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 M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]

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Message#Sujet: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mar 28 Aoû - 20:44




M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis!

Petit voleur des bas fonds de Paris que tu es croyait pouvoir faire ses petits larcins de l'après-midi en paix, c'était sans compter la présence de l'inspecteur de police, dans le quartier du Marais, qui t'es retombé dessus...


feat. Kamil Lyssel et Charles Javert

C'était un début d'après-midi d'apparence tranquille. Il était quatorze heures, environ, et tu t'étais réveillé trois heures plus tôt. Erwan, l'un des clients réguliers de la maison close de Marcelle, était passé, cette nuit. Il avait épousé la fille d'un tavernier pour faire plaisir à son père, mais ils n'avaient jamais réussi à s'aimer. Dès qu'il le pouvait, Erwan s’éclipsait chez Marcelle, où il avait ses habitudes. Comme à chaque fois, il t'avait réclamé pour sa nuit et vous vous étiez endormis alors qu'il te racontait ses récents problèmes de couple. Et, comme bien souvent, Erwan avait quitté le bordel aux aurores.

Comme, en journée, il n'y avait rien a faire, tu étais allé retrouvé Théo pour voir si vous n'arriviez pas à voler des bijoux de valeur, dans les boutiques ou directement sur les gens de la haute. Après être allés vous grignotez une cuisse de poulet dans l'une des tavernes de votre quartier d'origine, vous vous étiez séparés au Marais, en prenant chacun une partie radicalement opposée à couvrir pour être sûrs de ne pas être pris ensemble, si les hommes de loi traînaient dans le coin.
Vêtu d'habits bigarrés qui n'étaient pas de premières jeunesses et deux tresses plaquées sur ta tête, l'air de rien, tu étais entré dans la boutique d'un joaillier. Comme il discutait perles avec une cliente aux airs snobs, tu fis semblant de t’intéresser aux colliers et bracelets présents dans la vitrine, avant de viser les bagues présentes dans une alcôve de la boutique. °Pas très malin de laisser des bijoux pareils aux mains de tous sans la protection d'une vitrine!° Ne pus-tu t'empêcher de penser. Tu ne t'y connaissais pas trop, en perles et en pierres, mais celles qui constituaient les bagues semblaient avoir une certaine valeur. Tu t'en approchas le plus naturellement du monde. Tu regardas autour de toi: derrière, la cliente et le joaillier étaient penchés sur le comptoir à regarder je-ne-sais-quoi, à ta gauche, à travers la vitre, personne - tout du moins, en apparence - ne semblait s’intéresser à ce qui se passait à l'intérieur de la boutique, quand à ta droite, il n'y avait rien, si ce n'est des étalages de bijoux. Persuadé que tu ne serais pas pincé, tu attrapas quelques-unes des bagues que tu fourras dans la poche intérieure de ton gilet. Le vendeur t'avait à peiner jeté un regard, lorsque tu étais entré Il avait dû se douter que tu n'étais pas là pour lui acheter quoi que ce soit - tu n'en avais clairement pas les moyens -, mais il avait dû se dire qu'il n'avait rien d’intéressant qu'un petit misérable dans ton genre puisse lui voler, il s'en était donc assez vite retourné à sa cliente. Il aurait dû être un peu moins sûr de lui. Avec un grand sourire et un ton enjoué, tu lui lanças un au revoir, bonne journée, auquel il ne répondit même pas, et tu regagnas tranquillement le brouhaha de la rue. Tu étais à peine arrivé à l'angle de la rue suivante qu'une main s’abattit sur ton épaule. Tu sursautas et, vieux réflexe du gamin ayant grandi dans la rue, tu te retournas, prêt à donner des coups de poings. Tu arrêtas net ton geste en voyant un homme d'une cinquantaine d'années qui se tenait derrière toi. Et dire que tu avais cru que c'était le joaillier qui avait réalisé que tu lui avais chaparder des trucs et qui t'avait couru après.

Par la Vierge Marie, le vieux, tu m'as fait une de ses peurs! Tu m'excuseras, mais j'ai une journée chargée, donc si tu veux bien me lâcher...!

A bas la politesse, les bonnes manières, le fait qu'il pourrait être ton père, son éventuel rang social, le fait qu'il ait pu te voir faire ton larçin ou que sais-je encore: tu n'aimais pas rester longtemps dans la même rue après avoir commis un vol. Si l'on t'avais vu, tu voulais pouvoir avoir le temps de foutre le camp avant que qui que ce soit ai pu faire prévenir un lieutenant de police. Mais l'homme ne semblait pas vouloir te lâcher, malgré tes tentatives pour l’esquiver...


