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 Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu [pv Marius <33]

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Message#Sujet: Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu [pv Marius <33]   Sam 8 Juil - 11:48


Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu
C

ela faisait plusieurs jours que Ponine n'avait pas vu Marius, et les pensées à ce sujet se bousculaient dans son esprit. Serait-il parti sans dire au revoir ? En même temps, pourquoi lui dirait-il au revoir ? Etait-il déjà marié à la belle Cosette ? Les pensées remuaient ses méninges, la rendaient totalement folle. Elle se rendait compte des petites habitudes qu'elle avait prises et qui le concernaient, et qui lui faisaient tant de bien. Il y avait un mur presque aussi fin qu'une feuille de papier pour les séparer l'un de l'autre, elle aimait entendre sa porte s'ouvrir quand il rentrait chez lui, elle aimait entendre du mouvement, là, de l'autre côté. Elle l'imaginait respirer et vivre à quelques mètres d'elle, et ça lui faisait un bien fou. Tout ça, tous ces petits riens, ça lui communiquait du courage, de l'espoir. Et depuis qu'il n'était plus là, eelle avait le sentiment que plus rien n'allait. Elle avait supporté sa famille, les coups de son père, durant des années sans la présence du jeune homme... Mais maintenant, cette présence lui était devenue indispensable. Il avait mis du baume sur ses plaies, et même si la non-réciprocité de son amour pour lui lui avait fait plus d'une fois du mal, cela n'ôtait rien au fait qu'elle se sentait mieux, plus heureuse, quand il était tout à proximité... Au point qu'elle ne savait savourer en cet instant l'absence du reste des Thénardier/Jondrette, alors qu'elle aurait pu le savourer, souffler, respirer. Son père était allé vaquer à ses affaires, sa mère s'en était allée allez savoir où avec Zelma, et on l'avait autorisée à rester seule chez elle. En d'autres circonstances, ça lui aurait fait le plus grand bien, là, cela ne l'aidait qu'à ruminer plus encore ses sombres pensées. Allongée sur la paillasse qui lui servait de matelas, elle guettait les bruits du monde et se demandait ce qu'elle allait devenir. La réponse était simple : sans Marius, elle serait personne, absolument personne.

Puis elle l'entendit. Elle l'avait presque oublié. Ce cliquetis familier, celui d'une clé dans une serrure, d'une clé dans la serrure voisine. Ponine sentit son coeur battre à tout rompre. Est-ce que c'était vraiment possible ? Ce pouvait-il qu'il soit revenu ? Ou ne revenait-il que pour une dernière fois avant de définitivement disparaître. Dans tous les cas, la jeune femme devait savoir. Elle se redressa aussitôt, rajusta ses haillons comme s'ils lui donnaient une chance d'avoir l'air plus élégante, et elle sortit dans le couloir pour découvrir la porte de chez Marius bel et bien ouverte. Avec précaution, elle passa la tête dans l'encadrement de la porte, et un sourire fleurit sur ses lèvres, c'était bel et bien lui.

-J'ai cru que j'vous reverrai plus,
avoua-t-elle alors.



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Message#Sujet: Re: Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu [pv Marius <33]   Mer 23 Aoû - 16:10

Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu.
Tout se passait si bien, trop bien, qu’en un sens, Marius se demandait quand les choses allaient se compliquer. Mais il n’avait aucune envie de se laisser envahir par de sombres pensées, alors qu’il était officiellement l’époux de Cosette. C’était incroyable, presque surréaliste, mais c’était tout simplement génial. Maintenant qu’ils étaient mari et femme, le jeune homme savait que son père n’allait plus pouvoir l’emmener loin de lui et lui faire traverser la Manche. Cela avait peu de chance de plaire au père de Cosette, mais ce n’était pas réellement ce qui le préoccupait. Marius avait envie de croire qu’il pouvait être apprécié par l’homme, il suffisait simplement qu’il prenne le temps de le connaître. Ce qu’il n’aurait pas pu faire s’il était parti et maintenant… eh bien, il n’y avait aucune raison qu’il parte. Bien sûr, Marius savait qu’il avait encore des choses à régler, mais il avait vraiment le sentiment que tout prenait un sens. Tout prenait enfin un sens.

Et parce qu’il était temps d’avancer un peu, Marius revenait chez lui. Enfin, dans l’appartement qu’il avait occupé pendant très longtemps et qu’il n’allait plus occuper maintenant, parce qu’il ne pouvait évidemment pas accueillir Cosette dans un tel endroit. Elle ne pouvait pas vivre dans cet endroit miteux, raison pour laquelle il était allé trouver son grand-père en mettant sa fierté de côté. Il revenait donc dans cet appartement qu’il ne pouvait plus réellement considérer comme chez lui, dans le but de rassembler ses affaires. Il entra dans l’appartement en utilisant comme d’habitude sa clef et se concentra sur son œuvre. Quand tout d’un coup, une voix s’éleva derrière lui. Marius se retourna vers Eponine, lui adressant un sourire.

