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 Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]

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Message#Sujet: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Dim 15 Fév - 17:57


Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi
F

rollo aurait voulu pouvoir invoquer en toute bonne foi le hasard, affirmer que c'était lui et lui seul qui avait guidé ses pas jusqu'à cette place particulière à cet instant particulier, mais il ne pouvait se tromper lui-même à ce point. Son esprit concentrait dors et déjà de nombreux efforts pour tenter de rationnaliser l'irrationnel, et pour justifier cette façon qu'il avait d'encourager sa propre névrose, sa propre obsession, quand il aurait mieux valu pour lui qu'il l'enfouie six pieds sous terre, et qu'il oublie à jamais cette folie qui lui ténaillait l'arme et le coeur, ébranlait sa conscience, et faisait de lui moins que le maître de lui-même, un moins que rien, dominé par des instincts qu'il avait cru lui être étrangers... Non, il n'était pas là par hasard. Certes, il avait prétexté quelques courses en ville pour se rendre jusqu'à ce lieu précis. Mais les quelques détours qu'il avait dû faire pour se trouver précisément là, le choix d'abandonner sa demeure à cet instant précis... Tout cela n'était pas anodin, tout cela était calculé, à moitié consciemment. En la voyant, il ferait pour lui-même celui qui s'agace et ne voulait pas l'y trouver... Mais si elle avait eu le malheur de ne pas y être, déception et frustration auraient saisi un coeur qui aurait prétexté s'en moquer. L'archidiacre savait qu'elle serait là, où l'avait supposé, puisque plusieurs fois, elle avait officié, aux même heures, sur cette place précise. Et quelques fois, l'air de rien, il s'était retrouvé à l'écart, tout à proximité.

La gitane était là. Sa robe ondulant au rythme de ses mouvement, et elle, lascive, se déhanchant au rythme d'une musique entêtante, comme si le moindre de ses gestes, la moindre de ses courbes, était une invitation à cette luxure à laquelle il avait fait le voeu divin de renoncer jusqu'alors, et sans difficulté. Sans difficulté parce qu'il ne la connaissait pas alors. Qu'il était simple de renoncer purement et simplement aux tentations de la chair quand la tentation personnifiée ne paraissait pas à votre regard. Quel supplice que de la regarder et de se rappeler à sa promesse sacrée ! Quel supplice que de détourner les yeux d'elle ne serait-ce que l'ombre d'une seconde. Pour échapper à son maléfice, certes. À son charme diabolique. Il n'y arrivait pas. Son regard ne parvenait tout simplement pas à se détacher d'elle. À distance, espérant que nul ne le regarde... la regarder, il ne perdait pas une miette de ce spectacle sensuel qui remettait en cause, en un rien de temps, l'enfer et le ciel, le bien et le mal, le devoir et l'envie. La musique cessa alors, l'enchantement faiblit à peine, et Frollo dût se faire violence pour reprendre ses esprits et s'éloigner le plus loin possible de cette ensorceleuse.
...Du moins pensait-il s'éloigner. Des yeux qui ne la lâchaient pas jusqu'alors se baissaient désormais sur le sol dallé de la place et d'un pas volontaire, il était décidé à fuir... celle qu'il percuta pourtant de plein fouet. Son regard rencontra le sien.
Il était perdu.









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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Jeu 5 Mar - 12:23

Frollo & Esmeralda
Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi.
Quand on trouvait un endroit et une heure propice à obtenir beaucoup de sous, on en profitait un maximum. C’était pour cette raison qu’Esmeralda avait décidé de revenir sur la place de l’Hôtel de ville, en cette heure précise de la journée. Les fois d’avant où elle était venu, le petit chapeau qui lui servait pour récolter l’argent avait été bien remplit. C’était le but de ses journées après tout, ce n’était pas simplement par plaisir qu’elle se mettait à danser au milieu de la foule, au cœur de la ville. Même si bien sûr, elle prenait un grand plaisir à danser dans la foule. C’était pour cela qu’elle le faisait souvent, parce qu’elle aimait ça. Et cela se voyait sur son visage qui rayonnait dans un sourire quand elle laissait son corps se mouvoir au rythme de la musique. La jeune femme n’était pas vraiment à plaindre même si elle avait une vie de gitane, même si elle était loin d’être riche. En fait, Esmeralda aimait sa vie comme elle était et ne l’échangerait pour rien au monde. Même pour avoir de belles robes neuves sans devoir les raccommoder régulièrement pour éviter les trous, même pour manger tout le temps à sa faim. Elle aimait la liberté que lui apportait sa vie, le fait qu’elle ne se formalisait pas avec les lois. Parce qu’évidemment, les gitans étaient des hors la loi et cela ne plaisait vraiment pas aux autorités de la justice. Régulièrement, la jeune femme devait fuir pour éviter de se faire attraper par la garde, heureusement qu’elle courrait vite et qu’elle était plus qu’agile. La seule chose que la jeune femme pouvait regretter dans sa vie, c’était de ne pas avoir connu ses parents. Elle gardait l’espoir de les retrouver un jour, comme sa « mère adoptive » lui avait expliqué. Elle finirait par les retrouver, si elle restait pure et qu’elle garder sur elle son précieux. Esmeralda attendait se jour avec impatience, afin de pouvoir enfin connaitre sa vraie famille. Et en attendant, elle s’attelait simplement à son « travail ».

