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 Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]

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Message#Sujet: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Mar 3 Mar - 17:11


Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier
L

es festivités avaient lieu à Saint-Denis, ce qui faisait une trotte sérieuse, depuis la maison Gorbeau. Pour s'y rendre plus vite, elles s'étaient donc incrusté à l'arrière inconfortable d'un fiacre après en avoir séduit bien comme il faut le cocher, et qui se rendait pile à l'endroit de l'arnaque nouvelle. Tout au long du trajet, Éponine ne pipa mot, se contentant seulement d'adresser quelques sourires à sa soeur cadette, qui avaient toujours un petit quelque chose de songeur, et d'ailleurs. C'était avec cette même absence, et sans vraiment s'en rendre compte que ses doigts trituraient les manches brodés de sa robe d'apparat, volée pour l'occasion à une quelconque roturière dont les placards avaient été dévalisés durant son sommeil. La tenue était trop large mais Éponine pouvait amplement s'en satisfaire. Ce n'était pas tous les jours que les filles Thénardier pouvaient se vanter d'être sapées comme des demoiselles de la haute. Leurs parents n'avaient ni les moyens, ni la patience d'habiller convenablement leurs filles, on les retrouvait donc généralement toujours vêtues des mêmes guenilles, rapiécées jusqu'à la peau, sans élégance. Mais à quoi ça pouvait bien servir d'être élégantes, à des filles comme elles ? Sauf dans ce cas précis. Même vêtue de la sorte, Éponine ne devait pas avoir l'air bien riche, mais elle se sentait riche. Ce n'est pas tous les jours qu'on se laissait traîner en dehors de la capitale dans un véhicule certes pas grand standing, mais un véhicule, déjà ! Et vêtues comme des demoiselles bien rangées. Vêtues seulement, pas sûr que l'illusion prendrait où elles allaient. La misère a pour elle une aura tenace, qui vous poursuit un peu partout. Elle avait beau être élégante, pour une fois, elle n'avait pas la propreté d'une dame, ou la coiffure d'une dame, ou d'une dame le parler, l'attitude, la démarche. Sa situation sociale comme gravée dans ses chairs, elle espérait quand même que quelques manants se laisseraient prendre au jeu, sans quoi elle et Azelma étaient bonnes pour tâter de la ceinture du paternel à leur retour. Éponine, ça ne la dérangeait pas outre mesure, on s'habitue à tout, à ça aussi, mais elle ne supportait pas qu'Azelma ait à subir pareil traitement.

De ce que le père Thénardier leur avait demandé de faire, Éponine avait tout retenu sans trop y prêter attention pour autant, pour le moment. En fait, son esprit vagabondait ailleurs, comme si ses pensées s'étaient arrêtées à la masure où elles vivaient, mais avaient tracé chemin jusqu'à la porte de leur voisin. Fichues pensées. C'était à vous rendre dingue, d'aimer comme ça quelqu'un au point de ne pas savoir vous le sortir de la caboche. Elle ne se recentra finalement sur le moment présent que lorsque le fiacre s'arrêta devant la demeure de la baronne qui invitait ce jour là. Éponine adressa un clin d'oeil à sa soeur avant de mettre les deux pieds à terre. il s'agissait désormais de se mêler à la masse de ces invités aisés et de leur soutirer le maximum de services... et de biens, cela va de soi.










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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Dim 15 Mar - 2:38



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C'était toujours comme ça que ça se passait. Les parents Thénardier se réveillaient quelques heures avant le moment fatidique des diverses missions qu'ils leur donnaient et c'était à elles, Azelma et Eponine, de se débrouiller pour mener ces dernières à bien. Dans l'urgence. Vêtue d'une vieille robe de bourgeoise volée pour l'occasion, la jeune fille ne cessait de tirer sur les manches ou encore de remonter le bas du fichu un peu plus haut sur ses jambes. Certes, elle s'était senti fort jolie lorsqu'elle était passé devant une vitrine dans lequel elle avait pu voir son reflet, mais cela ne voulait pas le moins du monde dire qu'elle s'y sentait à l'aise, loin de là. Les vieilles guenilles qu'elle portait habituellement étaient usées jusqu'à la moelle et leur couleur d'origine n'était plus qu'un lointain souvenir tant elle était enfouie sous la poussière et les marques de la vie de la rue, mais elle s'y sentait libre et c'était bien tout ce qui comptait au final. Elle avait l'impression de n'avoir qu'une moitié de contrôle sur ses mouvements sous ses multiples jupons au poids phénoménale. Comment faisaient les femmes aisés pour se trimbaler avec ça sur le dos à longueur de journée, elle se le demandait bien et, pour le coup, elle ne les enviait pas.

Les sœurs Thénardier avaient un semblant de fière allure à l'arrière de ce fiacre qui semblait d'autant plus miteux qu'il ne l'était réellement, mais qui était une véritable bénédiction vu la distance à laquelle se trouvaient les festivités auxquelles leurs parents leur avaient demandé de s'incruster. Vivre dans la rue permettait au moins une chose : l'absence de scrupules en elles leur permettait de manipuler – ou devait-on plutôt employer le terme séduire – ceux qui pouvaient s'avérer utiles sur le moment, ce petit cocher grassouillé mais au visage sympathique en faisant partie. Pour autant cette première victoire concernant leur mission ne les rendait ni l'une ni l'autre un tant soit peu euphorique. Habituellement, Azelma arrivait à trouver un petit quelque chose d'amusant dans ce travail à temps presque plein dont ses parents l'effectaient, mais aujourd'hui... rien. Peut-être que cela viendrait sur le vif, mais pour l'heure elle était trop préoccupé par le mutisme de sa sœur, et encore plus part son regard qui donnait l'impression qu'elle se trouvait à mille lieux de là où elles se trouvaient. C'était pourtant bien elle la rêveuse inconditionnelle dans la fratrie. Si c'était encore ce fichu voisin aussi aveugle que ses pieds qui lui fendait le cœur, il allait finir par entendre parler d'elle. Ne voulant pas rompre le silence qui semblait tout de même faire du bien à sa sœur, elle se contenta de glisser la main dans la sienne – cette dernière qui, soit dit en passant, allait finir par déchirer les coutures sur lesquelles elle s'excitait depuis le début du trajet –, répondant à chacun de ses sourires en espérant y mettre un peu de réconfort. Cette main, elle ne la lâcha que lorsqu'elles arrivèrent enfin à destination, descendant du fiacre à la suite de sa sœur et tentant tant bien que mal de remettre sa robe bien en place. La demeure qui se trouvait en face d'elle était tellement somptueuse et ceux qui s'y dirigeaient étaient tous plus élégants les uns que les autres.

