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 Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)

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Message#Sujet: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Ven 15 Juil - 14:42

Même la Seine finit par rejoindre son lit

Louison & ?


Les premiers rayons de l'aube éclairent de leur pâle lumière les pages du livre sur lequel je cherche à concentrer mon attention. La tâche est ardue, guère simple. Le Soleil peine encore à se dresser à hauteur des habitations, n'a pas encore atteint les sommets des tours de Notre Dame, mais j'essaye malgré tout. Le bleu d'encre est à présent plus clair, et je pourrais presque me donner l'impression d'être sortie d'un long sommeil alors que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. J'ai essayé pourtant, sincèrement, mais je n'y suis pas parvenue.

Le café fermait tard, la nuit dernière, le temps de débarrasser les lieux des derniers importuns alcoolisés qui ne daignaient guère décamper, le milieu de la nuit était déjà passé. Mes membres et paupières étaient lourd, je pensais m'endormir aussi simplement qu'un nourrisson, mais à mon retour, j'ai constaté que Jonah n'était pas là. M'inquiéter est inutile, je le sais, il découche régulièrement, et même s'il baigne souvent dans des affaires suspectes, il me revient toujours, et en pleine forme, mais je n'ai pu m'empêcher de vouloir attendre mon frère. Son absence m'avait éveillée aussi bien que si je m'étais baignée toute entière dans un bain d'eau glacée. Une heure passa, deux... Il ne rentrerait pas, mais moi je ne pouvais plus dormir. Alors qu'importe, je me suis emparé de mon livre. La peau de Chagrin. Je ne me lasserai jamais de Balzac et de sa comédie humaine. Il sait saisir dans son essence même ce que le peuple endure, et un peu de fantastique ne fait pas de mal, en ces heures si sombres, même si je n'oublie pas qu'il faut garder les deux pieds ancrés dans la réalité si on veut espérer durablement la modifier.

Mes pas m'ont menée jusqu'aux abords de la Seine, sa froideur conjuguée au froid naturel d'un petit matin au mois de mars me font légèrement frissonner, mais je fais mine de rien, me laissant accaparer par ma lecture, ou du moins ma tentative de lecture, appréciant l'air de Paris au petit matin, quand la capitale somnole encore et que seule l'eau fait bruit à mes oreilles. Je me crois seule au monde. Je dois réaliser trop tard que je ne le suis pas. Le nez entièrement plongé dans l'œuvre que je tente de déguster comme un petit-déjeuner frugal, je n'ai pas vu la personne qui me faisait face, et l'ai bousculée sans sommation. Instinctivement, je m'excuse. Je n'attendais ni ne voulait de compagnie, mais celle-ci me rattrape plus tôt que je ne l'aurait cru. Je passe mes journées entières environnées de trop de personnes qui, bien souvent, préfèrent les sujets les plus triviaux aux grandes envolées philosophiques. Alors bien sûr, quand j'ai droit à ma tranquilité, à présent interrompue, je prends soin de la savourer.

-Désolée, je ne faisais pas attention.




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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Lun 29 Aoû - 16:55

Louison & Esmeralda
Dansez, sinon nous sommes perdus.Même la Seine finit par rejoindre son lit.
Esmeralda n’avait pas pour habitude de dormir très tard le matin, parce qu’elle devait rapidement se mettre au travail pour gagner le plus d’argent possible. Mais ce jour-là, elle avait été réveillée plus tôt que prévu. Parce qu’un ami gitan venait de mourir. C’était Clopin qui était venu la prévenir, alors qu’il venait à peine de l’apprendre lui-même. Ce gitan était malade depuis quelques jours et visiblement, il n’avait pas survécu à la maladie. Esmeralda avait osé croire qu’il était juste un peu malade, que ce n’était pas si grave que ça, mais finalement elle devait bien avouer qu’elle s’était trompée. La rumeur commençait à courir, c’était grave. C’était une maladie grave, le choléra. Forcément, les gitans s’inquiétaient puisqu’ils savaient que c’était très contagieux. Esmeralda devait bien avouer qu’elle n’était pas vraiment rassurée. Elle espérait que la maladie n’allait pas trop se répandre, mais elle se trompait évidemment. En ce fin mars, la situation n’était pas encore dramatique, mais celle-ci n’allait pas tarder à le devenir. Pour l’heure, il n’y avait pas encore trop de rumeur d’épidémie. Incapable de se rendormir, la jeune femme avait donc décidé de quitter tôt la cours des miracles pour rejoindre les rues de Paris. Elle savait bien qu’il n’y avait encore pas assez de personne dans les rues pour qu’elle puisse gagner de l’argent en dansant, mais elle avait besoin de prendre un peu l’air. Elle se promenait donc sur les bords de la seine en compagnie de sa fidèle chèvre, qui trottait tranquillement à ses pieds nus.

