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 On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)

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Message#Sujet: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Mar 8 Déc - 11:25

Ursus & Esmeralda
On ne vit pas de la danse, on vit avec.
Les journées se suivaient et se ressemblaient presque toutes pour la jeune Esmeralda. La jeune femme passait le plus clair de ses journées dans les rues de Paris afin de danser et récolter le plus de sous pour sa "famille". Elle faisait toujours la même chose, plus ou moins le même trajet. Les seuls moments où elle n'agissait pas comme d'habitude, c'était quand elle croisait son beau capitaine ou qu'elle se laissait perdre dans ses songes. C'était l'avantage d'être libre comme l'air comme la danseuse, elle pouvait faire tout ce dont elle avait envie. Tant qu'elle rentrait au couché du jour à la cours des miracles, afin de ne pas trop inquiéter Clopin quand même. Ce dernier se comportait comme un père pour elle (du moins, c'était ce qu'elle pensait, elle le voyait comme un père), il était souvent inquiet à son sujet. Et cela, même s'il l'avait laissé épouser Gringoire. Mais en même temps, le mariage de la bohémienne ne ressemblait évidemment pas à un mariage classique. Elle n'aimait pas son mari (bon, ça c'était classique) et elle n'avait aucune envie de consumer le mariage tel que la plupart des personnes l'entendait. Cette union n'avait servi au poète qu'à se sauver la vie. Esmeralda ne pensait pas à ce genre de chose, du moins pas comme ça. Elle ne saurait dire cependant ce qu'elle pensait réellement quand elle se laissait, par moment, complètement perdre dans ses rêveries au sujet de Phoebus. Elle ressentait une chaleur soudain qu'elle n'avait encore jamais connue et ce n'était vraiment pas désagréable. Malheureusement, le beau capitaine n'avait pas vraiment de temps à lui accorder. Ils se croisaient par moment, la jeune femme voyait le regard de son amour se poser sur elle, mais ils ne pouvaient pas vraiment passer du temps ensemble. Il passait d'ailleurs beaucoup de temps, en dehors de son travail, auprès de sa cousine. Cette cousine que la jeune danseuse n'imaginait pas un seul instant pouvoir être la fiancée de l'homme qui faisait battre son coeur, elle en était parfaitement incapable.

Mais en dehors de ce petit détail, la jeune femme devait bien avouer qu'elle était heureuse quand même. Elle pouvait vraiment faire tout ce dont elle avait envie. Elle se baladait de rue en rue, s'arrêtant par moment pour danser. Ce qu'elle fit, encore une fois, quand l'heure de midi sonna. La jeune femme n'avait pas de quoi faire une pause pour le repas, donc elle n'allait pas manger. Elle allait essayer de gagner un peu d'argent et peut-être qu'elle irait s'acheter un bout de pain ensuite. Ou pas, de toute façon, la faim n'était pas un souci pour elle. Elle l'a ressentait soudain et s'en accommodait bien (tant qu'elle pouvait rêver de son Phoebus). La jeune femme se mit donc à danser dans un coin de rue, où certaines personnes passaient pour aller déjeuner. Malheureusement, elle n'avait pas anticipé la pluie qui commença à tomber du ciel. Les rues se vidèrent rapidement, mais elle continua de danser un peu, dans l'espoir de quand même attirer l'oeil de quelqu'un. Elle s'arrêta simplement quand elle comprit que ça n'allait pas être le cas, trempée jusqu'aux os. Djali à ses pieds poussa un long bellement, qui en disait long sur ce qu'elle ressentait en cet instant. Elle était tout aussi trempée que sa maitresse, se secouant par moment, mais cela ne servait à rien puisqu'il continuait de pleuvoir. La jeune femme se pencha vers sa chèvre, prenant sa tête entre ses mains.

« Nous n'avons plus qu'à espérer que la pluie ne dure pas trop longtemps. »

Sinon, Esmeralda était bonne pour tenir le lit quelques jours après ça.
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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Mer 9 Déc - 16:19


On ne vit pas de la danse, on vit avec
L'

inspiration se puise partout, et la marche l'aide à s'aiguiser. C'était en tous cas le bon prétexte qu'Ursus pouvait donner aux autres et se donner à lui-même quand il disparaissait du lieu où avait été déposée leur roulette (et ils se déplaçaient fréquemment d'un recoin à l'autre de Paris) pour marcher, marcher longuement, dans ce qui semblait être une errance sans propos précis. Et qui l'était, contrairement à ce qu'il pouvait bien prétendre. Non pas qu'il ne retire pas de ses errances matière à écrire par instants, notre dramaturge qui se pensait de moins en moins amateur, mais ce n'était pas vraiment pour cette raison qu'il avait décidé de marcher seul ce jour-ci, davantage pour invoquer la nostalgie d'un temps passé, où il marchait beaucoup, certes, mais où il n'y avait que lui, lui et Homo, son loup demeuré à l'écart de la ville et qu'Ursus retournait voir aussi régulièrement qu'il le pouvait. Il ne regrettait pas le tournant qu'avait pris sa vie, pourtant. Parce que le succès était au rendez-vous ? Oh, avoir du pain frais sur la table tous les jours était un luxe agréable, il est vrai, mais ce n'était pas tant pour cette raison que parce que Dea et Gwynplaine avaient donné un sens complètement différent sa vie. À présent, il ne se souciait pas que de lui-même, d'autres entraient en ligne de compte. Et, malheureusement pour lui, ils lui donnaient sérieusement du fil à retordre. Surtout ces temps derniers, d'ailleurs, alors que la vénéneuse duchesse d'Aurevilly s'était fait une place un peu trop choisie dans l'esprit de tous les membres de la famille Girardet. Enfin ! Certaines obsessions parmi les plus enflammées finissent par s'éteindre aussi rapidement que le feu a pris, c'était, l'espérait Ursus, ce qui arriverait pour son fils d'adoption.

