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 Une maison sans enfant est une tombe. [pv Cosette et Marius]

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Message#Sujet: Une maison sans enfant est une tombe. [pv Cosette et Marius]   Mer 9 Mai - 18:53



Une maison sans enfant est une tombe.
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illenormand trépignait d'impatience, c'était aussi simple que ça. Lui qui avait tenu le lit si longtemps n'éprouvait plus le moindre signe de fatigue, et était convaincu de pouvoir tenir sur ses deux pieds, fermement ancrés dans le sol, tout le temps que durerait la réinstallation de Marius dans une maison qui, aux yeux de son grand-père, n'avait finalement jamais cessé de lui appartenir. Il avait le sentiment d'avoir retrouvé l'allant et l'énergie de ses vingt ans tandis qu'il s'activait à fournir à chacun toutes les recommandations nécessaires à chacun pour que sa demeure qu'il avait trouvé si vide soit prête à accueillir le couple de jeunes mariés qu'il avait décidé, avec grand plaisir, d'héberger. Il avait fait préparer leur chambre et comptait bien leur laisser toute une aile du domaine afin qu'ils puissent y vivre pleinement sans avoir le sentiment de l'envahir. De toute façon, c'était bien simple, Gillenormand avait l'intention de se faire tout petit. Cette espace était destiné à prendre vie, et ce n'était pas lui qui avait ce pouvoir mais bien la jeunesse qui allait pouvoir s'y déployer. Car Marius devait arriver d'un instant à l'autre dorénavant, et le jeune homme serait accompagné de sa jeune épouse, la fameuse Cosette que Gillenormand mourait d'impatience de rencontrer enfin.

C'est vrai, il était peiné, et quelque part assez déçu, de ne pas avoir été convié aux noces du jeune couple (mais de ce qu'il avait compris, personne ne l'avait été en fin de compte), oui, il aurait voulu que la réconciliation avec Marius soit totale et que leurs divergences politiques ne fassent plus jamais débat entre eux (qu'il n'y ait plus jamais de divergences politiques tout court, en fait), mais il savait que c'était trop demandé. Il le comprenait et il l'acceptait... Il caresserait toujours l'espoir de convertir son petit-fils, qu'il avait élevé comme un fils, à ses idées, mais en attendant, il se contenterait très bien de sa présence. Enfin, il y allait avoir de la vie ici (et encore plus si le jeune couple décidait d'agrandir la famille... et Gillenormand espérait bien que ce serait le cas), entre ces murs qui, faute d'être occupés de jeunesse, se révélaient vieillissants. Et quelle hâte il avait de rencontrer enfin la fameuse Cosette ! Il était convaincu de l'adorer. Marius en parlait avec tant d'emphase et d'amour qu'il était impossible qu'il ne l'aime pas à son tour ans tous les cas. Le jeune homme était d'ailleurs allé la chercher, et ils devaient arriver d'un instant à l'autre. En effet ils finirent par se présenter à sa porte. Gillenormand sourit en découvrant le jeune couple. Cosette était absolument ravissante.

-Enfin vous voilà !
dit-il sans cacher son enthousiasme. Cosette, je suis si heureux de te rencontrer enfin, ajouta-t-il en tournant le regard vers la jeune femme.






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Message#Sujet: Re: Une maison sans enfant est une tombe. [pv Cosette et Marius]   Jeu 19 Juil - 0:04

Une maison sans enfant est une tombe.

Cosette se sentait à la fois anxieuse et impatiente. Sa vie changeait considérablement, et elle s'en réjouissait et s'en inquiétait en même temps. Elle pensait à son père, à l'angoisse qu'il devait ressentir, ne sachant pas où elle se trouvait, elle pensait à sa vie d'avant, à celle d'encore avant, et à maintenant, à tout ce qui l'attendait à tout ce qu'elle allait construire. Elle avait fait un premier pas en épousant Marius, c'en était un second de rencontrer son grand-père, pas seulement parce que c'était le premier de ses "proches" qu'il lui présentait officiellement, mais parce que la demeure où ils se rendaient à présent était aussi la demeure où ils allaient dorénavant vivre. Cosette apprivoisait ces changements avec un enthousiasme de petite fille et une culpabilité équivalente... que Marius savait estomper malgré tout. Quand il était avec elle, quand son regard la couvait avec tendresse, elle oubliait d'angoisser pour se contenter d'aimer. Chaque pas qu'elle faisait maintenant s'inscrivait dans ceux de l'homme dont elle avait pris le nom, et c'était une perspective grisante. Maintenant, elle devait se montrer à la hauteur de ses attentes et de sa nouvelle vie.