La jeune femme se laissa porter par ses pensées, qui se dirigeaient évidemment vers son soleil. Cela faisait un moment que la gitane n’avait pas eu l’occasion de croiser le capitaine de la garde, elle ne savait pas du tout où il se trouvait. Elle commençait à s’inquiéter un peu, elle espérait qu’il allait bien. Et au fond d’elle, la jeune danseuse espérait aussi qu’il pensait un peu à elle malgré le fait qu’ils ne se voyaient pas. Autant qu’elle puisse penser à lui en réalité, même si elle passait son temps à penser à lui. Sans son soleil, la jeune femme ne savait pas du tout ce qu’elle allait faire. Elle espérait vraiment qu’elle allait le voir prochainement. Elle était complètement perdue dans ses pensées, au point qu’elle ne remarqua même pas qu’il y avait une autre personne qui se promenait en face d’elle. Et forcément, elle la percuta. La femme qu’elle avait percutée s’excusa immédiatement, affirmant qu’elle ne faisait pas attention.

« Je ne faisais pas attention non plus. » Répondit la jeune gitane en affichant un sourire à l’inconnue. Elle n’avait aucune raison de s’excuser, puisqu’Esmeralda était complètement perdue dans ses pensées. « Ton livre a l’air passionnant. »

Dit-elle, comme ça. Elle constatait ce fait en observant un peu l’inconnue qu’elle avait sous les yeux et elle s’était donc contentée de dire ce qu’elle pensait. Et elle le pensait vraiment, puisque la jeune femme avait vraiment l’air perdu dans sa lecture.
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Dernière édition par Esmeralda le Lun 31 Oct - 14:29, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Ven 2 Sep - 10:17

Même la Seine finit par rejoindre son lit

Louison & ?


J'observe plus en détails la jeune femme que ma lecture attentive ne m'avait pas fait remarquer plus tôt et que j'ai percutée de plein fouet. C'est une jeune femme, moins âgée que moi, belle, très belle, une beauté aussi envoutant qu'exotique. Je la reconnais. Cette jeune femme, je l'ai déjà vue. Elle danse, parfois, sur le parvis de la cathédrâle, et le regard des hommes brillent soudain d'une admiration (mêlée de lubricité, pour certains) sans pareille. Elle excelle dans son art, il faut le dire. Mais quand ces hommes n'ont de cesse que de l'admirer. Je déplore à vrai dire que ses charmes (au-delà de son talent) soient son gagne-pain. Se rend-elle compte qu'on l'objectise ? Je ne le pense pas. Ou alors elle le sait et elle décide d'en jouer. Je ne sais pas ce qui est le mieux, en vérité, car si elle devait avoir conscience de sa condition, j'ose penser qu'elle chercherait à s'en exempter, d'une façon ou d'une autre.

Et c'est dommage, d'ailleurs, car autrement, la jeune danseuse semble réellement sympathique et charmante, polie, aussi, puisqu'elle s'excuse parce qu'elle affirme qu'elle ne faisait pas attention davantage. Ça aurait pu s'arrêter là, évidemment, nous aurions pu passer l'une et l'autre notre chemin, qu'avons-nous à nous dire, après tout ? Mais Esmeralda réengage la conversation, et peut-être ai-je besoin de parler, au fond, car je ne me contente pas d'éluder sa réponse avant de poursuivre mon chemin en même temps que ma lecture, je décide de lui répondre de sorte d'engager une réelle conversation. Qui sait ? Peut-être ai-je plus à apprendre de mon interlocutrice que ce que mes préjugés à son sujet me laissent croire.

-Il l'est,
réponds-je, très sincère, car je ne saurais m'exprimer autrement au sujet de Balzac. Il parle d'un homme désespéré à qui l'on offre d'exaucer chacun de ses désirs. Mais à chaque désir concrétisé, la durée de sa vie est écourtée. Cela nous apprend à nous méfier de ce que l'on convoite.

