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 Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]

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Message#Sujet: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Mar 21 Avr - 16:38


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
C

e fut un soupir bourru, proche du grognement, qui s'échappa des lèvres d'Ursus quand ce dernier, fatigué et fourbu, vint mollement s'asseoir sur les planches fragiles d'une scène de théâtre qui avait sérieusement fait son temps, mais qui devrait le faire encore un peu étant donné l'état des finances des Girardet. Certes, l'homme qui rit attirait les foules. Mais le spectacle de rue reste le spectacle de rue. Faute d'un pain raci, on gagne un pain plus farineux, ça n'en reste pas moins du pain et non une table digne des plus grands rois. Aujourd'hui, exceptionnellement, il n'y aurait pas de représentation. Ça ne ferait de mal à personne, y compris à lui-même. Il n'était plus à l'âge où l'on peut parcourir les routes et être au meilleur de sa performance absolument tous les soirs. Plus leur public allait grandissant, plus Ursus faisait d'efforts afin de proposer un contenu nouveau et attrayant à leurs spectateurs. Rares étaient les soirées qu'il ne passait pas attablé à son bureau de fortune, à écrire de nouveaux spectacles pour son fils et sa fille d'adoption, et le reste du temps, il fallait être sur scène et déclamer ces textes fraichement écrits (qu'il fallait entre temps apprendre et maîtriser de bout en bout). C'était, à la longue, exténuant, force lui était de le reconnaître. En cela, le fait de s'être installé de Paris, et que les Girardet semblent proches de s'y établir pour de bon le soulageait d'un poids... Malheureusement, la ville apportait également son lot de contrariétés, et s'il n'était pas le plus directement touché par elles, il en faisait les frais malgré tout, de manière indirecte.

... Car en ce moment, l'on ne pouvait pas dire que l'ambiance était au meilleur fixe entre les membres de la famille Girardet. Non pas que celle-là ne soit pas soudée, mais cette famille dysfonctionnelle dès les débuts de son existence, ne manquait pas de laisser découvrir ses failles. La capitale avait fait naître des aspirations et des ambitions dans l'esprit de Gwynplaine que même ce dernier n'avait pas dû s'imaginer en premier lieu, et qui l'éloignait, lentement mais sûrement, de Déa, qui elle, avait gardé celle même pureté d'âme qui l'accompagnait où qu'elle aille, et la même simplicité. Ayez des enfants vraiment ! Ursus s'était pourtant juré, fut un temps qui était désormais lointain, qu'on ne ferait jamais de lui un père. Il y avait peut-être quelques enfants non reconnus qui traînaient ça et là en quête de racines, on n'est jamais assez prudent, mais il ne les connaissait pas et il se gardait bien de les connaître au demeurant. Il n'avait pas choisi d'avoir des enfants à charge... pas vraiment, disons, ces enfants étaient venus à lui, et à présent qu'ils faisaient partie de sa vie, il peinait à imaginer qu'elle ait pu un jour avoir eu cours sans eux... Bien sûr, il se gardait bien de le leur dire en face, à ses uniques sources de joie (lui qui prétendait ne jamais être heureux)... et d'angoisse, malheureusement pour lui. Alors qu'il profitait du calme relatif de ce début d'après-midi, il entendit des pas s'approcher. Rares étaient ceux qui s'aventuraient en ces lieux en dehors des horaires de grand spectacle, il faut dire qu'il n'y avait autrement pas grand chose à voir, sinon des scènes désertes et des roulottes abandonnées. L'homme s'était peut-être perdu ?

-Vous cherchez quelque chose ?












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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Sam 16 Mai - 16:41

Ursus & Valjean
Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
On ne pouvait pas dire que la vie de Jean Valjean avait été de tout repos, dès son plus jeune âge déjà l’homme avait dû porter un fardeau sur ses épaules. Il avait espéré qu’un jour, ce poids allait disparaitre de ses épaules et qu’il allait pouvoir trouver la paix, mais ce n’était pas le cas. Pas encore le cas en tout cas. Il continuait d’espérer, mais pour l’heure il avait encore des problèmes à régler. Il en avait toujours, parce qu’il y avait constamment cette ombre qui le poursuivait dans ses nuits, cette peur de tout perdre à cause de son passé. Il avait tellement peur de perdre sa raison de vivre, cette jeune femme qu’il aimait comme une fille même si elle n’avait pas son sang. Il avait été un père et une mère pour elle depuis qu’il l’avait recueilli, il lui avait tant donné. Et il l’a voyait petit à petit s’éloigner de lui. C’était dans l’ordre des choses, les jeunes femmes finissaient toujours par s’éloigner de leur père pour s’approcher de leur époux, sauf que Valjean n’était pas encore prêt à la perdre. Pas alors que Javert rodait dans les parages et pouvait à tout moment l’arrêter pour le renvoyer en prison, voir pire. Ce n’était pas la prison qui l’attendait si jamais l’ancien forçat se faisait arrêter, il allait sans doute finir la tête séparée de son corps. Et cela, malgré les biens faits qu’il avait offert à la ville dont il avait été maire. Les juges auraient pu se montrer plus indulgents de nombreuses années en arrière, mais Jean Valjean avait pris le risque de perdre sa tête pour élever Cosette. Et il ne regrettait pas une seule seconde sa décision, elle était le soleil de sa vie, même si elle était aussi la cause de ses nombreux songes.

L’ancien prisonnier avait donc eu besoin de se retrouver un peu seul, il avait quitté la maison qu’il partageait avec la belle Cosette. Il n’aimait pas la laisser seule, mais il préférait quand même faire un tour. Il avait décidé de se promener dans une partie de Paris qu’il n’avait pas l’habitude de visiter, afin de ne pas prendre le risque de tomber encore une fois sur Javert. Valjean marchait donc au travers des ruelles, l’esprit vaguant au fil de ses pensées. Ils n’étaient pas encore partie de Paris, mais l’homme avait bien l’intention de déménager. Quoi que puisse penser Cosette, quoi que le cœur de la jeune femme lui dicte de penser. Elle était tombée amoureuse de ce jeune homme qu’ils avaient croisé au Jardin du Luxembourg, il ne pouvait pas le permettre. Du moins, il ne pouvait officiellement pas accepter qu’elle mette en danger leurs vies pour une amourette, alors qu’ils devaient s’éloigner de la ville pour leur sécurité. Même si au fond, il n’acceptait en réalité pas qu’elle puisse aimer un homme. Valjean était plongé dans ses pensées quand un homme s’adressa à lui.

