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 Vive la France ! (Enjolras)

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Message#Sujet: Vive la France ! (Enjolras)   Ven 18 Mar - 9:10

Valjean & Enjolras
Vive la France !
Ils devaient partir, ils devaient fuir, pour leur bien. Javert avait retrouvé la trace de Valjean, comme cela était arrivé plusieurs fois dans le passé. L'inspecteur était comme une ombre dans la vie de l'homme, une ombre qui parvenait toujours à le retrouver et cela malgré les efforts qu'il fournissait pour se faire oublier. Au fond, l'ancien forçat avait bien su qu'il ne devrait pas rester à Paris, qu'ils devaient partir loin de ce pays. Cela faisait un moment qu'il se faisait cette réflexion, mais il n'avait pas encore agis en conséquence. Maintenant, l'homme n'avait plus du tout le choix. Il devait quitter ce pays - en compagnie de Cosette - afin de protéger sa vie du sort que voulait lui réserver l'inspecteur Javert. Les temps étaient comptés bien sûr, il n'avait pas beaucoup de temps devant lui. L'homme et sa fille s'étaient installés pendant un temps à l'appartement de la rue de l'Homme armé que Valjean possédé. Ce n'était pas la première fois qu'ils venaient ici, ils avaient déjà eu l'occasion de s'y cacher pendant un temps quand la situation l'exigeait. Jean Valjean aurait vraiment aimé que les choses se passent différemment, il aurait préféré être plus organisé, mais malheureusement il s'était fait surprendre. L'ancien forçat n'avait pas cru que Javert le trouverait si vite et surtout, il avait voulu faire plaisir à sa tendre enfant. Cela lui apprendrait, c'était à cause de cette idylle idiote avec Marius Pontmercy. Si son enfant n'avait pas donné son coeur à ce jeune dévergondé (objectivité, quand tu nous tiens), ils seraient parti depuis bien longtemps. Cosette n'avait pas voulu s'en aller puisqu'elle ne voulait pas s'éloigner de Marius, maintenant, par chance, elle acceptait de le faire. Mais il y avait des conditions qui retardaient le départ. Des conditions qui avaient évidemment un rapport avec ce jeune étudiant en droit. Le départ était retardé et cela malgré le fait que Valjean avait presque fini de tout préparer. Ils allaient quitter cet appartement et se diriger vers le nord du pays, dans le seul but de quitter la France afin de rejoindre l'Angleterre. Visiblement, Javert allait être constamment sur ses traces, dans son ombre, tant qu'il vivrait en France. Il allait donc faire en sorte que cet inspecteur ne puisse plus le menacer de l'envoyer en prison... ou pire.

Profitant d'un moment adéquat, Valjean avait fouillé dans les affaires de son enfant (qui n'était pas son enfant, mais bon). Il parvint à trouver des lettres que Marius Pontmercy – cet idiot – avait écrites à sa tendre fille. C'était exactement ce dont il avait besoin afin de continuer de se préparer pour le grand départ. Valjean avait fait une promesse à sa fille qu'il n'avait pas vraiment l'intention de tenir. Il devrait en avoir honte, comme il devrait avoir honte de fouiller dans ses affaires et de faire ce qu'il s'apprêtait à faire. Il enfourna ces lettres dans sa redingote et sortit de l'appartement, sans même prendre la peine de saluer sa fille. Il marcha rapidement, observant autour de lui, afin d'être certain de ne pas croiser la route de Javert. Il prenait exprès des petites rues, des petits coins sombres, afin de maximiser ses chances d'arriver à sa destination : le Quartier Latin. L'homme sortit un bout de parchemin griffonné quand il arriva sur place, observant l'adresse, avant de la chercher. Il finit par trouver cette chambre de bonne où il espérait pouvoir trouver la personne qu'il recherchait. Il frappa à la porte et attendit le moindre signe de mouvement. Ces signes arrivèrent et la porte s'ouvrit.