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Dernière édition par Kamil Lyssel le Jeu 13 Sep - 20:19, édité 3 fois
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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mar 28 Aoû - 22:38


M'embarquer au Palais de Justice !? Mais j'ai rien fait, j'vous dis !
I

ls étaient comme la vermine, ces parasites qui, quand on pense s'en être débarrassé, se sont en fait infiltrés dans les recoins les plus indétectables et les moins accessibles, on pouvait en condamner cent à la pendaison que mille autres vous moqueront à votre insu. Bohémiens, saltimbanques, voleurs... Ils pullulaient, ils avaient envahi les rues de Paris et, en toute illégalité, ne se contentaient pas de pourrir la capitale de l'intérieur, ils s'agitaient, se pavanaient, pavoisaient au nez même des représentants de l'ordre. Leur petit numéro agaçait royalement l'inspecteur de police, qui supportait difficilement cette effronterie. Enfin, l'avantage, quand on voulait s'en prendre à des individus dont le fond de commerce reposait sur des activités illégales, c'est qu'il était plus simple d'avoir la main-mise sur eux quand ils se baladaient effrontément à la vue de tous. Dès que les beaux jours revenaient (et le printemps ayant repris ses droits, les journées ensoleillées daignaient plus fréquemment combler les semaines des Parisiens, qui par conséquent acceptaient plus aisément de sortir de chez eux), les journées de "saisie", ils pouvaient coffrer un nombre conséquent de fauteurs de trouble.

C'était donc un oeil aiguisé que l'inspecteur de police promenait sur les rues parisiennes, cherchant à dénicher le prochain (ou la prochaine) sur qui refermer ses serres acérées de digne représentant de la Justice, au nom de la loi qu'il chérissait tant. Et après quelques minutes d'errance sans rien à se mettre sous la dent, il assista à un "spectacle" à ses yeux des plus éloquents. Quand il vit ce jeune homme débraillé quitter une bijouterie qui pratiquait des prix qui ne pouvaient qu'être en-deçà de ses moyens (si moyens il y avait, ce dont l'inspecteur de police doutait fort de son côté), Javert fut convaincu qu'il y avait anguille sous roche. Son instinct le trompait rarement, et dans tous les cas, il n'oubliait jamais de l'écouter avec la plus grande attention. Ce qu'il fit, donc, poursuivant ce jeune homme jusqu'à atteindre son niveau et déposer une main ferme sur son épaule, à laquelle il valait mieux ne pas se dérober. Le jeune homme chercha bien à se soustraire à son emprise, mais l'homme de loi n'avait aucune envie de le laisser s'en aller.

-Videz vos poches,
lui ordonna-t-il d'un ton sans appel.








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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mer 29 Aoû - 22:34




M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis!

Petit voleur des bas fonds de Paris que tu es croyait pouvoir faire ses petits larcins de l'après-midi en paix, c'était sans compter la présence de l'inspecteur de police, dans le quartier du Marais, qui t'es retombé dessus...


feat. Kamil Lyssel et Charles Javert

Vider... tes poches. Tu perdis un instant ton sourire. Et merde! Ce n'était sans doute pas un commerçant voisin de joaillier qui, dans un moment de sympathie avait décidé de te faire restituer ton butin après t'avoir vu le chaparder. Un policier, représentant de la loi et de la justice, chargé de faire régner l'ordre dans ce taudis qu'est Paris. Ils ne pouvaient donc pas aller fouiner ailleurs si tu y étais? Histoire de foutre la paix aux petites gens comme toi que la vie avait si mal lotie? Si tu ne pouvais pas rapporter ta part de vol au bordel, qu'allait dire Marcelle? Surtout si tu passais ta nuit derrière des barreaux plutôt que dans ta chambre à faire des passes? Enfin, qu'allait-elle dire tout court si elle ne te voyait pas rentrer du tout? Car derrière son côté bourru se cachait un cœur en or qui vous avait toujours profondément aimé, Théo et toi!
Et merde: Théo! Tu n'espérais qu'une chose: qu'il n'était plus dans les parages ou que, s'il l'était, il avait eu la présence d'esprit de foutre le camp! Tu n'avais aucune envie de servir sur un plateau d'argent deux voleurs sans le sous à ce vieil ours qui semblait peut commode. Que savait-il, d'ailleurs, sur ce que tu avais déjà pu voler? Peut-être pas grand chose! Peut-être qu'avec tes culottes d'un marron dont on devinait la couleur, ton gilet gris clair, ta chemise violette, tes vieux sabots et tes tresses dignes d'une fille, tu t'étais retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment et qu'il avait besoin de faire un contrôle sur quelqu'un pour égailler sa journée.