« Non. » Répondit-il, encore légèrement troublé par le réveil qu’il venait de subir. Il observa un peu autour de lui, il ne savait même pas où il se trouvait. En dehors de comprendre que c’était une zone de spectacle. « Je ne faisais que me promener. »

Se permit-il de préciser, alors qu’il n’avait aucune raison de le faire.


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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Mer 20 Mai - 19:55


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
L'

homme semblait perdu, il avait dû marcher sans regarder ce qu'il y avait devant lui, comme on erre, parfois, sans raisons et sans but, et comme on se perd dans les méandres de son propre esprit pour finalement se perdre physiquement. Personne ne se promenait là à dessein, il fallait arriver en ces lieux complètement par hasard. Ça avait bien l'air d'être le cas. D'ailleurs, un regard à l'adresse de l'inconnu paraissait lui indiquer que, non seulement il ne savait pas où il était, mais en plus, il était préoccupé... Ou peut-être Ursus, comme souvent, cherchait-il à en voir plus qu'il n'y avait à observer ? Dans tous les cas, la présence de cet homme l'intriguait. Il aurait très bien pu lui laisser passer son chemin, ne rien commenter, ne rien dire, et le laisser passer, puisqu'il faisait juste se promener, disait-il... Et peu importe qu'il ait décidé pour cela de se rendre dans ce lieu qui n'était pas forcément le mieux famé... L'homme avait intérêt à veiller sur sa bourse s'il ne voulait qu'on lui dérobe sa fortune.

-Drôle d'endroit pour se promener.
constata-t-il, l'air de rien. Surtout parce qu'il était curieux de savoir ce qui pouvait bien préoccuper cet homme, dont les pensées paraissaient obscurcir le regard. Drôle et pas très sûr. On est jamais à l'abri des voleurs à la sauvette, par ici.

Il n'avait pas davantage de raisons de l'avertir, et il savait bien qu'il faisait très mauvaise presse à ces gens du spectacle dont il faisait partie, et avec lesquels, pourtant, il finissait par former une communauté plutôt soudée. Mais le fait est que ces lieux, en dehors des heures de spectacle, n'étaient pas les mieux fréquentés, et leurs loges avaient déjà été dépouillées à plus d'une reprise... Bon, ceci dit, que cet homme soit victime ou non de larcin, sa vie n'en serait pas changée, Ursus avait une philosophie de vie plutôt égoïste... Ou du moins, elle avait su l'être bien longtemps, avant que son chemin croise celui de ses enfants... En définitive, Ursus était un faux égoïste, qui dissimulait ses élans de générosité derrière quelques remarques autocentrées et pessimistes.

-Vous avez faim ?
finit-il par demander. Je m'apprêtais à déjeuner.

Il n'avait pas vraiment de raisons de se montrer amène et sociable, d'ailleurs, au quotidien, il avait plutôt tendance à être tout l'inverse, le genre bougon et renfermé, mais quitte à voir ce type rôder aux alentours, il avait bien envie de savoir qui il était. Des fois que ses intentions soient néfastes, comme elles l'étaient parfois... Ou simplement parce qu'il avait la curiosité de savoir quelles pensées avaient pu le mener jusqu'ici, alors même que rien ne présageait que l'on puisse vouloir s'attarder en ces lieux. Dans tous les cas, il disait vrai, le déjeuner n'attendait que lui.

-J'en ai préparé trop... Mes enfants ne sont toujours pas rentrés.
Il haussa les épaules. Même pas la reconnaissance du ventre. plaisanta-t-il (dans la mesure où il était capable de plaisanter). Au fond, c'était normal, mais peut-être aussi, était-ce l'absence de Gwynplaine et Déa, et cette habitude qu'il avait perdue d'être seul, qui l'invitait à ainsi inviter un étranger à sa table.













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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Jeu 11 Juin - 19:36

Ursus & Valjean
Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
C’était un drôle d’endroit pour se promener effectivement, mais on ne pouvait pas dire que Valjean avait spécialement cherché à venir se promener ici. Il avait suivi ses jambes en se laissant perdre dans son esprit, perturbé par tout ce qui arrivait dernièrement dans sa vie. L’homme se doutait bien qu’il pouvait se faire voler sa bourse dans ce genre d’endroit, mais ce n’était pas sa priorité au final. Valjean n’en avait que faire dans un sens qu’on lui vole les quelques pièces qu’il avait dans sa bourse, il n’y tenait pas forcément. Non pas qu’il n’aimait pas son argent, mais quand il sortait, les sous qu’il prenait était souvent destiné au partage. C’était comme cela, il ne pouvait pas s’empêcher de faire l’aumône. Valjean se contenta donc d’hausser les épaules aux paroles de l’inconnu qui venait de lui adresser la parole, le sortant de ses songes. L’homme pensait qu’il allait simplement continuer son chemin, continué de penser à tout ce qui le tracassait, mais l’inconnu lui demanda s’il avait faim. Valjean fut étonné de cette question, il ne s’attendait pas à être invité à déjeuner avec lui. Et maintenant qu’il y pensait, il devait bien avouer qu’il commençait effectivement à avoir faim.

« Je commence à avoir faim effectivement. » Il n’avait pas vraiment l’habitude de se faire inviter à la table d’étranger, mais après tout il n’avait rien d’autre à faire. Et puis, il n’avait pas spécialement envie de rentrer tout de suite chez lui. En prime, l’homme ne manqua pas de parler de ses enfants. Ainsi donc, il était un père également. « Les enfants sont tous ingrats. J’ai une fille, j’en connais quelque chose. »

Dit Jean Valjean, il aimait sa fille plus que tout, mais il avait quand même du mal à digérer le faite qu’elle s’oppose à lui ces derniers temps. Maintenant qu’elle était devenue une jeune femme, une très belle jeune femme, elle prenait de l’assurance. Elle n’était plus la petite fille qui se contentait de suivre son père aveuglément et sans se poser de question. Elle avait fleurit et elle était même tombée amoureuse d’une personne.