Le grand-père de Marius leur ouvrit et Cosette se sentit rassurée en voyant l'immense sourire qui étirait ses lèvres. Elle avait eu peur de se retrouver face à un homme austère et méprisant, qui aurait jugé d'un mauvais oeil cette épouse sortie de nulle part que son petit-fils avait choisi de prendre pour femme sans le consulte. Mais non, cet homme semblait avoir sincèrement attendu de la rencontrer, et sa jovialité faisait chaud au coeur. Elle avait craint d'être une intruse, voilà qu'elle était accueillie à bras ouverts. C'était un vrai bonheur à constater.


"Tout le plaisir est pour moi"
, répondit Cosette dans un sourire en inclinant légèrement la tête en signe de respect. "Marius m'a tant parlé de vous, j'étais impatiente de vous rencontrer."

Cosette exagérait un peu ce dernier point. D'autant que si son époux avait pu lui parler de son grand-père, ça n'avait pas toujours été en des termes élogieux. Elle savait qu'un conflit idéologique opposait ces deux hommes et que c'était à contrecoeur que Marius s'était résigné à lui demander de les héberger. Cela n'avait pas aidé à calmer son appréhension d'ailleurs. Mais celle-ci s'estompait totalement, maintenant.

[
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Message#Sujet: Re: Une maison sans enfant est une tombe. [pv Cosette et Marius]   Jeu 20 Sep - 15:08

Une maison sans enfant est une tombe.
C’était évident que si Marius avait eu d’autres choix – s’il avait eu les moyens d’offrir à Cosette un endroit où vivre dignement – ils ne se retrouveraient pas à bientôt de rendre chez Luc Esprit Gillenormand. Non pas que Marius n’appréciait pas le fait que son grand-père ait accepté de les héberger, bien au contraire il avait craint qu’il n’accepte pas justement, mais disons qu’il aurait aimé pouvoir s’en sortir seul. Sauf que ce n’était pas envisageable, l’argent que Marius parvenait à gagner suffisait à peine pour lui-même. Et il était évident qu’il n’avait pas pu faire venir sa toute jeune épouse dans l’appartement qu’il habitait jusqu’à présent. Donc oui, ils allaient vivre chez son grand-père parce qu’ils n’avaient pas le choix. Et maintenant, Marius était sur le point de présenter sa tendre Cosette à son grand-père.

Mine de rien, le jeune homme ne pouvait pas s’empêcher d’être un peu anxieux quand même. Il n’y avait aucune raison que Luc Esprit Gillenormand n’apprécie pas son épouse, Cosette était parfaite et tout le monde ne pouvait que l’adorer. Cependant, c’était quand même un sacré cap que le jeune homme était en train de passer. Un cap qu’il aurait dû vivre avant son mariage avec la jeune femme, dans l’ordre des choses, mais les événements ne s’étaient pas passés comme prévus. Donc, oui, Cosette était déjà son épouse et ce n’était que maintenant que son grand-père allait la rencontrer. Marius espérait que l’homme ne lui ferait pas de reproche devant sa jeune épouse. Même s’il avait semblé heureux à l’idée de la rencontrer quand même, Marius ne pouvait pas s’empêcher d’être un peu sur ses gardes. Mais bon, dans tous les cas, ils ne pouvaient plus reculer maintenant. Ils étaient devant la maison qu’il avait habité pendant des années avant de décider de partir sur un coup de tête en découvrant la vérité, et son grand-père leur ouvrit la porte.