« Oh, Ponine, je ne savais pas que tu étais là. » En même temps, il était rare que la jeune femme soit chez elle, du moins à cette heure de la journée. D’habitude, elle était souvent en vadrouille quelque part pour son père. Et assez souvent, le jeune homme se rendait compte de la présence des Jondrette en les entendant. Ce qui arrivait quand même très facilement, parce qu’ils n’avaient qu’un fin mur entre leurs deux appartements. Enfin, pour le moment, puisque Marius n’allait pas rester ici. « Comment tu vas ? »

Et il posait la question honnêtement, se demandant vraiment comment elle allait. Ne se rendant pas compte que la jeune femme avait vraiment craint de ne plus le voir et que cela lui aurait causé beaucoup de tristesse. En même temps, Marius, comme à son habitude, ne voyait rien du tout. Il ne se rendait pas compte que la jeune femme avait foncé chez lui dès qu’elle l’avait entendu, qu’elle se trouvait là alors qu’il venait à peine d’arriver, parce qu’elle avait espéré l’entendre revenir. Comme il ne se rendait pas compte qu’il allait lui faire du mal, parce qu’il n’avait pas l’intention de rester. Puisque sa vie se trouvait ailleurs maintenant, auprès de celle qu’il avait déjà épousé. Il ne se rendait vraiment compte de rien.
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Message#Sujet: Re: Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu [pv Marius <33]   Mer 23 Aoû - 21:23


Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu
P

onine se contenta d'esquisser un fin sourire, qui était en réalité douloureux, quand le jeune homme observa qu'il ignorait qu'elle était là. Malheureusement. Cette réplique anodine n'était pas simple à entendre, pour la jeune femme, car cela ne faisait que confirmer ce qu'elle savait déjà : il était revenu ici, oui, mais il n'était pas revenu dans l'espoir de la voir. Quelles que soient les motifs de son passage, cela ne la concernait pas. Oh, elle était suffisamment lucide pour en avoir conscience, mais pour autant, ça lui faisait du mal tout de même, parce qu'elle garderait toujours au fond d'elle l'espoir qu'il tienne plus à elle que ce n'était le cas en réalité. Elle aurait peut-être préféré, au fond, ne pas être là, ça lui aurait évité une nouvelle désillusion. Et en même temps, elle ne voudrait être nulle part ailleurs, car le simple fait de pouvoir entendre sa voix, le simple fait de pouvoir lire son sourire, tendre et agréable, lui réchauffait un coeur qui semblait comme en suspens quand le jeune homme était loin d'elle... Et maintenant, il serait constamment loin d'elle. Alors pourquoi continuerait-il de battre, exactement ? Pour rien, il n'y avait rien il n'y aurait plus rien. Elle prit donc sur elle de ne faire aucun commentaire et adressa au jeune homme un haussement d'épaules quand il lui demanda comment elle se portait. S'il savait.

-On fait aller...

C'était une manière comme une autre de ne pas dire ce qu'elle pensait pourtant, que loin de lui, elle dépérissait, qu'il avait donné à sa vie morose plus de sens, que de ne plus l'entendre vivre à quelques pas d'elle constituait à ses yeux un manque terrible... Oui, elle aurait pu lui dire tout cela, mais à la place, elle se contenta d'une réponse creuse et indifférente, et elle savait dors et déjà qu'il ne comprendrait pas, qu'il ne devinerait pas... Il avait été aveugle à ses sentiments quand il l'avait sous les yeux tous les jours... Alors il n'allait certainement pas comprendre maintenant que la distance les séparait inéluctablement. D'ailleurs, ne serait-ce pas la dernière fois qu'ils se voyaient. Elle craignait fort que ce soit bel et bien le cas. Et elle ne se trompait sans doute pas.

-Et vous, alors ?
demanda-t-elle sans être sûre de vouloir connaître la réponse, parce qu'elle se disait que son beau Marius était sans doute aux anges, parce qu'il avait épousé la belle Cosette, la femme qu'il aimait, celle qui avait tous les privilèges que Ponine, elle, ne possèderait jamais. Qu'est-c'qui vous ramène ici ?

Sans doute une affaire oublié, ou quelque chose à régler avec le propriétaire. Elle savait en tout cas qu'il était juste de passage, et elle n'aimait pas ça.

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Message#Sujet: Re: Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu [pv Marius <33]   Lun 9 Oct - 10:46

Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu.
Eponine ne sembla pas particulièrement enthousiaste quand elle prit la parole pour lui dire comment elle allait. Elle se contenta d’un « on fait aller », qui voulait tout dire et ne rien dire en même temps. Une personne normale aurait pu s’inquiéter, aurait pu se demander ce qui poussait la jeune femme à ne pas se sentir si bien que cela. Parce qu’évidemment, les propos de Eponine ne laissaient rien de côté, la jeune femme ne se sentait pas bien. Mais Marius n’était pas quelqu’un de normal, il regardait sans voir. Il posait ses yeux sur Eponine, mais il ne voyait rien. Il l’entendait, mais il ne l’écoutait pas. Pourtant, quand il lui avait demandé si elle allait bien, le jeune homme était vraiment sincère et s’inquiétait pour le sort de la jeune femme, il se demandait vraiment s’il allait bien. Mais alors qu’elle répondait comme ça, Marius comprenait surtout qu’elle n’allait pas si mal que ça. Pour sa défendre, le jeune homme ne pouvait pas s’empêcher de se dire que Eponine ne pouvait pas aller entièrement bien non plus, au vu de ses conditions de vie et du fait que son père ne manquait pas de se montrer dur avec elle. Mais il ne se rendait pas compte que c’était surtout parce qu’il n’était plus là qu’elle ne se sentait pas bien. Il ne voyait vraiment aucun lien avec lui.

