’énerve contre ses filles. En fait, si son voisin décidait de se battre contre lui pour lui faire payer ses paroles, cela lui serait bien égale. Il savait se défendre (enfin il osait croire qu’il pouvait se défendre), mais le souci c’était bien qu’il avait l’intention de s’en prendre à ses filles. Et cela, Marius s’en voulait sincèrement. Il aurait aimé ne pas attirer plus d’ennuis encore à ses voisines, ce qu’il avait donc fait. Le jeune homme fut bien incapable de savoir quoi répondre à l’homme quand il lui affirma qu’il était idiot donc, il le croyait tout autant que lui en fait. Et quand ce dernier lui demanda « gentiment » de lui lâcher les basques, il ne savait pas plus quoi répondre en fait. En dehors du fait qu’il allait donc lui lâcher les basques… parce qu’il n’avait malheureusement pas vraiment d’autres choix.

« Très bien. »
Se contenta-t-il donc de répondre en serrant des dents, se sentait vraiment idiot. Il était bête, sérieusement. En tout cas, il était évident que Marius allait maintenant se retenir d’aller parler à son voisin, à moins d’avoir un moyen sûr de le faire arrêter de s’en prendre à ses filles. Ce qui n’était vraiment pas quelque chose d’évident en fait, parce que elles étaient ses filles et que donc… bah Marius ne pouvait pas grand-chose.
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