- Epo, c'est foutu, regarde moi la beauté de ceux là... On a l'air de rien à côté, on fait même pas illusion une seule seconde...

La poussée d'adrénaline était bien présente à présent, mais il n'y avait pour le moment rien de bien amusant dans cette situation. Si elle revenait les mains vides, ou pire, accompagnées de la police, leur sort face à leur père allait être un véritable carnage.

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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Dim 15 Mar - 14:27


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zelma avait prit sa main. Ce simple geste, assez anodin, fit du bien à Éponine. Les gestes d’affection n’étaient pas monnaie courante chez les Thénardier, ou alors le tout se doublait d’une hypocrisie qui empêchait Éponine de les apprécier à leur juste valeur. Avec Azelma, c’était différent, sa soeur était bien la seule personne qu’elle se sentait capable d’aimer inconditionnellement, car elle se savait pouvoir l’être en retour. Sans elle et cette complicité qui s’était forgée entre elles au fil des ans, elle se serait sans doute laissée allée au désespoir depuis bien longtemps, elle leur préférait de loin ces quelques accès de morosité qu’elle savait compenser d’une manière ou d’une autre par des moments de véritable gaieté, qui semblaient presque improbables, quand on savait de quelles vies on les avait affublées, toutes les deux. Mais la misère se contente de peu, c’est bien là des rares avantages qu’on peut lui trouver. L’ambiance était un peu morne, à l’arrière de ce fiacre, Ponine regrettait de ne pas pouvoir être de meilleure compagnie à sa soeur. Après tout, elles étaient encore utilisées par leurs parents comme de vulgaires ustensiles, mais leur mission du jour n’était pas si terrible tout de même, elle ne manquait pas, même, de certains attraits. Ils allaient participer à l’une de ces grandes fêtes dont elles ne pouvaient pas espérer l’ombre d’une invitation en temps normal, elles allaient pouvoir bavasser avec les gens de la haute et voir ces intérieurs grandioses de bonnes gens bourrés d’oseille. Ça avait ses attraits.

Finalement, le véhicule s’arrêta, et le deux jeune femmes mirent pied à terre. Éponine eut le même réflexe que sa soeur et tenta de lisser un peu sa robe et de remettre sa coiffure comme si quelques secondes de rafistolage pourraient suffire. Elles n’avaient rien à voir avec ces femmes sublimement coiffées, maquillées, et habillées, elles avaient beau être attifées comme jamais, Ponine aussi commençait à douter qu’elles sachent faire illusion. Azelma fut la première à exprimer ses doutes, et sa grande soeur, même si elle éprouvait les mêmes, se sentit par conséquent obligée de jouer les grandes soeur et de leur rassurer. Elle planta son regard dans le sien et lui adressa un grand sourire.

-T’es sublime, Zelma, t’es bien plus belle que ces pauvres ouailles ou que mézigue. On sera rentrées en moins de deux, tu verras.


Elle lui adressa un clin d’oeil, puis, levant la tête, tentant de prendre une démarche distinguée, pas forcément très convaincant. Elle les annonça, elle et sa soeur, sous les noms d’emprunt que leur avait indiqué le père Thénardier. Le portier les regarda d’un oeil étrange, et Éponine eut l’estomac serré tout du long. Mais finalement, on leur ouvrit grand les portes, et elles eurent le droit d’entrer.

-On a réussi.
souffla-t-elle à l’oreille de sa soeur.

Diable sait comment, mais les avaient réussi. Elles étaient à l’intérieur, et la fête battait son plein, de la musique, des gens qui dansent, d’autres qui bavardent, elles avaient l’air d’intruses mais personne ne faisait vraiment attention à elles. Plus qu’à se mettre au travail, maintenant.










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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Lun 23 Mar - 23:06



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C'était un véritable festival de démonstration de richesse, chose qui était de très loin inhabituelle de là où venaient les sœurs Thénardier. Azelma avait bien du mal à ne pas fixer du regard toute cette bourgeoisie à laquelle elle devait être la semblable ce soir, mission à laquelle on ne pouvait pas assimiler plus qu'un succès quelque peu bancale. Avec tous les efforts du monde, elle était bien loin de leur ressembler. Sa robe n'était pas aussi propre ni aussi lisse et colorée. Ses cheveux, certes coiffés, ressemblaient plus à une montagne de boucles dispersés sur sa tête qu'à autre chose comparés aux coiffes des dames autour d'elle. Elles étaient magnifiques et laides à la fois. La jeune fille ne comprenait pas pourquoi les femmes de la haute se montraient si exubérantes alors que leur beauté et leur toilette suffisaient à faire d'elle des déesses. L'exubérance ne faisait que gâcher cela et elle devenait des femmes détestables. C'était tout du moins ainsi qu'Azelma les considérait, enviant leur apparence et crachant sur tout ce qui pouvait bien sortir d'entre leurs lèvres. Pour autant, elle joua le jeu comme elle savait si bien le faire et offrit de magnifiques sourire à toutes celle qui croisaient son regard, tachant de faire oublier les quelques défauts que comportait sa tenue en concentrant essentiellement l'attention sur son visage. Fort heureusement, leurs jeunes âges à elle et sa sœur s'avérait être une bonne excuse à l'imperfection de leurs apparences. La toilette n'était-elle pas une chose qui s'améliorait avec le temps et la pratique ?

Sourires, petites révérences, regards malicieux, tout y passait. Mais, comme elle venait de l'exprimer à Eponine, elle doutait qu'elles parviennent réellement à faire illusion ou, tout du moins, pas suffisamment longtemps pour mener à bien la mission qui leur avait été fixée. La remarque de sa sœur ne manqua cependant pas de la regonfler d'énergie, comme à chaque fois qu'elle avait eu besoin d'une petite poussée de courage – l'instinct des grandes sœurs sans doute. A son clin d’œil elle lui offrit un sourire sincère accompagné un léger hochement de tête lui signifiant qu'elle était parée pour le massacre. Le gargouillement qui s'empara alors de son ventre ne put que la pousser encore plus dans cette direction car qui disait festivités de la haute, disait nourriture à foison. Elles avaient beau être en mission, elle trouverait bien le loisir de se remplir un peu la panse. Suivant sa sœur jusqu'à l'entrée de la bâtisse, elle usa de tous ses charmes d'enfants de bonne famille – autrement dit des charmes feints de toute pièce – pendant qu'Eponine les présentait toutes les deux. Curieusement, et avec grand soulagement, la combinaison des deux sembla fonctionner et, comme venait de le dire l'aînée, elles furent à l'intérieur en moins de deux. Les épaules d'Azelma jusqu'alors tendus à leur maximum s'affaissèrent et elle se permit un petit rire victorieux, déjà couvert par la musique qui envahissait l'espace.