Je regarde un instant la jeune femme. Je pourrais l'interroger sur ses propres lectures, mais je devine qu'elle ne lit pas. Considération certainement hautaine mais issue d'une simple observation sociologique. Ne serait-ce qu'être une femme vous accorde rarement l'opportunité d'être lettré. Et la jeune danseuse a sans doute bien d'autres préoccupations que l'apprentissage de la lecture. La bohémienne n'avait pas dû traîner sur les bancs de quelque école que ce soit. Je me demande, d'ailleurs, ce qu'a pu être sa vie. Elle n'a pas dû être simple, elle doit égaler si ce n'est dépasser celles de ces grands héros de La Comédie humaine dont je savoure les déboires et les aventures. Je reconnais que cela m'intrigue.

-Vous aimez les histoires ?

J'en aurais peut-être pour elle qui pourraient l'inviter à reconsidérer sa situation.


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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Lun 31 Oct - 15:20

Louison & Esmeralda
Dansez, sinon nous sommes perdus.Même la Seine finit par rejoindre son lit.
Esmeralda avait vraiment le sentiment que le livre de la jeune femme qu’elle venait de percuter lui était passionnant, au vu de la manière dont elle était perdue dans sa lecture. La femme lui répondit alors qu’il l’était, avant de lui parler un peu plus de l’histoire. La gitane l’écouta attentivement, concentrée, expliquer l’histoire de sa lecture. Celle d’un homme à qui on offrir d’obtenir tout ce qu’il désir, mais qui en contrepartie voir la durée de sa vie écourtée. Esmeralda écouta tout aussi concentrée la morale que la jeune femme lui expliqua concernant cette histoire, le fait qu’il fallait se méfier de ce qu’on convoitait. Ce n’était qu’une ébauche de cette histoire et Esmeralda devait bien avouer qu’elle aurait bien aimé pouvoir en savoir plus. Parce qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander ce qui arrivait à cet homme, celui à qui on offrir tous ses désirs. Sa vie était-elle si écourtée, cela n’en valait pas un peu la peine ? Pour un peu plus de désir, ne pouvait-il pas sacrifier un peu de vie sans que ça n’ait de trop grande conséquence. Esmeralda savait qu’elle serait prête à sacrifier beaucoup pour pouvoir revoir son soleil, peut-être bien trop que ce qu’elle ne devrait le faire d’ailleurs.

« J’adore les histoires. » Répondit-elle vivement quand Louison lui posa la question, un large sourire sur le visage. « Quand j’étais plus jeune, ma nourrisse me lisait souvent des histoires. »

Sa mère d’adoption plus précisément. Esmeralda se disait parfois que sa vraie mère le faisait peut-être aussi, mais elle n’en savait rien. Elle n’avait plus aucun souvenir de ses vrais parents, il ne lui restait que ce petit trésor dans son sachet qu’elle portait toujours sur elle, comme un talisman qui allait lui permettre de retrouver sa famille. Celle qu’elle considérait comme sa mère donc, ce n’était autre que celle qui l’avait élevé pendant les premières années de sa vie avec les gitans. Esmeralda aimait les histoires donc, malheureusement elle était bien incapable de lire elle-même. Elle n’avait reçu aucune éducation et c’était déjà incroyable que sa mère d’adoption ait eu l’occasion de lire. Maintenant, des personnes proches d’elle, c’était Gringoire qui savait lire. Cela lui arrivait souvent qu’elle lui pose des questions, qu’elle lui demande de traduire pour elle des mots. Comme le si beau mot de son soleil.

« Qu’est-ce qui arrive à cet homme qui obtient tous ses désirs ? »
Demanda-t-elle alors, ne parvenant pas à taire sa curiosité concernant l’histoire que la jeune femme sous ses yeux était en train de lire. Elle était curieuse oui, elle avait envie de savoir ce qui arrivait à ce pauvre homme. Même si elle embêtait peut-être la jeune femme par ses questions. Si Louison était trop embêtée, elle n’aurait qu’à lui dire, la gitane ne lui en tiendrait pas rigueur. Même si elle avait vraiment envie d’étancher un peu sa curiosité quand même. Est-ce que c’était si mal que cela d’obtenir tout ce qu’on voulait, en sacrifiant une partie de sa vie ?
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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Ven 4 Nov - 10:18

Même la Seine finit par rejoindre son lit

Louison & ?


