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 Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]

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Message#Sujet: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Mar 2 Aoû - 23:26


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
L

es portes du café Musain s'étaient lourdement refermées derrière lui. Comme bien souvent, il en était l'un des derniers résidents. Il reconnaissait sans mal que cela ne pouvait qu'inviter quiconque ignorerait ce qui se tramait en ces lieux à le considérer comme un pochtron de bas étage (lui que l'alcool désintéressait pourtant presque autant que la gente féminine, ce qui voulait tout dire), mais l'étudiant n'en avait que faire, bien sûr. Tant qu'il avait la conscience de ses actions et la certitude que celles-ci avaient leur importance et trouveraient un impact dans l'avenir de sa patrie (ce qui était en réalité moins que certain), il ne considérait pas qu'il ait à rougir de ses actes et de son comportement en quoi que ce puisse être. La réunion qui avait rassemblé les amis de l'A B C ce jour là avait été de celle que le chef de file du groupe appréciait le plus, même s'il devait reconnaître qu'elles étaient malheureusement trop rares à se dérouler de la sorte. Point de biture ou d'ode au mœurs légères, ce soir là, le discours avait été aussi vif que les débats d'idées qu'il avait engendrés, chacun y était allé de son opinion, et des décisions avaient su être prises... Si seulement les choses pouvaient se dérouler plus régulièrement de la sorte ! Quoi qu'il en soit, il était resté le dernier, et s'apprêtait à retourner chez lui. Si l'heure était tardive, il ne se sentait pas pour autant fatigué, raison pour laquelle il décida de faire un détour par les bords de Seine afin de marcher et réfléchir un peu.

Ce fut en chemin qu'il croisa la route d'une jeune femme, très jeune, qui lui était familière, bien qu'il fut certain de ne lui avoir jamais parlé, ce ne fut que lorsqu'il se rapprocha d'elle qu'il reconnut la jeune femme qui, souvent, dansait sur le parvis de la cathédrale de Notre-Dame. Combien de ses camarades avaient pu faire des remarques (pour certaines très déplacées) élogieuses sur cette belle danseuse au charme ravageur ! Enjolras, lui, l'avait certes vue danser, mais n'en avait pas éprouvé le même enthousiasme. Certes, il reconnaissait qu'Esmeralda maîtrisait parfaitement son art, mais il n'y voyait pas de raison de s'émouvoir pour autant. Insensible même aux charmes ravageurs de la jeune femme, il était certain qu'il le serait à ceux de toutes les femmes (et tant mieux, il avait d'autres priorités, il laissait à d'autres le soin de roucouler). Quand il s'adressa à elle, ce ne fut donc pas par intérêt ou galanterie, seulement pour la prévenir, comme il l'aurait fait avec n'importe qui d'autres dans de mêmes conditions.

-Il n'est pas très prudent de se promener ainsi seule au milieu de la nuit.


Elle pourrait faire de mauvaises rencontres. Pas la sienne, non, bien sûr. Mais d'autres. Qu'elle avait déjà faites, en fait.




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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Ven 16 Sep - 20:53

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Esmeralda devait bien avouer qu’elle n’était pas complètement sereine alors qu’elle se trouvait sur les bords de la Seine en pleine nuit. Depuis quelque temps – depuis le jour de sa rencontre avec son beau soleil, quand elle avait failli se faire enlever par un monstre – elle devait bien avouer qu’elle avait toujours un peu peur une fois la nuit tombée. Mais parfois, elle n’avait pas vraiment d’autre choix que de se promener seule la nuit dans les rues de Paris, ou sur les bords de Seine comme maintenant. Enfin, si on pouvait dire qu’elle n’avait pas le choix. C’était ce qu’elle pensait, mais d’autre lui dirait qu’elle pouvait très bien faire autrement. Si Esmeralda se promenait ainsi alors que la nuit était tombée (et donc la température, ce qui ne ménageait pas du tout ses pieds et jambes nus – si elle tombait malade, ça ne serait pas vraiment étonnant), c’était pour une bonne raison. Elle n’avait pas vu son soleil depuis si longtemps, qu’elle cherchait désespérément à le revoir. Elle ne savait pas du tout s’il pouvait se trouver dans le coin, s’il était quelque part, si elle allait pouvoir le voir. Mais Esmeralda ne pouvait pas s’empêcher d’avoir envie d’essayait, pour la simple et bonne raison qu’il lui manquait atrocement. Elle avait besoin de le voir, elle avait besoin de lui parler, ne serait-ce que l’apercevoir. Alors, la gitane se retrouvait donc en cet endroit, en pleine nuit, seule. Ou presque.

Parce qu’alors qu’elle n’avait croisé encore personne depuis quelques minutes, son chemin rencontra celui d’un jeune homme. Elle ne le connaissait pas. Elle l’avait peut-être déjà croisé, mais elle ne se souvenait pas de lui. En même temps, si la gitane devait se souvenir de toutes les personnes qu’elle croisait dans les rues de Paris, elle ne s’en sortirait pas du tout. Esmeralda ne s’était pas attendue à ce qu’il lui adresse la parole, mais ce fut ce qu’il fit, la mettant en garde sur le fait que c’était dangereux de se promener la nuit seule. Elle en avait conscience oui et même si elle ne se sentait pas rassurée forcément, elle n’était pas seule quand même.

« Je ne suis pas seule. »
Répondit-elle dans un léger sourire, alors que Djali arrivait dans le dos d’Enjolras pour se frotter aux jambes de sa maitresse. Bon, d’accord, elle pouvait être considérée comme seule, mais en même temps la jeune femme savait parfaitement que sa chèvre serait là pour la protéger. Et aussi, son soleil, il arriverait forcément s’il devait encore lui arriver quelque chose. Esmeralda ne pouvait pas s’empêcher de croire en sa bonne étoile, celle qui l’avait conduite sur le chemin de Phoebus pour qu’elle puisse le rencontrer. « C’est gentille de vous intéresser à mon sort. »

Elle le pensait sincèrement oui, c’était agréable de sentir qu’il pouvait s’inquiéter pour elle. Même si elle ne le connaissait pas et qu’elle devrait peut-être justement se méfier de lui. Mais il y avait quelque chose dans son regard qui lui laisser croire qu’elle n’avait aucune raison de s’inquiéter.
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Sam 17 Sep - 8:46