« J'espère que vous avez toujours l'intention de m'aider. » Lui dit-il sans même prendre le temps de le saluer, d'une voix rapide. Il attrapa les lettres et les montra à Enjolras. « Ça devient très urgent. »
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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Sam 19 Mar - 19:22


Vive la France !
L

es études d'Enjolras n'avaient jamais été sa priorité. À quoi cela pourrait-il bien lui servir, après tout, d'avoir quelque diplôme que ce soit en poche, si cela était finalement pour mettre ses compétences au service d'un État et d'idéaux qui n'étaient pas les siens. Il étudiait le droit pour défendre une justice qui, pour le moment, n'avait pas besoin d'avocats, mais d'hommes du peuple, prêts à se soulever pour la cause. Enjolras était convaincu du bienfait de sa cause, et elle prévalait sur ses études, ce en dépit de la pression parentale qui, par instants, s'inquiétait de son train de vie dans la capitale, comme s'il n'avait rejoins Paname que pour en savourer les bouges... Oui, ses études étaient secondaires, mais parfois, il s'appliquait tout de même à ses devoirs estudiantins. Il y avait une raison à cela. Chaque savoir accumulé était un savoir qu'il pouvait mettre au profit de ses intentions, et elles ne variaient pas, quel que soit le volume dont on lui ordonnait la lecture. Au contraire, elle allait augmenter, au point qu'il était convaincu que ça ne changerait pas, maintenant. Il était affairé à cette tâche quand il entendit frapper à sa porte. Enjolras s'en étonna, peu de personnes connaissaient son adresse, et il était rarissime qu'on vienne le déranger directement chez lui. Quiconque voulait le retrouver avait bien plus de chance d'y parvenir en se rendant directement au Musain. Néanmoins, curieux, l'étudiant ouvrit.

C'était cet homme, le père de Cosette. La Cosette de Marius. Enjolras devait bien admettre l'avoir quelque peu oublié. Depuis sa réconciliation avec Marius, il avait mis de côté ses intentions un rien triviales de séparer le jeune couple. Était-ce pour autant qu'il comptait apprendre à son interlocuteur qu'il renonçait ? Non. Marius obéissait à sa promesse. Il était plus présent aux réunions des amis de l'A B C, il faisait preuve de plus d'investissement, Enjolras ne pouvait pas le lui ôter. Mais les faits restaient les faits. À un moment ou à un autre, le choix du cœur ou de la foi s'imposerait de lui-même, et ce jour-là, grand bien ferait à Marius (hum...) si sa dulcinée ne se trouvait plus dans son sillage. Oui, il comptait toujours mettre leur plan à exécution. Heureusement, il l'avait déjà entamé avant sa conversation avec son "ami" (oui, ami entre guillemets, parce que là, quand même, il s'apprêtait à trahir sa confiance), et il avait bien réussi à intercepter quelques lettres adressées au jeune homme de la part de sa belle.

-Entrez, je vous prie.
dit-il en examinant la première missive qui lui tomba dans les mains avant de la poser ainsi que ses sœurs sur son bureau, du tiroir duquel il tira une enveloppe décachetée, portant l'écriture de Cosette, qu'il tendit au père de cette dernière. Nous pourrons faire vite. Mais de quel urgence parlez-vous ?



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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Mer 4 Mai - 23:45

Valjean & Enjolras
Vive la France !
Valjean savait parfaitement qu’il agissait à l’encontre des sentiments de sa fille et qu’il ne devrait pas être fier. Il ne l’était pas en fait, mais il n’avait pas le choix. Le vieil homme considérait qu’il faisait cela pour le bien de sa tendre enfant. Cosette était bien trop jeune pour prendre des décisions concernant son avenir, elle ne pouvait pas considérer ce Marius Pontmercy comme l’homme de sa vie puisqu’elle ne savait pas encore ce qu’elle pourrait devenir. Non, c’était mieux qu’il prenne la décision et qu’il fasse en sorte de palier à son futur. Pour cela, il était grand temps que la jeune femme se sépare de son idylle. Elle allait sans doute souffrir, mais elle allait avoir l’occasion de profiter de sa vie de l’autre côté de la manche, faire de nouvelle rencontre. Valjean pourrait concevoir de la voir aimer un homme – peut-être – dans leur nouvelle vie, quand ils seraient vraiment protégé et qu’ils ne puissent plus être séparé à cause de l’inspecteur Javert qui ne quittait jamais son ombre. Il n’avait pas d’autre choix, il devait quitter ce pays et l’homme n’avait pas l’intention de partir sans sa fille. Il ne pouvait pas l’abandonner ici et partir sans elle, surtout pas en sachant que ce Marius avait des vues sur elle.