Sur mon visage se dessine une fine esquisse de sourire en entendant la réponse de ma pauvre et charmante interlocutrice. Au fond, je la trouve attachante. Comment pourrais-je lui reprocher de ne pas être cultivée, de ne pas avoir la chance que j'ai eue de pouvoir me familiariser avec l'art des lettres ? Je ne le peux pas. Elle n'est pas responsable de son sort... elle est juste responsable peut-être de ne pas faire plus d'efforts pour se soustraire à sa condition. Nous vivons dans une société où nous, être jetés, somme conditionnés par notre naissance, nos destins sont abandonnés à une fatalité contre laquelle il faut se battre. Je n'ai pas à me plaindre de ma naissance, mais en voyant des personnes comme Esmeralda, je sais pourquoi je me bats, ou pourquoi j'ai envie de me battre, car on ne me laisse que peu ma chance : je veux lutter contre la misère, contre les inégalités qui obstruent ce monde. Je me demande si je serais capable d'aider mon interlocutrice, même à mon échelle. Je ne sais même pas si elle aurait envie de changer sa condition, l'habitude l'a rendue docile. Dans tous les cas, ça ne fait jamais de mal d'initier tout un chacun à l'oeuvre de Balzac, que je considère (à forte raison selon moi) comme l'un de nos plus brillants auteurs contemporains. Elle adore les histoires, m'apprend-t-elle, sa nourrice lui en lisait autrefois. J'ignore quelle était la nature de ces histoire, mais je me sens d'humeur à lui en faire découvrir une autre. Elle m'interroge, veut savoir ce qu'il advient du protagoniste du roman que je dévoire. Je n'hésite pas à lui en apprendre davantage.

-Tout d'abord, il ne s'inquiète pas de voir sa vie s'écourter, il considère que ce qu'il peut obtenir mérite le sacrifice de cette longévité. Raphaël - le protagoniste - devient immensément riche, obtient la gloire et le succès, ainsi que l'amour de la femme qu'il aime. Mais en parallèle, il vieillit prématurément. La maladie le dévore, et aucun médecin ne sait le sauver. Quand il prend conscience de l'imminensce de sa fin, il finit reclus, ne pense plus qu'à sa survie. Il réalise que sa vie aura été vide, qu'il n'a rien fait de l'immense pouvoir qui lui a été accordé.
Je marque une pause. Il meurt, seul et malheureux, en formulant son tout dernier désir : celui de vivre encore.

J'esquisse un fin sourire. La première fois que j'ai lu la conclusion de cet ouvrage, cette histoire m'a profondément remuée. Il y a des auteurs qui ont ainsi le don de vous faire remettre en question. Ce n'est pas pour rien que je prends plaisir à relire cet ouvrage. Je le trouve fort en plus d'être excelemment écrit. Je me demande si mon interlocutrice sera sensible à son message.


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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Sam 7 Jan - 18:03

Louison & Esmeralda
Dansez, sinon nous sommes perdus.Même la Seine finit par rejoindre son lit.
La jeune inconnue qu’Esmeralda venait de rencontrer accepta de lui en dire un peu plus sur l’homme de l’histoire qu’elle lit, lui racontant ce qui arrivait à ce Raphaël. La jeune gitane écouta attentivement les paroles de la jeune femme, un peu comme une enfant écoutant une histoire qu’on était en train de lui raconter. Elle apprit donc que l’homme profita du pouvoir qu’on lui avait attribué pour devenir riche, pour obtenir la gloire, le succès et surtout l’amour de la femme qu’il aimait. Esmeralda ne put s’empêcher de tiquer sur cette partie précise de ce que l’homme avait obtenir grâce à son pouvoir sacrifiant un peu plus à chaque fois sa vie, sans se rendre compte de ce qu’il était en train de perdre justement. Parce que c’était exactement ce que la jeune femme demanderait à la place de cet homme, si elle pouvait faire les mêmes vœux que Raphaël. Si on lui en donnait le pouvoir, même en sacrifiant une partie de sa vie (ne se doutant pas que le sort lui réservait une vie courte d’ailleurs), elle demanderait à retrouver son soleil et à pouvoir vivre à ses côtés. C’était la seule chose qu’elle désirait, la seule chose qu’elle demanderait parce que c’était la seule chose qui pourrait réellement être heureuse. Mais ça, bien sûr, elle ne se rendait pas compte de la réalité. Louison continua donc son histoire, qui ne termina pas du tout d’une bonne manière. Esmeralda apprit qu’à force, la vie de l’homme était vraiment écourtée et aucun médecin ne parvenait à le soigner. Il termine reclus, seul, se rendant compte que sa vie n’est que vide et qu’elle n’a pas été si heureuse que ça. Et finalement, il finit par mourir en demandant de continuer de vivre encore.