L'envie de jouer au crétin un peu attardé ne comprenant pas ce qu'on lui disait te redonna le sourire. Un sourire insolent comme tu savais les faire. Ce sourire que tu avais lancé à Marcelle toute ton enfance, quand elle vous attrapait, ton frère et toi, à regarder ce que ses filles faisaient avec leurs clients, à travers les serrures, pour la narguer, l'air de dire oseras-tu, oseras-tu pas nous engueuler? Ce sourire provocateur que tu lançais parfois à Erwan, comme pour lui dire... Bref, un sourire provocateur et insolent se dessina sur tes lèvres, refaisant surgir le joyeux luron que tu étais d'habitude. Tout en tirant les poches vides de tes culottes pour les montrer au "vieux", tu déclaras:

Qu'es'-ce que vous voulez que je les vide, mes poches, M'sieur l'agent? Elles sont vides, vous voyez bien?

Ta politesse vis-à-vis des aînés, des représentants des lois et autre guignoles de la haute t'était subitement revenue. Mais le vouvoiement était-il seulement une marque de politesse et de respect? Surtout lorsque l'on sait que l’intonation de ta voix était presque aussi insolente que ton sourire? Pour un gueux comme toi voulant se sortir de se merdier, sans doute... Enfin, si tu étais du genre naïf, ce qui n'était pas ton cas. Mais tu avais envie de faire tourner un peu ton interlocuteur en bourrique, avant d'éventuellement lui rendre le fruit de ton larcin ou essayer de lui fausser compagnie!


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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Jeu 30 Aoû - 18:35


M'embarquer au Palais de Justice !? Mais j'ai rien fait, j'vous dis !
U

n sourire insolent se dessina sur le visage du jeune chapardeur, et l'agacement du représentant de la loi monta d'un cran. Javert était à cheval sur beaucoup de choses. Il avait érigé les principes qui n'avaient pas forgé son éducation mais du moins sa personne en règles de vie, et il ne dérogeait jamais à aucune d'entre elles, dussent-elles poser un quelconque dilemme moral. La loi, cette sacrosainte loi dont il avait fait de l'application son métier, était son principal moteur, mais il était d'autres valeurs auxquelles il attachait une importance toute particulière, aussi valait-il mieux ne pas y déroger en sa présence. Ainsi, la politesse, le respect de la hiérarchie, la déférence étaient autant de termes sacrés pour l'inspecteur de police, et puisqu'il faisait en cet instant face à un énergumène qui ne semblait pas vraiment prompt à lui adresser aucun d'entre eux, il n'était que plus déterminé à lui faire payer cher cet affront personnel autant que le crime dont il l'estimait toujours coupable, quand bien même le jeune homme n'oubliait pas de plaider son innocence coûte que coûte.

Oh, certes, il est vrai qu'il daigna au moins le vouvoyer, mais pour avoir entendu autant de vermines employer ce même pronom sans y mettre davantage de forme, il avait depuis longtemps cessé de considérer cela comme une marque de politesse qui se suffise à elle-même. Le sourire fiché sur les lèvres du voleur combiné au rejet de sa requête faisaient qu'il n'avait aucune intention de faire preuve de la moindre clémence. Pensait-il réellement que ce petit numéro d'innocence descendue de son socle ait la moindre chance de fonctionner avec lui ? Si tel devait être le cas, l'inspecteur de police n'oublierait pas de le détromper dans les brefs délais. Tant que le jeune homme n'aurait pas fait ce qu'il disait, il ne le lâcherait pas, et s'il devait le conduire au poste pour obtenir le fin mot de l'affaire, il le ferait, sans vergogne, quitte à consacrer bien trop d'un temps précieux à ce qui ne devait finalement être qu'un piètre larcin.

-Inspecteur, je vous prie,
répliqua-t-il pour corriger le terme par lequel son interlocuteur l'avait désigné. Et quand je donne un ordre, j'entends qu'on y obéisse. Alors videz vos poches et ne faites pas d'histoires.








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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Jeu 30 Aoû - 21:31




M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis!

Petit voleur des bas fonds de Paris que tu es croyait pouvoir faire ses petits larcins de l'après-midi en paix, c'était sans compter la présence de l'inspecteur de police, dans le quartier du Marais, qui t'es retombé dessus...


feat. Kamil Lyssel et Charles Javert

Non, sérieusement!? Inspecteur, sérieux? Qu'est-ce qui changeait, entre Monsieur et Inspecteur? Tu te garas bien de le lui demander et de lui faire savoir ce que tu en pensais, de son inspecteur; la meilleure décision que tu es prise des dernières minutes. Et sa main toujours ferment agrippée à ton épaule - il avait une sacrée poigne, le bougre! -, t'empêchant de te faire la malle (et ce n'était pas faute d'avoir essayé). Tu essayas encore une fois de protester:

Mais puisque j'vous dis qu'elles sont vides...