Enjolras était visiblement toujours partant pour leur petite combine. Valjean préférait se concentrer sur le fait qu’ils pouvaient y arriver et qu’ils pouvaient faire de bonne chose, afin d’oublier sa culpabilité. Parce qu’il culpabilisait bien sûr, comme toujours. Il hésitait énormément, mais le vieil homme était persuadé d’agir comme il le fallait. Enjolras invita le père de Cosette à entrer chez lui, avant qu’il ne s’approche de son bureau et qu’il attrape des lettres. Visiblement, Enjolras avait réussi à obtenir le courrier que sa tendre enfant avait envoyé à Marius. Le vieil homme savait qu’ils échangeaient du courrier, puisqu’il avait trouvé de son côté les correspondances de Marius dans les affaires de sa fille, mais ce n’était quand même pas bien agréable. L’homme attrapa les lettres de sa fille et il en ouvrit une, sans aucune honte. Il parcourra rapidement les mots que son enfant avait écrits à l’adresse de cet homme, alors qu’Enjolras lui affirmait qu’ils pouvaient faire vite.

« Nous devons partir. »
Répondit-il en relevant son regard vers le jeune étudiant devant lui. Il n’avait aucune raison de cacher cette information à l’homme, après tout il ne prenait pas trop de risque. « Nous allons quitter le pays, mais Cosette ne veut pas partir tant qu’elle n’aurait pas eu l’occasion de parler avec Pontmercy. » Valjean marqua une pause avant de reprendre. « Je crains qu’il ne cherche à la retenir et il est hors de question que je laisse ma fille ici. »

Donc, ils devaient faire en sorte que cette relation se termine avant qu’ils ne prennent la route. Quelque chose faisait croire à Valjean qu’Enjolras verrait d’un bon œil le départ de Cosette, permettant donc à Marius de se libérer de cette idylle qu’ils n’appréciaient pas tous les deux.
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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Jeu 5 Mai - 10:19


Vive la France !
L

a nouvelle du départ prochain de cet homme et de sa fille fut loin de déplaire à Enjolras, bien au contraire. Allez savoir pourquoi l'homme décidait de partir, au point même de vouloir quitter le pays, Enjolras n'avait pas l'intention de lui poser la question, ça ne servait à rien de lui poser la question. Tout ce qui ne concernait pas directement leurs intérêts communs était superflu. Tous les deux, ils n'étaient pas amis ni ne tendaient à le devenir, ils étaient simplement des alliés que les circonstances avaient associé, et qui s'oublieraient bien vite l'un et l'autre une fois que leurs ambitions seraient satisfaites. Pour le chef de file des amis de l'A B C, la nouvelle ne prêtait qu'à se réjouir, même si, visiblement, la jeune Cosette faisait des siennes. Enjolras serait d'avis de ne prêter aucune intention aux supplications de la jeune femme et de l'obliger à traverser la frontière, le temps suffirait à lui faire oublier Marius, mais il n'ignorait pas que ce n'était pas si simple. Il n'avait jamais été père, ne comptait pas le devenir un jour, il ne pouvait pas savoir de quelles concessions l'on était capable par pure affection pour son enfant, surtout son enfant unique. Au fond, il n'était pas plus mal que l'homme vienne le trouver, une ultime machination avant le départ du père et de sa fille permettraient d'apaiser la douleur de la séparation, et Marius, voulait croire Enjolras, oublierait bien vite celle qui avait hanté son cœur pour ne plus se concentrer que sur l'essentiel : la cause qu'ils défendaient, et qu'il avait accepté de servir de nouveau. Il ne se laisserait plus détourner par une demoiselle, et ça, c'était une excellente chose.

