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 Toute vie véritable est rencontre. (Torquemada)

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Message#Sujet: Toute vie véritable est rencontre. (Torquemada)   Dim 4 Déc - 0:21

Torquemada & Valjean
Toute vie véritable est rencontre.
Les choses s'accéléraient un petit peu. Jean Valjean savait parfaitement qu'il n'avait plus beaucoup de temps pour mettre en place son départ. D'ailleurs, il se rendait parfaitement compte surtout qu'il prenait trop de temps, qu'il en perdait inutilement. Mais il voulait que tout soit réglé avant qu'ils ne prennent la route avec Cosette, parce qu'il n'allait pas y avoir de retour en arrière possible. Du moins, l'ancien forçat ne pensait pas qu'il allait pouvoir y avoir. Il avait l'intention de définitivement traverser la Manche, afin d'éloigner sa fille de celui qu'elle aimait, de ce pays qui était en train de la lui prendre. Jean Valjean savait bien qu'il ne pouvait pas espérer garder Cosette constamment à ses côtés, mais puisque l'inspecteur Javert avait retrouvé ses traces, il allait devoir partir. Et forcément, il n'était pas question pour lui de quitter ce pays sans sa fille, même s'il savait que la situation ne lui plaisait pas forcément. Tant pis... ce Marius n'était pas quelqu'un de bien de toute façon. Cosette était jeune encore, elle allait se remettre de la peine de coeur qui était en train de la faire souffrir. Elle aurait tout le temps de rencontrer quelqu'un d'autre dans l'autre pays, dans leur nouvelle vie. Même si, rien que cette idée, ne lui plaisait pas vraiment. Mais ça, il pensait qu'il avait encore le temps de voir venir. Pour l'heure, le vieil homme se concentrait sur la manière dont il allait traverser la Manche. Ce n'était pas rien quand même, ce n'était pas un petit voyage. Jean Valjean devait faire en sorte que rien ne puisse venir gâcher ce voyage, que rien ne puisse venir gâcher leur fuite. Javert avait pris bien trop d'avance sur eux, il était encore une fois dans son ombre. Jean Valjean voulait mettre une bonne fois pour toute fin à cette traque constante, à cette peur constante. Une fois qu'ils auraient passé la mer, une fois qu'ils se trouveraient à l'étranger, l'ancien forçât savait que sa vie allait être bien différente. Qu'elle allait être bien mieux, parce qu'il n'aurait plus aucune raison de craindre de se faire arrêter de nouveau, de devoir retourner en prison. Il souhaitait la paix pour ses vieux jours, pour le reste de sa vie.

Valjean préparait donc les derniers détails avant le grand départ. Il avait envie de partir le plus rapidement possible et il pensait que ça allait être le cas en effet, que bientôt ils allaient partir avec Cosette. L'homme venait de discuter longuement avec un capitaine qui faisait halte à la capitale pour l'heure, mais qui allait bientôt reprendre la route avant de reprendre la mer. Valjean voulait partir, mais il ne voulait surtout pas laisser de trace, alors il passait un marché avec ce capitaine dans le but qu'il leur fasse faire cette traversée. Les choses se mettaient doucement en place, enfin. Il marchait dans la rue, dans le but de rejoindre la demeure qu'il occupait pour l'heure avec Cosette, mais qu'il avait hâte de quitter afin de pouvoir reprendre une vie normale avec sa fille, quand malencontreusement il percuta une personne.

« Je suis vraiment navré monsieur. » Affirma-t-il vivement, en se rendant compte de son erreur. Dans sa voix, on pouvait lire la sincérité qu'il ressentait. Parce que c'était le cas, il se sentait vraiment désolé. « J'espère ne pas vous avoir fait de mal. »
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Message#Sujet: Re: Toute vie véritable est rencontre. (Torquemada)   Dim 4 Déc - 20:36


« These are the shadows of the past »

Le regard du moine s'attardait sur la Seine, qui se précipitait sous les pieds de Paris. Le fleuve, loin d'être translucide, ne laissait que deviner les formes des objets emportés par le courant. Celui-ci était beaucoup plus impérieux qu'on ne pourrait se le figurer. A vrai dire, l'espagnol ne donnait pas cher de la vie de l'âme en peine qui prendrait le risque de s'aventurer dans ces eaux, surtout si le ciel lui-même n'était pas clément. La Seine était peut-être un symbole de tout, au final. De l'eau coulait sous les ponts, disait-on. Les événements à Paris, comme ailleurs en Europe se précipitaient, pour le meilleur, comme pour le pire. Les situations politiques et religieuses étaient de plus en plus remises en question, par des têtes blondes qui s'imaginaient pouvoir refaire le monde à leur image. Hélas, ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient, mais ils avaient une influence croissante. Parfois, Torquemada tremblait pour l'avenir de cette humanité qu'il aimait. Il craignait que les flammes elles-mêmes ne fussent plus suffisantes pour la sauver.

Ce jour-là, Jean Valjean était comme obsédé par le salut que pourrait lui procurer la traversée de la Manche, et Tomas de Torquemada regardait défiler le courant de la Seine, avec inquiétude. L'eau, ce seul élément, était synonyme d'espérance pour l'un, et de hantise pour le second. Au reste, ces deux voyageurs allaient finalement se croiser. Rêveurs tristes, ils avançaient dans les rues de Paris, certainement trop préoccupés par le fil de leurs pensées pour être conscients de ce qu'il se passait autour d'eux. Cela était d'autant plus vrai pour le moine dominicain, dont le capuchon noir était renversé sur le haut de son visage. En somme, Jean Valjean n'était pas le seul responsable de la collision qui les dérangea.

L'espagnol releva les yeux vers l'homme qui venait de s'excuser, avec une sincérité tangible dans le ton qu'il utilisait. Même s'il semblait un peu rude et éprouvé par les années, il était en outre bien bâti et bien fait de sa personne, ce qui inspirait tout autant la bienveillance. L'espagnol, marmoréen, prit le temps de jauger son interlocuteur de son regard perçant, plus par habitude, que pour véritablement le juger.

▬ Vous ne risquez pas l'enfer pour si peu, monsieur, répondit-il finalement, avec un sourire tout juste perceptible.

La touche d'humour était un peu déplacée, quand on savait que cet inquisiteur avait fait brûler certaines personnes, pour des actes à peine plus graves que celui-ci. Quoiqu'il en soit, il ne semblait point tenir rigueur à Jean Valjean, de cette maladresse, qui ne l'avait point heurté.

▬ C'est à moi de vous demander si vous vous sentez bien. Vous semblez bien perdu dans vos pensées, ajouta-t-il, prêt à soulager les âmes, quand certaines se perdaient sur son chemin.
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