« Vos enfants ont quel âge ? »

Valjean se doutait bien que l’homme, dont il ne connaissait pas encore le nom, avait des enfants assez âgés. Suffisamment en tout cas pour pouvoir aller se promener seul dans les rues. Quoi qu’on ne pouvait pas dire que l’ancien forçat soit capable de laisser de l’autonomie à sa fille, alors qu’elle avait quand même dix-sept ans. Ce n’était pas qu’il ne lui faisait pas confiance (quoi que), il avait simplement peur de ce qui pouvait l’entourer. Mais en même temps, il avait un passif quand même, il avait la police sur le dos. Cosette avait donc des risques d’être arrêté, quoi qu’il y ait peu de chance qu’on fasse le rapport entre elle et Jean Valjean. Mais l’homme était trop paranoïaque, il craignait toujours le pire pour éviter de se faire avoir ensuite.


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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Dim 14 Juin - 15:09


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
I

nviter un simple manant, dont il ne savait absolument rien, à déjeuner, c'était peut-être, quelque part, une invitation à se faire trousser, mais Ursus éprouvait une sorte de curiosité naturelle à l'adresse de son interlocuteur, et il ne lui semblait pas le moins du monde dangereux par ailleurs (bien que les apparences pouvaient être trompeuses, il en avait tout à fait conscience, alors pourquoi pas. Il invita donc l'homme à prendre place dans leur humble salle à manger improvisé. On faisait plus luxueux, c'est certain, mais un homme qui à cette heure errait dans un coin si mal famé n'allait sans doute pas lui tenir rigueur pour la pauvreté de cet endroit et la misère apparente de leur lieu de vie. Certes, L'homme qui rit leur permettait de vivre honnêtement et de gagner leur pain, ils n'en étaient pas moins des saltimbanques, ils ne pouvaient par conséquent pas prétendre à une immense fortune (l'aspect pratique de la chose étant que, si son invité était bel et bien un cambrioleur notoire, il ne trouverait pas grand chose à dérober en ces lieux. Il le laissa s'installer autour de la table tandis qu'il y déposait son ragout prévu en trop grande quantité sur la table, ainsi que ce qu'il fallait d'assiettes et de couverts. Pendant ce temps, l'étranger lui demandait l'âge de ses enfants. Leur âge ? Trop âgés... Suffisamment pour lui échapper petit à petit... Lui échapper, oui. Il avait beau affirmer qu'ils appartenaient à leurs propres existences, l'on ne pouvait pas dire que les sentir s'éloigner, progressivement, n'était pas pesant pour lui.

-C'est pas vraiment mes gosses. Deux mômes que j'ai recueilli en plein hiver.
Mais il pouvait bien affirmer ce qu'il voulait, il n'en demeurait pas moins qu'il n'avait jamais cessé de considérer Déa et Gwynplaine comme ses enfants à l'instant ou ces derniers avait poussé la porte de sa piètre roulote. Dix-huit et vingt-deux ans. L'âge ingrat, comme vous dites.

Ingrat devait signifier ici adulte, et selon leurs critères à tous les deux. Sans le savoir encore, Ursus devinait que la fille de son interlocuteur ne devait pas avoir loin de celui de Déa. C'est alors que les problèmes se manifestaient quand on a l'âge de prendre des décisions, mais aussi et très souvent de prendre les décisions les plus mauvaises. Aurait-il, sans le faire exprès, sans le faire exprès, organisé une réunion des pères dépassés par leurs propres enfants (adoptifs), qui plus est ? Ma foi, ce n'était peut-être pas un mal. Il est des expériences identiques portées par des personnalités différentes qui méritent d'être confrontées afin d'aboutir à la meilleure issue possible.

-L'ennui avec les enfants, c'est qu'ils ne restent jamais des enfants.
grommela-t-il de son ton bourru avant de remplir leurs deux assiettes respectives et de s'installer autour de la table. Et votre fille ?

Pour la peine, il se montrait plutôt curieux, sincèrement curieux, il fallait croire que tous les deux avaient plus à se dire qu'il ne l'aurait semblé au départ. Excellente chose d'ailleurs, car ce déjeuner, pour la peine, promettait de ne pas être complètement vain.






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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Dim 5 Juil - 11:33

Ursus & Valjean
Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
De toute évidence, le repas n’allait pas être luxueux. Mais c’était loin d’être un problème pour Valjean, il n’en demandait pas tant. Il aurait très bien pu refuser l’invitation de cet inconnu à manger à sa table, mais son estomac lui rappelait qu’il n’avait pas mangé depuis un moment et sa curiosité le poussait à accepter. Cela n’allait sans doute pas lui faire de mal de discuter un peu avec un adulte (parce qu’il considérait encore Cosette comme une enfant). Depuis qu’ils avaient commencés à fuir tous les deux, l’homme n’avait que peu de relation humaine. Il parlait de temps à autre à des personnes qu’il croisait, mais cela n’allait jamais bien loin. En même temps, il ne se voyait pas se faire des amitiés, alors qu’il était tout simplement en cavale. Cela ne se voyait pas forcément à sa façon de s’habiller et de vivre, mais il était bel et bien en cavale. Par chance, il avait eu suffisamment de ressource pour vivre convenablement avec Cosette qui méritait une vie comme il lui offrait, après toutes les années passés chez ces Thénardier de malheur. L’homme installa donc la table et un ragout qui semblait délicieux. Valjean ne put s’empêcher de se montrer curieux vis-à-vis des enfants de l’homme qu’il avait sous les yeux et qui venaient, visiblement, de lui poser un lapin. Ils avaient plus ou moins le même âge que Cosette, ils se retrouvaient donc tous les deux avec de jeunes adultes ingrats. Pour une fois, l’homme était ravi de faire la connaissance d’une personne qui avait la même vision des choses que lui et qui plus est, avait adopté ses enfants. Ils avaient plusieurs points communs tous les deux. Valjean ne put s’empêcher de sourire à la remarque de l’homme sur le fait que les enfants ne restaient pas des enfants, si seulement. Sa petite Cosette si petite et fragile lui manquait terriblement.

« Comme vous dites… » Dit-il en plongeant son couvert dans l’assiette de ragoût. « Ma fille a dix-sept ans. » Il marqua une courte pause. « En fait, elle n’est pas vraiment ma fille. C’est une petite orpheline, j’ai connu sa mère et je lui ai promis de m’occuper d’elle. » C’était une façon très concise de raconter son histoire. Evidemment, la mort de Fantine et la manière dont Valjean avait décidé de s’occuper de Cosette n’étaient pas aussi simples. Mais il n’allait pas s’amuser à tout raconter à un parfait inconnu. « Et maintenant… elle est tombée amoureuse d’un gentilhomme. »

Valjean prononça ces mots d’un ton sombre, ne cachant rien du fait qu’il n’appréciait pas cette idée. Il n’aimait pas le fait qu’elle lui échappe non, le fait qu’elle s’éloigne de lui. Sans Cosette, Jean Valjean n’avait plus vraiment de raison d’être en fait. Pendant toutes ces années, l’homme s’était rassuré pour sa cavale en se disant que sa fille avait besoin de lui et qu’il ne pouvait pas repartir au bagne. Mais qu’arrivera-t-il le jour où elle allait définitivement le quitter ?