D'errances en errances, son regard finit par s'arrêter sur le spectacle que donnait un belle bohémienne d'elle-même. Ce n'était pas la première fois qu'Ursus croisait le chemin d'Esmeralda, il avait déjà eu l'occasion de la voir danser (et il reconnaissait que le spectacle était très plaisant pour les yeux - pas étonnant qu'autant d'hommes soient à ses pieds, quoique lui-même n'en était plus à ses considérations ci, avoir une fille de l'âge de la demoiselle savait largement remettre les choses en contexte et refroidir toute pensée lubrique). Elle était très douée, et il savait qu'elle avait su se lier d'amitié avec Dea (et toutes les amitiés, du moment qu'elles étaient désintéressées, de Dea faisaient le bonheur de son père). Malheureusement pour elle, son spectacle, si captivant fut-il, devait être contrarié par la pluie qui tombait drue. Elle s'obstina un temps, c'était tout à son honneur, le spectacle doit continuer, tout saltimbanque savait cela. Bientôt, les spectateurs s'éloignèrent, et il ne resta plus qu'Ursus, Esmeralda et sa chèvre. Ursus, avec ses habituelles manières bourrues, s'approcha d'elle et déposa une pièce au creux de sa main avant de prendre la parole.

-C'est pas près de s'arrêter.
affirma-t-il en parlant de la pluie. Suis-moi, on va se mettre à l'abri.


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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Dim 17 Jan - 19:32

Ursus & Esmeralda
On ne vit pas de la danse, on vit avec.
Esmeralda ne s’offusquait pas trop de se retrouver trempée jusqu’aux os à cause de la pluie, malheureusement elle avait l’habitude. Même si elle décidait de rentrer, choisissant donc de ne pas continuer son spectacle, elle se retrouverait quand même dans un sale état avant de parvenir à la cours des miracles, lieu qui lui servait de vie. C’était comme ça quand on était un gitan, on devait faire avec les cieux. La pluie ne posait donc pas de souci à Esmeralda, même si elle savait parfaitement qu’elle risquait d’attraper la mort en restant sous l’eau. Elle avait cru pendant un temps que l’eau allait arrêter de tomber, que le soleil allait revenir, mais ce ne fut pas le cas. Rapidement, la jeune danseuse s’était donc retrouvée toute seule en compagnie de sa chèvre et d’un homme qu’elle connaissait un peu. Quand Ursus s’approcha d’elle, la gitane lui adressa un sourire. C’était le père de Déa (enfin le père adoptif, mais c’était tout comme), la saltimbanque avait déjà eu l’occasion de le croiser quand elle rendait visite à son amie aveugle. Ils n’avaient jamais eu de vraie conversation, mais Esmeralda l’aimait bien. En même temps, elle n’avait aucune raison de ne pas l’apprécier et la jeune femme était plus du genre à aimer son entourage. Tant qu’on ne lui donnait pas de raison pour aller dans un autre sens en tout cas. Quand il fut à sa hauteur, l’homme glissa une pièce dans sa main. Le sourire de la gitane s’agrandit, elle savait parfaitement que les Girardet ne roulait pas sur l’or alors elle appréciait d’autant plus le geste du père de son amie. Et plus encore quand il lui demanda de le suivre pour qu’ils se mettent à l’abri.

« Merci. » Articula-t-elle rapidement, avant de se mettre à trottiner derrière Ursus pour le suivre, comme il le lui avait demandé, ses pieds nus martelant le sol mouillé. Elle fut suivit de près par Djali qui semblait très heureuse de pouvoir se mettre à l’abri en effet. Peut-être qu’Esmeralda devrait se montrer plus prudente, mais elle avait parfaitement confiance en l’homme. Il était le père de Déa après tout, elle n’avait aucune raison de ne pas lui faire confiance. En plus, il avait toujours eu un regard différent sur elle que les autres hommes (qui avaient tendance à lui adresser des regards qu’elle ne parvenait pas vraiment à cerner entièrement). Et puisque la jeune femme se retrouvait justement avec l’homme, elle ne put s’empêcher de lui demander des nouvelles de Déa. « Comment va Déa ? »

La gitane appréciait vraiment la comédienne. La dernière fois qu’elles s’étaient vues, la jeune femme s’était confiée à lui concernant ses sentiments pour Gwynplaine (son frère adoptif, qui était bien plus qu’un frère pour elle) ainsi que la présence de cette femme qui n’arrangeait vraiment pas la situation. Esmeralda ne pouvait donc pas s’empêcher de s’inquiéter pour son amie aveugle, même si elle savait parfaitement qu’elle était bien entourée. Elle avait de la chance d’avoir une famille comme la sienne.
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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Ven 22 Jan - 20:30