-En ce cas, il nous faut rédiger de courrier. Vous transmettrez à votre fille une lettre de Marius lui apprenant que vous êtes venu lui apprendre votre départ prochain, et qu'il ne tient pas à la revoir avant son départ car ces adieux lui seraient trop douloureux. Marius recevra de Cosette une lettre lui apprenant son déménagement. Entretemps, il faudra s'arranger pour qu'ils ne se revoient pas avant votre départ. Je devrais pouvoir dissuader Marius d'aller trouver votre fille.


Il lui suffira de le mener dans diverses actions liées aux amis de l'A B C, étant donné son regain d'investissement, il ne devrait pas refuser. Mais je ne pourrais pas le faire très longtemps.

Sous-entendu, les heures leur étaient comptées. Il fallait que le père saisisse au plus vite l'occasion de mener sa fille loin de son amant. Tous les deux ne devaient plus se revoir. Le courrier qu'ils penseraient recevoir l'un de l'autre apaiserait quelque peu leurs âmes, et bien vite, ils s'oublieraient. Après tout, leur histoire n'était jamais qu'une passade. Il était grand temps qu'ils s'en rendent compte.



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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Mar 31 Mai - 19:36

Valjean & Enjolras
Vive la France !
Valjean apprécia que le jeune homme sous ses yeux ne le questionna pas son départ précipité. Si l’homme avait décidé de s’allier à Enjolras pour séparer définitivement Cosette et son bellâtre, ce n’était pas pour autant une raison pour lui de lui faire entièrement confiance. Il n’avait donc pas l’intention d’apprendre au jeune homme la raison de son départ, ou encore leur destination. Tant qu’il savait qu’ils allaient partir et donc qu’il fallait mettre un terme rapidement à la relation de sa fille avec Pontmercy. Il ne demanda donc rien et c’était une bonne chose, se contenta simplement d’affirmer qu’ils devaient préparer la lettre. Les lettres en fait plus précisément, puisqu’ils devaient transmettre tous les deux une lettre à l’intéressé de leur côté, Valjean à Cosette et Enjolras à Marius. La lettre que le vieil homme devait transmettre à sa fille de cœur était une lettre où « Marius » annoncerait à la jeune fille qu’il ne voulait pas la revoir avant son départ. Cela allait évidemment briser le cœur de Cosette. Valjean savait d’avance que sa fille de cœur (mais sa fille quand même) allait vraiment avoir très mal en apprenant que l’homme qu’elle aimait ne voulait plus d’elle. Jean Valjean s’en voulait sincèrement de provoquer autant de souffrance à Cosette, mais c’était pour le mieux de toute façon. Parce qu’ainsi, la jeune femme n’aurait plus aucune raison de ne pas vouloir partir du pays, de ne pas suivre son père. Il n’allait plus rien avoir pour la retenir dans la vie qu’ils avaient dans cette ville. C’était un mal pour un bien.

« Je n’ai pas l’intention de prendre trop de temps avant de partir. Une fois que Cosette aura eu la prétendue lettre de Pontmercy, nous partirons rapidement. Vous n’aurez donc pas besoin de le retenir bien longtemps. » Même s’il y avait de forte chance que Marius Pontmercy ait envie de courir vers Cosette dès qu’il apprendrait son départ, mais Enjolras semblait certain de l’empêcher de parvenir à la voir. Si c’était le cas, s’il parvenait vraiment à le retenir, alors ils pourraient réussir à les séparer. « Je parviendrais à la convaincre de ne rien chercher de plus avec un homme qui ne souhaite pas la revoir. »

En gros, elle aurait l’occasion de découvrir que les belles paroles ne sont pas toujours des vérités. Bien sûr, cela ne serait qu’un mensonge. Jean Valjean avait cependant envie de croire que Marius Pontmercy avait quand même une part d’ombre, aucun homme n’était dénué de défaut. Dans tous les cas, ils allaient partir et ils n’étaient pas question pour Valjean d’abandonner Cosette dans les bras de cet homme dont il ne connaissait rien du tout.