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
E

njolras fit de son mieux pour s'abstenir de tout commentaire désobligeant quand Esmeralda lui affirma qu'elle n'était pas seule. Il aurait pu lui pense un ami imaginaire s'il n'avait pas finalement constaté que la jeune femme avait à ses côtés une chèvre, à laquelle le révolutionnaire n'avait pas prêté garde jusqu'alors. La bête s'était fondue dans l'obscurité. Certes, une chèvre pouvait peut-être se montrer agressive, et celle-ci daignerait sans doute défendre sa propriétaire si elle devait être en danger, mais Enjolras serait loin de considérer que la présence de son animal de compagnie garantissait à la jeune danseuse une sécurité digne de ce nom. Non, il était plutôt convaincu du contraire, à vrai dire. En bref, elle risquait fort de se faire importuner, si ce n'est pire, si elle ne se mettait pas rapidement à l'abri. Les rues de Paris n'étaient pas ce qu'il y avait de plus sûres, en pleine nuit, du moins pas pour une jeune femme comme elle, qui en plus d'être incapable (en tout cas c'est ce qu'il pensait) de se défendre, était susceptible d'attiser bien des convoitises sans même en avoir conscience. Ce fut pourquoi il répondit très posément à sa remarque quand la jeune femme affirma qu'il était gentil de se soucier de son sort avec douceur. La bohémienne avait bien de la chance d'être tombé sur quelqu'un de réellement intègre, Enjolras aurait très bien pu jouer un jeu pour l'amadouer. Esmeralda lui semblait accorder un peu trop rapidement sa confiance à autrui. Cela pourrait bien lui jouer un mauvais tour, à un moment ou à un autre. Mais pas ce soir, car ce soir, au vu des circonstances, le jeune homme était bien décidé à la mener en lieu sûr avant que quoi que ce soit ne puisse lui arriver.

-C'est naturel,
répondit-il très sincèrement. Je me soucie du sort de tout ce qui en ont besoin, et nous sommes malheureusement nombreux, ajouta-t-il avec conviction. Et c'était le cas, il aurait agi de la même manière avec n'importe qui d'autre, Esmeralda ne faisait pas exception. Tendre la main aux gens du peuple avant qu'il ne puisse réellement s'élever au-dessus de la foule, voilà quel était son véritable souhait, et même s'il faisait tout son possible pour le réaliser, c'était encore loin d'être acquis. Où allez vous ? demanda-t-il ensuite. Je vous escorte.

Ce serait plus sûr pour elle, il en était convaincu, et même si c'était peut-être loin et que ce n'était pas de cette manière qu'il avait envisagé de passer sa soirée, ce n'était peut-être pas un mal qu'il ait croisé la route de la jeune danseuse. Il était loin d'être fatigué encore, et à part tourner en rond chez lui en cogitant avant de s'effondrer de sommeil, il n'aurait été apte à rien de réellement utile. Là, il pouvait rendre réellement service. Et ce n'était pas seulement une possibilité à ses yeux, d'ailleurs, c'était bien davantage un devoir.




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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Lun 14 Nov - 12:36

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
La Esmeralda afficha un nouveau sourire quand le jeune homme devant elle affirma que son aide était naturel. Soit, elle voulait bien le croire. Elle ne considérait cependant pas vraiment être de ceux que le jeune inconnu affirmait avoir besoin de lui. En soit, la gitane devait bien reconnaître qu’elle n’était pas des plus sereines à se promener de cette manière la nuit tombée, parce qu’il lui était déjà arrivé malheur. En plus du froid qui gelé ses jambes, elle savait parfaitement que les rues étaient dangereuses puisqu’elle avait déjà fait de mauvaises rencontres. Mais en même temps, Esmeralda ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’elle n’était pas non plus trop dans le besoin, quand bien même elle appréciait le fait que le jeune homme se préoccupe de son sort. En tout cas, la gitane considérait qu’elle venait de rencontrer quelqu’un de bien. Son visage lui disait quelque chose, elle était persuadée de l’avoir déjà rencontré quelque part, mais elle serait bien incapable de dire qui il était. Elle avait sans doute eu l’occasion de le croiser dans la rue, ou quand elle dansait. Elle croisait en même temps beaucoup de personne, des hommes, des femmes, elle ne pouvait pas e souvenir de tout le monde. Mais en tout cas, elle était heureuse d’avoir fait la rencontre du jeune homme sous ses yeux, qui restait encore un parfait inconnu (parce qu’elle ne savait rien de lui, pas même son nom en fait). Sans doute qu’elle ferait mieux de se méfier, mais elle ne le faisait pas. Il y avait vraiment quelque chose dans le regard et le visage de l’homme qui lui donnait envie de lui faire confiance. Plus encore quand ce dernier affirma, comme une sorte d’ordre, qu’il allait l’escorter. Encore une fois, Esmeralda devrait sans doute se méfier, mais elle ne le faisait pas.

« Je n’ai pas vraiment de but. » Répondit-elle alors, pour informer le jeune homme de l’endroit où elle se rendait. Il lui demandait où elle allait, mais concrètement la jeune femme n’avait pas vraiment d’endroit où elle allait. Même si, en cette heure tardive, il serait sans doute avisé qu’elle rentre chez elle (à la cours des miracles donc). Mais elle n’avait pas spécialement envie de rentrer chez elle encore, elle n’avait pas pu voir Phoebus depuis bien trop longtemps. Ce n’était peut-être pas le moment, mais la jeune femme n’y pouvait rien. L’homme lui manquait cruellement, elle avait besoin de le voir. « Est-ce que vous savez où se trouve le capitaine de la Garde ? »

Demanda-t-elle alors à son « escorteur », sans que l’homme n’ait vraiment de raison de savoir où se trouvait son soleil. Et pour le coup, elle avait fait l’effort de ne pas appeler l’homme de ses songes, celui qui emplissait constamment ses pensées, par son titre et non comme elle le faisait constamment « son soleil ». Elle avait envie que l’homme sous ses yeux la comprenne, avec un peu de chance il allait savoir où il se trouvait et il pourrait la conduire à lui.
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Lun 14 Nov - 18:14