La musique s’arrêta, Djali tira sur le chapeau remplit de pièce, il était temps de partir. Malheureusement, ils ne pouvaient pas rester trop longtemps au même endroit, afin de ne pas attirer trop les officiers de la justice. Esmeralda s’approcha de sa chèvre, remplit sa bourse des pièces qu’elle venait de gagner et la remit autour du cou de l’animal. C’était elle qui garder son argent, une habitude qu’elles avaient pris depuis fort longtemps déjà. Le sourire aux lèvres, la jeune femme s’éloigna donc de l’Hôtel de ville d’un pas léger et aérien, sans vraiment regarder devant elle. Comme bien souvent, son esprit venait se perdre dans les beaux yeux de ce capitaine qui ne faisait qu’hanter ses rêves. Elle voulait tellement le revoir. Mais à force de ne pas regarder devant elle, la gitane ne remarqua pas que sa route croisait celle d’un homme. Quand elle percuta ce dernier (bousculant Djali au passage), elle tourna son regard vers lui. Elle le connaissait, c’était un prêtre (sa tenue pouvait difficilement faire croire le contraire de toute façon). Esmeralda avait déjà eu l’occasion de le voir râler de ses prestations, elle n’aimait pas cette manière qu’il avait de la regarder.

La chèvre poussa bêlement afin d’attirer l’attention de la jeune fille, la bourse qu’elle avait autour du coup s’était renversé sur le sol. Rapidement, Esmeralda se baissa afin de ramasser ses gains de la journée en essayant de ne pas prêter attention à la présence de ce prêtre étrange.
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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Jeu 5 Mar - 23:36


Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi
E

lle. Il avait fallu que ce soit Elle. Elle que sa confusion, son trouble et son absence d'attention l'avait invité en toute distraction à heurter. Celle-la même qui créait la confusion, le trouble, et l'absence d'attention. Tant de manants sur cette place, et tous ses sens n'appelaient qu'à elle, son regard qui ne voulait pas la lâcher, et cette sensation unique et singulière à l'idée, seulement, de sa peau ayant effleurée la sienne. Démone. Enchanteresse... Il ne s'excusa pas comme il l'aurait fait auprès de n'importe quel autre passant que sa maladresse aurait pu mettre dans l'embarras. Pour les autres il l'aurait fait. Mais pour elle, il ne le pouvait pas. S'excuser, c'était comme se soumettre, ou exprimer une soumission qu'il voulait encore s'évertuer à nier. Pourtant, il était certain qu'il aurait suffi qu'elle ordonne pour qu'il lui cède et lui abandonne tout, il aurait suffi d'un mot pour qu'il ne fasse plus mine de ne pas éprouver ce qu'il éprouvait trop. Il aurait suffi d'un geste pour qu'il se perde en délicieux blasphèmes. Et encore plus à cet instant. Son coeur cognait ignoblement dans sa poitrine alors que son esprit l'invitait à détourner les yeux, ce à quoi son être ne savait pas obéir. Son regard, intense, ne se détachait pas d'elle, il ne pouvait pas, comme lorsqu'elle dansait, comme à chaque fois qu'elle dansait. Même quand elle ne faisait rien, quand elle était juste là, il ne pouvait pas. Toutes ces fois où elle l'avait vu faire alors qu'il n'aurait pas dû, toutes ces fois où il s'était trouvé volontairement à cette même-place alors qu'il devait se le refuser, alors qu'il n'y avait pas entreprise plus nocive et malsaine que celle-ci, il ne pouvait vraiment pas.

-L'on ne peut servir à la fois Dieu et l'argent.
récita-t-il toujours sans savoir lâcher la jeune femme du regard, quand bien même poser les yeux dans sa direction, ne serait-ce que trop longtemps avait déjà de quoi lui brûler entièrement l'âme.

Des mots prononcés avec une exemplaire neutralité, qu'il se félicitait de savoir employer quand l'on savait combien de tourments se dissimulaient derrière cette façade implacable et quelque part la plus rude qu'il pouvait servir, celle qu'il n'affichait pas tant d'ordinaire. Derrière ces quelques mots qui, entendus au premier degré, la jugeaient, elle, pour la manière impie dont elle livrait son corps (bien que vêtu) au désir et à la concupiscence de tous, le tout pour de l'argent se cachait bien sûr un tout autre message. Elle ne vendait peut-être pas son corps comme le faisaient d'autres, mais la manière dont elle procédait était, qui sait, peut-être pire encore. Bien qu'on ne faisait pas juge plus partial et hypocrite que lui-même à cet instant, car en l'invitant à cesser, il souhaitait qu'elle poursuive. Et de préférence, qu'elle ne poursuive que pour lui. S'il n'écoutait que lui... son corps... son coeur ? Il l'emmènerait avec lui sur le champ, qu'importe le regard de tous les gens autour. Qu'importe qu'elle ne soit pas d'accord. Si elle pouvait être d'accord...