« C’est vraiment une histoire triste. » Commenta la jeune femme alors, après le long récit de son interlocutrice. Elle trouvait cette fin triste oui. Esmeralda préférait largement les histoires qui se terminaient bien, quand tout le monde finissait par avoir la vie heureuse qu’ils désiraient. Elle espérait que son histoire serait aussi belle que celle qu’elle pouvait parfois entendre des livres, puisqu’elle ne pouvait pas les lire elle-même. Si seulement son histoire pouvait être belle, mais parfois les auteurs s’amusaient à rendre tout cela triste. « Si je pouvais avoir son pouvoir, je demanderais seulement à être auprès de l’homme que j’aime… je n’ai besoin de rien d’autre. »

Ce n’était pas exactement ce que la morale de cette histoire voulait nous apprendre, mais Esmeralda ne pensait vraiment pas avoir besoin de désirer autre chose dans sa vie. Quoi que… elle avait toujours l’espoir d’un jour pouvoir retrouver sa mère, de pouvoir un jour la revoir et savoir exactement d’où elle venait.

« Tu aimes bien lire des histoires tristes ? » Demanda-t-elle, ne pouvant pas s’empêcher de se montrer vraiment curieuse envers Louison, alors qu’elle ne la connaissait pas du tout.
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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Jeu 19 Jan - 13:32

Même la Seine finit par rejoindre son lit

Louison & ?


Je hausse les épaules quand la jeune danseuse observe que l'histoire que je viens de lui raconter est bien triste. C'est vrai, sans doute, d'un certain point de vue, en effet. Le destin de cet homme abandonné à la tristesse, à la mort et à la solitude n'a absolument rien d'heureux. Pourtant, je ne trouve pas cette histoire triste. Pas plus que joyeuse, en fait. Je considère seulement qu'elle est intéressante et lourde de sens, également, que tout le monde peut en tirer enseignement. Sans doute devons-nous compatir au sort de notre héros, oui, pour ne pas vouloir finir comme lui, mais quelque part, quand je lis La Peau de chagrin, je me dis seulement que le jeune homme n'a jamais que ce qu'il mérite, rien d'autre. Il faut se méfier de ses désirs, être prudent avec ce que l'on souhaite. C'est cela, que cette grande œuvre, que je trouve vraiment sublime, nous enseigne. Et pourrait peut-être enseigner mon interlocutrice, si elle parvenait à lire entre les lignes, à comprendre. Mais j'ai l'impression que la candide gitane ne saura qu'interpréter littéralement ce que je lui dis. Et c'est normal, au fond. La littérature est aussi faite pour cela, pour être vécue au premier degré. Je le sais et peut le comprendre, mais j'en suis moi-même incapable. À force de diverses lectures, j'ai acquis une conscience des mots et de leur portée que je ne peux aujourd'hui nier, prétendre ne pas connaître. J'accorde d'ailleurs d'autant plus de foi dans l'impact du langage que ce dernier peut porter et faire évoluer à lui seul des idéaux, de ceux que je chéris sncèrement. À commencer par mes idéaux révolutionnaire, somme toute. Mais nous n'en sommes pas là. Je ne redirai pas à l'Esmeralda les éloquents discours de Robespierre. J'admets déjà que j'apprécie qu'elle me prête une oreille attentive. Rien que cela sait me ravir.

J'affiche un sourire un peu amusé quand la jeune femme m'apprend que si elle devait obtenir ce qu'elle désirait, elle ne ferait qu'un souhait, mais quel souhait ! Celui d'être auprès de l'homme qu'elle aimait. Ah, l'amour ! Je l'ai toujours observé à distance, je ne l'ai jamais resenti. J'envie parfois ceux qui l'éprouvent mais je me ravise bien vite. L'amour rend heureux certains, c'est vrai. Mais la plupart du temps, il n'engendre qu'un profond désespoir. Je n'ai pas le temps pour le désespoir. D'ailleurs, quand je regarde mon interlocutrice, je ne suis pas sûr que son affection pour l'objet de son désir la rende véritablement heureuse. Je songe à l'interroger au sujet de cet homme, mais je décide que non, du moins pas de façon trop directe. J'y suis décidée quand elle me demande si j'aime les histoires tristes. Mon sourire s'élargit un peu.