On ne vit pas de la danse, on vit avec
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n temps, Ursus ne prononça pas le moindre mot, se contentant de réfléchir au meilleur moyen de les protéger, lui et la gitane, de la pluie qui tombait drue. Il jeta finalement son dévolu sur un portique couvert qui, certes, ne les préserveraient pas du froid, mais leur permettrait d'attendre, jusqu'à ce qu'ils puissent chacun retourner à leurs affaires. Certes, l'idéal aurait été d'avoir un lieu où se réchauffer, d'autant que la jeune femme allait pieds nus, il y avait de quoi attraper la mort par ce temps, mais ils se contenteraient de cela en attendant. Ursus l'aurait bien conduite jusqu'à la roulotte, où Dea et Gwynplaine l'attendaient sans doute (ou au moins Dea), mais ce n'était pas la porte à côté. Il marcha donc d'un pas vif, s'assurant seulement que la danseuse le suivait toujours, elle ainsi que sa chèvre fidèle, et ne pipa mot jusqu'à ce qu'ils soient arrivés sous le portique, même après qu'Esmerlda ait pris la parole, attendant d'être certain que les lieux étaient adéquats (ce qu'il certifia d'un "ça devrait le faire" qu'il grommela à mi-voix), pour reprendre la parole. Ce qui, au passage, lui permettait de réfléchir à la réponse à lui donner. Comment allait Dea ? La question était malheureusement vaste, et Ursus lui-même, tout père adoptif qu'il était de la jeune femme, ne savait trop ce qu'il convenait de répondre. Objectivement, il n'en savait rien. La jeune femme se montrait très discrète sur ce qu'elle pensant, poursuivant d'irradier de sa douceur plus que naturelle. Mais Ursus le devinait, elle n'allait pas si bien que cela. Tout comme lui-même d'ailleurs. Car quand Gwynplaine s'éloignait d'elle, il s'éloignait de lui, aussi. Et petit à petit, l'oiseau quittait le nid, et les laissait seul, pour les yeux d'une venimeuse duchesse, qui gâchait plus que jamais leurs vies. Mais pouvait-il seulement parler de tout cela à Esmeralda ? Ces affaires concernaient les Girardet, et uniquement les Girardet. Ou bien... Il ne savait pas que Dea s'était largement confiée à la bohémienne, déjà. Enfin, il fallait bien qu'il réponde, alors il se décida pour quelque compromis.

-Chaque jour apporte son lot de déconvenues, mais Dea est courageuse.


Et il était sincère en disant cela. Il avait beaucoup d'estime pour sa fille, vraiment, parce qu'au-delà de ce qu'elle dégageait de douceur et de fragilité, elle était une véritable battante. Pour preuve, il savait bien qu'elle voulait se battre pour celui qu'elle considérait comme bien plus qu'un simple frère. Tout serait bien plus simple si Gwynplaine ne s'égarait pas ainsi, sans cesse. Mais il ne fallait pas trop compter là-dessus. Pour l'instant tout du moins.

-Si tu veux, une fois que la pluie aura faibli, tu pourras m'accompagner, elle sera heureuse de te voir.

Ça, il en était convaincu. D'autant que la jeune femme avait grand besoin d'une présence amie ces derniers temps, et il avait une confiance totale en Esmeralda pour être cette amie.


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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Sam 20 Fév - 17:57

Ursus & Esmeralda
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Ils étaient protégé un peu de la pluie, mais pas vraiment du froid. Mais cet endroit sembla convenir à Ursus qui grommela dans sa barbe quelques mots qu’elle comprit, se doutant donc qu’il trouvait l’endroit bien pour le moment. Esmeralda n’était pas difficile, elle trouvait que c’était parfait pour se protéger un temps de la pluie. Evidemment, ils ne pouvaient pas vraiment se réchauffer et la jeune femme commençait sérieusement à avoir froid aux jambes, mais elle n’allait pas se plaindre. Elle avait connu bien pire comme situation, elle n’allait pas pleurer pour un peu de pluie et de fraicheur, même si c’était deux associations qui risquaient fort de lui faire attraper le mal. Heureusement, la gitane était quand même d’une consistance assez robuste. C’était ça de vivre depuis sa jeunesse dans la rue, travaillant fort tous les jours pour gagner de quoi se nourrir. Elle était bien là et sa chèvre ne semblait pas trop malheureuse non plus. Alors Esmeralda ne put s’empêcher de prendre des nouvelles de Déa. La danseuse ne l’avait pas vu depuis la dernière fois qu’elles s’étaient parlés, elle s’inquiétait énormément pour elle. Avec ce qu’elle lui avait confié, elle ne pouvait que se faire du souci. La réponse d’Ursus ne fut pas vraiment encourageante malheureusement, puisqu’il affirma que chaque jour apportait son lot de déconvenue à la jeune femme. Cela signifiait-il que la situation ne s’arrangeait pas avec son frère ? Sans doute oui… mais comme son père adoptif le soulignait si bien, elle était courageuse.

« Je suis certaine que le meilleure arrivera à Déa. » Dit-elle doucement, un léger sourire sur le visage, avant de tourner son attention vers Djali caressant sa tête doucement. Elle vérifia rapidement qu’elle portait toujours la petite sacoche autour de son cou, c’était bon, avant de se relever vers Ursus. « Je serais heureuse de la voir aussi. » Elle observa un instant le ciel. « Je viendrais si la pluie ne met pas trop de temps à s’arrêter. Il faut que je rendre avec plus de pièce. »

Le mauvais temps venait de l’empêcher de continuer de danser comme elle l’avait prévu et donc de gagner son pain. Elle pourrait sans doute se rattraper le lendemain, à moins qu’il fasse aussi mauvais, mais Esmeralda n’aimait vraiment pas rentrer la sacoche vide à la cours des miracles. En même temps, peut-être que Gringoire aurait réussi à gagner de l’argent de son côté. Non, il valait mieux que la jeune femme ne compte pas trop sur son poète de mari pour ça, il était encore novice dans cet art.

« Je viendrais la voir bientôt. » Ajouta-t-elle finalement, adressant un sourire à Ursus. « Je m’inquiètes pour elle. »

Elle ne savait pas si l’homme qu’elle avait sous les yeux était au courant des sentiments de sa fille pour son fils, elle ne voulait pas entrer dans les détails. La jeune femme ne pensait pas risquer grand-chose en affirmant ça, c’était assez normal de s’inquiéter pour les personnes qu’on apprécie.
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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Sam 20 Fév - 18:33