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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Dim 29 Mar - 17:34

Frollo & Esmeralda
Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi.
Esmeralda ne se sentait clairement pas à l’aise en compagnie de cet homme étrange. Elle ne l’aimait pas, elle n’aimait pas la façon qu’il avait de lui parler, de la regarder, de la juger même. Evidemment, la jeune fille savait bien qu’il ne pouvait pas vraiment approuver son choix de « carrière », mais ce n’était pas comme si elle avait eu le choix. Esmeralda aurait aimé avoir une vie normale aussi, avoir des parents, faire des études, vivre dans une maison. Mais on lui avait retiré ce plaisir alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Elle avait perdu ses parents (enfin sa mère, elle ne connaissait pas les détails de son histoire), elle devait bien survivre d’une quelconque manière. Que cela plaise aux autres ou non. Ils s’étaient percutés et l’homme d’église ne prit même pas la peine de s’excuser. Esmeralda avait l’habitude, on la considérait toujours inférieure. Parce qu’elle était une gitane et parce qu’elle était une femme. Elle ne savait simplement pas que Claude Frollo faisait une exception pour sa personne. Comment aurait-il pu savoir ? Elle était à mille lieues de croire qu’un homme puisse avoir ce genre de pensée pour elle, encore moins un homme d’église. Après tout, ces derniers étaient logiquement la pureté incarnée et Esméralda était bien trop jeune et pure pour se rendre compte qu’elle était capable de tourner à ce point les esprits et les corps de ces hommes pécheurs.

Esmeralda était en train de ramasser ses pièces qui étaient tombées au sol. Un autre l’aurait peut-être aidé, elle était contente que cet homme n’en fasse rien. Elle aurait préféré cependant qu’il s’éloigne, qu’il se contente de passer son chemin. Mais il était là et Esmeralda pouvait sentit son regard brûlant sur elle. Elle avait vraiment envie qu’il s’éloigner, mais il ne le faisait pas. Il prit même la parole, récitant sans doute quelque chose de la bible. Esmeralda ne s’y connaissait pas, on ne pouvait pas dire que la religion avait vraiment une grande part dans sa vie (même si les préceptes logique régissait son comportement). Forcément, Esmeralda n’apprécia pas vraiment les mots qu’il prononça, parce qu’elle se sentait jugeait. Elle ne devinait en rien le sens réel de sa phrase, le fait qu’il aimait comme d’autre (voir même plus) la voir danser. Elle ramassa la dernière pièce, la rangeant précieusement dans la petite bourse, avant de se redresser. Son regard se porta sur le prêtre.

« Dieu ne met pas notre pain sur la table. »

Oh, la jeune femme avait envie de croire que cet être puissant qui avait créé le monde était un être bon. Qu’il veillait sur ses fils. Cependant, il n’était effectivement pas celui qui permettait aux pauvres de se nourrir. Il fallait gagner de l’argent pour pouvoir remplir son estomac et c’était bien ce que la jeune fille faisait, du mieux qu’elle pouvait. Non, elle ne pouvait pas aller porter du bois à travers Paris pour gagner de l’argent, alors elle mouvait son corps pour le bon plaisir des spectateurs. Ce n’était qu’un spectacle, qu’une danse, il n’y avait rien de mal dessous. Du moins, à ses yeux à elle, qui avait encore l’esprit bien pure.
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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Mar 31 Mar - 16:10


Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi
C

ontrairement à ce que pouvaient laisser supposer les apparences, en cette situation particulière, surtout, Claude Frollo n'était guère de nature à penser que le travail s'offrait à quiconque se donnait la peine de travailler, que la richesse était accessible à tous ceux qui s'en donnaient la peine, et que le milieu social dans lequel l'on grandissait n'avait pas une grande influence sur ce qu'il nous serait permis de vivre et des privilèges auxquels l'on pouvait accéder. Il avait bien conscience que certains individus s'avéraient privilégiés du simple fait de leur naissance, et que d'autres devaient lutter toute leur vie pour seulement espérer ne pas se laisser finalement ronger par la famine et détruire par l'insalubrité. Il ne regardaient pas de haut ce qui mendiaient et qualifiait la charité chrétienne de bienfait nécessaire de toute une époque. Mais la jeune femme qui se trouvait en face de lui, et dont il avait du mal à soutenir le regard sans en perdre immédiatement tous ses moyens n'était pas une simple miséreuse qui tendait la main dans l'espoir de subsister grâce à la générosité d'autrui et l'intermédiaire de quelques piécettes. À bien y réfléchir, il était peut-être plus honorable de devoir ses revenus et le pain sur sa table à un véritable effort, donner quelque chose à autrui pour qu'ils vous rendent autre chose, mais aux yeux de l'archidiacre, le métier de la bohémienne n'en était pas un. Elle se jouait de ses formes pour faire ressurgir la perversité des esprits. Et pour Frollo, qui était plus que de parti-pris, il ne pouvait bien sûr être question d'une activité décente pour gagner sa vie. Non, à ses yeux, c'était bien davantage de la prostitution dissimulée.