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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Jeu 9 Juil - 15:17


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
C

e n'était sans doute pas pour rien que le loup solitaire, l'ours bourru qu'était Ursus Girardet avait accepté d'inviter cet inconnu à sa table, si singulière cette initiative avait-elle pu sembler en premier lieu. Il avait sans doute reconnu dans son interlocuteur ce qu'il était lui-même. Un asocial, un ermite, qui s'était retrouvé père sans vraiment l'avoir voulu, sans croire y être destiné, et qui avait alors consacré sa vie entière à ces enfants qui n'étaient peut-être pas sa chair et son sang mais qui avaient peut-être d'autant plus d'importance à ses yeux. Ils avaient sauvé leurs enfants de destins tragiques et avaient tout consenti et tout sacrifié pour eux. Et à présent, ils se retrouvaient dans cette situation similaire où les enfants n'étaient plus tout à fait des enfants, où ils cherchaient à s'émanciper, où ils faisaient leurs propres choix, où leurs coeurs ne se consacraient plus entièrement à leurs parents, mais gagnaient d'autres directions. Cela, Ursus en savait également quelque chose. Cela était même en train de lentement, mais sûrement, détruire la famille Girardet. Ursus n'avait que faire de ce que certains pourraient trouver inappropriée l'affection mutuelle que se portaient Déa et Gwynplaine, il trouvait leur amour pur, logique et naturel, et ne souhaitait jamais que leur bonheur à tous les deux. Ils étaient, de toutes les manières, indispensables l'un à l'autre et complémentaires. Mais une tierce personne était venue semer la zizanie. S'agissait-il d'amour, en la circonstance ? Non, sans doute bien plus de fascination et d'attirance, ce qui s'avérait être pire encore en définitive, mais l'un dans l'autre, cela restait un apanage de la jeunesse qui était bien loin de pouvoir rassurer et satisfaire les parents inquiets.

-Je vois.
Pas de sourire sur son visage, non, puisque voir Ursus sourire tenait de l'impossible, mais il en aurait sans doute affiché un, autrement. Il fallait, dans leurs situations qui s'avéraient de plus en plus similaires, être fatalistes. À moins d'enfermer leurs enfants à double tour et leur interdire de sortir, ils ne pourraient pas empêcher l'inévitable de se produire. L'oiseau un jour ou l'autre finissait par quitter le nid, et cela commençait souvent de la sorte, par les premiers élans du coeur. Les enfants ont la mémoire courte mais le souvenir rapide. ajouta-t-il, toujours de son ton bougon. Faites-lui un beau mariage, à votre fille, c'est encore le meilleur moyen de la garder avec vous.

Même s'il ne l'avait pas complètement explicité, Ursus pensait comprendre l'état d'esprit dans lequel se trouvait son interlocuteur, il craignait que ce gentilhomme lui vole son enfant. Mais si elle en était amoureuse, alors c'était déjà chose faite, alors autant combler ce coeur qui serait par conséquent chargé en amertume. Le père devait accepter de ne pas être le seul homme de la vie de sa fille. Ursus avait au moins cet avantage, il n'avait pas, dès le départ, été le seul homme de la vie de Déa, mais il aurait voulu que Déa soit la seule femme de la vie de Gwynplaine.





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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Ven 31 Juil - 23:24

Ursus & Valjean
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Les deux hommes qui partageaient ce repas, sans se connaitre d’avant, se trouvaient de nombreux points communs. Ils avaient tous les deux adoptés des enfants et les avaient élevés comme les leurs. Valjean avait toujours considéré Cosette comme sa fille (même si la culpabilité qu’il ressentait concernant la mort de Fantine avait sa part dans cette histoire), même si elle n’était pas la chair de sa chair et le sang de son sang. Il n’y pouvait rien, il avait une très grande affection pour sa jeune Cosette (une trop grande même d’ailleurs). Depuis qu’il l’avait recueilli, ils ne vivaient qu’à deux. C’était pour lui, difficile de la voir s’éloigner alors que son cœur s’était mis à battre pour un autre. Valjean ne savait pas si l’homme qu’il avait en face de lui pouvait le comprendre précisément sur ce détail, mais puisqu’il avait des enfants (et qu’il les élevait seul comme lui) il était mieux placé que n’importe qui. Valjean n’avait de toute façon pas le loisir de pouvoir se confier à quelqu’un, puisqu’il n’avait pour ainsi dire aucun proche en dehors de Cosette. Le vieil homme ne s’était pas rapprocher d’autres personnes, il n’avait créé aucun lien. Parce qu’il ne pouvait pas se permettre de le faire au vu de sa situation. S’il parvenait à se promener aisément dans les rues de Paris, il n’avait pas l’intention de prendre trop de risque quand même.

Cela n’était pas vraiment difficile, quand on connaissait un peu la situation, d’imaginer que Valjean n’avait vraiment pas envie de voir sa fille épouser ce jeune homme. Il ne connaissait rien de ce dernier et il n’avait aucune envie de la perdre. Malheureusement, il ne pouvait pas la laisser se marier et espérer avoir une place dans sa vie. Jusqu’au jour de sa mort, Valjean allait être un ancien forçat en fuite. Si Javert, puisqu’il était toujours sur sa trace, le trouvait, il n’allait pas faire long feu.

« Si c’était aussi simple. »
Dit-il dans un soupire, quand Ursus lui dit qu’il était préférable pour lui d’offrir un beau mariage à sa fille. Techniquement, Valjean avait les moyens de le faire, mais il ne parvenait pas à s’y résoudre. « Je n’arrive pas à avoir confiance en ce jeune homme. »

Peut-être parce qu’il n’avait surtout pas envie de lui faire confiance et d’imaginer sa belle Cosette aux bras d’un autre. Elle allait petit-à-petit oublier son vieux père pour l’homme qu’elle aimait, il allait disparaitre de son existence. Parce qu’en prime, Valjean ne pouvait pas rester trop longtemps dans les parages.