On ne vit pas de la danse, on vit avec
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rsus se contenta de grommeler légèrement quelques mots incompréhensibles (ou de grogner, va savoir - dans les deux cas, ce n'était ni élégant, ni audible) quand Esmeralda, dans un élan d'optimisme dont le saltimbanque ne serait jamais capable pour sa part, assura qu'elle était convaincue que Déa était destinée au meilleure. Ursus considérait que, en ce bas monde, personne ne méritait plus que Dea que de connaître le bonheur tout au long de sa vie. Dans les faits, malheureusement, il doutait fort que la vie lui fasse le moindre cadeau. Non pas qu'il ne veuille pas sincèrement le bonheur de sa fille, simplement, il était réaliste, du moins selon ses propres critères, et il n'imaginait pas que la jeune femme puisse vraiment connaître la félicité... Ou du moins, pas tant qu'elle conserverait les mêmes attentes et les mêmes objectifs, puisqu'ils se concentraient tous autour d'une seule et même personne, qui ne semblait définitivement pas décidée à lui donner ce qu'elle méritait pourtant sincèrement. Esmeralda affirma qu'elle serait contente de revoir Dea, tant mieux, ce serait on ne peut plus réciproque. Seulement, tout dépendrait de la pluie, elle n'avait pas encore fait recette pour la journée. Dans un soupir, Ursus fouilla le fond de ses poches. Il aurait bien dépanné la demoiselle de quelques francs (sans rouler sur l'or, les Girardet parvenaient relativement bien à gagner leur vie, à présent), mais il n'avait rien en sa possession qui puisse convenir à Esmeralda, apparemment. Ou peut-être une chose. Il retira son manteau et le tendit à la danseuse.

-Tiens, tu me le rendras quand tu le voudras, ça t'évitera au moins de nous attraper la mort.

Si elle décidait de repartir sous la pluie achever sa besogne, elle récolterait peut-être quelques sous en plus, mais aussi une bonne pneumonie pour la peine. Vraiment, ce n'était pas nécessaire. Comme il se doutait qu'il ne la ferait pas changer d'avis, et cela pouvait se comprendre, il s'assurerait au moins qu'elle ne finirait pas en trop piteux état... À croire que Gwynplaine et Dea avaient fini par lui inoculer des réflexes de papa poule. Il voulut ajouter autre chose quand Esmeralda assura qu'elle irait de toute façon voir Dea. Elle s'inquiétait pour elle. Ursus fronça les sourcils. Non pas qu'il n'y ait pas effectivement des raisons de s'inquiéter, mais que Dea avait-elle pu dire à Esmeralda pour qu'elle s'inquiète ainsi ?

-Tu t'inquiètes ? Pourquoi ? Que t'a-t-elle dit ?


Peut-être qu'il ne s'agissait de rien de plus que ce qu'il savait déjà, mais Ursus préférait malgré tout poser la question. Il se pouvait tout aussi bien que la jeune femme ait eu écho d'une information qui lui ait échappé, auquel cas il voulait être au courant. Ursus n'avait pas besoin de cela pour s'inquiéter pour sa fille d'adoption, c'était dors et déjà le cas, mais en isolant les problèmes, il serait peut-être plus simple de les résoudre... Si cela était vraiment possible... La situation, en vérité, risquait fort d'empirer encore.



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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Ven 1 Avr - 15:02

Ursus & Esmeralda
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Esmeralda ne prêta pas vraiment au grognement d’Ursus quand elle affirma qu’elle était certaine que Déa allait connaitre le meilleur. Qu’il pense qu’elle ait tort ou non, n’allait pas lui changer sa vision de voir le monde. La jeune gitane avait sans doute un côté un peu naïf, mais elle voulait vraiment croire que le meilleur attentait toutes les personnes qui avaient le cœur sur la main. Ce qui était le cas de Déa. Elle était douce, gentille, il n’y avait aucune raison que le sort s’acharne sur elle. Evidemment, la vie apprendrait bien vite à la danseuse que ce n’était pas forcément en aillant tout le temps de bonnes intentions qu’on s’en sortait dans la vie et que par moment, le sort décidait de s’acharner sur une même personne sans qu’elle n’ait rien fait pour. Mais pour l’heure, la jeune femme pensait vraiment que les choses allaient s’arranger pour son amie, qui traversait une période un peu difficile. Il était évident qu’elle allait lui rendre visite, mais Esmeralda devait aussi s’assurer de gagner de l’argent. Elle n’avait presque rien dans sa bourse et la pluie n’allait vraiment pas arranger cet état. Si elle n’avait rien, elle ne pourrait pas manger. Elle avait quelques réserves, mais ce n’était pas suffisant. Et malheureusement, elle ne savait pas vraiment si Gringoire allait s’en sortir. Il était sympathique comme homme, il était amusant, mais il n’était pas vraiment doué comme gitan pour le moment. Ursus retira alors soudainement son manteau avant de le tendre à Esmeralda. Celle-ci, surprise, ne le prit pas de suite dans la main avant qu’il ne lui dise de le prendre et de le rendre qu’elle le voudrait. Il ne voulait pas qu’elle attrape la mort. Esmeralda attrapa le vêtement avant de l’enfiler, un grand sourire sur le visage. Il était beaucoup trop grand pour elle, mais particulièrement confortable. Il était de toute façon bien plus confortable et chaud que les morceaux de tissus qui lui servaient d’habit.

« Merci beaucoup. » Dit-elle, toute sa reconnaissance dans la voix. « J’aurais bien aimé avoir un père comme vous. »

A la place, elle n’avait pas de père du tout. Elle en avait eu un, forcément, mais elle ne s’en souvenait pas. Elle se souvenait à peine de la gitane qui l’avait élevé comme une mère, elle ne risquait pas de se souvenir de son père. Mais en même temps, elle n’était pas vraiment à plaindre. Esmeralda était une gitane et les gitans étaient une vraie famille. Clopin se comportait comme un père avec elle, même plus par moment d’ailleurs. Mais elle trouvait que Gwynplaine et Déa avaient de la chance d’avoir Ursus comme père, même s’il semblait souvent bien ronchon. Cela se voyait qu’il aimait ses enfants, surtout dans la manière qu’il avait de s’inquiéter. Comme en cet instant précis, où il se mit à questionner Esmeralda.