Mais bien évidemment, il était loin d'être l'objectivité incarnée. Toute forme d'objectivité, d'ailleurs, était parfaitement étrangère à son esprit quand elle se tenait si proche de lui, et que sa voix trouvait chemin jusqu'à son oreille. Il ne la voulait pas soumise au regard concupiscent de tous ces spectateurs qui voyaient en elle tous ces mêmes attraits luxurieux qui mettaient tous ses sens en alerte et lui donnaient l'envie de la voir danser, contrairement à ce qu'il affirmait, mais ne danser que pour lui, encore et encore, inlassablement. S'il n'y avait personne... S'il pouvait justifier les battements vifs d'un coeur qui brûlait de lui appartenir de façon moins prosaïque... Il n'avait pour se défendre d'un sentiment qu'il n'éprouvait que trop bien et le dévorait de l'intérieur, que le dédain qu'il faisait mine d'éprouver alors qu'en vérité, il avait seulement envie de l'enlever pour ne l'avoir qu'à lui, et non pas la blâmer, mais la supplier d'éprouver à son égard ne serait-ce que le millième de ce qu'il savait ressentir pour sa part.

-Il en accorde à qui respecte ses règles et ne suit pas la voie indécente sur laquelle vous vous êtes engagées.


L'archidiacre semblait se faire prêcheur pour ramener la brebis sur le droit chemin, mais il se sentait tout sauf berger à cet instant, ou ne tolèrerait de l'être que si la brebis en question finissait bel et bien par lui appartenir.









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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Sam 25 Avr - 17:00

Frollo & Esmeralda
Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi.
Esmeralda savait bien que sa manière de gagner de l’argent n’était pas la plus valeureuse, que c’était bien mieux de le gagner « honnêtement ». Même si elle s’arrangeait pour ne pas voler et de se contenter de gagner des pièces d’or en dansant, ce n’était pas aussi valeureux que de faire un « vrai » travail. Cependant, elle savait aussi qu’elle n’avait pas le choix. Elle était une gitane, on ne donnait pas de travail aux gitans. Ainsi donc, ils devaient se débrouiller et parvenir à obtenir de l’argent comme ils le pouvaient. Esmeralda savait bien que cela ne servait à rien de se plaindre de sa situation, au final elle s’en sortait bien ainsi que les membres de sa « famille », mais elle n’appréciait pas vraiment d’être jugé ainsi par cet homme d’église. Il avait toujours un ton sec envers elle, il l’a regardait toujours durement. Esmeralda ne connaissait rien de cet homme, elle n’avait pas envie de connaitre quelque chose de toute façon. La seule chose qu’elle savait c’était qu’il était l’archidiacre de Notre Dame et qu’elle avait tendance à le croiser bien trop souvent. Alors que c’était justement une personne qu’elle n’appréciait pas croiser. Ce qu’elle faisait pour gagner de l’argent n’avait rien de mauvais, elle ne faisait que danser. Quoi que puisse penser l’homme avec qui elle échangeait quelques mots, qui lui faisait clairement la morale. La jeune femme fut choquée quand l’homme mentionna le fait qu’elle suivait un chemin indécent, ce n’était pas le cas. Jamais la jeune femme ne s’était égarée ou était entrée sur ce genre de chemin. Bien au contraire, elle était encore toute innocente.

« Je ne me suis engagée sur aucune voie indécente ! »

Son ton était sec à son tour, elle n’appréciait pas d’être insultée de la sorte. Cet homme ne connaissait rien d’elle et il osait la juger. C’était bien l’habitude de ce genre de personnage, qui semblait bien sur tout rapport et qui se permettait de se montrer dur avec les autres. Esmeralda n’aimait vraiment pas ça, parce qu’elle ne considérait pas devoir être soumise au jugement de quelqu’un. Surtout de cette manière, alors qu’elle n’avait vraiment rien à se reprocher concernant l’indécence.