« Votre fille aussi connait des frasques de l’amour ? »

Les deux jeunes femmes avaient presque le même âge, peut-être qu’Ursus se retrouvait dans une situation similaire. Après tout, les jeunes femmes de cet âge avaient justement tendance à s’ouvrir au monde, elles approchaient du moment où elles étaient « à marier ». Evidemment, l’ancien prisonnier était loin d’imaginer que la situation de la fille d’Ursus était bien plus compliqué que celle de sa Cosette.

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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Sam 1 Aoû - 19:22


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
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e n'était pas simple, Ursus le croyait sur parole, car dans la vie, rien n'était jamais simple, absolument rien. Et certainement pas les histoires de coeur, encore moins celles qui ne vous concernaient pas. Il n'avait pas confiance dans le jeune homme qui avait su capturer le coeur de sa fille, c'était logique et naturel. C'était s'il lui avait fait entièrement confiance qu'il y aurait eu un problème, et un sérieux, qui plus est. Il était logique de ne pas vouloir entendre parler de cet homme venu de nulle part et qui prétendait à un coeur que l'on avait couvé des années durant. Ursus comprenait. Après tout, il n'était plus à prouver qu'ils vivaient tous les deux des expériences assez similaires. La seule différence que rencontrait le saltimbanque avec le cas de son interlocuteur, c'est que le jeune homme en question, il le connaissait aussi bien que sa fille, et même s'il peinait à lui faire confiance dernièrement, il ne demandait rien plus que de voir ces deux-là convoler en justes noces, quitte à oublier et négliger ce bon vieil Ursus qui les avait nourris, logés, protégés, depuis presque toujours. Son cas était particulier. Si un quelconque autre prétendant était venu lorgner sur son petit joyau, il n'aurait sans doute pas mieux réagi que le manant qu'il avait invité à sa table et qui racontait dorénavant ses déboires à un parfait inconnu. Même si Ursus ne se sentait pas si loin que cela, en définitive, de s'épancher sur les siens. Chose qu'il ne faisait normalement jamais. Certes, il se plaignait souvent, mais jamais de lui-même, seulement tout le reste. Alors même que Valjean lui demandait si sa propre fille et les élans de son coeur lui causaient du soucis à lui aussi. Oh que oui, et c'était peu de le dire.

-C'est de leur âge.
répondit-il, pour ne pas dire qu'il grommelait, comme à son habitude. Déa a apprit à aimer presque en même temps qu'à respirer. L'ennui c'est qu'elle aime un jeune homme qui aime la richesse et l'ambition. Il poussa un léger soupir. Il aurait pu parler plus en détail de Gwynplaine, mais s'il n'était en rien dérangé par l'idylle de ses deux enfants, et que la scène les exposait bien assez comme amants pour que cela ne dérange pas les avertis, son interlocuteur ne pouvait savoir la situation dans son entier. S'il acceptait de trouver à ses enfants des défauts, il refusait que les autres en trouvent, et encore moins qu'on ose qualifier leur relation d'incestueuse. Ce gentilhomme dont vous vous défiez tant, a-t-il fait quoi que ce soit qui vous permette de le juger indigne de votre fille ?

Il était bien placé pour savoir qu'un père veut certes le meilleur pour son enfant, mais plus encore si cet enfant reste sous votre coupe. L'homme en face de lui n'avait sans doute pas de raisons légitimes et valables de ne pas avoir confiance dans le soupirant de sa fille, qui n'était peut-être pas si épouvantable que le pensait le père ultra protecteur.






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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Mer 2 Sep - 12:05

Ursus & Valjean
Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
Tout père se retrouvait un jour confronté à l’idylle de leurs filles, alors qu’elles tombaient amoureuses d’un jeune homme et qu’elles s’éloignaient de leurs vies avec leurs pères. C’était normal, c’était naturel, et ils n’avaient pas le choix que de faire avec. Valjean se doutait bien que c’était normal que Cosette soit amoureuse de ce jeune homme, mais leur situation était compliquée. Visiblement, Ursus vivait aussi également une affaire de ce genre. Même si l’homme ne rentrait pas dans les détails, Valjean comprenait bien que sa fille avait également les frasques de l’amour. C’était de leur âge en effet, elles étaient arrivés à ce stade de leur vie. Mais ce n’était pas pour autant que l’ancien forçat était des plus rassuré. Il aurait aimé que sa petite Cosette reste la petite fille qu’il avait trouvé dans la forêt, toute seule, à la recherche du puit pour puiser l’eau. Mais cette conversation avait quand même le don de le rassurer légèrement, parce que visiblement les jeunes femmes ne tombaient pas toujours amoureuse de quelqu’un de bien. Valjean ne connaissait rien de l’histoire de cette Déa et de l’homme qu’elle aimait (ne se doutant pas que ce dernier n’était autre que l’autre enfant d’Ursus - il valait mieux qu’il ne le sache pas d’ailleurs), mais cela ne semblait vraiment pas facile. Bien plus compliquée que celle de Cosette en tout cas, qui avait la « chance » d’aimer un jeune homme qui semblait l’aimer en retour, même si ça ne rassurait pas complètement. De toute façon, cette histoire ne pouvait pas le rassurer du tout (c’était le souci quand on était un père possessif).

« Pour tout vous dire, je ne pense pas non. » Valjean aurait aimé avoir vraiment quelque chose à reprocher à cet homme qui avait pris le cœur de sa petite fille, mais ce n’était pas le cas non. Il ne connaissait pas grand-chose sur lui d’ailleurs, il avait l’intention de se renseigner, mais il ne pensait pas qu’il était à ce point « mauvais ». Cependant, ça ne lui permettait quand même pas pour autant de lui faire confiance. Il n’y parvenait pas, parce qu’il n’arrivait pas à accepter que Cosette puisse s’éloigner de lui, le quitter pour un autre. Surtout au vu de la situation dans laquelle ils se trouvaient, le fait que Valjean avait besoin de quitter ce pays pour se mettre à l’abri. « Ça semble ridicule, mais je n’arrive pas à penser qu’il puisse vraiment être digne de ma fille. »

Si l’homme se confiait de la sorte à Ursus, c’était bien parce qu’il avait le sentiment qu’ils avaient énormément de points communs. Leurs histoires étaient différentes bien sûr, mais cela n’enlevait rien au fait qu’ils étaient parents d’une jeune fille en fleur et donc qu’ils pouvaient aisément se comprendre. Jean Valjean avait bien envie qu’Ursus le comprenne en tout cas, parce qu’il aurait ainsi moins le sentiment d’être dingue. Parce qu’il ne savait vraiment pas s’il agissait comme un vrai père, comme il le fallait.