-J'aime bien lire,
je réponds d'abord. Et je ne trouve pas que cette histoire soit vraiment triste. Les romans tristes n'ont pas pour but de nous rendre malheureux, ils ont pour but de nous faire réfléchir. On peut toujours tirer le meiller parti des choses. Même des choses les plus malheureuses. C'est un peu ma philosophie, ma vision du monde. Crois-tu que tu saurais te satisfaire uniquement de la présence de l'homme que tu aimes ?


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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Ven 10 Mar - 22:43

Louison & Esmeralda
Dansez, sinon nous sommes perdus.Même la Seine finit par rejoindre son lit.
Quand Esmeralda demanda à son interlocutrice i elle aimait les histoires tristes, celle-ci lui répondit qu’elle aimait lire, que cette histoire n’était pas vraiment triste. Esmeralda ne pouvait pas s’empêcher de penser le contraire, elle trouvait vraiment cette histoire triste. La gitane écouta cependant attentivement les propos de la jeune femme, alors qu’elle lui expliquait que les romans tristes n’avaient pas nature à nous rendre malheureux, mais juste à nous faire réfléchir. Esmeralda ne pouvait pas affirmer qu’elle comprenait tous les propos de Louison, mais elle était vraiment intéressée quand même. Elle ne demandait qu’à apprendre. Mais comment est-ce qu’on peut tirer le meilleur de quelque chose malheureuse ? Esmeralda se posait vraiment la question. Ça n’avait pas vraiment de sens. Enfin, la gitane n’avait pas l’impression que ça en avait. Oh, elle ne mettait pas en doute la réflexion de la jeune femme devant elle, elle ne se pensait pas assez intelligente pour le faire. Mais quand même, elle avait un peu de mal à comprendre.

Esmeralda n’eut pas vraiment l’occasion de réfléchir plus à cette situation, puisque Louison lui demanda si elle pourrait se satisfaire de l’unique présence de l’homme qu’elle aime. Esmeralda ne mit pas longtemps avant de répondre, elle fit hâtivement.

« Bien sûr ! » Et elle le pensait vraiment, la jeune femme ne mentait pas. « Je n’ai besoin de personne et de rien d’autre que lui. »

Le pire, dans tout cela, c’était qu’elle pensait sincèrement ce qu’elle disait. Elle savait bien qu’elle avait d’autre chose dans sa vie que son soleil, d’autres personnes, mais elle ne jurait vraiment que pour son Phoebus. Ce dernier était son soleil, le soleil de sa vie en fait. Elle ne jurait que par lui et elle pensait sincèrement qu’elle n’avait besoin que de lui pour être heureuse. Qu’elle n’avait besoin de rien d’autre. Et en même temps, Esmeralda n’avait effectivement pas grand-chose dans sa vie quand même. Cependant, Djali ne sembla pas apprécier les paroles de sa maîtresse, puisqu’elle tapa vivement le sol de ses sabots. La gitane tourna son regard vers elle, avant de reprendre.

« Mais de toi aussi bien sûr. »

Djali était un peu une évidence dans sa vie après tout, Esmeralda ne se voyait pas vivre un jour sans sa chèvre. Enfin, pas volontaire en tout cas. Elle était sa meilleure amie, sa sœur même. Beaucoup la considérait seulement comme un simple animal, comme une simple chèvre, mais elle était bien plus que cela. C’était donc évident qu’elle avait besoin d’elle dans sa vie, elle ne se posait même pas la question. Mais autrement, la jeune femme considérait qu’elle avait simplement besoin de son soleil, de l’homme qui faisait battre son cœur et qui ne disparaissait pas de ses songes depuis qu’elle l’avait rencontré. Elle avait juste besoin de lui pour être heureuse, ne se rendant évidemment pas compte qu’elle avait juste besoin de lui pour être malheureuse aussi. Souvent, ces deux détails allaient de pair.
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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Mer 22 Mar - 11:51

Même la Seine finit par rejoindre son lit

Louison & ?