Rien à faire! Le vieil ours voulait vraiment te faire sortir ton larcin! Et ça t'emmerdait vraiment! Elles étaient vraiment jolies, les bagues, et Marcelle ou l'une des filles en auraient bien trouver une utilité quelconque.
Bon gré, malgré, un sourire toujours aux lèvres - tu t'étais fait pincé et Monsieur l'Inspecteur finirait bien par découvrir que tu avais les bagues sur toi, mais pourquoi devoir s’apitoyer sur son sort? -, tu commenças par vider, avec des gestes d'une lenteur exagérée qui aurait fait perdre patience à une montagne millénaire, les poches extérieures de ton gilet. Elles ne contenaient que quelques piécettes que tu laissas tomber par terre. En touchant les pavés gris et délavés, elles firent un tintement de clochettes. Là, sur le sol pas des plus propres, elles détonnaient un peu, alors que les rayons du soleil venaient se refléter dessus, attirant l’œil des passants. Tu en sortis aussi un mouchoir déjà mainte fois utilisé et lavé que t'avais fait ta mère, presque dix ans plus tôt, après l'une de tes passes qui c'était mal passée, que tu glissas dans ta manche. Avant de finalement sortir de la poche intérieure une des bagues volées que tu laissas au creux de ta main, après avoir un peu la moue sous son regard austère. Ce n'était pas de guetté de cœur, mais tu savais que c'était ça ou il ne te lâcherais pas les basques. Tu ne pus, pourtant, t'empêcher, de lui lâcher à nouveau un sourire, lorsque tu revins à la charge:

Bon, maintenant que je les ai vidées, j'peux y aller?

Il allait sans doute te demander d'où la bague venait, mais pourquoi se donner se plaisir de lui servir la réponse sur un plateau d'argent. Tu avais vidé tes poches, comme demandé. S'il voulait savoir autre chose, il avait une langue et il ne se se gênerait sans doute pas de te le faire savoir. Et puis, honnêtement, devoir lui expliquer d'où est-ce que tu la tenais et si tu en avais d'autre, tu n'en avais pas la moindre envie!


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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Ven 31 Aoû - 17:39


M'embarquer au Palais de Justice !? Mais j'ai rien fait, j'vous dis !
L

e jeune chapardeur aurait beau s'évertuer à prétendre que ses poches étaient vides, le cartésien Charles Javert ne croirait jamais qu'en ce qu'il verrait, et dans l'attente n'oublierait pas de remettre en cause le propos de jeune homme. S'il existait une présomption d'innocence, il ne fallait pas remettre en question, à ses yeux, la présomption de culpabilité, et en ce qui le concernait, il estimait que son interlocuteur avait tout du coupable idéal. Délit de faciès ? Peut-être, mais les circonstances non plus ne jouaient pas en faveur du voleur que l'homme était déterminé à inquiéter à présent. Sa requête était ma foi fort simple. Qu'il vide ses poches dans l'instant et que celles-ci soient vides, l'inspecteur de police admettrait alors s'être trompé, l'exercice ne serait pas plaisant, mais Javert savait reconnaître ses erreurs (seulement, ce qui était une erreur pour d'autres avait parfois tendance à ne pas l'être à ses yeux), seulement, le garnement faisait de la résistance, et Javert crut bien qu'il lui faudrait insister encore et encore avant que Kamil ne trifouille bel et bien le fond de ses poches pour en dévoiler au représentant de la justice le contenu (non sans une lenteur abominable, au demeurant).

Des piécettes, un mouchoir qui manifestement avait déjà fait usage. Dans un premier temps, le jeune homme n'extirpa rien de ses poches qui puisse, en quoi que ce soit, être considéré comme compromettant. Mais cela ne dura pas, et finalement, il sortit de la poche intérieur de son gilet une bague qu'il prit soin de garder au creux de sa main. Un bijou précieux que ce garçon n'aurait sans doute pas eu les moyens de se procurer de façon honnête. Une fois n'est pas coutume, l'inspecteur de police se flattait d'avoir pu ainsi se fier à son instinct. Mais cela ne suffirait pas pour autant. Car le garçon, insolent, réclamait de s'en aller, et rien ne prouvait encore que la bague ait été dérobée, même si cela semblait malgré tout assez évident.