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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Jeu 3 Sep - 22:28


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
A

u moins Valjean avait-il l’honnêteté d’admettre qu’il n’avait pas de reproches concrets à faire au jeune soupirant de sa fille. Le plus grand tort de cet amant éperdu était d’aimer la prunelle de ses yeux, et d’être aimé par cette-dernière. C’était peut-être une attitude blâmable que celle de ce père possessif, un jour ou l’autre, il faut laisser ses enfants partir, et ce jour-là, pour éviter les cas de figures les plus désastreux, mieux vaut s’en réjouir que de l’empêcher, faute de détruire tout ce que l’on a voulu protéger. Mais Ursus n’accusait de rien son interlocuteur. Il le connaissait trop peu pour se le permettre (quoi qu’il lui semblait le connaître depuis bien plus longtemps que quelques minutes, comme s’ils n’étaient jamais que deux amis perdus de vie qui se racontaient leurs déboires respectifs autour d’un bon repas), et aussi, il ne le comprenait trop bien. Il ne cessait de répéter à Dea et Gwynplaine de prendre leur envol s’ils le souhaitaient. En attendant, il suffisait de voir combien il était contrarié par l’attirance que son « fils » éprouvait pour la duchesse d’Aurevilly pour comprendre qu’il n’avait pas vraiment l’intention de voir les oisillons quitter le nid. Il avait pressenti l’idylle de ses deux enfants avant même qu’ils ne soient capables de mettre un nom sur cela, avant même qu’ils ne le réalisent eux-mêmes. Oui, Ursus comprenait les angoisses et les réticences de son interlocuteur. Ce jeune homme venu de nul part, qu’il ne connaissait même pas prétendait avoir tous droits sur le coeur de sa fille chérie, et cette dernière, oh malheur, semblait vouloir se laisser faire. Ça pouvait fort ressembler à de l’ingratitude, car enfin, ne l’avait-on pas aimée plus que n’importe qui d’autre, cette enfant ? Ne l’avait-on pas tirée de la fange, soustrait à une misère certaine ? Ne l’avait-on pas gâtée et choyée ? N’avait-on pas tout fait pour elle au risque de sacrifier sa propre vie. Si, bien sûr ! Et pour quelle récompense ! Il y avait de quoi désespérer n’importe quel homme ! Et pourtant, ainsi allait la vie. On ne pouvait rien y faire. Seulement l’accepter, dans le meilleur des cas, même si ce n’était pas très agréable.

-Personne ne sera jamais assez bien pour votre fille.

Comme il n’imaginait lui-même personne être suffisamment bien pour Dea. Pas même Gwynplaine, d’ailleurs, ce malgré toute l’affection qu’il lui portait pourtant, et quand bien même il les préférait ensemble que l’un et l’autre avec n’importe qui d’autre. C’était une réaction de père, ça. Et même si tous les deux l’avaient été, pour ainsi dire, « par accident », ils n’échappaient pas à ce qui devait être le fardeau de n’importe quel parent, et de n’importe quel parent unique, plus encore.

-Vous devriez le rencontrer, ce gentilhomme, au moins, vous saurez quoi lui reprocher.
lui conseilla-t-il aussi, de son habituel ton bougon.

Il réalisait qu’il conseillait beaucoup mais ne serait pas forcément capable d’appliquer ces conseils à sa propre vie. Qu’importe, il suggérait avec aplomb tout de même, et considérait que ses conseils n’étaient pas mauvais à prendre. Après tout, il faudrait bien qu’il le rencontre un jour, ce soupirant.







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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Mar 29 Sep - 12:21

Ursus & Valjean
Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
Personne ne serait assez bien pour Cosette. Effectivement, en entendant cette phrase Valjean ne pouvait pas nier qu’elle était plus que vrai. Il n’y avait sans aucun doute personne que l’homme allait trouver digne de sa fille, capable de la rendre vraiment heureuse comme il avait envie. Sans doute qu’au fond, le vieil homme avait surtout envie de la garder pour lui. Il ne voulait pas la voir partir, alors qu’un oiseau devait forcément partir à un moment donné du nid. C’était compliqué, mais Valjean ne pouvait rien faire contre cette idylle de toute façon. Et cet Ursus n’avait pas tort quand il affirmait qu’il était sans doute mieux qu’il rencontrer le « prétendant » de la jeune fille (femme plutôt, mais Jean Valjean avait du mal à voir Cosette comme une femme). Ainsi, il aurait peut-être une vraie raison de trouver quelque chose contre Marius Pontmercy qui allait lui permettre de l’éloigner de sa fille (il rêvait un peu trop). L’ancien forçat devait donc sans aucun doute le rencontrer, même s’il n’aimait pas forcément l’idée non plus. Les choses seraient bien plus agréables si cette idylle n’existait pas. En même temps, il ne se rendait pas encore compte que les événements allaient clairement se précipiter, au point qu’il ne prendrait même plus la peine de réfléchir (même si ce n’était pas en son avantage tout cela).

« J’espère qu’ils me laisseront quand même le temps de m’y faire. »

Malheureusement, Valjean voyait bien que sa fille adoptive avait quand même une grande affection pour celui qui avait volé son cœur. C’était bien la première fois qu’il voyait la jeune fille dans cet état et il se rendait bien compte que ça comptait énormément pour elle. Sauf que ce n’était pas le moment pour lui de complètement la perdre, il avait besoin d’encore un peu de temps. Juste le temps de pouvoir se retourner un peu. En attendant, Jean Valjean avait le sentiment de monopoliser la conversation. Les deux « pères » avaient commencé à parler des soucis qu’ils pouvaient avoir avec leurs enfants, mais c’était quand même l’ancien forçat qui avait le plus parlé. En même temps, les histoires de Cosette étaient tellement prenantes pour Valjean qu’il avait dû mal à penser et à parler d’autre chose. Mais il était vraiment temps qu’il arrête.

« Vous faites des spectacles ? » Demanda-t-il, pour finalement s’intéresser un peu à la vie d’Ursus quand même. « Avec vos enfants ? »

Généralement, les spectacles de rues étaient une histoire de famille. Valjean devait bien avouer qu’il s’intéressait à cela parce qu’il avait cette conversation avec Ursus. S’il ne s’était pas arrêté pour manger en sa compagnie, il n’aurait sans doute pas prêté attention à cette scène qui se trouvait dans le coin et qui devait abriter leurs spectacles. En même temps, avant de s’arrêter pour discuter avec le comédien, Valjean ne prêtait vraiment pas attention à ce qui l’entourait. Il était simplement plongé dans ses pensées, comme cela arrivait bien souvent et surtout en ce moment.