« Elle m’a parlé de la duchesse. » Répondit-elle simplement en levant les épaules. « La dernière fois que je lui ai parlé, elle déprimait un peu. Alors je me demandais si ça allait mieux. »
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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Dim 3 Avr - 21:14


On ne vit pas de la danse, on vit avec
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rsus se contenta d'un vague borborygme qui ressemblait à un grognement en guise de réponse quand la jeune danseuse le remercia pour son manteau. Ce n'était vraiment pas grand-chose. Ce ne serait, en tous cas, pas une grande perte pour lui. Elle finirait bien par le lui rendre, il était convaincu qu'elle était honnête, cette petite. Et quand bien même elle ne le faisait pas... Bah, ce n'était pas bien grave. Il en avait d'autres, après tout. Plus d'un, même (bon, certains servaient surtout à ses costumes, mais peu importe), et elle en avait sans doute plus besoin que lui. Il haussa ensuite les épaules quand elle affirma qu'elle aurait aimé avoir un père comme lui. Ursus ne savait pas grand chose de la vie d'Esmeralda, mais il devinait qu'elle n'avait pas dû être simple. Il ne serait vraiment pas surpris d'apprendre qu'elle était orpheline, auquel cas, sa remarque se justifiait. N'importe quel enfant (même si elle avait dépassé l'âge d'être qualifiée comme tel) ne pouvait que préférer avoir un père de substitution, n'importe lequel, que pas de père du tout. Même si Ursus n'était vraiment pas convaincu d'être un père maudit. Certes, il considérait ne pas s'en être si mal sorti, avec Gwynplaine et Déa, mais peut-être y auraient-ils gagné au change s'ils avaient frappé à une autre porte, ce soir glacial d'hiver. Il les aimait profondément, cet amour avait guidé ses méthodes d'éducation plus qu'autre chose. Mais il restait quand même Ursus Girardet, avec le sale caractère qui va avec, et il était fort probable que ce soit une médecine à laquelle certains ne goûtent que très difficilement.

Ursus n'avait rien à répliquer à cela. Elle était sans doute bien où elle était. On ne choisit pas sa famille, mais il faut bien faire avec. Et Esmeralda aurait peut-être été plus malheureuse avec un père de substitution comme lui que menant son train de vie actuel, à la cour des miracles. Il n'en était pas le meilleur juge. Mais elle non plus, à vrai dire. Tout son intérêt se portait à présent sur la réponse de son interlocutrice quant à ses préoccupations vis-à-vis de Déa. Elle lui avait parlé. De la duchesse. Tiens donc... Peut-être devrait-il, tout de même, suggérer à la jeune femme de tenir sa langue. Quand bien même cela devait lui faire du bien de se confier ainsi qu'elle le faisait. Ce n'était certainement pas auprès de lui ou de Gwynplaine qu'elle trouverait les conseils dont elle avait certainement cruellement besoin.

-Je ne sais pas trop. C'est un peu compliqué, ces derniers temps.
admit-il. Si Esmeralda était déjà dans la confidence, inutile de la tenir à l'écart, si sa présence auprès de sa fille pouvait l'aider à aller mieux, il fallait qu'il l'encourage. Que vous a-t-elle exactement dit au sujet de cette duchesse ?



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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Jeu 12 Mai - 13:12

Ursus & Esmeralda
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Esmeralda ne savait pas si elle pouvait tout dire à l'homme qui venait de lui prêter son manteau. La jeune femme voyait bien qu'Ursus s'inquiétait pour ses enfants, mais la danseuse ne savait pas s'il était au courant de tout concernant Déa. La gitane l'avait compris en parlant à son amie, elle savait qu'elle avait des sentiments pour celui que le monde considérait comme son frère alors qu'ils ne partageaient pas de sang. Même si sa vision était vide, son regard ne l'était pas. Esmeralda avait vu qu'elle l'aimait, elle l'avait compris avec ses propos quand elle lui avait affirmé que Gwynplaine ne la regardait plus en présence de cette duchesse. Elle avait ressenti la jalousie dans le ton de sa voix. C'était normal, une femme amoureuse ne pouvait pas complètement cacher ses sentiments. Esmeralda ne pensait pas être capable de taire ses sentiments concernant le soleil de sa vie. Elle ne le faisait pas, même si elle n'en parlait pas à tout le monde non plus. Mais elle ne cherchait pas vraiment à le cacher, comme faisait Déa par convenance. Sauf qu'on ne pouvait pas cacher quelque chose à ses amies quand on se confiait comme elle l'avait fait avec elle. Esmeralda ne savait pas si les mots qu'elle avait pu lui dire lui donnerait le courage de se battre, de faire en sorte que l'homme qu'elle aimait lui revienne. De son côté, Esmeralda savait parfaitement qu'elle serait capable de tout pour Phoebus. Mais pour cela, il faudrait déjà que celle qu'elle prenait juste pour la cousine de l'homme qu'elle aimait était en fait sa fiancée. Pour l'heure, Esmeralda n'avait encore jamais ressentit de jalousie pure. Elle était bien trop naïve pour cela, même si elle préférerait que l'homme se promène en sa compagnie qu'avec Fleur-de-Lys.

