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 Il vaut mieux percuter un ami qu'un ennemi. (Eponine)

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Message#Sujet: Il vaut mieux percuter un ami qu'un ennemi. (Eponine)   Sam 8 Juil - 16:33

Il vaut mieux percuter un ami qu'un ennemi.
À quelque chose près, les journées d’Esmeralda se ressemblaient toutes. La jeune femme sortait de la cour des miracles pour rejoindre les rues de Paris afin de danser et gagner de l’argent. En espérant, évidemment, tomber sur son beau soleil. Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait pas vu que la jeune gitane commençait à doucement désespérer. Quand elle pensait à son Phoebus, elle continuait toujours de sourire, d’afficher ce sourire bien trop pur au vu de la situation. Mais pour autant, cela ne suffisait pas à son bonheur. En ce moment, Esmeralda se sentait quelque peu morose, parce qu’elle ne pouvait même pas apercevoir de loin l’homme qui faisait battre son cœur. Elle se demandait où il était, même s’il était encore à Paris. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? L’épidémie du choléra se répandait dans les rues de Paris et même si Phoebus avait une vie bien meilleure que les personnes comme elle, constamment dans la rue, constamment dans le froid, il n’était pas immunisé. Et s’il avait attrapé la maladie ? À force, la jeune femme ne pouvait vraiment pas s’empêcher de se poser mille questions, parce qu’elle n’apercevait pas l’ombre d’un soleil à l’horizon. Ce qui avait passablement le don d’agacer sa chèvre d’ailleurs, qui avait décidé de faire la tête à sa maîtresse depuis la matinée. Ça c’était parce qu’elle sentait bien qu’Esmeralda n’était pas vraiment à sa danse et qu’elle ne s’amusait pas autant de la voir faire ses tours, alors qu’en temps normal elle était son meilleur public. Esmeralda était préoccupée par autre chose que Djali, ce qui avait donc le don de l’agacer.

Esmeralda se « disputait » donc avec Djali depuis le début de la journée, alors qu’elle tendait de gagner des sous. Elle était en train de faire le compte de ce qu’elle avait eu pour le moment, c’était dire pas grand-chose. Esmeralda poussa un soupir, accompagné d’un bêlement de Djali. Quand la gitane tourna son regard vers sa chèvre, celle-ci lui lança un regard noir avant de s’enfuir en courant. Sans vraiment plus de cérémonie, Esmeralda se releva pour courir derrière elle, l’appelant pour le sommet de revenir à elle. Djali avait son caractère et si Esmeralda était sa maîtresse, elle ne pouvait pas constamment lui faire entendre raison. Mais la gitane n’avait pas envie de la laisser partir comme cela, c’était injuste, alors elle courait du mieux qu’elle pouvait avec ses pieds nus dans la rue. Mais à force de fixer son regard sur Djali, Esmeralda ne fit pas assez attention et percuta assez violement une personne – qu’elle ne reconnue pas tout de suite – tomba lourdement par terre. Djali en profita, évidemment, pour se faire la male, à tous les coups elle chercherait à rejoindre Gringoire. Esmeralda se releva donc, tournant son regard vers la personne qu’elle avait percutée.

« Oh Ponine ! »
S’exclama-t-elle en la reconnaissant enfin, heureuse de « tomber » sur une personne qu’elle connaissait. « Je suis désolée, je ne faisais pas assez attention. »
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Message#Sujet: Re: Il vaut mieux percuter un ami qu'un ennemi. (Eponine)   Sam 8 Juil - 17:00


Il vaut mieux percuter un ami qu'un ennemi.
V

oilà, c'était fait, c'était acté, irrémédiable et certain : Marius avait épousé sa Cosette, Marius était parti pour de bon, et en conséquence. La jeune femme ne se faisait pas d'illusion, ce fait était la fin de tout, la fin d'absolument tout. Enfin, elle était un peu mélodramatique. C'est vrai, la terre ne s'arrêterait pas de tourner pour autant, sa vie ne s'arrêterait pas pour autant, mais pour la jeune femme, c'était tout comme, parce que l'homme qu'elle aimait, le premier homme pour lequel elle ait éprouvé des sentiments si puissants, si forts, lui échappait pour de bon. C'est vrai, il ne lui aurait jamais appartenu dans tous les cas, mais à présent qu'il était marié, l'espoir d'être sienne et qu'il soit sien s'amenuisaient pour de bon. Elle allait devoir tourner la page, passer à autre chose, faire le deuil de sentiments qu'elle avait éprouvé avec trop de force et trop de vigueur... C'était plus simple à dire qu'à faire. Elle aimait vraiment trop Marius pour envisager que l'on puisse aimer autant quelqu'un d'autre... et elle l'avait perdu. Pas seulement parce qu'il était à présent l'époux d'une autre, mais parce que leurs chemins allaient à présent se séparer pour de bon. Ils n'avaient jamais appartenu au même monde, tous les deux. Mais à présent, cela se confirmait, l'écart entre eux se creusait car il y avait plus d'un mur peu épais pour mettre de la distance entre eux. Elle lui deviendrait étrangère, et d'ici quelques années, il se souviendrait d'elle, peut-être, sans se rappeler son nom, avec une nostalgie feinte de l'époque où il menait une existence désargentée à soupirer après la fille qu'il aimait. Une époque à laquelle il ne voudrait plus jamais revenir, en somme. Oui, voilà, ça y était, c'était sûr, elle l'avait perdu pour de bon. Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, elle ne vit pas la jeune femme qu'elle heurta... ou qui la heurta ? Elle n'aurait su dire. Dans tous les cas, ce n'était pas si grave, ce n'était même pas grave du tout. Car la jeune femme en question, Ponine la connaissait, et elle était ravie de la croiser.

"T'excuse donc pas, j'regardais pas où j'allais non plus."
répondit Ponine dans un fin sourire, qui préférait largement faire l'impasse là-dessus. Elle était seulement contente d'être en présence d'une amie, c'était exactement ce dont elle avait besoin, maintenant. "Comment vas-tu ?"

La question intéressait honnêtement la jeune femme mais elle devait quand même reconnaître qu'elle apprécierait de pouvoir s'épancher sur ses propres problèmes... c'était sûrement égoïste, mais pouvoir se confier lui ferait du bien. A qui d'autre le faire ? Zelma ? Elle ne voulait pas l'ennuyer avec ses problèmes.




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