« Je n’ai rien à me reprocher, mais ce n’est pas pourtant qu’on m’aide d’en haut. »

La jeune femme ne savait même pas pourquoi elle se justifiait de la sorte devant cet homme, elle n’avait aucun compte à lui rendre. Même s’il représentait la parole du Dieu tout puissant, elle n’avait aucun compte à lui rendre. Elle n’avait aucune raison de se justifier devant lui, ce n’était qu’un homme parmi tant d’autre. Comme ce dernier n’avait pas de raison de lui faire la morale. Des gitans, il y en avait énormément à Paris et elle n’était pas la seule à danser. Sans doute la plus jeune et peut-être la plus douée (elle était bien trop humble pour penser ce genre de chose), mais elle n’était pas la seule. Il n’avait aucune raison de lui faire la morale de la sorte.
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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Dim 26 Avr - 20:48


Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi
E

lle pourrait bien dire ce qu'elle voulait, cette douce tentatrice, Frollo n'en démordrait pas, puisqu'il était plus aisé pour sa conscience de voir en la bohémienne l'incarnation même d'un pêché capital plutôt que d'admettre sa faiblesse à lui, celle qui le rongeait de l'intérieur, à chaque heure du jour et de la nuit. Elle était, en vérité, plus qu'engagée sur le chemin de l'indécence, elle était l'indécence. Tout en elle appelait aux pensées les plus basses et aux tourments les plus charnels. Même cette voix à son oreille, ces paroles qui lui étaient toutes adressées et qui, pour la peine, le déstabilisaient plus que de raisons, appelaient l'indécence la plus parfaite. Il n'y avait rien d'elle qui ne soit tentation, rien d'elle qui ne soit désir. Elle avait dû être envoyée sur la Terre pour corrompre les hommes les plus pieux, pour détourner les dévots de leurs saints destins. Tous ces sentiments qu'elle lui inspirait, il imaginait qu'il assombrissaient les coeurs et pervertissaient n'importe quel âme dont le regard avait croisé les yeux sombres de la belle danseuse, et cela lui faisait mal en même temps qu'il en éprouvait une jalousie profonde envers l'humanité entière, envers quiconque ressentait ce qu'il ressentait, ces sentiments qu'il aurait voulu garder pour lui, rien que pour lui, scellés à double-tour... et en même temps, il rêvait d'ouvrir la boîte de Pandore et de laisser ses pensées franchir le seuil de ses lèvres. Oh, ce qu'il aurait pu lui dire ! Ce qu'il se retenait, à grand peine, de lui dire ! Mais ce furent d'autres mots qu'il prononça, et c'était sans aucun doute pour le mieux. Il ne pouvait pas tout de même compromettre sa place, son rang, sa condition, sa réputation, son âme, au profit de ce regard surgi de séduisants ténèbres... Ou si, il le pouvait ! Il ne fallait pas.

-L'esprit est prompt, la chair est faible.
récita-t-elle avec toute la neutralité du monde, et une certaine sévérité dans la voix. Le Très-Haut ne vous tendrait-il pas plus promptement la main si vous usiez de votre esprit plutôt que de votre corps pour gagner votre vie ? Inspirer des pensées impies ne garantit pas la clémence de Dieu.

Il faisait au mieux pour se convaincre qu'il parlait là, universellement, que quiconque posait son regard sur la belle gitane voyait naître et s'imposer en lui le péché, alors elle ne pouvait être qu'à blâmer, il voulait croire sa rédemption incertaine, pour ne pas dire impossible.

-Il ne tiendrait qu'à vous de vous repentir.


De fréquenter l'Église, son Église, au plus près de son être... et en même temps, voulait-il sauver son âme à elle pour préserver la sienne ? Ou ne préférerait-il pas laisser la sienne sombrer au même titre que la sulfureuse Esmeralda, et se perdre en même temps qu'elle ? Il savait quelle devait être la réponse la plus évidente. Elle n'était pas forcément celle pour laquelle il opterait, pourtant.








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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Lun 11 Mai - 1:33

Frollo & Esmeralda
Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi.
Esmeralda avait beau être une très belle femme, possédant un pouvoir d’attraction certain, elle ne se rendait pas compte du désir qu’elle pouvait susciter chez les autres, chez les hommes principalement. Elle n’imaginait pas qu’ils puissent avoir de telles pensées envers elle et son cœur, même si elle se rendait quand même compte qu’elle leur plaisait. Elle ne se doutait simplement pas à quel point, comme elle ne se doutait pas que l’homme devant elle était justement l’une de ses « victimes ». Cela n’était pas évident à comprendre en même temps, puisque ses paroles ne transgressé pas du tout ses pensées. Quand il parlait, la jeune femme se contentait d’entendre des serments sur son comportement, des insultes. Esmeralda ne pensait pas avoir réellement besoin de se justifier devant le regard divin du Très Haut, parce qu’elle ne pensait pas avoir un comportement déplacé. Elle se contentait de danser pour gagner de l’argent afin de survivre. Il n’y avait rien de mal à essayer de survivre, surtout quand on se montrait honnête. Esmeralda vivait de la charité, elle ne volait aucun cas dans les bourses des gentilshommes qui venaient remplir son chapeau. Elle n’avait jamais volé de sa vie d’ailleurs, même si elle ne pouvait pas nier avoir déjà fait usage de sous volés. L’argent que les gitans ramené à la cours des miracles n’était pas toujours honnête.