« Elle m'a dit que quand elle était là, Gwynplaine ne la regardait plus. »
Répondit-elle franchement à Ursus quand il la questionna. Elle ne voulait pas lui mentir, mais elle ne savait toujours pas jusqu'où elle pouvait aller dans ses réponses. Est-ce que le père se doutait des sentiments de sa fille pour son fils ? Elle ne voulait pas vendre la mèche si ce n'était pas le cas. Parce que même si Esmeralda ne considérait pas qu'ils ne puissent pas s’aimer – ils n'avaient pas le même sang après tout – elle savait que ce n'était pas le cas de tout le monde. Cette société était bien trop cruelle parfois. Les gitans étaient bien plus libres. En même temps, ils n'avaient pas la même vision des unions. Esmeralda était l'épouse de Gringoire, mais elle ne se sentait pas épouse pour autant. « Et j'ai bien vu que ça la rendait triste. »

Esmeralda pensait pouvoir dire cela sans poser de souci à Déa si jamais Ursus ne se doutait de rien. Après tout, ce n'était pas étonnant qu'une jeune femme aveugle ait peur de perdre son frère à cause de l'arrivée d'une belle duchesse dans leur vie. Elle restait donc suffisamment vague pour ne pas entrer trop dans les détails et parler de sujet plus délicat, mais elle se permettait quand même d'exprimer sa pensée et celle de Déa. C'était vrai qu'elle était triste, Esmeralda l'avait bien remarqué quand elle l'avait rejoint ce soir-là et leur discussion n'avait fait que confirmer ses pensées premières. La gitane aurait bien aimé pouvoir faire quelque chose pour son amie aveugle, malheureusement elle ne savait guère ce qu'il était possible de faire. Ce qu'elle pourrait bien faire de ses petits moyens.
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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Jeu 12 Mai - 17:10


On ne vit pas de la danse, on vit avec
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rsus était assez surpris de découvrir en quels termes sa fille d'adoption s'était confiée à Esmeralda au sujet de Gwynplaine et de la duchesse. Non pas que ces propos puissent en soi lui révéler quoi que ce soit qu'il ne sache déjà. Il avait vu les deux jeunes gens grandir, il les avait vu se rapprocher, il avait vu leur complicité se changer en amour, il en avait été le premier témoin et ne le leur avait jamais reproché ou interdit, au contraire, il l'avait encouragé. Et pour cause, il n'allait pas interdire des sentiments qui représentaient certainement le bien le plus précieux qu'ils possèderaient jamais l'un et l'autre, comme l'amour paternel qu'il avait fini par éprouver pour eux était ce qu'il avait de plus cher... Ils étaient complémentaires, leurs sentiments étaient purs, qu'il aurait été indigne de leur interdire de se rapprocher sous le prétexte qu'il les avaient élevé ensemble. Parce qu'il les considérait comme ses enfants, ils devraient s'obliger à se considérer comme un frère et une sœur ? Non, bien sûr que non... Même si cette opinion ne serait pas la plus partagée, malheureusement. Ursus les aurait sans doute exhorté l'un comme l'autre à la discrétion s'ils en avait manqué, mais ce n'était pas le cas. C'était même tout l'inverse. Et la barrière morale que l'homme n'avait jamais voulu ériger entre eux, c'était finalement Gwynplaine qui l'avait construite de lui-même, s'inventant une Dea inaccessible et une passion indigne là où il n'y avait qu'une femme qui lui était entièrement dévouée et des sentiments purs... Le tout pour se laisser distraire par une duchesse certes voluptueuse, mais qui ne pouvait certainement pas soutenir la comparaison avec l'angélique Dea, semblant venir des cieux. Non, ce qui surprenait vraiment Ursus, c'est que la jeune femme ait avoué à la gitane, même si c'était à mi-mot, ses sentiments pour son "frère".

Était-ce une bonne chose ? Ursus, à voir la manière dont semblait réagir Esmeralda, voulait croire que oui. Après tout, elle ne se montrait pas horrifiée ou déstabilisée. Elle semblait avoir parfaitement compris la situation, et ne jugeait pas pour autant. Dea pouvait bien se confier à lui, ce n'était tout de même pas pareille. Qu'elle puisse trouver une oreille attentive auprès d'une amie, de quelqu'un de son âge - ou peu s'en fout -, c'était une excellente chose, et en ces temps troubles, c'était une bonne chose qu'elle puisse avoir une confidente digne de ce nom.

-Malheureusement, les sentiments de Dea n'ont pas fini d'être malmenés, je le crains.
confirma-t-il, laissant bien entendre à Esmeralda que ses présuppositions étaient effectivement justes, et qu'il était au courant de cela. Elle a plus que jamais besoin d'amitiés comme la vôtre. ajouta-t-il, abandonnant un temps ses tons bourrus pour laisser comprendre à son interlocutrice combien il parlait sérieusement. Je suis content qu'elle vous ai trouvée.

À mi-mot, donc, il lui demandait de veiller sur sa fille.



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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Sam 18 Juin - 17:01

Ursus & Esmeralda
On ne vit pas de la danse, on vit avec.
Esmeralda ne savait pas ce que savait Ursus de la situation de Déa ou pas. Evidemment, ils savaient tous les deux parfaitement la situation de la jeune aveugle, sachant tous les deux qu’elle avait de forts sentiments pour celui qu’elle devrait normalement considérer comme un frère, mais qui ne l’était plus pour elle depuis longtemps. La jeune femme s’était confiée à la gitane, mais cette dernière ne pouvait pas savoir qu’Ursus avait eu tout le loisir de découvrir de ses propres yeux l’amour de la jeune femme pour son « ainé ». Même si, quand on savait regarder, c’était assez évident. Esmeralda avait eu besoin des propos de Déa pour le voir, mais maintenant c’était aussi clair que de l’eau de roche. Déa était folle amoureuse de Gwynplaine, autant qu’Esmeralda l’était de Phoebus. Son beau et grand chevalier qui faisait battre son cœur comme jamais. La gitane était heureuse que son amie puisse connaître de tels sentiments, mais elle aurait aimé qu’ils soient plus libérateurs comme les siens qu’ils ne l’étaient actuellement. Déa ne méritait pas de se prendre la tête à cause de l’amour qu’elle ressentait pour Gwynplaine et à cause de cette vilaine duchesse qui venait semer le trouble. Déa méritait autant de bonheur que pouvait ressentir la danseuse, même si cette dernière ne se rendait pas compte que son propre bonheur n’était qu’illusion. Comment pouvait-elle voir autre chose que de l’amour sincère dans le regard que Phoebus lui portait les quelques fois où il posait son regard sur elle. Finalement, Déa n’était pas vraiment la plus aveugle dans ces tragédies.