- Tu sais où donner de la tête toi ou bien ? On commence par quoi : se remplir la panse ou vider celle des autres ? demanda t-elle d'un air faussement innocent, les yeux pétillant de malice.

La toilette de ces dames hein ? Et bien ce n'était rien comparé à tout ce qui se trouvait à présent devant leurs yeux. Elle était presque sure qu'avoir ne serait-ce que le contenu de l'un des meubles de l'entrée leur permettrait de manger à leur faim, et bien plus encore, pour le mois à suivre. Seulement, il allait falloir faire des choix judicieux, il n'y avait pas tant que ça de place sous les jupes des filles.

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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Jeu 26 Mar - 17:45


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É

ponine avait par plusieurs fois eu l'occasion de visiter les appartements des grandes gens, et d'assister à leurs festivités comme si elle y avait été conviée, comme maintenant, le coup de l'invitée surprise venue de nulle part et attifée de seconde main, ça marchait pas toujours, mais quand ça fonctionnait, c'était toujours un vrai plaisir, parce que ça vous agitait tous les sens, le parfum de ces dames, dont le prix aurait pu faire deux semaines de bombance aux Thénardier, l'odeur de tous ces mets délicats que leurs palais semblaient presque indignes d'apprécier, toutes ces dorures, toutes ces couleurs, cette musique à la mode joué par un orchestre qui ne se servait clairement pas dans le même répertoire que les petits musiciens de rue qu'ils côtoyaient au quotidien. Il y avait tout à voir, tout à entendre, tout à goûter, tout à toucher, tout à humer... Le tout en s'assurant toujours de ne pas afficher de ces airs trop ébahis qui révèleraient d'emblée le subterfuge. Éponine aimait ce genre de moments. En fait, il lui avait suffi d'un pas dans ce grand salon, pour s'imprégner de cette atmosphère singulière et plaisante, pour laisser de côté ces ennuis. Les gens riches ne devaient pas être malheureux, pour sûr, toute cette poudre aux yeux devait effacer de votre sillage tous les malheurs du monde. Et qu'importe les malheurs, d'ailleurs, quand on peut s'offrir à bon prix un bonheur marchant et durable. Ça s'oublie. Allez, elle allait prétendre être riche, juste l'espace de quelques secondes. Ça lui ferait du bien... au moral et à l'estomac. Car Ponine était bien de l'avis de sa soeur cadette. Au prix de leurs efforts, elles pouvaient bien se permettre de se remplir la panse avant d'arnaquer et trousser toutes ces pauvres gens en vérité richissimes.

-J'sais pas toi mais comme j'ai pas l'intention d'éventrer du chaland...
Elle s'avança d'office vers le buffet, qui regorgeait effectivement des merveilles. C'est pas un rien de minutes qui va désemplir leurs bourses, on a bien le temps de se caler les badigoinces.

Manger, oui, mais tenter d'avoir l'air distingué quand même, et pas trop mort de faim tout de même. Ça, c'était clairement le plus compliqué, parce que l'estomac de la jeune femme hurlait famine depuis un moment déjà, mais il fallait savoir faire comme ces autres gens distingués, se servir négligemment tout en faisant semblant d'engager une conversation tellement fascinante qu'elle vous fait passer au second plan votre envie de manger. La faim est un luxe pour ces gens là... alors que pour les pauvres filles Thénardier, c'était une sensation terrible, prenante, et ce qu'il y a de plus quotidienne. Elle se saisit donc d'un petit-four et fit mine de n'avoir guère besoin d'en manger dix autres, même si l'appétit appelait l'appétit. Heureusement, agir à l'insu des regards des autres, c'était une habitude, elle sut s'en caler deux autres derrière la bedaine sans qu'elle crut être aperçu, et un autre qu'elle coinça dans le sac de perle qu'elle avait pris pour l'occasion, pas suffisamment grand pour dérober grand chose, ceci dit, son regard balaya ensuite et avec la plus grande des attentions toute l'assistance.

-Alors, tu sais déjà qui pigeonner ?
demanda-t-elle à sa soeur quand elle-même n'était pas encore complètement décidé quand à la cible qu'elle allait se choisir.










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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Mar 14 Avr - 0:37



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Les filles Thénardier avaient beau ne pas en être à leur coup d'essai à ce niveau là, les escapades au centre même du monde des riches avaient toujours le don de faire stresser Azelma. Tout dans cet univers l'impressionnait et la dégoûtait à la fois. Les femmes et leurs accoutrements, les hommes et leurs moustaches, binocles ou encore montre à gousset, les buffets interminables croulants sous le poids des mets innombrables, les rires fluets de par leur condition mais gras de par leur arrogance... Et cette joie de vivre dans la richesse qu'elle enviait tout en la méprisant. Oui, ces gens étaient méprisables de ne vivre que pour eux mais si passer un peu de temps en leur compagnie de temps à autre signifiait qu'elle et sa sœur pouvaient se remplir la panse et les poches, alors elle le faisait avec suffisamment de plaisir et de jeu d'acteur. Il leur fallait avoir un certain talent dans ce dernier pour ne pas se faire découvrir dès les premières secondes. Une posture plus droite, une démarche plus gracieuse, des expressions discrètes mais visibles, de la politesse en toute circonstance et de la conversation. Eponine avait bien moins de chance qu'elle à ce niveau là puisqu'elle était en âge de prendre part aux jérémiades de ces dames et ces dernières ne se gênaient donc pas le moins du monde pour la prendre à partie. Azelma, elle, avait encore l'insouciance de la jeunesse et la rêverie de l'enfant – de l'insouciance, elle n'en avait jamais eu et enfant elle n'était plus depuis déjà bien longtemps, mais c'était là tout le pouvoir du jeu d'acteur –, ce qui n'avait rien de bien intéressant à leurs yeux. Les hommes, en revanche, étaient plus enclin à réclamer sa compagnie, comme avide de beauté et de chair fraîche. Elle exécuta d'ailleurs une révérence lorsque l'un d'entre eux lui tira son chapeau. Fort heureusement, le savoir vivre les empêchaient de se montrer trop insistants et elle parvint sans trop tarder à rejoindre le buffet, suivant de près sa sœur. Après tout, ce n'était pas avec le quignon de pain qu'elle avait mangé le matin même qu'elle allait pouvoir être efficace, non ?