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
E

njolras, semble-t-il, s'était engagé à mission plus périlleuse qu'il ne l'aurait supposé, puisqu'il apparaissait que la jeune femme qu'il avait sous les yeux errait sans véritablement de destinations précises. Difficile pour lui, par conséquent, de l'escorter comme il se doit... Mais puisqu'il s'y était engagé, il n'allait pas la laisser tout de suite, d'autant que les rues n'étaient vraiment pas sûres pour une jeune femme comme elle à cette heure. Surtout ces lieux où les mauvaises rencontres étaient une habitude. Et visiblement, la danseuse n'était pas méfiante. Sans quoi, elle se méfierait de lui pour commencer, et il ne lui semblait pas que ce soit le cas. D'aucuns, à sa place, auraient peut-être profité de l'occasion, puisque la jeune femme était belle, seule, et n'allait nulle part. Mais le révolutionnaire ne savait rien apprécier des charmes naturels et pourtant évidents d'Esmeralda, il ne voyait en elle qu'une parmi tant d'autres âmes qui méritaient mieux que la condition dans laquelle la vie les laissait, elle faisait partie de ceux pour qui le jeune homme avait pris la décision et avait la ferme intention de se battre. Il allait donc lui proposer de l'accompagner un bout de chemin, au moins le temps de s'assurer de sa sécurité (de toute manière, il ne parviendrait pas à lutter contre son insomnie cette nuit, alors autant se rendre utile autant que possible), mais il n'eut rien le temps de dire, la jeune femme avait repris la parole, prenant quelque peu le jeune homme au dépourvu. Avait-il vu le capitaine de la garde ? Pourquoi lui posait-il une telle question, exactement ?

Peut-être qu'il s'était trompé, peut-être imaginait-elle son attitude suspecte et ses intentions mauvaises, peut-être recherchait-elle un représentant de l'autorité dans l'espoir qu'il ne l'importune plus ? Non... Cette théorie lui semblait quelque peu bancale. La jeune femme n'avait pas forcément grand intérêt à éveiller l'attention de quelque autorité judiciaire que ce soit. Enjolras observa un instant son interlocutrice, sans mot dire, réfléchissant seulement à la réponse à lui fournir.

-Je doute de l'avoir même un jour rencontré,
répondit-il prudemment. Je me méfie des hommes de justice, ajouta-t-il qui avait bien sûr été incapable, comme toujours, de garder son opinion pour lui et penser nécessaire de la partager avec le plus grand nombre. Si tant est que l'on puisse encore parler de justice dans leur cas. Et évidemment, la Justice que prônait Enjolras ne pouvait pas être compatible avec celle au nom de laquelle des hommes agissant au nom d'une prétendue loi sévissaient. Pourquoi cette question ? demanda-t-il alors ensuite, plus que curieux.

Il ne s'expliquait pas le pourquoi exact de cette question. Il était bien incapable d'imaginer qu'il puisse s'agir d'une affaire de cœur (ou d'obsession), lui qui était si éloigné de ce genre de considérations-là.




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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Mar 10 Jan - 15:10

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Esmeralda ne put s’empêcher d’être déçue en entendant le jeune homme sous ses yeux affirmer qu’il n’avait jamais rencontré le capitaine de la garde, donc sous-entendu il ne devait pas savoir où il se trouvait en ce moment. En soit, la gitane aurait dû s’en douter. Cela faisait très longtemps que la jeune femme n’avait pas eu l’occasion de voir son doux soleil, son beau soleil. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’espérer que rien ne lui soit arrivé, qu’il se trouvait encore à Paris… qu’elle allait pouvoir de nouveau le voir. Il lui manquait oui, cruellement. La danseuse avait un peu le sentiment d’errer en ce moment, parce qu’elle n’avait plus la possibilité de croiser le chemin de celui qui faisait battre si fortement son cœur dans sa poitrine. Enjolras, dont elle ignorait encore le nom, lui affirma alors qu’il se méfiait des hommes de justice. Cela, la jeune femme n’avait pas vraiment de mal à le comprendre, elle le faisait aussi de son côté. Après tout, les gitans et les hommes de loi ne faisaient pas vraiment bon ménage, surtout en ce moment. Quand elle croisait un inspecteur, l’Egyptienne s’arrangeait pour ne pas rester très longtemps dans les parages. Mais c’était différent avec Phoebus, tout était différent avec son soleil après tout. La gitane ne savait pas exactement ce que l’homme sous ses yeux, ce bon samaritain, voulait dire quand il affirma qu’ils ne pouvaient peut-être pas encore parler de justice. Ce genre de chose dépassait complètement Esmeralda, ce n’était pas vraiment quelque chose qui l’intéressait. Tant qu’elle avait du pain dans son assiette, tant qu’elle pouvait danser et voir l’homme de sa vie, tout lui semblait bien beau. Même si, bien sûr, elle se doutait qu’il y avait de l’injustice dans l’air. Après tout, les siens étaient obligés de se cacher dans la cours des miracles parce qu’ils n’étaient pas acceptés dans les rues de Paris. Ils devaient constamment éviter la police et donc la prison.

« Parce que je le cherche. » Répondit-elle naturellement quand le jeune homme lui demanda pourquoi elle lui posait cette question. Ça lui semblait assez logique que c’était parce qu’elle le cherchait qu’elle lui demandait s’il avait vu le capitaine de la garde. « Cela fait très longtemps que je ne l’ai pas vu. »

Elle n’avait pas vraiment besoin de préciser ce détail, mais elle avait finalement parlé plus pour elle-même que pour l’homme avec qui elle se trouvait en cet instant précis. C’était une réflexion qu’elle se faisait à elle-même, n’appréciant pas vraiment le fait que de ne pas avoir vu son soleil depuis si longtemps.

« Vous savez, le capitaine Phoebus n’est pas du tout comme les autres hommes de la justice. »
Reprit-elle dans le but de défendre un peu celui qui avait volé son cœur, celui à qui elle avait donné son cœur plus précisément. « C’est un homme bon lui, vraiment. Il m’a sauvé la vie. »

Et en lui sauvant la vie, il était devenu le centre de son univers.
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Mar 10 Jan - 18:51


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
E

lle le cherchait... Ça, Enjolras se retint de répondre à son interlocutrice l'avait deviné. Il n'imaginait pas que la jeune femme lui aurait demandé où se trouvait le capitaine de la garde si ce n'était pas dans l'espoir de le voir, et donc parce qu'elle le cherchait. Ce n'était pas exactement là sa question, en réalité. Ce qu'il voulait savoir, surtout, ce qui l'intriguait vraiment, c'était de comprendre pourquoi elle, la bohémienne, danseuse de rue, cherchait à voir un représentant de la justice qui pourrait bien lui causer du tort s'il en prenait la décision ou tout simplement s'il lui en venait l'envie. Mais visiblement, l'histoire que la jeune femme entretenait avec cet homme du nom de Phoebus ne datait pas d'hier, quelle que puisse être la nature de cette histoire. Elle lui affirma, en effet, qu'elle ne l'avait pas vu depuis longtemps. Soit. Peut-être était-il un ami. Peut-être même était-il un amant ? Cela ne le regardait pas vraiment, mais il ressentait tout de même une certaine curiosité vis-à-vis de son interlocutrice. Il devinait chez la jeune femme une certaine naïveté, elle lui semblait appartenir à cette catégorie de personnes qui peuvent bien trop aisément se laisser manipuler et avoir. Aucun homme n'était respectable, encore moins les représentants de Justice. Elle semblait en tout cas subjugué par cet homme, qui faisait briller des étoiles dans ses yeux, et qui laissait lire de l'admiration dans le son de sa voix rien qu'à son évocation. D'aucuns diraient que c'était de l'amour, et que puisque c'en était, l'on devait gager que c'était une bonne chose. Mais Enjolras gardait bien trop de distance vis-à-vis de ces choses-là, et réfléchissait de façon bien trop prosaïque.