« Je n’inspire pas ce genre de pensée ! »

Elle était clairement offusquée par les paroles du prêtre, elle n’aimait pas qu’il se permettre ainsi de la juger. Il ne savait rien d’elle après tout, comme elle ne savait rien de lui. Comme elle ne savait pas ce qui traversé son esprit alors qu’ils conversaient. En même temps, il était impossible de croire qu’un homme d’Eglise puisse avoir de telle pensée.

« Je n’ai pas besoin de me repentir, je suis pure. »

Dans tous les sens du terme, puisque son corps était parfaitement pur encore et qu’elle avait l’intention de le garder ainsi pendant encore un moment. C’était définitif, Esmeralda n’aimait pas l’homme qu’elle avait sous les yeux. Non, mieux, elle détestait le prêtre. Il ne lui apportait que dégoût, elle se sentait en colère contre lui comme jamais elle ne s’était sentie en colère avant. Elle espérait pouvoir rapidement prendre la route pour s’éloigner de cet homme et ne plus jamais croiser son chemin, elle ferait en sorte de le faire en tout cas. Elle n’avait aucune envie de se retrouver une nouvelle fois confronté au regard remplit de jugement de cet homme, aux paroles qu’il lui adressé. Même, elle n’avait aucune envie de poser une nouvelle fois ses yeux sur son visage, qui ne lui apportait qu’un sentiment de dégoût. Ce n’était pas une question de physique, c’était une attitude entière qui entraînait en elle ce sentiment. Il l’a révulsé et elle le détestait purement et simplement. Pour l’instant, parce que Frollo était encore loin d’avoir montré son vrai visage et ce qu’il ressentait vraiment. Si cela arrivait, ça arriverait certainement, la haine sera bien plus douce.

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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Mar 12 Mai - 16:43


Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi
S'

il avait été en mesure de reconnaître quelle pureté et quelle innocence portait cette âme à laquelle il voulait attribuer tous les vices pour mieux oublier que c'était son âme à lui qu'elle avait su pervertir, et sans rien avoir à dire ou véritablement à faire, juste en étant elle, juste en étant là, aurait-il agi différemment avec elle ? Va savoir... Au fond, peut-être l'entrevoyait-il, cette pureté... Peut-être l'aimait-il, même, cette satanée puretée qui rendait sa passion plus ignoble et honteuse encore. Oui, évidemment qu'il aimait cela chez elle. Il l'aimait tout court, comme on ne doit pas aimer quand on est qui il est, quand on a juré de servir Dieu et l'Eglise, de ne servir que Dieu et l'Eglise. Non, il ne pouvait pas adopter d'autres attitudes vis à vis d'elle, car s'il n'écoutait que son instinct, ou pire, ce coeur qu'il avait pourtant promis au très-Haut, il se précipiterait dans tous les pièges de la nature face auxquels il s'était pourtant considéré fort et indifférent. Il devait la considérer comme la fille de joie qu'elle n'était pas, inconsciente qu'elle était des regards concupiscents qui se posaient invariablement sur elle, puisqu'elle ne pouvait jamais inspirer que pensées luxurieuses à quiconque l'observait d'un peu trop près. Imaginez, alors, ce que ce pouvait être, quand, comme lui à cet instant, l'on plongeait son regard dans le sien... Regard qu'elle lui refusa finalement, après s'être défendue des accusations qu'il avait effectivement porté sur elle. Il la dégoûtait... Il en avait le sentiment, tout du moins, c'était sûrement mieux, mais son coeur en souffrait avec une violence à peine supportable.

-Mentir te condamne.
répliqua-t-il, insistant sur sa noirceur à elle pour ne pas observer l'obscurité qui enveloppait progressivement son âme, un épais brouillard noir qui dissimulait le fond de bonté et d'intégrité qu'il avait toujours cru posséder. Tu ne veux donc pas être sauvée...

En vérité si, en agissant ainsi, elle se sauvait de lui, et qui sait, elle finirait peut-être par le sauver de lui-même. Quoi qu'il ne voulait peut-être pas l'être... Il brûlait d'envie de la sauver malgré elle ou de les perdre l'un comme l'autre. Elle avait de la chance, au fond, qu'ils se trouvent présentement sur une place publique, où il y avait beaucoup de passage, sans quoi, il n'était pas certain qu'il aurait pu répondre de ses actes, comme il ne pouvait pas vraiment répondre de ses pensées à cet instant. Il aurait bien été capable de l'enlever sur le champ, comme il avait déjà pu tenter de le faire. Pour faire quoi au final ? Y penser trop réveillait ce qu'il y avait de plus malsain en lui. Comme de le voir. Il ne fallait pas. Elle le privait de toute raison, et au final, il se sentait capable des folies les plus impardonnables, juste au nom de ces yeux qu'il ne pouvait plus plonger dans les siens, de tout un être qu'il voulait aimer et haïr, posséder et détruire.