-Cette bague, d'où vient-elle ?
l'interrogea-t-il d'un ton qui laissait clairement entendre qu'il se faisait une bonne idée déjà de ce que devait être la réponse à la question, et il ne posait pas tant la question dans l'intention de laisser le bénéfice du doute au jeune voleur que pour le confronter à son larcin.








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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mar 4 Sep - 12:57




M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis!

Petit voleur des bas fonds de Paris que tu es croyait pouvoir faire ses petits larcins de l'après-midi en paix, c'était sans compter la présence de l'inspecteur de police, dans le quartier du Marais, qui t'es retombé dessus...


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C'était quoi cette impression que l'inspecteur semblait très bien savoir d'où elle venait, cette bague!? Il devait prendre un certain plaisir à te le faire avouer, de la même façon que toi tu jubilais à l'idée de jouer à l'imbécile! Tu t'autorisas tout de même à tenter:

Si j'vous dis qu'on se la transmet de génération en génération, de père en fils, dans la famille, vous me croirez pas, hein!?

Evidemment, l'histoire étant tellement énormissime de baratins que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. D'ici quelques décennies, on te dirait certainement que ton nez s’allonge comme celui du petit Pinocchio. Mais qui ne tente rien, n'a rien, n'est-ce pas!? Pourtant, tu as entendu ta mère te marteler le crâne avec le fait qu'on ne pouvait pas jouer à l'imbécile avec n'importe qui! Mais allez donc essayer d’inculquer quelque chose comme ça à un guignole comme toi! Ça ne signifiait pas pour autant que tu ne savais pas t'arrêter ou que tu étais incapable de comprendre ou de réaliser que ton interlocuteur n'était pas le genre à tolérer le fait qu'on le fasse tourner en bourrique! Qui aimait passer pour un crétin, de toute façon!? Certainement pas l'inspecteur, en tout cas, c'était certain. Tu l'avais compris derechef, dès que tu avais compris que ce n'était pas une personne lambda. C'est donc sans guetté de cœur que tu avouas, dans un soupir, en désignant la boutique de bijoux, un peu plus loin:

Bon, d'accord: j'l'ai volé dans la boutique du joaillier!

Elle t'avait fait envie. Ça arrive à tout le monde, non!? Qui n'a pas envie d'obtenir ce qu'il ne peut pas avoir!?< Ah non, merde: tu es un petit voleur de bas étage et il est de notoriété publique que les petits voleurs - la racaille de ton espèce, quoi! - veulent toujours ce qu'ils ne peuvent pas s'offrir; c'est pour ça qu'ils volent! Et sur le ton le plus sérieux du monde - bien que tu t'en doutais -, tu demandas:

Y va m'arriver quoi, maint'nant!?


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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mer 5 Sep - 17:52


M'embarquer au Palais de Justice !? Mais j'ai rien fait, j'vous dis !
L'

inspecteur de police ne fit pas même mine d'accorder ne serait-ce qu'un peu de crédit au début d'explication que chercha à lui fournir son interlocuteur pour justifier ce qui était aux yeux de Javers un larcin manifeste. Certes, il le devrait peut-être, au nom de la présomption d'innocence, mais il avait roulé sa bosse depuis bien asse longtemps pour distinguer les bandits au long cours et les jeunes égarés qui erraient en toute innocence. Cette bague ne pouvait pas être le fruit d'un quelconque héritage. Au-delà du fait que Javert, mus par ses convictions (et quelques préjugés, il est vrai) n'admettait pas l'hypothèse que qui que ce soit dans l'ascendance du jeune homme ait pu lui adresser un tel héritage, si ce devait en être un, il prendrait soin de le conserver précieusement, et ne commettrait pas l'imprudence de le conserver au creux de sa poche, où le bijou ne pouvait se perdre que trop aisément. Non, il ne goûtait pas à son excuse et le laissa entendre en un simple haussement de sourcil plus que soupçonneux. S'il fallait qu'il se justifie, il allait devoir faire preuve de plus d'imagination pour parvenir à convaincre Charles Javert. Mais il n'y était apparemment pas décidé.

Finalement, Javert s'attendait tout de même à ce que le jeune homme lui oppose plus de résistance, mais il ne mit en définitive pas longtemps avant de passer aux aveux. Tant mieux, c'était le mieux qu'il avait à faire. Cela n'allègerait pas sa peine, c'est évident, mais cela aurait le mérite de ne pas l'alourdir davantage, et dans les circonstances actuelles, c'était le mieux que le jeune Kamil pouvait espérer, du moins aux yeux de l'inspecteur de police, qui en son esprit et dès la première seconde l'avait d'ores et déjà condamné. Ainsi, il lui évita d'avoir à insister et admit son larcin, avant de demande ce qu'il allait advenir de lui. Lucide, le jeune homme semblait accepter son sort. Aux yeux de Javert, c'était un comportement plutôt appréciable. Il n'avait plus l'âge de courir après la racaille, il laissait cela aux autres.