Quand Ursus affirma que les sentiments de Déa allaient encore la malmener, Esmeralda fut un peu triste d’entendre ce genre de propos. Parce qu’elle savait bien que l’homme avait raison, que la situation était loin d’être idéal pour Déa. Mais en même temps, Esmeralda parvenait à comprendre que l’homme était au courant de tout. Il ne parlait pas d’affection que la jeune aveugle pourrait avoir pour son frère qu’elle aimait comme un frère (un peu comme Esmeralda pouvait avoir de l’affection pour Clopin), mais bien de sentiments. Des sentiments amoureux qui avaient le malheur de rendre malheureuse une jeune femme aussi pure que la comédienne. Ursus affirma, d’un ton si sérieux qui ne lui ressemblait pas vraiment, que Déa avait plus que besoin de l’amitié qu’elle avait avec Esmeralda et qu’il était content qu’elles soient amies. Esmeralda n’était pas la plus douée pour comprendre les sous-entendus des personnes qui l’entouraient – sinon sa vie et son destin seraient bien différents – mais elle osait croire avoir compris où le père de Déa voulait en venir.

« Vous pouvez compter sur moi. » Affirma-t-elle alors, dans un grand sourire enjoué dont elle avait le secret. Elle avait vraiment l’intention de veiller sur son amie, elle ne la laisserait jamais tomber. « Mais je suis certaine que la vie apportera son lot de bonheur à Déa. Elle le mérite vraiment. »

Et c’était là des paroles bien naïves venant de la bouche d’une jeune femme bien naïve.
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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Lun 20 Juin - 19:37


On ne vit pas de la danse, on vit avec
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rsus acquiesça doucement quand son interlocutrice affirma qu'il pouvait compter sur elle. Il n'en avait pas douté. Le dramaturge trouvait beaucoup de points communs entre la jeune femme et sa fille de cœur, la même douceur, la même foi en l'âme humaine, qui ne méritait pas d'être à ce point estimée... la même candeur aussi, sans doute, malheureusement. quoi qu'il en soit, il était vraiment satisfait de pouvoir compter sur quelqu'un comme elle pour soutenir Déa dans les épreuves qu'elle pouvait traverser, quelqu'un qui sache l'aider, la comprendre, sans la juger. Esmeralda semblait capable de tout cela à la fois, et l'engagement tacite qu'elle venait de lui adresser, et qui semblait bel et bien sous-entendre qu'elle se tiendrait prête à aider Déa quoi qu'il advienne le rassurait. À son échelle, Ursus ne pouvait pas agir de la même manière que son interlocutrice, sa parole n'aurait pas le même impact. Il était de fait d'autant plus rassurant de savoir que quelqu'un se souciait assez d'elle pour être à ses côtés quand Gwynplaine ne s'y trouverait peut-être plus, quand bien même Ursus savait pertinemment que son fils était bien loin de ne pas tenir à Déa. Esmeralda ajouta qu'elle pensait avec certitude que la vie apporterait à Déa tout le bonheur qu'elle méritait. Le saltimbanque ne pouvait qu'être en partie d'accord avec cela. Oui, Déa méritait tout le bonheur du monde, et plus encore, aux yeux d'Ursus. Elle était un diamant brut, que la vie avait éprouvé à plus d'une reprise et dès sa plus tendre enfance et qui avait malgré tout su conserver toute sa pureté, sa douceur, sa gentillesse. Un ange ne pouvait que mériter ce que le monde porte en lui de meilleur, non ? Sauf que dans la vie, les choses n'étaient pas comme ça, les gentils ne gagnent pas toujours, les méchants ne perdent pas à chaque fois.

-C'est vrai, elle le mérite.
Il aurait bien ajouté que personne ne le méritait plus qu'elle, mais ce n'était pas mots à prononcer en présence de quelqu'un qui pour sa part aussi méritait le meilleur (et n'allait pas forcément l'obtenir pour autant, bien au contraire). Mais le bonheur, ça vous tombe pas dessus, ça se construit. Il est certain qu'Ursus ne pensait pas pour sa part en tous cas qu'il suffisait de tendre les bras et d'agir en bon chrétien pour obtenir de la vie ses plus belles offrandes. La vie était une lutte de chaque instant, le bonheur un trophée à sans cesse reconquérir. Alors un peu d'huile de coude, c'est toujours bon à prendre. ajouta-t-il de son habituelle voix semblable à un grommellement.

En présence d'un autre interlocuteur, il se serait sans doute montré plus tranché et pessimiste sur la question, mais quand bien même il considérait que la naïveté d'Esmeralda avait toutes les chances de la perdre un jour, loin de lui l'idée de la blâmer au nom de cette-dernière. Pas alors qu'elle acceptait de lui rendre un si fier service.



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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Jeu 21 Juil - 17:08

Ursus & Esmeralda
On ne vit pas de la danse, on vit avec.
Déa méritait vraiment de vivre le bonheur, d’être heureuse. La jeune gitane ne connaissait pas d’autre personne qui méritait autant le bonheur que la fille d’Urus Girardet. Déa était un ange, alors un ange ne pouvait qu’avoir du bonheur. Et Esmeralda était du genre à croire que le monde ne pouvait que bien tourner pour elle, quoi qu’il puisse arriver, elle sera forcément heureuse. Bon, la jeune femme se doutait bien quand même qu'elle pouvait vivre des moments difficiles, que tout le monde pouvait en passer par là, mais elle était naïve au point de croire que tout ne pouvait que s’arranger quand on le méritait vraiment. Ce n’était pas pour rien qu’elle s’efforcer de rester digne, afin que son porte-bonheur lui permette un jour de retrouver sa mère. Esmeralda afficha un grand sourire quand Ursus confirma que sa fille méritait vraiment d’être heureuse, elle était contente qu’il pense la même chose. Bon en même temps, il y avait quand même peu de chance qu’il ne soit pas d’accord avec elle. C’était un père, son but était que son enfant soit heureux quand même. C’était le but de tous les parents, du moins, c’était ce qu’Esmeralda pensait. Elle osait croire que ses parents lui souhaitaient du bonheur aussi, même si elle n’avait pas la chance de les connaître (quoi qu’elle ait quand même eu une mère adoptive).