La jeune femme ne manqua pas, en tout cas, de faire un véritable éloge de son beau capitaine de la garde, affirmant sans en rougir que le jeune homme n'était pas comme tous les autres, qu'il était un homme bon, puisqu'il lui avait sauvé la vie. Voilà qui expliquait beaucoup de choses. Il s'agissait donc de reconnaissance, de gratitude. D'amour peut-être aussi, mais ces sentiments avaient tendance à se confondre parfois, et ce n'était pas forcément une bonne chose. Bien sûr, il se pouvait que ce Phoebus fasse exception. Enjolras, contrairement à ce qu'il prétendait, pouvait parfois juger sans connaître. En l'occurrence, il se faisait une idée de cet homme sans rien savoir de lui, mais peut-être fallait-il qu'il révise son jugement ? Après tout, il était certain qu'il ne savait absolument rien de celui qui avait su à ce point captiver l'attention de la jeune femme, si bien que peu d'autres choses semblaient compter pour elle.

-Que vous est-il arrivé ?
ne put-il alors s'empêcher de se demander, tout en ayant bien sûr conscience qu'il se montrait peut-être, par conséquent, quelque peu indiscret.




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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Mar 28 Fév - 22:52

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Esmeralda n’avait vraiment aucune honte à parler de son Phoebus, de son soleil qui brillant dans sa vie. Elle aimait même cela, elle aimait aborder le sujet de son beau capitaine, quand bien même elle parlait avec un parfait inconnu. En même temps, la gitane ne pouvait pas vraiment faire autrement, au vu de la situation. Cet inconnu avait quand même sous-entendu que les hommes de justices n’étaient pas de bonnes personnes. Esmeralda ne pouvait pas vraiment le contredire, puisqu’elle avait quand même eu à faire plusieurs fois à la justice, à cause de ces hommes de justice justement. Les gitans n’étaient pas du tout appréciés des hommes de la loi, parce qu’ils étaient considérés comme des hors-la-loi. Alors que la danseuse trouvait cela parfaitement injuste évidement, ils cherchaient simplement à gagner leur pain. Quand Esmeralda se mettait à danser dans la rue, qu’elle obtenait des pièces pour ses danses, il n’y avait vraiment rien de mal à ça. Du moins, c’était ce qu’elle pensait. Elle pensait qu’il n’y avait aucune raison que la justice ait un souci avec ça. Et pourtant, c’était le cas et Esmeralda en avait déjà fait les frais, cela arriverait encore d’ailleurs. Mais Phoebus, son soleil était vraiment différent. Parce qu’il lui avait sauvé la vie déjà, tout le monde n’aurait pas fait ça. Du moins, c’était ce qu’elle pensait. Mais il était de toute façon évident que la danseuse était incapable d’être vraiment objective quand il était question du capitaine de la garde.

Son interlocuteur lui demanda alors ce qui lui était arrivé, pour que Phoebus lui sauve la vie donc. C’était une question en un sens indiscrète, mais Esmeralda n’en pris pas une seule seconde ombrage. Elle tourna son regard vers le jeune homme, avant de reprendre la parole.

« Un monstre s’en est pris à moi pendant une soirée. » Commença-t-elle, sentant un frisson parcourir son échine en repensant au bossu qui avait voulu l’enlever. Elle l’avait aidé depuis, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir peur en repensant à son visage, à ses mains qui s’étaient posés sur elle dans le but de l’emmener elle ne savait où. « Mais le capitaine Phoebus est arrivé à temps et il m’a sauvé ! »

C’était assez court, cela n’expliquait pas forcément la raison de son envie de revoir son soleil, mais c’était la stricte vérité. C’était comme ça, son soleil lui avait sauvé la vie ce jour-là et depuis, elle en était complètement amoureuse. C’était sans doute rapide, cela n’avait pas de sens pour quelqu’un d’autre peut-être, mais en tout cas, c’était ce qui était arrivé et elle ne pouvait rien y changer. Elle aimait le capitaine Phoebus et elle savait qu’elle allait l’aimer jusqu’à la fin, ne se doutant pas de la fin tragique qui pouvait arriver et qui n’allait rien avoir d’agréable. Pas plus que les sentiments de l’homme envers elle n’avaient rien à voir avec ceux qu’elle ressentait. Elle se berçait de douces illusions, qu’elle n’avait pas l’intention de voir disparaître de sitôt.
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Mer 1 Mar - 19:54


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
E

njolras savait pertinemment que sa question était pour le moins indiscrète, et la jeune danseuse aurait tous les droits du monde de ne pas vouloir lui répondre, d'autant qu'il n'avait pas fait preuve de beaucoup de tact en lui répondant, mais peu importe, le jeune révolutionnaire n'avait pu s'en empêcher, il était bien trop curieux de savoir ce qui avait bien pu arriver à son interlocutrice. S'il devait heurter sa sensibilité, alors tant pis, on ne pouvait pas forcément dire que le tact et la délicatesse pouvait être son fort. Il savait parler, il savait haranguer les foules, mais ce n'était pas pour autant qu'on pouvait le considérer comme quelqu'un de véritablement diplomate, bien au contraire. La demoiselle ne parut pas prendre ombrage de sa question, et plutôt que de l'ignorer, elle accepta d'y répondre, tout simplement, revenant ainsi sur un épisode de son existence qui n'avait pas dû manquer d'être éprouvant, en réalité. Et en effet, quand elle s'exprima au sujet de ce qu'elle avait vécu, la jeune femme ne mâcha pas ses mots. Elle en disait beaucoup et très peu à la fois, qualifiant son agresseur de monstre et revenant sans cesse au capitaine de la garde qui l'avait protégée. Visiblement, il lui avait fait forte impression. Les élans du coeur et ses subtilités étaient très loin d'intéresser Enjolras, lui qui avait décidé de vouer son affection et sa dévotion à sa seule patrie, et il n'était pas forcément des plus à même quand il s'agissait de décrypter les sentiments humains (il ne voyait par exemple rien du manège des femmes qui lui faisaient pourtant les yeux doux avec grande insistance), mais il devinait tout de même que la gitane était tombée sous le charme de ce Phoebus, Enjolras n'était pas certain que cela lui réussisse réellement.