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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Mar 29 Sep - 17:34


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
U

rsus comprenait parfaitement les réticences et les appréhensions de son interlocuteur, prétendre le contraire aurait été d'une très grande mauvaise foi de sa part (et il en était capable, mais il allait s'en abstenir, à cette seconde). Bien sûr, que pour lui, cette situation inédite était déstabilisante. Si, comme Ursus n'avait jamais eu que Gwynplaine et Déa dans sa vie, l'homme n'avait jamais eu que sa fille, il était des plus logiques qu'il ne veuille pas renoncer à cette confortable routine. Ursus ne cherchait pas de sens à son existence avant que ses enfants ne fassent irruption dans sa vie, et maintenant, il ne pouvait pas concevoir cette dernière sans eux, et espérait bien disparaître de la surface de cette terre avant que ses enfants ne volent de leurs propres ailes (ce même s'il les y encourageait toujours - du moment qu'ils le faisaient ensemble et pas séparément). Devoir trouver un nouveau sens à leur vie, à leurs âges, ce n'était pas choses aisés, et disparaître du paysage non plus. Sans compter qu'il n'était pas simple de constater que quelqu'un qui était tout à vos yeux offrait son coeur en entier à quelqu'un d'autre. Il y avait comme de la possessivité amoureuse dans ce qu'un parent peut éprouver pour son enfant, alors le futur gendre ou la future belle-fille devenait forcément rival. Mais Ursus ne pouvait rien suggérer de plus à son interlocuteur que de faire de son rival son ami. À cette échelle, c'était le mieux qu'il pouvait obtenir. Pour cette raison, Ursus s'abstint de tout commentaire, il ne pouvait rien dire de plus que ce qu'il avait déjà affirmé. Et l'étranger qui le devenait de moins en moins lui posait des questions sur l'activité de la famille Girardet.

-Du théâtre, oui.
approuva-t-il en hochant la tête, toujours de ce ton un peu ronchon qui pourrait vraiment donner l'impression qu'il n'était pas heureux ou fier de sa profession, alors même que c'était tout l'inverse. Ursus avait fini par se découvrir une véritable âme de dramaturge, et il adorait voir ses enfants s'épanouir sur scène. J'écris nos pièces et les enfants jouent. L'homme qui rit. fit-il en désignant d'un geste de la tête les quelques affiches qui annonçaient leur spectacle. Allez savoir, peut-être Valjean en aurait-il entendu parler. Leur spectacle n'était pas non plus le plus couru de Paris, sans quoi ils se produiraient dans un vrai théâtre et non sur des planches détachables qu'ils traînaient d'un lieu de spectacle à l'autre, mais il faisait tout de même grand bruit, et avait sa petite réputation (plus parce que les gens voulaient voir le sourire de Gwynplaine de leurs propres yeux que pour la qualité de ses textes, ça il fallait qu'il l'admette), il attirait même les duchesses, à présent. Au grand désarroi de deux des trois Girardet. Si cela vous tente de venir, avec votre fille, pourquoi pas ?

Ursus devait reconnaître que, à force d'entendre parler de cette jeune fille dont son interlocuteur avait fait le centre de son univers, il était plutôt curieux de faire sa connaissance et de voir à quoi elle pouvait bien ressembler.





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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Lun 26 Oct - 20:08

Ursus & Valjean
Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
Valjean devait bien avouer qu’il était curieux de savoir ce qu’Ursus, l’inconnu qui commençait à ne plus vraiment l’être, faisait comme spectacle avec ses enfants. Plus la conversation avançait, plus le vieil homme avait envie d’en savoir plus sur son interlocuteur. Cela ne faisait que quelques minutes qu’ils parlaient, mais Jean Valjean l’appréciait déjà énormément. Il n’avait pas vraiment l’habitude d’avoir une conversation avec une autre personne comme cela, il était assez solitaire et encore plus depuis qu’il était officiellement en cavale avec Cosette. Même s’il avait par moment des discussions avec des personnes qu’il croisait, il n’était pas vraiment du genre à se confier sur lui-même, ce qu’il avait fait naturellement avec Ursus. Même si cela concernait sa fille et que c’était quelque chose qui le tracassait énormément et qu’il pouvait difficilement garder tout cela pour lui. Cependant, ils avaient fait le tour de la question et il était temps pour Valjean qu’il arrête un peu de parler de lui et de ses « ennuis ». Il apprit donc qu’Ursus et sa famille montaient donc des pièces de théâtre, qu’il écrivait et que ses enfants jouaient sur scène. Valjean réfléchit au nom de cette pièce, mais il ne lui semblait pas en avoir déjà entendu parler. On ne pouvait pas vraiment dire que le vieil homme se tenait vraiment au courant de la culture à Paris. Ce qui était dommage évidemment, mais ce n’était pas évident avec sa situation. Il n’avait donc aucune idée de ce que pouvait être « l’homme qui rit », comme il ne se doutait pas que cela avait un rapport avec la cicatrice du fils d’Ursus.

« Je tenterais de passer avec elle oui. »

Répondit-il après avoir observé l’affiche de la pièce de théâtre. Valjean n’avait pas souvent l’habitude d’emmener sa Cosette au théâtre et autre spectacle, parce qu’il avait toujours peu que quelque chose arrive. Cependant, il devait bien avouer que l’idée de sortir un peu en sa compagnie et se rendre ailleurs qu’au jardin du Luxembourg était agréable, surtout si c’était pour voir le travail de l’homme qu’il avait sous les yeux. Cela ferait peut-être aussi du bien à Cosette de rencontrer d’autres personnes et de penser un peu à autre chose qu’à sa solitude, ainsi qu’à ce Marius qu’elle aimait tant. Evidemment, Jean Valjean ne perdait jamais vraiment cette idée, elle restait encrée à son esprit tant que la situation ne serait pas arrangée.