« Je m’arrangerais pour vous prévenir de notre départ, comme cela vous saurez quand cela n’est plus utile de retenir votre ami. »

Evidemment, Valjean était bien loin de se douter que les évènements n’allaient pas du tout se passer comme il le désirait. Bien au contraire même, ça allait être pire que tout.
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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Mer 1 Juin - 19:30


Vive la France !
L

e temps était, très clairement, ce qui pourrait jouer contre eux et leur initiative, car s'il était plutôt simple de mettre la première partie de leur plan à exécution, la seconde comportait quelques risques, car ils ne pouvaient présumer exactement de ce que serait l'attitude des deux amants en découvrant les fausses missives qui leur étaient adressées. Il se pouvait bien que, découvrant le départ de Cosette, Marius renie tout investissement auprès de la cause et cherche à tous prix à retrouver celle qui lui avait tourné la tête, et il se pouvait tout aussi bien que la jeune Cosette, plutôt que de se laisser désespérer, le cœur brisé, cherche plutôt à retrouver à tout prix l'homme qu'elle aimait afin de démêler le vrai du faux. C'était là des vérités qui ne pouvaient être écartées, et contre lesquelles ils ne pouvaient pas grand chose, car le hasard aurait quoi qu'il en soit une place d'importance dans leur initiative. Aussi ne semblait-il pas malvenu de parer au plus pressé et de s'éviter toute déconvenue en prenant justement soin d'agir en urgence. Le temps qu'ils sacrifiaient à cette entreprise et qui la rendait périlleuse, c'était du temps que les amants n'auraient pas pour se retrouver et contrarier leurs projets (mais le destin était plus facétieux que le chef de file des amis de l'A B C ne savait le prédire). Enjolras, oui, ne pouvait qu'être satisfait de savoir que le départ de cet homme et de sa fille était pour bientôt, plus vite ils quitteraient Paris, mieux il s'en porterait, sans l'ombre d'un doute possible. Tout allait dépendre du temps, donc, et de leurs talents d'acteurs également, car il ne faisait aucun doute qu'ils allaient présentement devoir mentir comme des arracheurs de dents. Mais pour le bien de Marius et de Cosette, bien sûr. Bien sûr.

-Comment comptez-vous vous y prendre ?
demanda Enjolras, pragmatique, quand son interlocuteur affirma qu'il s'arrangerait pour le prévenir du moment du départ, afin de s'assurer que Marius serait à ses côtés, trop occupé pour courir après sa belle, ce qu'il chercherait à faire à coup sûr s'ils n'abattaient pas leurs cartes exactement au bon moment.

Le révolutionnaire ne pourrait être plus d'accord avec son interlocuteur, c'est certain, il fallait bel et bien qu'ils veillent au moindre détail, sans quoi, les efforts fournis n'aboutiraient à rien. Pour cette raison, ils ne pouvaient pas se contenter d'approximations, il n'en était pas question, et Enjolras escomptait bien que, une fois leur discussion achevée, ils sauraient tous les deux parfaitement à quoi s'en tenir, n'ignoreraient rien des tenants et aboutissants de leur projet. Enjolras n'était pas toujours chez lui, partagé entre ses cours et ses actions au sein des amis de l'A B C, ils devaient savoir s'organiser, donc, pour qu'il puisse bel et bien être prévenu sans trop de difficulté.