-Maintenant...
Il marqua une légère pause, comme pour ménager son effet dramatique. Pour commencer, vous allez rendre ce bijou à qui de droit. Ensuite, vous me suivrez jusqu'au palais de Justice.







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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mer 12 Sep - 12:47




M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis!

Petit voleur des bas fonds de Paris que tu es croyait pouvoir faire ses petits larcins de l'après-midi en paix, c'était sans compter la présence de l'inspecteur de police, dans le quartier du Marais, qui t'es retombé dessus...


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Comme tu t'y attendais, l'inspecteur de police ne cru pas un seul mot de ton histoire d'héritage. Son ossement de sourcils te le fit très clairement comprendre et tu ne t'étais pas spécialement attendu à autre chose, toi-même ne croyant pas un traître mot de ce qui était sorti de ta bouche. Tu ne savais rien de ton père - si le terme de père peut avoir lieu, dans ton cas, celui de géniteur correspondant mieux -, qui ne savait sans doute pas que tu existais. Car quel homme assumerait l'enfant qu'il a eu avec une catin? Surtout avec une catin avec il n'avait sans doute pas passé plus d'une nuit. La mère Lyssel, ta mère, elle-même, n'aurait su te dire avec qui elle t'avait conçu. A quarante-deux ans, elle n'était plus toute jeune, pour une prostituée, mais elle était encore belle et était la seule a ne pas avoir quitté le bordel après ta naissance pour un autre bordel, le cimetière, la prison ou pour une quelconque autre raison, même si tu avais toujours de bons contacts avec certaines. La mère Lyssel avait cette expérience que les plus jeunes n'avaient pas forcément et que certains appréciaient pour dépuceler leur rejeton. Elle en avait donc vu passer, des hommes, et, à dix-spet ans, lorsqu'elle avait accouché de toi, essayer de savoir qui pouvait être le père de cette chose avec lequel elle se trouvait désormais lié à jamais, c'était le cadet de ses soucis, pour peu qu'il en ai fait un jour parti. Autant dire que ton hypothétique père ne pouvait rien te faire hériter et ne parlons pas de ta mère.

Tu eus un mouvement de recul, lorsque l'inspecteur te fit savoir que tu allais commencer par rendre ton larcin. Tu comprenais bien que le joaillier serait laisé, s'il ne pouvait pas récupérer sa bague pour la vendre à son prix d'origine, mais tu n'avais aucune envie de le faire. Ta fierté en avait pris un coup, après t'être faire prendre, mais devoir aller la rendre, la queue entre les gens, c'était le pompon, la cerise sur le gâteau, l'humiliation de trop, le... bref! Étonnement, tu n'essayas même pas de protester, vu que tu t'y attendais. A reculons, tu revins donc sur tes pas pour entrer dans la joaillerie. La bourgeoise était parti et le commerçant trafiquait tu-ne-savais-pas-trop-quoi derrière son comptoir. Au regard qu'il te lança, lorsque tu posas la bague sur le bois vernis, en face de lui, tu compris qu'il avait réalisé qu'il lui manquait un bijou et qu'il c'était douté que c'était toi, mais n'était pas intervenu, ayant vu l'inspecteur déjà sur l'affaire. Sans rien dire, tu lui lanças un regard de défi, comme pour lui faire comprendre que la situation était déjà assez gênante pour toi sans qu'il ne se sente obliger d'en rajouter une coucher avec d'éventuelles reproches. Il eu le tact de n'en rien faire, mais remercia l'inspecteur d'un mouvement de tête. Et tu vis dans l'obligation de devoir suivre se dernier jusqu'au Palais de Justice.
Tu ne dis rien de tout le trajet, mais lorsque l'institution de justice fut à porter de vu, tu te hasardas à demander:

J'vais être mis en cellule? Combien de temps j'vais y passer!?

Même si tu n'appréciais pas l'idée de t'être fait attraper, celle de passer une nuit - ou plusieurs - dans une cellule miteuse ne t'effrayait pas spécialement, ayant passé ton enfance dans le dernier endroit où on imaginerait un enfant. C'était surtout la perspective des heures privées de ta liberté chérie, loin de Marcelle, de la mère Lyssel, de Théo et des filles qui te rassurait peu. Tous se douteraient que tu t'étais fait embraquer, tu n'en doutais pas, mais ta mère restait une mère s'inquiétant pour ses enfants, même lorsqu'ils sont grands. Quand à Marcelle, elle risquerait sans doute de te passer un savon pour les pertes dues à ton absence et personne n'aimait enrager Marcelle, même si tu avais toujours adoré la rendre chèvre...