Elle parlait donc d'un "monstre", et le terme surprit quelque peu le chef de file des amis de l'A B C, bien sûr, ce pouvait être une simple façon de parler, c'était ce que ça devait être, même, mais le terme choisi était assez surprenant. Etait-il un monstre de coeur ? Sans doute, puisqu'il avait osé agresser une jeune femme innocente et sans défense. L'était-il d'apparence également ? Peut-être ? Au fond, cela n'avait peut-être pas grande importance. Au profit de son affection naissante pour le représentant de justice, la danseuse ne semblait pas plus inquiétée que cela par cette créature qui l'avait sans doute voué à un destin des plus cruels.

-Je regrette ce qui vous est arrivé
, affirma-t-il sincèrement, même si ses propos n'avaient pas grande importance et n'auraient sans doute pas d'incidence sur la manière dont Esmeralda appréhendait ce souvenir, elle qui ne le connaissait pas avant ce jour. Et ce monstre, a-t-il été traîné en justice ? demanda-t-il alors, toujours animé de la même et inévitable curiosité.




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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Ven 21 Avr - 19:10

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Esmeralda afficha un sourire quand le jeune homme qui l’accompagnait affirma qu’il regrettait ce qui lui était arrivé. Est-ce qu’il le pensait vraiment ? En fait, la gitane ne se posait même pas la question, elle prenait ses paroles comme elles étaient, les appréciant pour ce qu’elles étaient. En soit, cette expérience était plutôt un bon souvenir pour Esmeralda. D’accord, quand elle repensait au sonneur de cloche, elle ne pouvait pas s’empêcher de sentir un frisson parcourir son corps. Elle n’aimait vraiment pas le souvenir de ce visage, de ces mains sur elle alors qu’il tentait de l’enlever. Mais en même temps, sans cela, la gitane n’aurait pas eu l’occasion de rencontrer son soleil et sa vie aurait été beaucoup moins belle. Oh, elle n’avait pas l’intention de remercier le monstre pour autant, elle continuait d’avoir peur de lui, mais elle se sentait bien en pensant à Phoebus et c’était le principal. Donc que l’homme regrette ou non ce qu’elle avait vécu, ça n’allait pas changer grand-chose. De toute façon, rien ne pourrait changer ce qui s’était passé en cet instant précis et la jeune femme n’avait aucune envie que quelque chose change. Parce qu’elle voulait avoir toujours Phoebus dans sa vie, elle voulait que le capitaine de la garde soit toujours son protecteur.

Enjolras se montra de nouveau curieux en lui demandant si le monstre avait été trainé en justice. Le jeune homme était vraiment curieux, mais Esmeralda ne s’en formalisa pas. Quel intérêt, il posait simplement des questions. Oh, la gitane préférait arrêter de penser au monstre qui l’avait agressé, mais en même temps ce n’était pas comme si elle allait le croiser maintenant. Elle ne pensait pas en tout cas. Elle répondit donc à la question de son interlocuteur, qui se montrait bien curieux donc.

« Oui. » La réponse était simple, mais en même temps elle répondait à la question. Le sonneur de cloche avait été jugé et puni, Esmeralda s’en souvenait parfaitement. Elle se souvenait du monstre sur la place, du moment où elle lui avait même donné de l’eau. Mais bon, ça n’empêchait qu’il était quand même un monstre. Elle aurait pu se contenter de cela, puisqu’elle avait répondu à la question de son interlocuteur, mais elle reprit la parole. « Mais il est retourné dans la tour de Notre Dame, maintenant. »

Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle ajoutait cela, mais elle le faisait. Le sonneur de cloche était de retour dans sa tour et on l’entendait donc sonner les cloches, comme toujours. Et ça lui convenait très bien de savoir que le monstre se trouvait dans Notre Dame, ainsi elle savait qu’il n’était pas dans son sillage. Quoi que… si cela pouvait faire revenir son Phoebus. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de voir le capitaine de la garde, il lui manquait tellement. Elle ne savait vraiment pas où il se trouvait, s’il allait bien… elle mourrait d’envie de le revoir et de pouvoir le retrouver pleinement. Alors si cela pouvait le faire venir…
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Sam 22 Avr - 9:31


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
E

njolras avait bien conscience du fait qu'il avait fait preuve d'une indiscrétion totale en interrogeant son interlocutrice sur un événement qui avait dû être traumatisant pour elle, mais il se sentait concerné par son sort, pas tant parce que elle, en particulier, l'intéressait (comme quoi, des hommes qui pouvaient résister à ses charmes pourtant évidents, il en existait... mais d'un autre côté, Enjolras était un cas particulier), mais parce qu'il se sentirait toujours concerné par le sort de ses pairs et plus encore par celui de ceux qui, au sein du peuple, appartenaient à cette catégorie de laissés pour compte à laquelle il n'était accordé aucun privilège, aucune chance. Dans sa situation, une femme de la cour pouvait s'assurer d'obtenir justice et en retirer une légitime satisfaction, une réparation digne de l'affront commis (mais que l'on estimera avant tout digne d'elle - c'était là que l'injustice totale et certaine prenait ses racines), mais une simple danseuse de rue, une bohémienne telle que la Esmeralda pouvait déjà s'estimer satisfaite si l'affront commis à son encontre ne lui était pas reproché à elle-même. Aussi, le révolutionnaire se sentirait presque surpris de découvrir que le "monstre" avait été bel et bien puni. Il arrivait donc que la Justice fasse son oeuvre judicieusement. Les représentants de l'ordre n'étaient pas tous corrompus, mais ses règles élémentaires même étaient une injustice, ce qui justifiait pour Enjolras l'attitude de certains hommes (comme Javert) si scrupuleux des règles supposées servir l'humanité que ces dernière devenaient finalement un affront pour toute une "basse" catégorie du genre humain, dont on ne faisait que peu de cas et dont on se souciait encore moins, quand bien même c'était chez ces gens qu'il fallait espérer trouver l'humanité vraie, celle-là même qui, parée des bonnes intentions, pouvait faire la différence. Puis alors, Esmeralda ajouta qu'il était retourné dans la tour de Notre-Dame.