Le jeune homme apprécia de voir le sourire sur le visage de son grand-père. Il avait le sentiment qu’il ne l’avait pas vu sourire comme ça depuis… eh bien, en fait depuis toujours. L’homme affirma qu’il était heureux de rencontrer sa jeune épouse et celle… parfaite comme elle l’était toujours affirma qu’il lui avait beaucoup parlé de son grand-père et qu’elle avait hâte de le rencontrer. Si Marius avait parlé de son grand-père à Cosette, il ne l’avait pas fait tant que ça au final et ce n’était pas toujours en de très bon terme. Mais Cosette ne laissait rien paraître.

« Je suis ravie que vous puissiez enfin rencontrer Madame la baronne Pontmercy, mon père. »

Bon, d’accord, il n’avait clairement pas besoin d’appeler son épouse comme cela, un simple Cosette suffisait, mais c’était tout de même son nom officiel à présent, puisque lui-même était baron de son père, baron lui-même, sans que son grand-père n’ait pris la peine de lui dire. Ce n’était pas forcément utile ce genre de petite pique, mais il n’avait pas pu s’en empêcher. Quand bien même, il avait tout de même appeler son grand-père, mon père, comme il l’avait si souvent fait dans le passé.
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Message#Sujet: Re: Une maison sans enfant est une tombe. [pv Cosette et Marius]   Jeu 20 Sep - 19:08



Une maison sans enfant est une tombe.
E

n plus d'être tout à fait charmante d'apparence, la jolie Cosette se révélait d'une politesse et d'une amabilité qui devaient faire d'office d'elle la belle-fille idéale. Mais il n'avait pas eu besoin de cela pour en être sûr. Pourtant, il aurait pu nourrir quelques soupçons à l'égard de Marius, au regard de ses fréquentations... mais quand il avait évoqué pour la première fois la femme qui faisait battre son coeur (et qu'il avait épousée sans l'avertir), il avait su, il avait senti au fond de lui, qu'il l'aimerait. Il l'aimerait parce qu'elle rendait Marius heureux, et aussi, plus égoïstement, parce qu'elle le rapprochait un peu de ce dernier, au point même qu'il consente à venir vivre sous son toit à nouveau. Oui, la jeune Cosette était tout à fait charmante. Dans sa tenue autant que dans ses manières. Quand elle affirma que Marius lui avait parlé de lui, Gillenormand avait la faiblesse de vouloir le croire. En bien ou en mal ? Cela n'importait presque pas, au final... Tout ce qui comptait, c'était que sa personne n'ait pas été totalement effacée dans la mémoire et dans le coeur de celui qu'il n'avait jamais cessé de considérer comme son fils, quoi qu'il ait pu dire ou prétendre. Il allait s'épargner toute précision, néanmoins, de crainte qu'elles ne le blessent inutilement. Il préférait se contenter de ce qu'il entendait pour l'heure, d'autant que Cosette n'affichait véritablement aucune hostilité à son adresse. Non, rien d'autre que de la gentillesse et de la bienveillance : Marius l'avait définitivement très, très bien choisie. Et Gillenormand se disait d'ailleurs qu'elle saurait avoir la meilleure des influences sur lui.

Gillenormand avait le sentiment que rien ne saurait faire disparaître le sourire qu'il avait sur les lèvres, mais il fut tout de même vite détrompé par les propos de Marius qui, en quelques mots, sut éteindre certains de ses espoirs. En associant à Cosette les titres dont elle écopait à présent... il rappelait l'attachement que Marius gardait à son père, ce père qui avait créé une facture visiblement irréversible entre eux. Le coeur de Gillenormand se serra. Il avait eu tort de croire que le retour de Marius mettrait fin à sa rancoeur envers lui. Il le détesterait sans doute toujours un peu. Et sans le confort qu'il pouvait accorder au jeune couple, jamais il ne se serait adressé à lui pour commencer. Il y avait bien ce "mon père" qu'il avait été si fier d'entendre avant... mais même ce terme semblait prendre une tonalité un peu amère.

-Eh bien... vous permettrez que je vous appelle Cosette, n'est-ce pas ?
demanda-t-il en retrouvant un peu de son sourire pour l'adresser à sa belle-fille. Permettez-moi de vous conduire à vos appartements. Vous n'en souperez que trop de la présence d'un vieillard comme moi.








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