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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Jeu 13 Sep - 18:06


M'embarquer au Palais de Justice !? Mais j'ai rien fait, j'vous dis !
B

ien que le jeune homme n'affichât aucun enthousiasme, bien au contraire, à la perspective de devoir rendre son bien au bijoutier qu'il avait floué, ce qui était après tout la moindre des choses, il s'exécuta sans protester. Javert ne s'était pas attendu à ce qu'il cède si rapidement à sa requête, quand bien même il aurait su l'y obliger, d'une façon ou d'une autre, mais il n'allait certainement pas s'en plaindre. Justice ne serait pas complètement faite encore, mais les torts seraient au moins en partie réparés, et c'était une excellente chose. Javert adressa au jeune voleur un attention toute particulière tandis que ce dernier rendait la bague qu'il avait dérobé à son propriétaire. Il se méfiait par-dessus tout de cette sorte de vermine et était bien décidé à s'assurer que le garçon n'allait pas en profiter pour dérober autre chose en contrepartie, détournant l'attention d'une manière ou d'une autre. Mais rien de tel. Le joallier obtint gain de cause et le remercia, remerciements que Javert accueillit d'un simple hochement de tête avant de quitter la boutique, ils n'avaient aucune raison de s'attarder plus longuement ici.

Leur prochaine destination était donc évidente pour eux deux, puisqu'il s'agissait du palais de justice, où le jeune Kamil écoperait d'une punition à la hauteur des torts qu'il avait provoqués. Javert aurait pu se montrer clément. Après tout, le jeune home avait rendu la bague, le pire avait été évité, mais il n'avait aucune confiance en ces voleurs au long cours, et il était convaincu qu'il recommencerait sitôt qu'il aurait le dos tourné. Il avait besoin d'une bonne leçon, et c'est ce qu'il recevrait.

-Ce n'est pas à moi d'en décider, mais il fallait se soucier de ce genre de choses avant,
répliqua-t-il, sévèrement, bien décidé à délivrer l'"affaire" à ses collègues tandis qu'ils passaient la porte du palais de justice.

Au fond, il savait que le jeune homme ne risquerait la cellule que pour une courte durée. Les geôles étaient surpeuplées, et on ne pouvait se permettre de garder trop longtemps les irrécupérables tels que lui, surtout à l'heure où le bijoutier avait obtenu réparation. Mais qu'importe, c'était une question de principe. Et une bonne leçon à retenir.







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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mer 19 Sep - 18:12




M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis!

Petit voleur des bas fonds de Paris que tu es croyait pouvoir faire ses petits larcins de l'après-midi en paix, c'était sans compter la présence de l'inspecteur de police, dans le quartier du Marais, qui t'es retombé dessus...


feat. Kamil Lyssel et Charles Javert

Tu éclatas de rire. Bien qu'il n'y avait rien de drôle à la situation, tu éclatas de rire. Vous veniez de passer la porte principale du Palais de Justice, l'inspecter et toi, et les différentes personnes gravitant dans le hall - juges, magistrats, avocats, divers inspecteurs de police et autres gugusse aux grades divers de la dite police, les quelques civils présents là pour une raison X, Y ou Z et compagnie -, te regardèrent pour tout de bond, en lors de leur passage. Tu devais avoir l'air d'un fou et ils devaient pensé que tu devais être bon pour l'asile ou un truc dans le genre. Mais c'était vraiment plus fort que toi: que pouvait-on faire, quand ses nerfs décident de lâcher, à part attendre que sa passe? Il te fallu d'ailleurs quelques bonnes minutes pour te reprendre et d'arrêter ton rire nerveux. Une fois un semblant de sérieux retrouvé, tu ne pus t'empêcher de lâcher au vieil inspecteur de police, dans ce qui pourrait presque passer pour l'un de ces coups de sang sorti de l'on ne sait où, comme il ne t'en arrive rarement:

Y penser, hein!? Parce que vous croyez quoi? Que j'ai un pois chiche dans la tête et que je suis un p'tit con incapable de réfléchir!? On a pas tous l'immense privilège d'être né du bon côté de la vie, avec une cuillère en argent dans le gosier. Un fils de pute dans mon genre ne pouvait pas espérer mener une meilleure vie que celle de voleurs des bas fonds. La catin qui m'a donné la vie avait d'autres priorités que de donner une éducation et d'envoyer à l'école ces rejetons: genre, les nourrir et une fois ça fait, y reste plus grand chose pour leur offrir autre chose. Donc 'scusez-moi de ne pas avoir des riches commerçants ou un vicomte et une vicomtesse de péta ou chnoque les oies comme parents pour me permettre de finir inspecteur de police comme vous! Chacun son moyen de substance pour nourrir sa famille: vous, avec vos grands airs respectables derrière votre costume d'officier, moi, avec les moyens du bord! J'aurais pu ne rien voler, mais j'aurai peu aussi laisser crever de faim les miens et, franch'ment, j'avais pas le cœur à ça!