Le plus dur dans tout ça était de ne rien laisser voir de l'envie monstrueuse qu'elle avait de se jeter sur les nombreuses victuailles et de n'en attraper que quelques unes, toujours d'une main délicate. Observant Eponine feindre auprès de ses dames pour se remplir la panse, un fin sourire sur les lèvres, la jeune rousse laissa parler sa gourmandise et plaça deux petits fours dans sa bouche, lançant un petit regard d'enfant malicieux au majordome. Elle avait définitivement l'avantage du « jeune » âge, mais cela ne durerait pas bien longtemps, ses formes de femmes pointaient de plus en plus le bout de leur nez. Une fois le regard de ce dernier tourné vers un autre coin de la salle, elle fit glisser quelques autres amuse-bouche dans le petit sac à peine assorti à sa tenue. Le fin sourire qu'elle avait sur les lèvres un peu plus tôt s'élargit lorsqu'Eponine revint vers elle. Azelma admirait son aînée, elle avait à ses yeux bien plus de beauté que toutes ces donzelles de bonne famille.

- La bonne femme là bas, avec toute la place qu'elle a dans la bedaine, elle doit en avoir des jetons pour réussir à la remplir, répondit t-elle à sa question dans un rapide signe de tête dans la direction de la baleine. Et toi, tu comptes dépouiller qui ? demanda t-elle à son tour de ce regard de chipie qui lui était souvent caractéristique lorsqu'elles étaient toutes les deux en plein travail et que la perspective de voler les riches se mettait concrètement en action.

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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Mer 15 Avr - 22:24


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C

omme il était bon de manger à sa faim ! Et de cette nourriture qui vous rappelait au nom de quoi le mot "goût" avait été inventé. Elle pouvait apprécier la saveur de chacun de ces petits fours. Bon Dieu, elle n'était même pas certaine de savoir de quoi étaient composés certains d'entre eux. Elle se contentait de reconnaître que c'était délicieux (certes, tout pouvait semblait délicieux quand on se nourrissait généralement d'air ou, au mieux, de quignons de pain), et elle devait vraiment faire de sérieux efforts pour ne pas s'accaparer absolument tout le buffet et s'y vautrer langoureusement... Mais bon, il fallait se tenir si elle ne voulait pas se faire virer d'ici fissa, déjà qu'elle supposait qu'elle et sa soeur n'avaient réussi à s'infiltrer dans cette petite sauterie de la haute que par une véritable opération du Saint-Esprit. Elle attendit d'avoir suffisamment mangé, à l'abri des regards qu'elle savait éviter, et de se sentir repue (non sans avoir gardé de quoi se sustenter plein sa besace) pour se concentrer bien proprement sur l'assistance, et choisir sa proie. Il y avait du choix, beaucoup de choix. Par qui commencer ? Éponine choisissait toujours ses "proies" avec une extrême minutie, quand on lui offrait de choisir, et qu'on ne lui imposait pas à la place. Ell savait que certaines représailles pouvaient être fort douloureuses, et elle n'avait vraiment pas besoin de supporter une chose pareille. Azelma avait été plus prompte qu'elle à trouver l'objet de son arnaque, Ponine avait suivi son regard, et il était tombée sur cette bombonne qui ferait effectivement une victime idéale à dépouiller. Elle était tellement grasse ! Comme il fallait être riche pour en arriver à de telles... Proportions ! Ponine, elle, n'avait que la peau sur les os et son corps, sans rien demander à personne, avait l'air de crier famine. Quelle chanceuse, celle-là. C'est de l'or qui devait nimber son intérieur graisseux. Sans parler des lingots entre ses bourrelets ! Bref, elle était juste dégraissable à souhait... enfin au sens figuré. Excellent choix.

-Impressionnant, l'amas de graisse.
siffla-t-elle d'un ton qui signifiait clairement qu'elle approuvait complètement le choix de sa soeur.

Et pour sa part... puisque c'était à son tour de faire un choix... Son regard oscillait entre deux individus. D'une jeune fille d'à peu près leur âge, qui ne semblait pas vraiment à l'aise en société, et qui sirotait son verre dans un coin, semblant vouloir disparaître dans la tapisserie (terriblement laide) derrière elle. Elle semblait faible. Donc terriblement influençable. Une proie facile, somme toute. De deux, un jeune homme qui, apparemment, n'était pas insensible à ses charmes, aisément détroussable, en conséquence. Bah, la soirée était longue, elle n'avait pas besoin de choisir entre les deux, au final. Elle pouvait très bien s'occuper de l'un, puis ensuite se charger de l'autre. Dans ce cas, autant commencer par la jeune fille fragile.

-À celle-là, on ferait gober n'importe quoi.
avança-t-elle tout en pointant légèrement la tête dans la direction de la demoiselle.

Allez, encore un amuse-gueule, et il serait temps de se mettre à l'ouvrage.













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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Dim 10 Mai - 18:45



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Maintenant que les sœurs Thénardiers étaient entrées dans l'antre des richesses et qu'elles avaient suffisamment rempli leurs petits estomacs de moineau – ce n'était très clairement pas avec la quantité de nourriture qu'elles mangeaient au quotidien qu'elles avaient la place pour y mettre un peu de tout ce qui se trouvait sur le buffet, quand bien même c'était très tentant – il était temps de passer à l'action. Elles n'étaient pas là pour supporter les conversations mondaines de ces dames et encore moins pour se laisser intoxiquer par la fumée des cigares de ces messieurs. Elles étaient là pour se remplir les poches et il n'y avait pas une seule ici qui manquait de trésor. Pour leurs propriétaires, il ne s'y trouvait sans doute qu'un peu de pacotilles, les démonstrations de réelles richesses se trouvant, bien évidemment, à l’œil nu, mais pour les filles de la rue qu'elles étaient, le contenu d'une seule de ses poches pouvaient aisément revenir à manger à sa fin une semaine durant. Différence de point de vu non négligeable. Puisque l'habitude commençait à se faire, il n'était pas difficile pour Azelma de repérer ceux qui étaient à la fois le plus susceptible de faire son bonheur et le moins susceptible de lui causer du souci. Choisir comme première cible cette grosse femme par exemple n'était pas uniquement une question de taille de poche, c'était aussi qu'avec toute cette graisse, il était peu probable qu'elle sente la présence de ses petites mains dans ses alentours. Et puis, il y avait une certaine dimension de vengeance dans tout ça également. Non pas que la jeune fille ait la moindre volonté de finir un jour comme cette bonne femme aux multiples plis, mais pour que cette dernière en soit arrivée à ce stade, elle avait du marcher sur bien des pauvres et garder précieusement les miettes de ses repas dans un tiroir pour ses fringales de la nuit. Elle lança un regard satisfait et pas peur fière à sa soeur quand cette dernière approuva le choix de sa victime.