-Le sonneur de cloches...,
déduisit, de fait, Enjolras, qui ne fut à vrai dire qu'en partie surpris de cette révélation, car elle justifiait sans doute cette appellation de "monstre". Le chef de file des amis de l'A B C ne l'avait jamais vu, mais il savait sa réputation, de celles qui pourraient alimenter bien des légendes. Esmeralda semblait considérer que justice avait été faite, Enjolras n'en était pas sûr. L'homme, au terme de son agression, n'avait manifestement pas eu à cesser ses activités. Est-ce qu'une seule humiliation publique pouvait suffire à réparer les dommages causés, une agression qui, si cela se trouvait, servirait de prémisse à beaucoup d'autres ? L'affaire ne rassurait pas Enjolras... Il n'avait pas de réelle raison d'y intervenir, mais c'était pour lui une preuve de plus de tout ce qui ne fonctionnait pas comme cela devrait en ce monde. Et cette justice vous satisfait donc ? demanda-t-il alors, sceptique.




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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Dim 18 Juin - 0:24

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Esmeralda ne dit et ne fit rien quand le jeune homme à ses côtés déduisit de ses propos qu’elle parlait du sonneur de cloche. Oui, le monstre, c’était bel et bien lui. L’homme horrible – si tant est que nous puissions le qualifier d’homme – était bien le sonneur de cloche de Notre Dame. Quand la jeune femme repensait à lui, elle ne pouvait pas s’empêcher de sentir un frisson d’angoisse la prendre. Mais en même temps, quand elle repensait à la justice… elle sentait la pitié la prendre. Enjolras lui demanda alors si elle était satisfaite de cette justice. Esmeralda ne pouvait pas nier qu’elle craignait par moment de revoir le visage de monstre du sonneur de cloche dans son sillage, parce qu’elle n’avait aucune envie qu’il s’en prenne à nouveau à elle. Mais en même temps, la justice avait été bel et bien rendue. Est-ce qu’elle pouvait demander plus ? Très franchement, Esmeralda ne pensait pas. En tout cas, elle n’avait pas envie de le faire. Il avait été puni pour ce qu’il avait fait et au final, la gitane ne faisait pas tant confiance à la justice (en dehors de son beau capitaine de la garde, mais ce dernier était vraiment un cas à part).

« Oui. »
Répondit-elle alors, toujours aussi sincère et sans rentrer dans les longues explications. Il lui posait une question, elle y répondait directement, comme elle le pensait vraiment. Est-ce qu’elle était satisfaite de cette justice… oui, tout simplement. Mais, encore une fois, la jeune femme n’en resta tout de même pas là. Elle avait répondu à la question de son interlocuteur, mais elle reprenait. « Le sonneur a été puni, il a été mis sur la place de Grève au pilori. » Ce n’était peut-être pas considéré comme beaucoup comparé à ce qu’il lui avait fait, mais en même temps il n’avait pas réussi à l’enlever. Et en un sens, la jeune femme ne pouvait pas s’empêcher de se dire que quand l’intervention du monstre, elle n’aurait jamais pu croiser la route de son beau capitaine, de son chevalier servant. « Quand je l’ai vu il… » Esmeralda marqua une pause, cherchant ses mots. « Il m’a fait de la peine, alors je lui ai donné de l’eau. » La gitane ne savait pas exactement pourquoi elle disait tout cela à son interlocuteur. Mais il y avait quelque chose chez ce jeune homme qui lui donnait envie de se confier, de parler. « Tant que le sonneur reste dans sa tour, ça va. »

C’était ce que la jeune gitane pensait oui, sans se rendre compte que finalement, Quasimodo était sans doute la personne qui avait le plus de bonnes intentions à son égard. Qu’il lui sauvera la vie. Et qu’il était capable de l’aimer d’une manière pure, contrairement à la plupart des hommes qui posaient leur regard sur eux. La plupart, ce qui ne concernait pas le jeune homme aux côtés de la danseuse. Esmeralda ne saurait dire, mais l’homme avait un regard bien différent des autres personnes.
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Dim 18 Juin - 10:03


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
L

e sonneur de cloches avait été puni... mais quelle punition ! Une humiliation publique devait-elle suffire à faire payer une agression dont l'issue aurait pu être terrible, fatale à la jeune danseuse ? Le jeune révolutionnaire avait bien du mal à le penser. Il avait de la justice une vision très tranchée, et en rien il ne transigeait. Ces mises au pilori sur la place de Grève pouvaient paraître horribles et inhumaines à certains, peut-être, pas à Enjolras. Ce dernier avait beau être un fervent défenseur des droits de l'homme, il considérait malgré tout que certains crimes n'étaient pas justifiables et devaient être punis en conséquence. Il n'aimait pas forcément assister à ces démonstrations publiques de violence (sauf lorsqu'il était question de la mise à mort de puissants qu'il savait se réjouir sincèrement de voir passer sous la guillotine)... mais tant que la justice était bien faite, il n'y trouvait pas d'inconvénient. D'ailleurs, c'était ni plus ni moins ce qu'il cherchait à faire, auprès des amis de l'A B C : rétablir la Justice, et par la violence si cela devait être nécessaire. Il exigerait réparation au nom du peuple et de ces martyrs, au nom de tous ceux qui avaient payé cher le prix de l'arrogance des puissants. C'était pour cela qu'il voulait se battre. Qu'il exigeait de se battre, même. Et c'était une réparation qui devait être publique, qui devait se faire dans la douleur et dans le sang... c'était irréfutable. Bref, il considérait que le sonneur de cloche s'en tirait avec une punition bien peu cruelle au regard de ce qu'il avait fait subir à Esmeralda. En aurait-il été de même si le bougre s'en était pris à une femme de la haute, influente et puissante ? Enjolras en doutait très franchement.