C'était sorti sèchement, comme le venin d'un serpent. Ce n'était pas entièrement vrai, que tu volais pour nourri les tiens, mais ce n'était pas entièrement faux non plus: c'étais une des conditions pour qu'avec Théo vous ne creviez pas de froid dehors et puissiez avoir vos entrées au bordel - même si tant que tu y officierais comme putain, tu pourrais toujours y accéder comme tu voulais -, ainsi que la protection de Marcelle. Mais ça, l'inspecteur n'avait pas besoin de le savoir. Tu t'étais déjà trop avancé, toi qui, d'habitude, t'ouvrais rarement sur ton enfance et sur le métier de ta mère à de parfaits étrangers.
Du coin de l’œil, tu remarquas que les gens c'étaient arrêtés pour vous regardez, avec l'inspecteur. Il y avait des murmures désapprobateurs. Sans doute dû au fait que tu es eu le culot de déverser comme ça un tel flot de paroles sur un inspecteur... Tu te raclas la gorge, essayant de reprendre contenance. Tu t'étais peut-être un peu trop avancé dans tes propos, mais c'était trop tard pour revenir en arrière et tu ne pouvais que reprendre le regard et le sourie insolent que tu avais eu lorsque l'homme t'avait attrapé, même si ça n'allait sans doute pas plaider en ta faveur.


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Message#Sujet: Re: M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]   Mer 19 Sep - 18:37


M'embarquer au Palais de Justice !? Mais j'ai rien fait, j'vous dis !
L'

impassibilité proverbiale de l'inspecteur Javert contrastait avec le comportement du jeune vaurien, pris semble-t-il d'un incontrôlable fou-rire qu'il prenait grand soin de partager avec quiconque croisait leur route et lui adressait des regards soit intrigués, soit courroucés. Javert se moquait royalement du regard des autres lou encore de ce qui provoquait une telle hilarité chez le jeune homme, ce qui importait à ses yeux, c'était qu'il reçoive la juste punition pour le crime qu'il avait commis, afin que la loi soit respectée, pour le reste, il n'avait que faire aussi bien de ses fou-rires absurdes que de sa vie, qu'il n'oublia pas d'étaler sous son nez malgré tout, comme si cela pourrait l'inciter à la sensiblerie ou à la culpabilité. Des histoires larmoyantes, déchirantes ou sordides, il en entendait sans cesse, c'était son lot quotidien, celle-ci ne ferait pas exception.

L'inspecteur s'abstint de tout commentaire quand Kamil suggéra que Javert ne lui prêtait aucune aptitude spécifique à la réflexion (dit dans des termes plus vulgaires il est vrai, qu'il était habitué à entendre mais ne prononçait jamais). C'était la vérité, s'il était apte à penser convenablement, non seulement il s'épargnerait de commettre le moindre crime, mais plus important encore, il s'abstiendrait de se faire prendre. Il ne réagit pas davantage quand il précisa que tout le monde ne naissait pas avec les mêmes chances. Javert l'entendait tout le temps, celle-là, on plaignait sa naissance pour justifier son attitude. Comme s'il fallait avoir connu le luxe à la naissance pour vivre vertueusement. Javert était lui aussi un fils de putain, en plus d'être fils de forçat, et sa naissance, il l'avait subie dans la cellule mal famée d'une prison. Personne n'avait à lui donner de leçons de ce point de vue-là. Il estimait qu'il était la preuve vivante que tout homme souhaitant s'en sortir dignement en était bel et bien capable. Ceux qui choisissaient les voies détournées du crime et de la dépravation ne faisaient jamais que s'abreuver de facilité.

-La naissance ne justifie pas la mauvaise conduite
, se contenta de répliquer très sèchement Javert. Et elle n'allège aucune peine. Alors vous avez tout intérêt à trouver un meilleur argumentaire pour votre défense si vous ne voulez pas connaître un sort pire que celui qui vous attend déjà.





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M'embarquer au Palais de Justice!? Mais j'ai rien fait, j'vous dis! [PV Charles Javert]
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