- Oh mais dit, lança t-elle, la laisse pas s'accrocher à toi quand même, on dirait une sangsue collé au mur. Enfin, tant que c'est le mur qu'elle colle et pas ses poches hein, acheva t-elle dans un clin d’œil. Elle attrapa un dernier petit four pour la forme et le fourra en entier dans sa bouche. Bon bah, que la chasse commence alors !

Dans un dernier regard entendu à sa sœur, Azelma se dirigea en douceur vers la grosse femme, s'arrêtant ci et là pour échanger quelques mots, quelques sourires et, malheureusement pour elle qui n'était pas particulièrement douée avec ses pieds, quelques danses. Quand enfin elle fut arrivée à destination, elle se glissa derrière l'amas de graisse – soit dit en passant encore plus impressionnant de près, elle devait faire au moins six fois sa propre largeur – et fit mine d'être complètement attendri par l'espèce de boule de poils qui se trouvait avachi à ses pieds. De la femme ou du chien, elle n'arrivait pas à savoir lequel était le plus répugnant. Il ne lui fallu pas bien longtemps pour vider le contenu des poches de sa victime, entre deux papouilles dégoûtées, pour remplir les siennes. Elle complimenta la propriétaire de cette meeeeerveilleuse petite bête et s'éloigna, pas peu fière. Elle jeta un coup d’œil à Eponine mais sa vision fut obstruée par un bon vieux gros dégueulasse qui lorgnait sur sa poitrine quasi inexistante. Elle lui adressa un sourire et un signe de tête poli, tenta de passer son chemin, mais son bras vint entourer sa taille pour la ramener vers lui.

- Je ne crois pas vous avoir déjà vu par ici Mademoiselle, je me serais souvenu d'une telle beauté. Tout en disant cela, sa main se promenait innocemment mais franchement sur son bas ventre. Là, tout de suite, elle paniquait.

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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Lun 11 Mai - 21:04


Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier
C'

est vrai que la gosse semblait collée au mur comme une moule à un paquebot. Mais ça ne rendrait les choses que plus simples, du moins du point de vue d'Éponine, qui voyait dans la fragilité de la demoiselle ce dont certains devaient s'apitoyer, ce dont d'autres devaient se moquer, et ce dont elle-même décidait de profiter. Une fille comme ça, on lui racontait n'importe quelle histoire, même mal ficelée, elle fonçait. Alors elle allait lui sortir son numéro de pauvre orpheline en difficulté financière, et à grand renforts de larmes de crocodiles, elle parviendrait à lui sous-tirer de l'oseille sans même avoir à fouiller dans le fond de sa poche. Elle n'aimait pas voler à l'arrachée, vraiment pas. Elle préférait largement que la personne tire d'elle-même l'argent de sa poche. Elle avait le sentiment d'avoir mieux gagné ce fric, quand c'était le cas. Même si, au final, ça restait du vol, et c'était même un vol pire encore en définitive, car elle abusait de la confiance et de la crédulité d'autrui... Qu'importe, elle était certaine de son plan, elle avait tant et tant usé son discours qu'elle le connaissait par coeur, et elle avait même de quoi anticiper les réponses éventuelles de son interlocutrice en fonction de ses réactions, qu'elle s'offusque, qu'elle s'énerve, qu'elle se braque, qu'elle s'apitoie, Ponine se pensait capable de tout. Elle n'avait pas beaucoup de talent, mais au moins, elle avait celui-là... Truander était un art quoi qu'on en dise, et elle le maîtrisait parfaitement.

La demoiselle semblait réceptive. La naïveté se lisait sur le moindre de ses traits, le genre à qui sa mère n'avait rien appris, son père encore moins, parce qu'elle n'avait rien à faire dans l'existence, juste minauder un peu et épouser l'homme que l'on choisirait pour elle. Moins elle en dirait, mieux ce serait. Tant mieux, pendant qu'elle disait rien, Ponine, elle, pouvait parler, et la miss n'avait pas d'autre choix que de l'écouter. Ça se présentait bien. La demoiselle semblait touchée par l'histoire qu'elle avait inventée de toute pièce, et elle sentait qu'il serait vite temps de lui faire cracher le blé. Une affaire rondement menée, quoi. Sauf que, alors que son regard s'était autorisée un moment à lâcher sa victime pour vérifier que Zelma s'en sortait bien, elle la vit avec l'un de ces gros pervers suintant tout ce que l'humanité a de plus répugnant. Bon, sa cible était une cible facile, mais hors de question de laisser Zelma aux prises avec ce sale type. Prenant congé de la demoiselle, espérant que le coquillage n'allait pas se décrocher de son mur en attendant. De toute manière, il y avait plus urgent. Elle se précipita en direction de l'homme et de sa soeur, et, sévèrement, toisa le gros lard.

-Zelma. Ton mari nous attend.


Un mari dans les parages, voilà qui devrait refroidir ce sale pervers. Enfin, il fallait l'espérer. Un type de la haute capable de se conduire comme ça en public, de quoi ça pouvait bien être capable ? ... Bon, l'ennui, c'est que y'avait pas de mari, en vrai. Il allait falloir qu'elles s'en improvisent un.













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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Dim 17 Mai - 16:19



Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier

Le sentiment de réussite et de satisfaction qu'Azelma ressenti une fois ses poches remplies de ces quelques richesses usurpées à la grosse dame eut à peine le temps de durer une minute. Elle n'aurait pas pu se faire plus violemment couper dans son élan victorieux qu'en cet instant. Si encore ce vieux pervers l'avait abordé dans la rue, son propre milieu, elle n'aurait pas hésité à le rembarrer comme il se devait, mais les convenances de cette petite fête bourgeoise lui interdisait d'aller trop violemment à l'encontre de ses avances. Seulement, écarter un gros dégueulasse de son chemin en délicatesse n'était pas vraiment son fort et, au lieu de ça, elle se tétanisa, incapable de trouver une porte de sortie convenable à cette situation regrettable. Ce regard lubrique qui préférait très clairement la vision de sa poitrine naissante à celle de ses yeux, cette main qui se baladait tranquillement sur son bas ventre comme s'il s'agissait d'un terrain conquit, et cette bouche, ignoble et baveuse, qui venait tantôt se coller à son oreille pour lui glisser des mots sans voile aucun quant à leur salacité, tantôt à quelques centimètres de ses lèvres à elle, prête à s'emparer à tout moment de cette friandise qui le faisant tant saliver. Si ça n'avait tenu qu'à elle même, son genou se serait encastré dans ses parties depuis bien longtemps déjà. Ce soir cependant, elle était une jeune fille de bonne famille, délicate et sensible. Ces femmes, toutes riches soient-elle, avait en définitive une bien triste condition dans cette société qui ne leur prêtait aucun cerveau. C'était bien moins vrai dans les rues. Il n'y avait ni homme ni femme, il n'y avait que des misérables, et les misérables sont tous égaux.