« Je viendrais vous voir dès que possible. » Ajouta-t-il donc, parce qu’il le pensait vraiment. Ça n’allait pas être aussi simple bien sûr, mais il n’en avait pas conscience. Pour une fois, il avait bien envie de prendre un peu le risque de sortir en compagnie de celle qu’il avait adopté depuis de nombreuses années, afin de leur permettre à tous les deux de se changer un peu les idées. Il allait donc envisager vraiment l’idée de venir voir la pièce d’Ursus et ses enfants. « Peut-être que nos filles vont s’entendre. »

Et ça ne serait peut-être pas un mal. Cosette était si seule… (la faute à qui ?)

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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Mar 27 Oct - 17:51


Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant
U

rsus se sentait une sincère sympathie à l'adresse de son interlocuteur, même si, en définitive, il ne savait vraiment pas grand chose de lui, si ce n'est les déboires qu'il rencontrait avec sa fille et qui étaient, ma foi, ce que n'importe quel père devait s'attendre à rencontrer un jour ou l'autre avec son enfant, c'était ainsi. Peut-être parce qu'ils se découvraient, en filigrane, à travers ce qui pouvait être dit dans cette conversation, de véritables points communs. En tous les cas, Ursus serait plutôt fier d'apprendre que l'homme en face de lui avait pris la peine de voir son spectacle (car oui, pas de fausse humilité, il trouvait ses spectacles effectivement très bon et il n'éprouvait nulle crainte à les montrer à d'autres). Ce n'était pas pour lui faire de la publicité au passage, non, il n'en avait plus vraiment besoin, de publicité, attendu que même les duchesses se bousculaient à présent au portillon pour voir Dea et Gwynplaine sur scène (quoi qu'il s'en serait manifestement bien passé), il appréciait simplement savoir des personnes dont l'opinion pouvait vraiment compter assister à ces représentations et, qui sait, lui adresser un retour critique sur ces prestations (oui, il acceptait la critique, mal mais il l'acceptait quand même). En tous les cas, s'il n'avait aucune obligation à venir, Ursus serait ravi de voir son interlocuteur se présenter un soir à l'un de leurs spectacles (pour peu qu'il puisse se montrer ravi, ce qui de sa part n'était pas tout à fait gagner, ça il faut bien le reconnaître).

-Ne vous pressez pas, enfin, vous avez le temps. On se représente ici tous les soirs pour les prochaines semaines.


Une chance, ils n'avaient pour le moment pas besoin de songer à un autre emplacement où se produire, et c'était très bien ici, bien qu'ils étaient pour le moment très bien installés à Paris, et ne semblaient pas prêts de partir (en tous cas, Gwynplaine ne semblait pas disposé à s'en aller, alors forcément, ils restaient), il était toujours encombrant de déménager toutes leurs affaires d'un espace à l'autre. Et ce pouvait en effet être l'occasion de faire se rencontrer leurs deux filles. Ursus avait l'intuition que les deux jeunes femmes pourraient tout à fait s'entendre. Leurs façons de penser semblaient en tous cas se rejoindre sur bien des plans, et qui n'avaient rien de négligeables.

-Je suis convaincu qu'elles vont s'entendre. approuva Ursus. Ça ne fera pas de mal à Dea, de se faire quelques amis.


Autre que Gwynplaine. Non pas qu'elle n'ait pas d'amis du tout, ceci dit, Dea avait un caractère plus qu'agréable, et Ursus voyait difficilement comment quelqu'un pourrait la détester, elle savait donc se faire des amies, mais Ursus, sans doute protecteur, ne pouvait s'empêcher de se demander si certaines d'entre elles n'étaient pas complètement intéressées.





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Message#Sujet: Re: Un père a deux vies : la sienne est celle de son enfant [pv Valjean :3]   Lun 16 Nov - 14:38

Ursus & Valjean
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Ursus demandait à Valjean de ne pas se presser pour venir voir son spectacle, puisqu’ils allaient encore donner des représentations durant les semaines à venir. L’homme prenait en compte cette information, mais il n’avait pas pour autant envie de trop perdre du temps. Parce que malgré le fait que l’homme devant lui n’était pas pressé, ce n’était pas la même chose le concernant. Valjean vivait au jour le jour avec Cosette, il craignait constamment de se faire arrêter. Par moment, il parvenait à être un plus serein, mais les inquiétudes revenaient souvent à la charge. Ces derniers temps, l’ancien forçat était inquiet. Malheureusement, il avait promis à Cosette de rester chez eux, de ne pas partir (du moins pas de suite). Il ne pensait pas avoir donc trop de temps devant lui, il préférait donc largement venir voir le spectacle de celui avec qui il venait de partager un repas rapidement. Et comme ce dernier l’affirmait, quelque chose lui disait que Cosette et Déa s’entendraient à merveille. Ursus pensait la même chose que lui donc, du moins il l’espérait autant. Il affirmait qu’il y avait de forte chance qu’elles s’entendent, ce qui serait une bonne chose pour Déa. Valjean pensait que ça ne pourrait vraiment pas faire de mal à Cosette non plus.

« Si Cosette pouvait avoir quelques amies, ça ne lui ferait pas de mal non plus. »

Valjean devait bien avouer qu’il n’avait pas spécialement envie qu’elle se fasse encore plus d’attache (il espérait pouvoir quand même quitter le pays un jour quand même), mais elle manquait cruellement de présence humaine. Elle était une enfant (si on pouvait encore considérer qu’elle était une enfant) si seule. Même si l’ancien forçat en était responsable en grande partie, parce qu’il était bien trop protecteur avec elle, il espérait quand même qu’elle puisse avoir une vie normale. Ca ne pouvait que leur faire du bien à tous les deux de sortir un peu ensemble (en évitant le jardin du Luxembourg quand même), afin de rencontrer un peu d’autre personne.

« Nous nous reverrons rapidement alors. » Dit-il finalement, avant de se lever. « Il est grand temps que je rentre pour retrouver ma fille d’ailleurs. »

Cela faisait un moment que l’homme se trouvait en compagnie d’Ursus, il était en effet temps qu’il rentre afin de retrouver Cosette. Il avait passé un moment très agréable avec l’homme, qu’il ne connaissait pas entièrement encore, mais avec qui il avait visiblement de nombreux points communs. Il n’allait donc pas hésiter longtemps avant de revenir afin de voir ce spectacle dont il avait entendu parler et le revoir, ainsi que faire la connaissance de ses enfants et présenter sa propre fille. Il prit donc congés de l’homme, non sans l’avoir remercié encore une fois du temps qu’il lui avait accordé et surtout du repas qu’il lui avait offert, en lui affirmant qu’ils se verraient bientôt.

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