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 Si tu veux un ami, sois son ami. (Ursus)

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Message#Sujet: Si tu veux un ami, sois son ami. (Ursus)   Sam 8 Juil - 15:55

Si tu veux un ami, sois son ami.
Il n’en revenait vraiment pas de ce qu’elle avait fait. Quand Valjean était rentré de vadrouille un jour, trouvant une lettre de Cosette pour lui expliquait qu’elle partait, il avait vu son monde complètement se chambouler. Il n’en revenait pas de la manière dont les chose s’étaient passé, comment Cosette avait pu lui planter un couteau dans le dos comme ça. Parce que c’était un peu le sentiment qu’il avait. Bon, en un sens, Valjean ne désirait pas voir sa fille de cœur être malheureuse non plus.  Bien sûr qu’il voulait son bonheur, mais il avait un peu de mal à accepter que ce bonheur soit loin de lui. Et alors qu’il voyait la jeune femme s’attacher pour la vie à un parfait petit français, son désir de départ pour l’Angleterre était quelque peu compromis. Valjean pouvait très bien décider de laisser Cosette en compagnie de son époux – parce qu’ils étaient bel et bien mariés, le vieil homme n’avait rien vu venir, mais ils étaient mariés – et partir pour l’autre côté de la Manche, dans le but de se protéger. Après tout, en un sens, la jeune femme était quand même entre de « bonnes mains ». Du moins, elle était entre les mains de l’homme qu’elle avait choisi, il n’avait plus son mot à dire. En même temps, même quand il avait encore son mot à dire, elle ne l’écoutait pas. Sauf que non… Jean Valjean ne pouvait pas se résoudre à quitter le pays sans sa vie et maintenant, il pouvait difficilement forcer la jeune femme à quitter le pays. C’était risqué, le vieil homme en avait bien conscience, parce que Javert était là, peut-être même qu’il était dans son ombre et qu’il attendait le moment propice pour l’attaquer et l’arrêter. Il n’y avait vraiment plus un moment où Valjean ne se retournait pas dans la rue, par crainte de voir l’inspecteur lui tomber dessus. Il aurait dû partir… il devrait partir, mais il ne pouvait pas encore le faire. Mais pourquoi Cosette lui avait-elle fait ça ?

Parce qu’elle était amoureuse tout simplement, qu’il ne pouvait pas empêcher son cœur de battre pour quelqu’un. Mais bon, ce n’était pas parce que Jean Valjean pouvait techniquement la comprendre – non parce que d’une manière générale, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il avait aimé lui de son côté, avant que sa fille de cœur n’entre dans sa vie – qu’il acceptait quand même ce qu’elle lui avait fait. Parce qu’elle l’avait trahi, elle lui avait menti. Et avec tout cela, le vieil homme ne savait plus du tout ce que les choses allaient devenir. Finalement, il devait s’en doute la laisser prendre son envol, mais c’était vraiment difficile. En attendant, Jean Valjean ruminait encore et toujours. Ce jour-là, ou plutôt ce soir-là, Valjean avait attendu que le soleil soit bien bas dans le ciel pour sortir de chez lui et se « promener ». Sans vraiment trop y réfléchir, son chemin le conduisit tout droit vers le Jardin du Luxembourg. Un peu comme si son inconscient le poussait à revenir là où il avait encore la chance de pouvoir profiter de la présence de sa fille de cœur. Il marcha dans les allées, complètement perdu dans ses pensées. Jusqu’au moment où son regard se posa sur une figure connue. Il aurait aimé tomber sur Cosette plutôt, mais ça lui convenait très bien.

« Bonsoir Ursus. »
Salua-t-il l’homme sous ses yeux, en lui adressant un fin sourire. « Je ne pensais pas vous croiser ici. » En fait, il ne pensait pas le croiser tout court.
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Message#Sujet: Re: Si tu veux un ami, sois son ami. (Ursus)   Sam 8 Juil - 16:40


Si tu veux un ami, sois son ami.
U

rsus n'était pas parti, pas encore, parce que Gwynplaine n'avait pas encore endossé ses nouvelles fonctions et parce que, plus l'échéance approchait, plus il lui devenait difficile de faire abstraction de l'imminence d'une rupture. Il le savait, ni Dea, ni Gwynplaine, ne voulaient qu'il s'en aille, malheureusement, certains désirs n'étaient tout simplement pas compatibles. Ursus restait convaincu du fait que la vie qui leur était promise était sans rapport avec celle à laquelle il devait aspirer. Ce serait étrange, de reprendre la route avec Homo, son loup, après tant d'années passées dans un climat qu'il n'aurait jamais imaginé, un climat de complicité, de tendresse, de gentillesse... En bref, il avait trouvé une famille, une famille qui avait été le socle de tout son univers... maintenant, il fallait qu'il accepte que cette famille se dissipe, disparaisse, ne soit plus. Dea et Gwynplaine allaient poser les jalons d'une nouvelle famille, et Ursus était convaincu qu'ils sauraient trouver le bonheur, ensemble, sans lui, mais il n'était plus de la partie. Il ne disait pas cela à brûle-pourpoint, non, c'était une chose à laquelle il avait mûrement réfléchi, et qui exigeait de sa part une résignation sans borne. Maiis il n'y était pas encore, et en attendant, il se trouvait là, au beau milieu du jardin du Luxembourg, à attendre que le temps passent, que les minutes se changent en heure, qu'elles amènent avec elles un nouveau flux de pensée. Ces promenades solitaires avaient été fréquentes, Ursus étant un solitaire dans l'âme, mais elles étaient devenues récurrentes ces derniers temps. Il avait besoin de prendre ses distances, et il se disait que cela ne ferait pas de mal non plus à ses enfants de coeur, bien au contraire. Il les préparait psychologiquement à l'inéluctable.

Il avait choisi de se rendre au jardin du Luxembourg sans vraiment de raison particulière, si ce n'est que l'endroit était beau, agréable et plaisant à cette période de l'année. Il se promenait donc là, sans véritable but ni intention particulière. Cet endroit était l'idéal, quand on cherchait à s'abandonner à ses pensées. Des pensées qui n'étaient pas toujours heureuses ou positives mais qui étaient pour autant nécessaires. Il devenait important qu'il songe à la suite, à l'après, et pour cela, il n'y avait pas mille manières de procéder. Ce fut alors qu'il en était à ces promenades, à ces considérations, qu'il croisa un visage connu, un visage connu oui, et sympathique par ailleurs. Clairement, il ne devait y avoir que cet homme pour avoir su se faire d'Ursus, qui n'était pas à prendre avec le dos de la cuillère, comme ami.

-Et pourtant
, répondit Ursus dans un haussement d'épaules. Il n'y avait rien à ajouter, le hasard faisait parfois bien les choses. Vous allez bien ? Vous semblez soucieux.



code by Mandy


_________________


La nature l'avait fait pour être triste.
Il lui était difficile de sourire, et il lui avait toujours été impossible de pleurer.
Il lui manquait cette consolation, les larmes, et ce palliatif, la joie.
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