Elle sortit finalement de sa léthargie, souriant poliment – ce qui ressemblait en vérité bien plus à une grimace aux vues de la situation, mais qu'importe – à cet enflure de première classe tout en tentant de lui faire retirer cette main baladeuse sans y enfoncer ses ongles. Il s’accrochait le bougre. N'avait-il donc pas de femme dans les parages à palper plus légalement ? Fort heureusement, Eponine, telle un chevalier servant, arriva à point nommé. Elle poussa un soupir de soulagement en voyant son visage entrer dans son champ de vision et parvint enfin à s'éloigner du gros dégueulasse. Il fallait bien dire que quand sa sœur jetait ce genre de regard noir là, il y avait peu de gens à se présenter à la porte pour la défier. Bien sur, il y avait également l'avantage du lieu, qui ne se prêtait pas aux esclandres.

- Merci, glissa t-elle à sa sœur tout en prenant la tangente à ses côtés. La présence de ce mari fictif dans les parages n'avait peut-être pas refroidi le pervers mais il avait été suffisamment pris de court pour la laisser filer sans demander son reste. Il allait falloir la jouer bien plus fine encore à présent. Il se cache où mon promis alors ? demanda t-elle dans une note d'humour qui lui permettait à elle même de se remettre de ses émotions. J'suis désolée, je t'ai coupée dans ton élan... T'as quand même réussi à en tirer quelque chose ? Oui parce que outre le mari imaginaire, il leur fallait surtout trouver un maximum de richesse.

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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Ven 22 Mai - 15:32


Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier
I

l s'en était fallu de peu, vraiment, pour que ce gros dégueulasse, qui se croyait manifestement tout permis s'octroît le privilège qu'il ne méritait clairement pas de déposer ces grosses paluches sur les formes de sa pauvre frangine. Faut-il vraiment préciser les mille raisons qui justifiaient qu'Eponine ne pouvait absolument pas tolérer une telle chose ? Non, bien sûr, et elle intervint sitôt qu'elle le put. Le coup du mari hypothétique, ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait, et ce ne serait sans doute pas la dernière. Tant qu'il y en aurait pour chercher des noises à Zelma et se croire tout permis la concernant, cette technique s'appliquerait, invariablement, malgré les quelques défauts de cette dernière, le principal étant qu'elle serait bien contrainte de se présenter au bras d'un homme à un moment ou à un autre de la soirée s'il fallait que l'illusion prenne, et que le gros pervers ne revienne pas à l'attaque. Enfin, elle considérait qu'il ne s'agissait là que d'un point de détail, tant que sa soeur était loin des griffes de cet homme qui n'avait pas l'air de bien comprendre ce qui venait tout juste de lui arriver, c'était le principal. Et d'ici à ce qu'ils repartent à la charge, elles auraient trouvé un moyen de s'en débarrasser. D'ailleurs, il semblait à la demoiselle avoir trouvé un moyen de faciliter leurs affaire, et de servir leurs intérêts (et ceux de leurs parents, à ne pas oublier, sans eux, Ponine aurait très certainement reconduit sa soeur dehors immédiatement). Tant pis pour la pauvre chose toujours collée à son mur dont elle n'avait toujours rien su soutirer, elle ne doutait pas que cela finisse par arriver, d'une manière ou d'une autre, si elles avaient suffisamment de la soirée devant elles (quoique la situation ne lui donnait franchement pas envie de s'éterniser plus avant, clairement pas).

-Que dalle
, regretta-t-elle dans un haussement d'épaules, mais sans l'ombre d'un reproche à l'égard de sa soeur. Elle ne pourrait jamais lui en vouloir pour quoi que ce soit de toute manière, et encore moins pour cela. Je reviendrais à la charge, j'ai pas encore dit mon dernier mot. affirma-t-elle ensuite, comme pour lui confirmer que ce n'était pas grave, même s'il leur fallait vraiment revenir avec un larcin quelqu'un si elles voulaient s'éviter les coups de ceinturon. Mais pour l'instant... Pour l'instant, elle avait d'autres ambitions, d'autres projets à l'esprit, qui lui avaient finalement été inspirés par l'intervention du gros dégueulasse (comme quoi, il n'avait pas été complètement inutile, quoique Ponine se serait largement épargnée sa présence). Suis moi.

Elle le conduisit jusqu'à ce jeune homme qui l'avait regardé avec insistance jusque là... Elle s'était bien dit, à un moment donné, qu'elle pourrait en tirer quelque chose... Elle entrevoyait plus distinctement quoi dorénavant. Quand elles arrivèrent à son niveau, elle le gratifia de son sourire les plus charmant.

-Bonsoir...
demanda-t-elle en employant d'emblée le ton qu'elle nommait elle-même celui de la donzelle en détresse, teinté de charme et de désespoir. Je me présente, Eponine, et voici ma soeur, Azelma. Charmante comme un coeur, pas vrai ? Elle esquissa un sourire avant d'ajouter. Voyez cet homme, là-bas, il a eu le toupet de lui faire des avances, et pas des gracieuses. Elle tourna à nouveau son regard vers l'homme, un regard un peu suppliant. Vous pouvez nous rendre un service ? On a prétendu qu'elle était mariée, on veut pas de problèmes, nous, mon brave homme, alors... Est-ce que vous seriez d'accord, si Zelma était votre femme pour la soirée ?

Comment faire taire le pervers et appitoyer l'homme qui, suite, à leur mésaventure, leur cracherait peut-être quelques thunes.












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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Dim 14 Juin - 19:36



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Plus Azelma côtoyait les gens de la haute, moins elle les enviait. Elle s'était très vite rendu compte que c'était un monde encore plus pourri que celui de la rue et, quand bien même leurs beaux habits, leurs grands logis et leur stock imparable de nourriture étaient tous très alléchants, les gens, eux, lui donnaient un peu plus envie de vomir au fur et à mesure des missions qu'elle et sa sœur avaient à mener à bien à leurs côtés. Ce qu'il venait de se passer n'avait en fait que confirmer ce ressenti qui existait en elle depuis bien longtemps déjà. Pour autant, il fallait bien avouer qu'en plus d'avoir eu un nouveau haut le cœur pour cette partie ingrate de l'espèce humaine, ce dernier avait également battu bien fort de peur. Elle aurait voulu pouvoir cracher à la gueule de ce gros dégueulasse qui, aux vues de son rang, se croyait visiblement tout permis, mais ç'aurait été mettre en péril, et pas des moindres, la mission que les parents Thénardier avaient confié à leurs filles ce soir. Quand on était une fille de bonne famille, il fallait visiblement se contenter de sourire poliment et d'accepter sans sourciller tout ce que les hommes, eux, désiraient. Fort heureusement, le corps que souhaitaient posséder ouvertement ce gros pervers plein de soupe n'allait pas lui être accordé puisqu'Eponine venait de montrer une nouvelle fois la protection exemplaire qu'elle offrait à Azelma depuis toujours.