La jeune danseuse lui apprit avoir éprouvé de la compassion pour la sombre créature qui s'en était pris à elle, au point de l'approcher, à ses risques et périls, pour lui apporter de l'eau. Tant de générosité et d'abnégation, c'était admirable. Oh, totalement fou et vain (Enjolras était en tout cas convaincu que l'on obtenait jamais rien en faisant preuve de compassion), ça n'en demeurait pas moins quelque chose de généreux, d'altruiste... C'était sans doute cela... Esmeralda était bien trop pure pour ce monde... et Enjolras ne considérait pas cela comme un compliment. elle paierait par conséquent le prix fort, comme c'était toujours invariablement le cas. Ce monde sapait l'innocence, broyait les âmes les plus belles. Mais cela changerait, cela devait changer. Et c'était pour cela qu'Enjolras se battait, se battrait sans doute jusqu'à son tout dernier souffle.

-Je l'espère pour vous, en tout cas
, répondit le jeune homme, quand bien même il avait quelques réserves vis-à-vis de cette situation. Quoi qu'il en soit, vous feriez mieux de vous montrer plus prudente, on ne sait jamais.





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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Ven 11 Aoû - 21:18

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Au final, Esmeralda se demandait aussi elle-même ce qui l’avait poussé à se montrer à ce point sympathique avec le sonneur de cloche, alors qu’il se trouvait sur la place de grève pour sa « punition ». Alors qu’il lui inspirait encore de l’horreur, il suffisait qu’elle pense à son visage afin de sentir un frisson parcourir son corps. Elle avait peur de lui, vraiment peur, peur qu’elle revienne le voir, qu’elle cherche de nouveau à l’enlever. Mais quand elle l’avait vu souffrir à ce point, elle n’avait quand même pas pu s’empêcher d’avoir de la peine pour lui. Enfin, de toute façon, c’était passé maintenant. Tant que le sonneur restait dans sa tour, dans son église, ça allait aller. Tant qu’elle ne le voyait pas, ça allait aller. Évidemment, Esmeralda ne se doutait pas que son destin était vraiment très lié à celui du sonneur de cloche, comme à d’autre d’ailleurs. Alors qu’elle se contentait de vivre sa petite vie, tranquillement, sans remarquer tout ce qui pouvait se tramer proche d’elle.

Esmeralda se contenta d’afficher un sourire quand l’homme lui affirma qu’il espérait pour elle en tout cas, qu’elle n’allait pas le recroiser, que ça allait bien aller. L’homme affirma d’ailleurs, que quoi qu’il en soit, elle devrait sans doute se montrer plus prudente. Esmeralda ne se rendait pas réellement compte qu’elle vivait effectivement à ce point dangereusement, puisqu’elle était sur son petit nuage. Parce qu’elle ne vivait pas la même réalité.

« Si on se montre trop prudent, on ne vit plus du tout. » Dit-elle dans un sourire, le pensant vraiment. Même si bien sûr, la jeune femme ne s’amusait pas pour autant à vivre si dangereusement non plus. Ça n’était pas vraiment dans son intérêt, elle se contentait simplement de vivre comme elle avait toujours vécu. Comme elle avait appris à le faire au fil des années avec les gitans, comme tous les gitans vivaient. « Vous avez l’habitude de vous inquiéter pour toutes les inconnues que vous rencontrez ? »

L’homme lui avait déjà dit qu’il se souciait de tous ceux qui avaient besoin qu’on se souci d’eux, mais elle ne se pensait pas réellement dans cette catégorie. Elle ne voyait pas ce qu’il y avait de mal après tout à ce qu’elle se promène comme ça dans les rues de Paris puisque c’était sa façon de vivre, même si forcément elle angoissait quand même un peu plus depuis l’épisode du sonneur de cloche. Mais elle savait que son soleil pouvait encore venir la sauver, qu’il viendrait encore la sauver. Et de toute façon, elle n’avait aucune raison de vivre autrement sa vie. Elle était une gitane, elle l’était depuis sa naissance (du moins, c’était ce qu’elle pensait) et elle aimait sa vie telle qu’elle était. En un sens, certaine chose pouvait être bien mieux, mais elle n’était quand même pas réellement à plaindre. Alors non, elle ne se considérait pas comme ceux qui avaient besoin d’aide, comme une personne sans défense.
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Ven 11 Aoû - 23:11


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
C

lairement, le chef de file des Amis de l'A B C et la jeune bohémienne avaient une vision de la vie et de l'existence très différentes. En même temps, il fallait certainement s'y attendre. Tous deux n'avaient pas eu du tout la même vie, loin s'en faut, même. Lui, même s'il avait choisi une vie de peu de choses pour défendre ses idéaux, ne pouvait pas prétendre avoir manqué de tout dans sa prime jeunesse, il avait été livré à lui-même parce qu'il l'avait désiré, et il n'avait pas eu à subir les vicissitudes que la belle danseuse connaissait au quotidien. Il pouvait comprendre l'état d'esprit de son interlocutrice, vraiment, mais il ne le cautionnait pas du tout. Il est vrai que la prudence à l'excès n'était pas utile ni productive. Ils pouvaient se rejoindre sur ce sujet au sens où Enjolras n'hésitait pas à prendre des risques quand la situation s'y prêtait, quand la situation l'exigeait, même. Il était prêt à payer le prix fort pour la cause, il était prêt à donner sa vie à son idéal, à la mère patrie telle qu'il se la figurait, selon les idéaux révolutionnaires de Robespierre. Mais il considérait que la prudence était une question de circonstances, tout simplement.

Prendre des risques, si c'était inutile, et inutilement dangereux, surtout, n'était pas productif à ses yeux. Bien sûr, son interlocutrice devait vivre au jour le jour, elle, parce qu'on lui avait appris à vivre ainsi, parce que c'était aussi et surtout une question d'éducation, tout simplement. Mais lui, ce n'était pas le moins du monde au présent, qu'il vivait, mais résolument tourné vers l'avenir. Tout ce qu'il faisait, c'était toujours dans le même but, garantir à la France l'avenir qu'elle méritait, l'avenir que le peuple méritait. S'il ne devait pas vivre dans cet avenir, ça lui était égal, complètement, parce qu'il ne le faisait pas pour lui, mais il n'était pas sûr qu'expliquer cela à son interlocutrice sa manière de penser. Il ne pensait pas qu'elle était de ceux qui pourraient être sensibles à sa manière de penser. Il esquissa un sourire quand son interlocutrice lui demanda s'il était dans ses habitudes de s'inquiéter de toutes les inconnues dont il faisait la rencontre.

-Seulement quand je ne les pense pas en sécurité,
se contenta-t-il de répondre alors.