La candeur et le romantisme dont la belle danseuse ne sait visiblement que trop faire preuve sont à la fois touchants et décontenançant pour moi. Non pas que je ne puisse concevoir le fait que certaines femmes ne puissent souhaiter autre chose que de se dévouer entièrement à l'homme ayant gagné leur préférence, c'est après tout chose courante, et je sais être une exception en la matière (pitoyable exception au passage, car mon coeur ne sait pour autant pas s'armer de toute l'insensibilité qui lui serait nécessaire à un investissement total aux valeurs que je défends), mais elle semble y croire si fort, et j'ai comme le sentiment que la déception ne peut que l'attendre au tournant. Mais je le sais bien, ce n'est pas mon histoire, c'est la sienne, et elle est bien libre de faire ce qu'elle veut, bien sûr, et de penser comme elle veut. Je peux peut-être chercher à l'aiguiller, je ne suis pas pour autant capable de la convaincre. Je me rêve souvent en oratrice dévouée, qui saurait prendre la parole au nom des opprimés, et que l'on écouterait avec passion et patience, mais je n'ai pas le charisme d'un Enjolras. Et surtout, l'on écoute pas les femmes, alors les femmes s'épreunnent des hommes.

Mais je me demande si les hommes écoutent les femmes pour autant. Certains peut-être. Ils me semblent bien rares malgré tout. Eponine, Esmeralda... l'amour semble les rendre rêveuses mais je doute qu'il les rende vraiment heureuses. Mais que puis-je en dire ? Que puis-je y faire ? Suis-je seulement bien placée pour leur faire la leçon. Je ne le crois pas. Je vois bien de toute façon que quoi que je puisse vouloir dire à mon interlocutrice. Elle ne l'entendra pas, ne voudra pas l'entendre. L'amour rend aveugle, dit-on. Je suis tentée de croire qu'il rend sourd également, sourd à toute opposition, sourd à toute réplique. Ce n'est pas forcément bien compatible avec ma nature profondément contestataire, j'en ai bien peur. Mais puisque je ne peux en rien raisonner cette nature, comme Esmeralda peut sans doute difficilement rationnaliser la sienne, je crains fort que nous soyons dans une impasse.

Et puisque c'est le cas, je rends les armes. Cela ne me ressemble pas trop, j'ai plutôt tendance à les prendre, bien plus qu'à les rendre, mais il est des combats qui méritent d'être menés de fronts et nécessitent une attention constante. Pour l'heure, ce combat-ci me semble d'une moindre importance en comparaison. Je décide donc de focaliser mon attention sur la chèvre qui l'accompagnait, ce singulier animal de compagnie que je n'ose pas approcher de trop près pour ma part. J'ai toujours eu un peu de mal avec les animaux. Mais je reconnais tout de même une chose.

-Il est adorable.
Il ou elle ? Je ne vais pas m'approcher de trop près pour le vérifier de toute manière. Au fond je t'envie, ça doit être agréable de savoir exactement de quoi l'on a besoin dans la vie. De ne pas en demander davantage.


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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Mer 17 Mai - 23:02

Louison & Esmeralda
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Esmeralda afficha un sourire quand Louison affirma que Djali était adorable. Celle-ci d’ailleurs ne manqua pas de montrer qu’elle appréciait le compliment aussi. En même temps, la chèvre savait parfaitement y faire pour obtenir les bonnes grâces des autres. Elle avait été dressée pour ça en même temps, Esmeralda et elle formaient un bon duo. Les tours que la chèvre avait appris à faire ses tours dans le seul but de pousser les gens à leur donner de l’argent, comme Esmeralda avait appris à danser pour cela aussi. Même si, la gitane appréciait grandement de danser.

« Djali est ma meilleure amie. »

Précisa alors la jeune femme, même si elle n’avait pas vraiment besoin de le faire sans doute. Mais c’était vrai, sa chèvre était sa meilleure amie. Pas sa seule amie, Esmeralda en avait d’autre. Elle était amie avec Eponine, elle était aussi amie avec Déa, par exemple. Mais Djali s’était différent. Par moment, Esmeralda avait envie de croire que sa chèvre était la seule vraiment capable de la comprendre, même si elle savait aussi qu’elle n’aimait pas trop quand elle rêvait de trop à son soleil. Mais ça, c’était simplement parce qu’elle était jalouse. Ça se comprenait, si Djali devait la délaisser pour les beaux yeux de quelqu’un, elle se sentirait sans doute jalouse. Parce qu’elles avaient vraiment une relation fusionnelle.