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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Lun 11 Juil - 14:35

Valjean & Enjolras
Vive la France !
La situation était urgente oui et pour plusieurs raisons, Jean Valjean n’avait pas l’intention de la laisser traîner plus en longueur qu’elle ne l’avait déjà été. Valjean et Cosette auraient déjà dû prendre route depuis un moment, l’homme aurait dû forcer sa fille à quitter leur demeure dès qu’il avait croisé Javert la première fois, mais il avait été trop faible. S’il s’était écouté, s’il n’avait pas cédé au caprice de son enfant – puisque c’était bel et bien un caprice de jeune homme, assurément, ça ne pouvait pas être sérieux – ils seraient déjà de l’autre côté de la manche et ils n’auraient pas besoin d’agir dans l’urgence maintenant. Mais à présent, ils allaient vraiment pouvoir prendre la route et ne plus craindre de tomber entre les griffes de cet inspecteur, qui restait une ombre dans son existence. Valjean réalisait à quel point il avait été imprudent de rester à Paris, il aurait mieux fait de prendre la route bien avant. Il n’aurait pas dû rester à la capitale une fois qu’ils avaient quitté le couvent, mais malheureusement le vieil homme ne pouvait pas changer le passé. Il n’avait pas d’autre choix que de faire avec et d’agir en conséquence, agissant dans l’urgence pour quitter cette ville et ensuite quitter ce pays. C’était la seule solution pour qu’ils parviennent à s’échapper et ne plus avoir l’inspecteur Javert aux trousses. Même si Valjean ne doutait pas un seul instant du fait que l’inspecteur était capable de tout pour le récupérer, pour le faire enfermer, il ne pensait pas qu’il serait quand même en mesure de se rendre en Angleterre afin de le ramener en France. Du moins, il osait croire que c’était la chance qu’il pouvait avoir. Enjolras n’avait donc pas de doute à avoir, le départ de Cosette n’allait pas être lointain. Une fois que la jeune femme n’aurait plus aucune raison de regarder en arrière (même si en soit, le vieil homme n’avait pas besoin de ça pour partir, c’était simplement un plus pour qu’elle ne désire plus revenir en France, qu’elle n’ait plus aucune attache avec Paris), ils allaient partir. C’était une question de jour maintenant.

« Un lieu est-t-il plus propice qu’ici pour que vous receviez rapidement un message ? » Valjean se doutait que le jeune révolutionnaire n’avait pas spécialement envie de tarder à recevoir un message de sa part et qu’il ne passait peut-être pas tout son temps chez lui. Autant que l’homme s’arrange pour qu’il découvre bien rapidement son départ, afin qu’il puisse à son tour agir en conséquence. « Je pourrais vous y envoyer un message. Ce dernier n’aura évidemment aucun rapport avec notre affaire, mais vous saurez que c’est le moment. »

Valjean n’avait pas besoin d’expliquer avec des mots au jeune homme qu’il était partie. Il pouvait lui adresser un message qui n’avait rien à voir avec cette histoire, mais signé de sa main. Ce qui était un moyen aussi efficace de lui faire comprendre qu’ils avaient quitté la ville. Malheureusement, ils n’auraient pas l’occasion de le faire en réalité.
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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Mar 12 Juil - 18:59


Vive la France !
L

e jeune homme savait que la situation était urgente (et à ses yeux, c'était tant mieux), aussi ne fallait-il rien laisser au hasard afin de s'assurer que leur plan se déroulerait sans la moindre anicroche, et c'était pour cette raison que l'étudiant voulait s'assurer recevoir au plus vite le message de son interlocuteur afin qu'ils ne se voient pas rattrapé par un imprévu, quel qu'il puisse être, qui leur soit dommageable d'une manière ou d'une autre. L'idée de Valjean, celle de lui transmettre un mot qui ne puisse, même lu par quelqu'un d'autre, laisser deviner ce qu'il signifiait, était également une excellente chose. Ainsi leur plan semblait-il infaillible. Sauf qu'on ne peut jamais tout prévoir, et que les choses n'allaient vraiment pas se dérouler pour eux ainsi qu'ils l'auraient espéré. En attendant, ignorants des tournants qu'allait prendre la situation, ils pouvaient bien considérer leurs projets comme extrêmement fiables et fondamentalement infaillibles. L'idée de Valjean fit en naître une autre dans l'esprit du chef de file des amis de l'ABC, qui lui laissa supposer que tout se déroulerait au mieux, et que le mot de cet homme saurait rapidement le trouver où qu'il puisse se retrouver à ce moment précis. Quoi qu'il en soit, il y avait trois endroits spécifiques où on pouvait espérer le trouver relativement facilement. Chez lui, comme maintenant, à la Sorbonne, où il n'était peut-être pas un élève aussi assidu qu'il le devrait, ou plus sûrement au Musain, où avaient lieu la plupart du temps les réunions des amis de l'ABC.