Toute cette affaire, en plus d'avoir été des plus désagréable, avait empêché sa sœur de mener à bien son entourloupe avec la jeune fille tapisserie. Quand bien même l’aînée Thénardier ne semblait ni lui en tenir rigueur – à bien y réfléchir, elle ne lui avait jamais tenu rigueur de quoi que ce soit –, ni se décourager pour autant. En effet, la soirée était encore loin de prendre fin et il était presque certain que la demoiselle ne bougerait pas de plus d'un mètre de sa place actuelle. Pour l'heure cependant, Eponine avait un tout autre plan en tête, celui qui permettrait apparemment de rendre le mensonge qu'elle avait servi à l'autre dégueulasse un peu plus crédible. Elle la suivit donc sans broncher jusqu'au jeune homme qui déjà leur portait toute son attention, la laissant gérer cette crise comme elle savait toujours si bien le faire. Pas tellement surprise de la tournure que prirent alors les choses, Azelma joua parfaitement le jeu de la jeune femme légèrement désemparée par les événements mais dont le sourire charmeur ne quittait pas pour autant le visage. Elle acquiesça à chacune des phrases que prononçait son aînée et acheva toutes ces belles paroles et tendant sa main à l'homme, paume vers le bas. S'il s'en emparait pour y déposer un baiser, c'était gagné. Il hésita une courte seconde, le temps de passer son regard d'une sœur à l'autre avant de leur rendre leur sourire. Et ce fut gagné !

- Que diriez-vous d'aller se servir un petit rafraîchissement ? proposa t-elle tout sourire. Puis, se tournant vers Eponine. Tu n'as même pas eu le temps de quitter ton amie en bonne et dû forme, je m'excuse. Tu te joindras à nous quand ce sera chose faite ?

Elle lui servit un clin d’œil discret. Pour sa part, elle n'avait plus vraiment le choix. L'homme qui venait de poser sa main dans son dos en signe de leur affection feinte était à présent sa nouvelle cible et, puisqu'il était très clair, vu la direction que prenait sans cesse son regard, qu'elle n'était pas la Thénardier qui l'intéressait le plus, il y aurait deux araignées pour dépouiller cette mouche à coup de séduction et d'innocence. Au delà d'être une mouche, il avait déjà l'air d'être un bon pigeon.

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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Mar 16 Juin - 21:26


Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier
T

out était bien qui allait bien. Allait, oui, parce qu'elle ne pouvait pas dire que ça finissait bien tant qu'elles ne seraient pas parties de cet endroit qui lui déplaisait de plus en plus. Elle avait grand hâte qu'elles puissent filer comme elles étaient venues, en bon état de préférence. Jusqu'au dernier instant, elle ne pourrait pas présumer de la manière dont elles s'en iraient de là, mais elle était optimiste. Son jeune pâtre providentiel acceptait de marcher dans leur combine. Le fait qu'il lorgne avec un peu trop d'insistance dans sa direction n'y était sans aucun doute pas pour rien au demeurant mais peu importe, du moment qu'il s'intéressait à elle, elle avait un minimum de garantie quant au fait qu'il ne profiterait pas de leur petit arrangement pour laisser traîner pattes et regards à des endroits indiscrets de sa cadette. En attendant, il ne servait à rien qu'elles restent deux sur une même cible. Elle pourrait toujours revenir traire la vache à lait quand elle aurait terminé avec sa propre proie, qu'elle avait mis de côté pour venir à la rescousse de sa pauvre frangine. Heureusement, l'avantage avec les tapisseries du genre de la donzelle qu'elle avait alpagué tantôt, c'était que ça ne bougeait pas de son mur, et ça attendait que le temps passe. Elle n'avait ni plus ni moins qu'à retourner où elle l'avait abandonné, et de reprendre où elle s'était arrêté.

Heureusement, la tragique histoire qu'elle s'était inventée tenait toujours la route, en dépit de son intervention d'urgence auprès de sa soeur. En fait, ça ajoutait même une intensité dramatique à l'ensemble. Pouvoir mentionner sa cadette dans le récit pour apitoyer encore un peu plus la donzelle, et savoir que Zelma cautionnerait ses mensonges quelle qu'en soit la teneur, c'était du plus et rien que du plus. Elle repartit donc à l'assaut de la naïveté totale de la jeune femme, qui devait penser, en rencontrant le cafard des bas-fonds, avoir échappé un temps aux requins. Elle se montra plus généreuse que Zelma ne l'aurait soupçonné. Elle vida sa bourse entre ses paumes, et de quoi payer leur trajet du retour. Parfait ! Ponine se promit de garder quelques uns de ces sous en poche, que le paternel ne soit pas le seul à profiter du fruit de leur labeur. Elle n'abandonna pas pour autant de suite sa nouvelle "amie", qui au passage lui avait donné son adresse, des fois qu'elle serait de nouveau dans le besoin (cette information n'était pas entrée dans l'oreille d'un sourd). Elle observait à distance comment Zelma s'en sortait avec son mari tout neuf. Elle ne voudrait pas l'interrompre en pleine combine, après tout . Ponine avait toute confiance en sa soeur, cette-dernière savait y faire, et l'oeil protecteur qu'elle gardait sur elle était une simple formalité, une pure question de précaution qu'elle ne se voyait pas abandonner, même si ce jeune pigeon semblait bien plus naïf qu'offensif. Autant que sa nouvelle amie qui bavassait désormais sur son mariage à venir comme si elles étaient les meilleures amies du monde. L'abus de faiblesse avait ses aléas.