Peut-être pourrait-il profiter de la situation pour faire mine de jouer les chevaliers servants avec elle. Sauf que donner cette image de lui ne l'intéressait pas du tout, pas le moins du monde, même. Cela aurait été de son âge, mais il n'avait aucun intérêt pour ces jeux de séduction qui accaparaient si bien les autres. Si Esmeralda craignait la moindre arrière pensée de sa part, il pouvait être rassuré, ce n'était pas du tout le cas.





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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Sam 23 Sep - 17:56

Enjolras & Esmeralda
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Il était évident que Esmeralda et l’homme qu’elle venait de rencontrer n’avait pas du tout la même façon de vivre. En même temps, la jeune femme devait se rendre à l’évidence que bien souvent, elle ne vivait pas du tout de la même manière que les autres. Parce qu’elle était une gitane et que par définition, elle avait quand même une vie bien dissolue. Pas en mal, pas à ses yeux en tout cas. Elle considérait que sa vie était agréable, quand bien même elle aimerait bien ne pas être constamment ennuyé par les forces de l’ordre qui ne considérait pas qu’ils aient leur place dans la capital. Elle n’avait pas à se soucier de grand-chose, même si elle parvenait quand même à se soucier de certaine chose. Enfin, Esmeralda ne se considérait donc pas malchanceuse en soit, elle aimait bien sa vie, elle avait une grande famille. Bien sûr, elle préférerait pouvoir être avec sa mère, être avec son soleil, mais il y avait de toute façon pire. Esmeralda avait connu pire déjà.

La jeune femme afficha un sourire quand son interlocuteur affirma alors qu’il s’inquiétait pour les inconnues qu’il rencontrait quand il jugeait qu’elles n’étaient pas en sécurité. En un sens, c’était louable et la gitane n’allait clairement pas reprocher à son interlocuteur de penser comme ça. Bien au contraire. Il valait mieux qu’il pense comme ça qu’inversement, quand bien même Esmeralda ne se jugeait pas non en sécurité.

« Donc vous pensez que je ne suis pas en sécurité. » C’était logique, sinon il ne se préoccuperait pas d’elle et il ne chercherait pas à l’escorter comme il le faisait. « Vous avez une attitude louable. »

Il était évident que Enjolras n’avait aucun besoin de l’entendre dire cela, que sans doute une fois cette conversation terminée, il n’en aurait que faire de ce qu’elle pouvait bien penser. Mais elle le dit, parce qu’elle le pensait. Il trouvait effectivement qu’il avait une attitude louable, parce que tout le monde ne cherchait pas forcément à protéger les autres. Même si elle considérait quand même qu’elle n’avait pas besoin d’être protégée. Enfin, pas par lui. Esmeralda avait envie d’être protégée par son soleil, par l’homme qu’elle aimait, mais en même temps c’était un sujet qui tournait un peu en boucle. Elle ne faisait que penser à Phoebus encore et encore.

« Je vais me montrer plus prudente. »

Affirma-t-elle alors, pour revenir un peu à ce que l’homme lui avait dit. Elle savait bien que de toute façon, elle n’avait pas tellement le choix. Esmeralda avait envie de croire que son beau capitaine serait toujours là pour le protéger, mais au fond elle savait bien que ce n’était pas forcément le cas. Il n’était pas là, en ce moment, alors qu’elle passait son temps à le chercher. Autant dire qu’elle devait bien se rendre à l’évidence qu’elle devrait peut-être se montrer un peu plus prudente. Même si elle n’avait pas du tout l’intention de changer sa façon de vivre pour autant.
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Message#Sujet: Re: Un peuple malheureux fait les grands artistes. [pv Esmeralda :3]   Dim 24 Sep - 15:48


Un peuple malheureux fait les grands artistes.
E

njolras se contenta de hocher la tête quand son interlocutrice interpréta son propos, en déduisant qu'il considérait qu'elle n'était pas en sécurité. Ce qui était bel et bien le cas, c'était en effet ce qu'il pensait. Ce n'était pas forcément la traiter avec égard que d'affirmer cela, car c'était la tenir pour faible et fragile et considérer qu'elle avait besoin d'assistance (ce qui était le cas, toute contestable cette pensée soit-elle, Enjolras, qui n'était pas exempt de défaut, ne considérait pas les femmes à la manière des hommes, pas parce qu'il était de ceux qui cherchaient à tout prix à les charmer mais parce qu'il les considérait comme la cible privilégiée des hommes les plus vils et les plus mal intentionnés, raison pour laquelle il fallait les protéger), mais c'était bien ainsi qu'il voyait les choses. Pour sa défense néanmoins, il n'envisageait pas que quiconque puisse réellement en sécurité dans les rues de Paris passée une certaine heure de la nuit. Et même le jour, ce n'était pas forcément plus glorieux. Brigands, voleurs et autres individus aux moeurs plus déplorables encore guettaient les cibles isolées qu'ils pourraient détrousser, victimiser, violer et j'en passe... Ils étaient responsables bien sûr, mais la société tout autant, la misère pousse l'âme humaine dans ses retranchements et révèle en l'homme ce qu'il a de plus sombre, ce qu'il est de plus sombre. C'était aussi pour cela que le jeune révolutionnaire se battait, pour modifier en profondeur la société. Pour que des jeunes femmes comme Esmeralda puissent sereinement flâner dans les rues de la capitales sans que les escorter n'apparaisse comme un mal nécessaire, essentiel pour leur sécurité. Pour l'heure, il y avait un long chemin à parcourir encore avant que ces projets ourdis de longue date s'accomplissent dans leur entièreté malheureusement. Il esquissa un sourire modeste quand la jeune danseuse reconnut que son attitude était louable. Il appréciait le compliment. Même s'il préférait se dire qu'il agissait pour le bien commun et non conforter son égo (même si les deux pouvaient aller de pair à quelques occasions).

-Très bien, je préfère entendre cela
, assura-t-elle quand Esmeralda lui promit qu'elle serait prudente.

Bien sûr, rien ne lui garantissait qu'elle le soit vraiment, mais si son discours pouvait avoir eu quelque impact que ce soit sur son interlocutrice et l'exhorter sincèrement à plus de vigilance, alors il aurait le sentiment d'avoir fait quelque chose de noble, quelque chose de juste, et il n'en serait pas peu content, tout le monde se devait de garder l'oeil, c'était essentiel.

-Je ne vais plus pouvoir vous accompagner bien longtemps
, ajouta-t-il. Pas s'il voulait s'acquitter de toutes les tâches qui devaient l'attendre le lendemain, d'autant qu'il s'était bien éloigné de chez lui. Y a-t-il un endroit où je puis vous laisser sans craindre pour vous ?





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