-Vous devriez pouvoir me trouver sans trop de difficultés dans l'arrière-salle du café Musain, dans le quartier latin. Si je ne m'y trouve pas, vous pourrez remettre la lettre à Courfeyrac ou Combeferre, ils sauront où je me trouve.
Et puisque la lettre n'aurait rien d'équivoque, ils ne se méfieraient pas. Ils supposeront simplement que la missive avait un rapport avec la cause, et il serait toujours le temps pour le jeune homme de trouver une excuse pour expliquer l'existence de ce courrier et son contenu, quel qu'il puisse être. S'ils ne sont pas là, vous pourrez vous adresser à la serveuse du café, Louison, si vous lui dites que c'est important, elle saura me trouver.

Louison qui avait tant et tant insisté auprès de lui pour avoir un véritable rôle à jouer auprès du groupuscule révolutionnaire, c'était l'occasion - injuste - pour elle de le prouver. Elle accepterait forcément si elle pensait avoir une réelle utilité... Quand bien même elle n'apprécierait pas du tout, pensait-il, d'apprendre la nature exacte de ses manigances.

-Mais je m'y trouverai sans doute, quoi qu'il en soit.


D'autant qu'il y passerait d'autant plus de temps qu'il y voyait à présent une utilité complémentaire au-delà de celle, certaine, qu'il y trouvait en règle générale.



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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Mar 23 Aoû - 21:42

Valjean & Enjolras
Vive la France !
Valjean espérait vraiment pouvoir trouver un moyen de prévenir rapidement le jeune homme qui se trouvait sous ses yeux, du moment où il allait concrètement partie avec Cosette. Evidemment, l’ancien forçat ne pouvait pas vraiment se douter que les évènements n’allaient pas du tout se dérouler comme ils l’espéraient tous les deux. Pour l’heure, ils prévoyaient les choses et Jean Valjean espérait vraiment que ça allait pouvoir se dérouler de cette manière. Il devait donc trouver un moyen de se contacter rapidement. Et il semblait qu’ils en avaient trouvé un. Il était évident que Valjean n’avait pas vraiment besoin d’adresser un message clair à Enjolras, il pouvait simplement le prévenir en lui adressant un message quelconque. Jean Valjean n’avait aucun intérêt de lui envoyer un message autrement, alors quelque chose de particulièrement banal pouvait juste permettre au jeune homme de comprendre où ils en étaient. Surtout qu’il allait s’y attendre. Enjolras affirma alors qu’il pourrait le trouver à l’arrière salle du café Musain, dans le quartier latin. Et si jamais il ne s’y trouvait pas, le vieil homme pourrait très bien remettre le message à diverse personne. Enjolras donna des noms au vieil homme, qui l’écoutait sérieusement pour ne pas les oublier d’ailleurs. Si jamais, les deux hommes ne se trouvaient donc pas dans l’arrière salle, il pourrait toujours s’adresser à la serveuse, une certaine Louison. D’accord, ces quelques personnes allaient forcément savoir où le trouver et donc, il n’y avait pas de raison que le message traine de trop. Ainsi, une fois le moment venu, ils allaient pouvoir vraiment être sur la même longueur d’onde. Dans tous les cas, qu’Enjolras se trouve ou non (même si apparemment, il y avait plus de chance pour qu’il y soit) dans l’arrière du café Musain, il allait pouvoir recevoir son message et c’était le plus important.