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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Mar 2 Juin - 9:11

Frollo & Esmeralda
Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi.
Esmeralda ne comprenait pas pourquoi cet homme d'Eglise s'acharnait à ce point sur elle, alors qu'elle n'avait rien fait de mal. Elle le pensait vraiment, elle était pure. Jamais un homme ne l'avait touché, jamais son âme et son corps n'avaient été profané. Oui, elle était pure, mais il ne semblait pas l'entendre de cette oreille. Qu'avait-elle dont fait pour à ce point s'attirer les foudres de cet homme. Evidemment, la jeune gitane ne se rendait pas compte qu'elle n'avait rien fait justement, qu'elle s'était contentée d'être elle-même. Qu'involontairement, son corps avait séduit l'âme de cet homme et que c'était sa culpabilité qui la jugeait de cette manière. Alors que dans son regard elle voyait du jugement et de la dureté, elle aurait dû y lire toute la passion qu'il pouvait avoir pour elle. Mais pour cela, il aurait fallu qu'elle soutienne ce regard, qu'elle accepte d'y plonger. Elle n'y pouvait pas, elle ne pouvait pas s'y résigner. Il la dégoûtait, purement et simplement. Pas comme le bossu pouvait la dégoûter et lui faire peur, puisqu'elle parvenait à avoir une once d'émotion à son égard, c'était bien plus violent que cela. Sans aucune vraie raison, elle le détestait.

Esmeralda ne se rendait pas compte qu'elle aurait même dû avoir peur de cet homme, qu'elle avait énormément de chance de se trouver sur une place publique en sa compagnie. Parce qu'elle n'imaginait pas une seule seconde ce qui pouvait traverser son esprit, le fait qu'il était capable de devenir l'ombre de ses malheurs. A ses yeux, cet homme n'était qu'un prêtre et n'avait pas vraiment d'incidence sur son existence. Quand ils arrêteraient de parler, ce qu'elle espérait arriverait bientôt, il sortirait de sa vie mais surtout de ses pensées. Il n'y avait pas assez de place dans ses songes pour qu'elle y ajoute cette partie obscure, pour le moment. Parce qu'il viendrait sans doute bientôt un moment où elle n'aurait plus le choix, où le prêtre allait s'imposer de lui-même. Il n'en démordait pas, il ne comprenait pas quand elle parlait. Il la traitait de menteuse, sans connaître la vérité. Esmeralda n'aimait pas ça, elle était pure, elle n'était pas une menteuse. Ce n'était pas dans sa nature de mentir, elle ne le faisait jamais. Mais lui ne voulait pas entendre.

« Je ne mens pas. » Esmeralda ne savait même pas pourquoi elle continuait de prendre la peine de se défendre. Peut-être avait-elle peur au fond des retombés sur son âme, si cet homme d'Eglise parvenait à la condamner. Après tout, il défendait la parole divine. « Je n'ai pas besoin d'être sauvé. »

Effectivement, elle n'avait nul besoin de l'être. Contrairement à celui qui se trouvait là et qu'elle ne regardait toujours pas directement. S'il y avait une âme à sauver dans cette place, ce n'était clairement pas la sienne, mais celle du prêtre. Mais cela, elle ne le savait pas. Du moins, pas encore. Quoi qu'il y ait peu de chance qu'elle le découvre vraiment un jour, ou alors, cela serait bien trop tard pour elle.

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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Mar 2 Juin - 18:59


Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi
O

h si, elle mentait. Elle ne pouvait que mentir. Et si elle n'en avait pas conscience, alors c'était pire encore, et elle était définitivement perdue, un mal que l'on nie ne peut que vous ronger et, à terme, vous détruire. Il était bien placé pour le savoir. La bohémienne ne pouvait avoir que le diable au corps, pour éveiller ainsi chez l'âme masculine un tel appétit charnel, que réprimer était une torture de tous les instants. Il la désirait et la haïssait tout en même temps, la haïssait parce qu'il la désirait, et pour ces tourments de tous les instants, ceux qu'elle lui inspirait au quotidien, il aurait voulu qu'elle avoue ses torts et qu'elle s'excuse, que la séduisante sorcière admette l'avoir ensorcelé pour se savoir victime, qui n'avait rien pu faire contre les troubles qu'elle lui infligeait chaque jour que Dieu faisait. C'en était assez. Si elle ne comptait pas se faire pardonner ses péchés, alors il l'y obligerait, et si elle considérait ne pas avoir besoin d'être sauvée, alors qu'importe, il la sauverait de force, contre son gré. Ou la condamnerait si cela ne suffisait pas. Il se serait appliqué à l'un ou à l'autre si cette place n'avait pas était à ce point noir de monde. Mais c'était trop risqué. Il avait sa place et sa réputation à conserver... Il n'y avait qu'une seule issue directe à cette discussion, qui sauverait peut-être son âme quelques jours de plus, avant qu'elle ne se consume pour de bon... enfin, si cette âme en question n'était pas définitivement condamnée. Ce dont il doutait déjà avant, et plus encore depuis que ses yeux avaient retrouvé l'ébène de ceux de la belle danseuse aux formes infiniment ravageuses. Enfin, il était un fait avéré que les justes étaient les premiers à se croire pécheurs, et les pécheurs à se penser justes.