Donc, il voyait qu’elle n’allait pas trop mal que cela et il s’en satisfaisait tout simplement. Il lui adressa un sourire d’ailleurs. Et puis, elle lui retourna la question, lui demandant ce qu’il faisait ici. C’était vrai que normalement, on ne pouvait pas dire que le jeune homme avait des raisons de venir dans cet ancien appartement qu’il avait occupé pendant si longtemps. Mais en même temps, il fallait bien qu’il clôture ses affaires.

« Je vais très bien. »
Répondit-il alors, ne parvenant toujours pas à se rendre compte du contraste entre sa réponse et celle de Eponine. Sans non plus se préoccuper du fait qu’exprimer son bonheur comme il le faisait, ça risquait de faire du mal à la jeune femme. Il ne se rendait définitivement compte de rien. « Je suis venu ici pour récupérer mes dernières affaires. » Dit-il alors, en désignant les quelques petites choses qui restaient dans l’appartement. En un sens, tout cela n’avait rien d’importance (mais en même temps, rien n’avait de l’importance en dehors de Cosette maintenant), mais Marius tenait quand même à les récupérer. C’était une manière pour lui de définitivement tourner la page, quand bien même tout ce qu’il y avait eu avant son mariage avec sa bien-aimée ne disparaissait pas de son esprit non plus. Simplement cet appartement, cette vie de célibataire dans ce taudis donc. « Je vais rendre les clefs aussi et payer les derniers loyers que je dois. »

Et c’était donc la fin, complètement. Marius venait pour la dernière fois dans cet endroit en tant que locataire. Parce qu’il n’avait plus aucune raison d’y vivre.
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Message#Sujet: Re: Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu [pv Marius <33]   Lun 9 Oct - 17:43


Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu
I

l allait mieux que bien, il allait très bien, disait-il, et si Eponine voudrait se réjouir seulement du bonheur de celui qu'elle aimait, elle n'y parvenait pas, parce qu'elle savait pertinemment pourquoi il était heureux, et ce bonheur était ce qui faisait son malheur, réellement. Parce que s'il rayonnait à ce point, c'était parce qu'il était à présent marié avec sa belle Cosette, sa magnifique Cosette, et de toute évidence, le mariage lui réussissait, pour lui, tout allait bien dans le meilleur des mondes... Pour elle, eh bien... c'était un renoncement, un couteau planté en plein coeur... Peut-être qu'elle n'aimait pas assez Marius, au fond, car si elle l'aimait assez, le voir heureux lui suffirait, elle ne se torturerait plus, elle le laisserait vivre sa vie et disparaîtrait dans la sienne... Mais elle n'y arrivait pas. Le voi lui donnait envie de le retenir, de trouver un prétexte, n'importe lequel, pour le faire renoncer à sa si charmante épouse et rester ici, avec elle... même pas pour l'aimer comme elle voudrait qu'il le fasse, mais pour redevenir ne serait-ce que son voisin, celui qu'elle aimait entendre vivre derrière la fine cloison de ses appartements.

Elle savait, à présent, qu'elle devait s'imprégner de sa voix, de son parfum, de son regard, parce que ce serait sans doute la toute dernière fois. Il venait en effet là pour quelques formalités, ça et rien de plus. Il devait rendre ses clés, payer ses quelques loyers de retard... que du prosaïque... Ponine ne savait s'empêcher de se sentir un peu vexée à l'idée qu'il n'ait pas un seul instant songé au fait que repasser par chez lui serait l'occasion de revoir sa voisine. Elle aurait apprécié qu'il le dise, même sans le penser vraiment, juste pour se sentir un peu aimée... même si ça ne devait forcément qu'être illusoire. Mais elle fit comme si de rien n'était. Elle fit de son mieux, tout du moins. Elle hocha donc doucement la tête, gardant pour elle ce qu'elle avait sur le coeur, quand bien même ce serait peut-être la dernière occasion qu'elle aurait de le faire. Elle n'en était pas capable. Pour la peine, elle n'allait pas suivre les recommandations de Grantaire, de toute façon, ce n'était pas comme si ça pourrait changer quoi que ce soit, à présent. Les dés étaient jetés. Elle avait perdu la partie. Mais en même temps, ce n'est pas comme si elle avait véritablement joué. Elle n'avait pas les critères.

-Et où ce que vous vivez, maintenant ?
demanda-t-elle alors, curieuse.

Ce n'était pas une bonne chose qu'elle en sache le moins possible à son sujet. Mais c'était véritablement plus fort qu'elle.

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Message#Sujet: Re: Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu [pv Marius <33]   

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