« Parfait. » Ils étaient donc d’accord sur ce point et c’était le plus important. Quand Enjolras allait savoir que Valjean et sa fille (qu’il ne connaissait évidemment pas sous son nom, ce nom qui arrivait par moment même à disparaitre de la mémoire de l’ancien forçat) n’étaient plus dans le coin et qu’il allait pouvoir reprendre une « vie » normale en compagnie de son ami. Tout cela serait de bonnes choses de faite. Le vieil homme devait bien avouer qu’il avait hâte de pouvoir en terminer avec tut cela, qu’il puisse enfin tourner la page et écarte définitivement ce jeune homme de la vie de sa fille. Lui et Cosette allaient vraiment être mieux de l’autre côté de la manche. « Je tenterais donc de faire avancer rapidement les choses. »

De toute façon, il n’avait vraiment pas l’intention de trop tarder. Il avait hâte de pouvoir quitter ce pays et pouvoir rejoindre un autre, afin de mettre l’inspecteur Javert loin de son sillage. Même si l’inspecteur pouvait très bien décider de voyager et de le retrouver, mais il ne pourrait rien faire pour l’arrêter. Ils allaient vraiment être mieux dans leur coin.

« Nous sommes donc d’accord sur tous les points ? »
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Message#Sujet: Re: Vive la France ! (Enjolras)   Mar 23 Aoû - 22:19


Vive la France !
P

arfait, c'était effectivement un mot qui convenait parfaitement. Leur combine avait nécessité un peu d'organisation, mais elle semblait en passe de réellement fonctionner. Le chef de file des amis de l'ABC ne pensait pas, en tous cas, que cela puisse échouer de quelque manière que ce soit. Leur plan était véritablement rodé, et Enjolras, qui ne faisait jamais les choses à moitié (il ne pouvait pas se le permettre de manière générale, son ambition était trop noble et trop importante, surtout, pour permettre le moindre cafouillage, réellement). Alors oui, c'était bel et bien parfait. Le révolutionnaire hocha doucement la tête quand son interlocuteur affirma qu'il ferait au plus vite. Le jeune homme ne le connaissait que peu, mais il avait malgré tout confiance en lui. Jusqu'ici, il n'avait pas failli à leurs objectifs, et ses intérêts étaient parfaitement similaires aux siens. Il tenait à sa fille, c'était manifeste, nul ne pouvait en douter, réellement. Et il ferait tout pour la préserver d'une union qui, en plus, éloignerait Marius de la cause. Alors oui, il ferait sans doute au plus vite, et Enjolras, de son côté, se tiendrait prêt. Ce n'était plus qu'une question de temps, à ses yeux, pour que tout se mette en place. Marius oublierait bien vite Cosette. Et Cosette... Eh bien, Cosette aurait son père pour la soutenir et elle rencontrerait bien un autre jeune homme, plus disponible et disposé à l'épouser. Ce ne serait plus qu'une affaire de quelques jours, selon lui, et il en était on ne peut plus ravi, vraiment. Non pas que ce soit autant urgent pour Enjolras que pour Valjean, mais plus vite Marius serait débarrassé de ses démons, mieux ce serait, et le moment était idéal, puisque les deux étudiants étaient réconciliés. Enjolras serait agacé d'avoir à ramasser les morceaux de son cœur brisé, mais au moins, il saurait vers quoi concentrer toute son attention une bonne fois pour toutes.

-Nous sommes d'accord
, approuva-t-il dans un nouvel hochement de tête.

Ils l'étaient depuis le début. Rien ne les aurait peut-être réuni sans cette même volonté de réduire à néant une histoire qui ne les regardait pas en soi, mais qui pouvait avoir des incidences sur leurs vies (enfin, surtout sur la vie du père de Cosette). Tout avait été dit. Ils avaient été efficaces. Leur conversation, comme toutes les autres, avait été formelle, quasiment professionnelle, mais efficace, de fait. C'était les discours qu'il préférait. Sans fioritures, où chaque mot était pensé et avait un sens. Oui, ils parviendraient à leurs fins, en effet. Tous les points étaient sûrs et clairs, et leur discussion devait donc s'achever là. Ensuite, ils ne se verraient plus qu'une seule fois, et leurs problèmes seraient totalement réglés. Ils en auraient d'autres chacun de leurs côtés, bien sûr. Mais au moins, cette épine serait retirée une bonne fois pour toutes de leurs pieds.

-J'attendrai donc votre signal.




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