-Pense ainsi que tu le souhaites.
répliqua-t-il avec cette même froideur.

Son regard ne la lâchait pas. Il voulait tout faire et ne pouvait rien faire. Il voulait un prétexte à la retenir, un autre à la faire définitivement fuir. Il voulait la voir danser pour lui, agiter ses formes subtiles et délicates, encore et encore, jusque son esprit se transforme en tourbillon de pensées. Il voulait que ces yeux se ferment, que ces lèvres se taisent, il voulait un défaut à sa mémoire... Il ne savait plus ce qu'il voulait. Sinon elle. Et ne pas la vouloir. Il fallait qu'il s'en aille. Qu'il s'en aille avant de définitivement perdre la raison.

-Songe à mes paroles, réfléchis-y. Cela te sera utile, à notre prochaine rencontre.


Et il n'ajouta rien de plus. Un regard de plus dans sa direction, de toute manière, et il allait s'abandonner, ou se réduire en cendres. Il tourna les talons, s'éloignant de l'abîme dans laquelle il ne pourrait sinon jamais que chuter et s'écraser. Il était temps de retrouver son Eglise, à proximité de Dieu, ce Dieu qu'il trahissait à chaque seconde où ses pensées s'égaraient dans sa direction, et, bien évidemment, cela lui arrivait constamment, et devenait un douce et dangereuse accoutumance.








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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   Mer 24 Juin - 16:30

Frollo & Esmeralda
Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi.
Esmeralda ne pouvait pas s'empêcher de se sentir mal à l'aise sous le regard de cet homme d'église. Elle ne savait pas pourquoi, elle ne voulait pas savoir même, mais il y avait quelque chose dans ses yeux qui la mettait vraiment mal à l'aise. Et elle n'aimait pas quand il l'a regardé, elle n'aimait pas quand il lui parlé non plus d'ailleurs. D'une manière générale, elle ne l'aimait pas donc. Pourtant, Esmeralda avait quand même rarement autant de préjugé sur une personne. Mais il y avait quand même quelque chose chez ce prêtre qui ne lui plaisait pas du tout, surtout qu'il ne se gêné par pour la juger. Il lui disait qu'elle mentait, il lui disait qu'elle avait une âme impure, alors qu'il ne la connaissait pas du tout. Ce n'était vraiment pas juste, Esmeralda ne comprenait pas pourquoi il se montrait ainsi avec elle. Et elle ne savait même pas pourquoi elle continuait de se justifier, surtout que visiblement, cela n'avait aucun effet. Esmeralda avait beau dire qu'elle ne mentait pas, l'homme ne la croyait pas. Au fond, elle devrait ne pas se soucier des pensées de l'homme à son égard, mais il avait ce regard tellement dur. Le genre de regard qui la poussait à le détester, comme jamais elle n'avait détesté quelqu'un dans sa vie. Et encore, l'innocente était encore loin de s'imaginer ce que le prêtre était capable de faire, ce qu'il y avait dans son esprit quand il l'observait de la sorte.

Visiblement, l'homme d'église avait enfin l'intention de la laisser tranquille. La gitane se disait qu'elle aurait dû partir plus tôt, qu'elle n'aurait même pas dû perdre du temps à l'écouter et à sa justifier. Cela n'avait servit à rien de toute façon. L'homme annonça alors à la jeune fille qu'elle devait réfléchir avant leur prochaine rencontre. Esmeralda fut incapable de retenir un frisson quand elle s'imagina recroiser une nouvel fois cet homme et qu'elle allait devoir à nouveau supporter ses reproches. Elle n'en avait aucune envie, elle n'avait pas l'intention de recroiser de nouveau ce vilain prêtre qui était incapable de la croire quand elle parlait et qui voyait en elle un démon qui n'existait pas. Elle espérait donc que son chemin n'allait pas recroiser le sien. Et ce fut dans un silence total qu'elle laissa l'homme s'éloigner vers son église et la laisser, enfin, tranquille. Elle ne bougea pas pendant quelques secondes, se perdant dans ses pensées, jusqu'à ce que Djali vienne se frotter contre sa jambe nue. Ce fut à ce moment-là qu'elle reprit ses esprits et qu'elle décida enfin de s'éloigner à son tour. Elle espérait vraiment qu'elle n'allait pas prochainement recroiser la route de ce vilain prêtre, qu'elle n'aimait pas avant et qu'elle détestait encore plus maintenant.

Par chance, Esmeralda pouvait aisément se changer les idées et oublier bien vite ses tracas. Il suffisait qu'elle laisse son esprit s'envelopper dans la douce chaleur du soleil de sa vie.

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Message#Sujet: Re: Si tu viens de l'enfer, j'y vais avec toi [pv Esmeralda <3]   

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