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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Ven 14 Aoû - 23:30



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Eponine aurait pu choisir bien moins charmante cible pour lui faire office de fiancé, elle n'allait pas lui retirer cela. Fort heureusement, elle aurait également pu tomber sur bien moins benêt que ce dernier. Ce n'était pas qu'il était sot, il ne le paraissait pas plus que les autres spécimens présents dans cette bâtisse, mais disons qu'il n'avait pas l'air soupçonneux pour un sou et cela arrangeait à merveille leurs petites affaires. Sans aucun doute n'avait-il pas hésité longtemps à rentrer dans leur pièce de théâtre dans le seule et unique but de s'attirer les faveurs de l'aînée Thénardier, qu'il dévorait d'ailleurs un peu trop des yeux pour un homme « marié », mais l'important était qu'il y ait prit part sans trop se poser de question. Peut-être même que le dépouiller lui allait s'avérer encore plus facile qu'elle ne l'imaginait si ses yeux restaient rivés à l'autre bout de la pièce, où se trouvait de nouveau Eponine à présent. Mais pour l'heure, elle en profita uniquement pour se faire offrir un rafraîchissement, jetant de temps à autre un œil sur le vieux porc pervers qui, pour son plus grand plaisir à elle et sa plus grande frustration à lui, était sur son reste. Il n'avait d'ailleurs pas l'air très heureux d'avoir manqué son petit coup mais maintenant qu'Azelma se trouvait en charmante compagnie, elle doutait fortement qu'il revienne à la charge. Elle en revanche lui aurait bien pourrit sa soirée ainsi que sa réputation si les convenances ne le lui avaient pas empêché.

Mais passons. Maintenant qu'elle était désaltéré, elle allait bien devoir se remettre au travail. Elle était encore bien loin du compte de ce que les parents Thénardier attendaient de leurs filles – ou devrait-on dire leurs esclaves – ce soir. Si elles ne rentraient pas avec un minimum de richesse dans leurs poches, le vieux pervers n'aurait alors été qu'un doux cauchemars. Ce ne serait alors pas la première fois que les ceinturons fendraient l'air pour atterrir sur leurs dos. Mais Azelma préféra ne pas songer à cela et reprendre l'offensive. La soirée n'était pas encore terminée, par conséquent rien n'était perdu – d'autant plus qu'elle voyait du coin de l’œil qu'Eponine s'en sortait à merveille avec mademoiselle tapisserie. Se faire offrir un rafraîchissement n'avait pas seulement servi à désaltérer son gosier, il lui avait également permit de connaître l'emplacement de la bourse – bien bruyante soit dit en passant – de son très cher époux. Un emplacement qui ne serait pas bien facile à atteindre puisqu'il rejoignait de très près les bourses naturelles du jeune homme. Hum. Rien qui ne pouvait arrêter la jeune fille pour autant. Puisqu'ils étaient mariés après tout.

- Dites-moi, lui susurra t-elle à l'oreille, à quel point aimez-vous les plaisirs de la chair ? L'homme recula très légèrement sous la surprise de cette question directe et soudaine. Mais cette main qui caressait furtivement son entre jambe ne semblait pas lui déplaire tant que ça et il reprit très vite sa position. Alors qu'ils se penchait vers elle, sans doute pour lui murmurer quelque chose à son tour, ce fut au tour d'Azelma de reculer. Oh, toutes mes excuses, je n'avais pas vu l'heure avancer. Il me faut vous laisser, je le crains, ajouta t-elle avant de lui déposer un baiser au coin des lèvres et de s'échapper en direction du grand hall, nous sans avoir fait signe à sa sœur et, surtout, une bourse bien pleine glissée sous sa manche bouffante. Il leur fallait faire vite avant que le jeune homme ne se rende compte du subterfuge. Avec un peu de chance, la surprise de ce qu'il venait de se passer le scotcherai suffisamment de temps pour qu'elles prennent la tangente sans souci.

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Message#Sujet: Re: Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier [pv Azelma]   Dim 16 Aoû - 13:27


Abuser, voler, tromper : l'apanage des Thénardier
É

ponine n'écoutait que d'une oreille très distraite la timide jeune fille qui, quand elle se sentait en confiance, pouvait en vérité être immensément bavarde, trop bavarde... Enfin, ce n'était pas un mal. Ponine n'avait qu'à placer un vague geste d'acquiescement, une simple réaction monosyllabique, de temps à autres, pour que son interlocutrice, en toute confiance, se sente écoutée et poursuive son baratin, ne remarquant pas que celle à qui elle venait de confier une petite fortune lui accordait bien moins d'attention qu'à sa soeur, sur laquelle elle poursuivait de veiller du coin de l'oeil. Le fin sourire qu'elle avait esquissé quand Zelma avait commencé son petit numéro de charme disparut un peu quand elle vit ses mains s'attarder à un endroit où elles n'avaient pas leur place. Ponine savait très bien pourquoi sa jeune soeur faisait cela, il n'en demeurait pas moins qu'elle n'appréciait guère la voir ainsi s'exposer à la lubricité des mâle alentours (et les plus riches d'entre eux étaient les plus coriaces, puisqu'ils avaient l'ignominie de croire que tout, même les femmes, leur était dû). même si son prétendu mari était de toute évidence plus discipliné et protocolaire que l'infâme porc de tout à l'heure, il n'en restait pas moins l'un de ces mâles que l'aîné ne voulait pas voir en train de poser ses sales pattes sur sa cadette. Cette-dernière s'en tira à merveille, néanmoins, et elle parvint à prendre congé du jeune homme sans qu'il ait su constater que sa bourse n'était plus attachée à sa ceinture. Du moins, il n'en avait pas pris conscience pour l'heure, mais sitôt qu'il s'en rendrait compte, il n'aurait aucun doute quant à l'auteur du larcin. Ce qui signifiait qu'il fallait qu'elles prennent la poudre d'escampette, et au plus vite. Ponine n'eut pas besoin du signe que lui adressa sa soeur pour en avoir conscience. Elle adressa deux mots rapides pour prendre congé de son interlocutrice, prétextant que sa soeur semblait mal, et qu'elle devait la rejoindre, ce qui était tout à fait crédible étant donné l'empressement de la demoiselle à se rendre jusqu'au hall.

D'un pas rapide elle rejoignit Azelma, mais ne décocha tout d'abord pas le moindre mot à son adresse, mieux valait attendre qu'elles aient quitté les lieux, afin de ne pas être surprise par quelque oreille qui traîne. Une fois à l'extérieur, elle aperçut un fiacre vers lequel, attrapant sa soeur par le poignet, elle se précipita dans sa direction. Au terme d'une conversation d'abord houleuse puis clairement intéressée, quelques-unes des piécettes dérobées à la tapisserie aidant, elle parvint à convaincre le chauffeur de les ramener sur Paris et de cesser d'attendre les invités auxquels ce fiacre était normalement destinés. Une fois à l'intérieur, elle adressa un clin d'oeil complice à Zelma, tout en faisant le compte des pièces qu'elle avait pu récolter.

-On a été parfaites.
les complimenta-t-elle. Ces rupins se sont bien fait pigeonner.

Ce soir, elles devraient pouvoir faire la gloire et la fierté temporaire de leurs parents, un luxe rarement acquis, et pourtant si facilement accessible du temps de Montfermeil. Ah, c'est sûr, y'a des choses qui devraient jamais changer.










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