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 La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église. (Frollo)

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Message#Sujet: La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église. (Frollo)   Jeu 4 Aoû - 11:21

Frollo & Marius
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Marius savait parfaitement que le temps était compté, qu’il ne pouvait pas attendre trop longtemps. Le père de Cosette avait l’intention de les faire quitter le pays, alors il fallait qu’il trouve un moyen de ne pas perdre la femme de sa vie. Parce que c’était ce qu’elle était, il l’avait su dès que son regard s’était posé sur elle (enfin, quand elle était une jeune femme, pas avant). Elle était son tout et il n’était pas question qu’il la perde. Marius avait promis de ne pas délaisser les Amis de l’A B C et la révolution qu’ils mettaient en place, ce qu’il avait bel et bien l’intention de ne pas faire. Le jeune homme osait croire qu’il pouvait tout faire et il allait prouver à Enjolras que Cosette ne le détournait pas de ce qu’il considérait le droit chemin. Le jeune révolutionnaire n’allait pas prendre le risque de rater une réunion, une action ou il ne savait quoi d’autre. Mais en même temps, il n’était pas question qu’il laisse la femme de sa vie disparaître sans avoir tenté son possible pour la retenir. Et le jeune homme avait sa petite idée là-dessus, même s’il était évident que le père de la jeune femme n’allait pas apprécier. Mais Marius osait croire que Cosette n’avait pas plus envie de partir, que lui envie de la voir partir. Si elle partait, il était évident qu’il n’allait pas pouvoir la revoir un jour et jamais il ne pourrait aimer une jeune femme comme elle. Marius se voyait déjà vivre comme son père, en solitaire, parce qu’il ne pourrait plus être avec celle qui était son âme sœur. Quoi que les autres puissent le penser, Marius pensait vraiment que Cosette était son âme sœur et il n’était pas question qu’il la laisse disparaitre de sa vie. Il ne savait pas comment il ferait sans elle.

Par chance, Marius pouvait compter sur le soutien d’Eponine qui avait accepté de l’aider. Evidemment, le jeune homme ne se rendait pas compte du tout de la position dans laquelle il mettait sa voisine (qu’il ne voyait qu’en amie, alors qu’elle voyait bien plus en lui que ça), il n’avait pas conscience des sentiments qu’elle avait pour lui. Il ne voyait en cette situation qu’une amie qui était capable de l’aider, parce qu’elle avait envie de l’aider simplement. Sans se rendre compte du mal qu’il pouvait lui faire. Donc après avoir quémandé l’aide de la jeune femme, afin de pouvoir rejoindre Cosette et l’enlever de son père, Marius s’occupait de la suite de son plan. Il ne savait pas vraiment comment les choses allaient se passer, si c’était possible ou non, mais le jeune homme décida d’aller récolter des informations en l’église de Notre Dame de Paris. Cette grande et belle église. Il y avait d’autre église, d’autre chapelle dans la capitale, mais c’était le premier endroit que Marius avait décidé de visiter. A la recherche d’un prêtre, d’une personne apte à faire ce qu’il cherchait à faire. Il entra donc dans la bâtisse, trainant un peu son regard sur la beauté de l’endroit, avant de se diriger vers un homme qui avait tout l’air d’un homme d’église.

« Bonjour, est-ce que je peux m’entretenir avec vous un instant ? »

Il tentait de mettre un peu les formes, même s’il brûlait d’envie d’en venir aux faits.
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Quel vide que l'absence de l'être qui à lui seul remplit le monde ! Oh ! comme il est vrai que l'être aimé devient Dieu. On comprendrait que Dieu en fût jaloux si le Père de tout n'avait pas évidemment fait la création pour l'âme, et l'âme pour l'amour.
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Message#Sujet: Re: La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église. (Frollo)   Sam 6 Aoû - 18:38


La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
P

lusieurs jours passés sans la voir. Plusieurs jours, surtout, sans chercher à la voir. Ce n'était pas de ce genre d'exploits qu'il aurait voulu être capable de se targuer (encore que l'orgueil soit un péché qui devrait normalement ne pas incomber à un homme d'Église - mais il n'était plus vraiment à un sacrement bafoué pour sa part, force lui était de l'admettre), mais néanmoins, il en éprouvait un certain soulagement. Tant qu'elle n'était pas dans son sillage, elle, tentatrice, il songeait pouvoir reprendre le contrôle de ses pensées et de réflexions. Ce n'était pas entièrement efficace, cela va de soi. Preuve en était qu'en cet instant, c'était bien vers elle que se tournaient ses pensées, mais il s'autorisait l'optimisme qui revient normalement aux individus bien plus sages que lui-même. Il se concentrait sur ce qui avait longtemps été sa priorité, il lisait beaucoup, revenait à ses fondamentaux : science, philosophie, religion. Il savait retrouver plus d'apaisement dans ses prières et en définitive, il songeait que son obsession n'était sans doute qu'une étape, une mise à l'épreuve dont il parvenait peut-être enfin à s'acquitter après des mois et des mois d'errance et d'erreurs. Mais pour cela, pour en être sûr, il faudrait qu'il la revoie. Il ne voulait pas la revoir. Mais il le voulait, en même temps, ainsi ne pouvait-il qu'admettre qu'il était trop tôt, se laisser accaparer par sa fonction d'archidiacre était encore son remède, et c'était de cette fonction qu'il allait pouvoir s'acquitter, semble-t-il, puisque tandis qu'il s'évertuait à une prière en laquelle il ne voulait voir que les intentions les plus pures (ce qui n'était qu'en partie réussi), il fut interrompu.

L'homme d'Église tourna son regard vers l'homme qui venait de le distraire de ses obligations, pour d'autres qui sauraient cela dit sans doute mieux éloigner ses démons. Un jeune homme d'une vingtaine d'année demandait à s'entretenir avec lui quelques instants. Frollo ne refusa pas. Il hocha doucement la tête avant de prendre la parole à voix basse de sorte de ne pas déranger les quelques communiants assis sur les bancs de la cathédrale à cette heure relativement vide.

-Bien sûr, mon fils.


Il l'invita d'un signe de la tête à le suivre un peu à l'écart, afin que leur conversation ne puisse en rien incommoder les personnes présentes à proximité, il ne reprit la parole que dès lors qu'il fut certain que leurs propos ne pouvaient ni déranger, ni être entendus d'oreilles indiscrètes, sait-on jamais. Il ne savait pas le moins du monde de quoi son interlocuteur pouvait bien vouloir lui parler, mais tout entretien demandé avec un prêtre ou quelque homme d'Église que ce soit impliquait généralement une certaine confidentialité. Et Frollo, à force d'expérience, avait appris à respecter cette dernière.

-Que puis-je faire pour vous ?


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