Louison lui affirma alors qu’elle lui enviait, parce que ça devait être agréable de savoir ce qu’on voulait dans la vie. Esmeralda ne connaissait pas suffisamment la jeune femme sous ses yeux pour se faire une idée de la manière dont elle vivait, mais cela se voyait qu’elle se prenait un peu plus la tête qu’elle. Ou alors, pour faire simple, Esmeralda ne se prenait pas assez la tête. Elle avait ses soucis, ses propres ombres, mais elle se concentrait sur ce qu’elle aimait voir. Quand elle pensait au bossu de Notre Dame, elle frissonnait parce qu’elle avait peur, mais cela ne l’avait pas empêché de lui donner à boire quand il en avait besoin.

« Je vis comme ça depuis toujours tu sais. »
Dit-elle doucement en reportant son attention sur Louison. « C’est comme ça pour nous. » Sous-entendu les gitans, même si elle ne devrait sans doute pas faire de généralité en fait. Parce qu’elle ne pensait sans doute pas exactement pareil que ses camarades. « Je vis au joue le jour, je danse pour gagner de l’argent pour me nourrir. Djali fait des tours amusant pour gagner plus de sou aussi. » Esmeralda marqua une pause avant de reprendre. « C’est comme ça depuis toujours et ça continuera sans doute comme ça toujours. »

À moins qu’elle puisse s’approcher un peu plus de son soleil, elle rêvait tellement qu’il l’enlève pour qu’ils puissent vivre ensemble et être heureux. Même si elle savait que ce n’était pas une très bonne chose non plus. En tout cas, la jeune femme n’avait vraiment aucune ambition dans la vie, mais c’était parce qu’on n’avait jamais attendu d’elle qu’elle en ait.
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Message#Sujet: Re: Même la Seine finit par rejoindre son lit (libre)   Jeu 1 Juin - 9:59

Même la Seine finit par rejoindre son lit

Louison & ?


Je me contente d'adresser un sourire à Esmeralda quand elle m'affirme que sa chèvre est aussi sa meilleure amie. Elle le dit sans pudeur et sans honte. Personnellement, je reconnais que j'ai du mal à comprendre que l'on puisse prendre un animal pour son meilleur ami. Que l'on s'y attache, c'est une chose, bien sûr, mais de là à considérer son petit camarade à poil (qui apparemment était une femelle, donc) comme son meilleur ami... Mais je ne fais aucun commentaire. Chacun peut bien avoir sa vision des choses et de la vie. Je n'en cautionne pas certaines et je me défends contre ces dernières, mais d'autres me dérangent un peu moins. Esmeralda et ses propos rejoignent cette seconde catégorie. Elle me dit qu'elle a toujours vécu ainsi, qu'elle vivrait toujours ainsi, elle ne sait pas vivre autrement. Son existence se fait au jour le jour. Elle a le droit, par conséquent de connaître ce sentiment qui m'est totalement inaccessible pour ma part : l'insouciance. Je n'aimerais pas être insouciante, je tiens beaucoup trop à ma lucidité, franchement. Mais je me dis parfois que ma vie serait plus simple si je n'avait pas ce souci de l'avenir, cette profonde conscience de l'avenir. Le fait est que je suis incapable de vivre au jour le jour, d'être hédoniste. Je veux vivre dans un monde où cela serait possible, mais pour cela, il va falloir se battre, encore et encore. Et la route va être longue, très longue. Le chemin est semé d'embuches, et on ne m'accorde pas assez de crédit pour me laisser jouer mon rôle. Mais j'y tiens quand même. Pour moi, c'est très important.

-Nous ne savons jamais de quoi l'avenir sera fait, malheureusement,
réponds-je.

Comme d'ordinaire, je dois sembler assez défaitiste, mais c'est effectivement ce que je pense. Impossible de vivre au jour le jour dans un monde qui change, dans un monde qui doit changer. Tant que ce monde sera fait de douleur et d'injustices, tant que ce monde subira les ressacs imperturbables de l'histoire, alors je serais vigilante. Je ne lâcherais jamais l'attention, à aucun moment. Mais c'est un rôle qui n'incombe pas à tous. Esmeralda, elle, parvient à se satisfaire de son sort, et je veux bien penser que cela est tant mieux pour elle, dans ce cas.

-Si le monde devait changer, est-ce que c'est toujours ce que tu voudrais faire ? Tu n'aurais pas d'autres projets ? D'autres rêves ?

J'insiste beaucoup trop et j'en ai bien conscience, mais je me vois incapable de faire autrement. Je suis intriguée. Nos vies sont si différentes... Je peux essayer de la comprendre, mais quelque chose m'échappera toujours. Nous ne sommes pas de même naissance. Et la naissance, comme souvent, fait toute la différence.


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