Cependant, Ursus nuança un peu ses propos quand même en affirmant que le bonheur ne nous tombait pas dessus et qu’il se construisait. Forcément, il n’avait pas tort, mais en même temps c’était un peu triste de se dire qu’il fallait se donner beaucoup de mal pour obtenir la joie de vivre. Mais en même temps, il était évident qu’on ne pouvait pas se contenter d’attendre que le bonheur arrive tout cuit entre ses mains. Esmeralda espérait vraiment que les quelques soucis qui traversaient la vie de son amie allaient disparaître, pour qu’elle puisse vraiment être heureuse. Comme la gitane l’était maintenant, même si elle ne se rendait pas compte que son bonheur était loin d’être réel. Ursus continua de grommeler un peu. Il avait toujours ce ton de voix quand il parlait et Esmeralda devait bien avouer qu’elle l’aimait bien.

« Ça tombe bien, j’ai de l’huile de coude à revendre ! »

S’exclama la jeune femme pour bien préciser, encore une fois, à l’homme qu’il n’avait pas de souci à se faire et qu’elle serait toujours présente pour Déa. Esmeralda était fidèle, en amour comme en amitié. Elle n’avait pas l’intention d’abandonner Déa un jour, bien au contraire. Elle serait toujours là pour elle, quoi qu’il puisse arriver. Il n’y avait de toute façon aucune raison qu’elle s’éloigne de la jeune aveugle.

« De toute façon, dans ce monde, je pense que nous avons tous besoin d’amitié chère. » Et donc, de son côté, Esmeralda était vraiment heureuse d’avoir la jeune femme dans ses amies. C’était une façon pour elle de préciser que la gitane avait autant besoins de Déa qu’inversement.
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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Jeu 21 Juil - 20:12


On ne vit pas de la danse, on vit avec
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rsus n'avait pas vraiment douté de la réponse d'Esmeralda, mais il apprécia de l'entendre malgré tout. S'il était une chose qu'il fallait à Dea de façon certaine et primordiale en ces temps troublé, c'était bien une amie, quelqu'un sur qui elle pouvait compter, quelqu'un à qui elle pourrait se confier, quelqu'un qui saurait l'aider à conserver son charmant sourire même dans les moments difficiles... Une épaule sur laquelle se reposer s'il devait s'avérer que la jeune femme ait à souffrir de l'attitude de son frère (et le saltimbanque ne se leurrait pas, ce devait arriver à un moment ou à un autre, même s'il préfèrerait le contraire, même s'il aimerait que Gwynplaine revienne à la raison). Esmeralda n'avait pas l'obligation de porter ce fardeau s'il était trop lourd pour elle (c'était avant tout à Ursus de la soutenir quoi qu'il arrive, il s'y était engagé après l'avoir laissée entrer dans sa vie), mais elle pourrait peut-être le rendre plus léger, et ça, c'était bien loin de ne rien signifier. Esmeralda semblait être une jeune femme fondamentalement positive, et son enthousiasme (même si parfois un rien naïf) ne ferait pas de mal, il saurait contrebalancer le pessimisme d'Ursus, qu'il ne savait jamais cacher tant il avait passé sa vie à ne montrer de lui que ce tempérament bougon et défaitiste, qui était presque devenu son identité à part entière. Déa n'avait pas à porter le poids de sa propre vision du monde. La sienne, quand bien même elle était aveugle (ou peut-être à cause de cela) était plus belle, plus colorée, plus agréable... Mais pour le demeurer, elle avait besoin d'être entretenue. Si Gwynplaine n'était plus capable d'assumer ce rôle, il fallait que quelqu'un d'autre s'en charge.

-Bien sûr
, répondit Ursus, qui y croyait sincèrement lorsqu'il affirmait que tout un chacun avait besoin d'un ami cher.  Il le pensait, oui, vraiment... Sauf que dans les faits, lui-même n'avait jamais fait l'effort de s'entourer avant l'irruption de ses deux enfants de coeur dans sa vie, et même après cette dernière, il était resté taciturne et asocial. Son seul ami, c'était son loup, on faisait mieux, c'est sûr. Merci beaucoup.

Merci était un mot qu'il prononçait bien rarement, et le plus souvent de mauvaise grâce, mais cette fois, c'était de bon cœur qu'il l'adressait à son interlocutrice. Il avait tendance à penser que la plupart des gens avaient tendance à témoigner de leur gratitude à tout bout de champ sans trop y réfléchir, si bien que les remerciements qu'ils adressaient n'avaient plus le moindre sens. Il refusait de se complaire dans une telle manière de faire pour sa part. Il ne remerciait autrui que si autrui le méritait. Et à ses yeux, Esmeralda était une jeune femme plus que méritante.



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Message#Sujet: Re: On ne vit pas de la danse, on vit avec (Ursus :3)   Lun 5 Sep - 14:02

Ursus & Esmeralda
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Il n’y avait évidemment aucune raison pour qu’Esmeralda ne soit pas présente pour soutenir Déa. La situation de l’aveugle était quand même très particulière, Esmeralda en avait parfaitement conscience. Elle se rendait compte en effet que la jeune femme vivait des instants particuliers (alors qu’elle était incapable de se rendre compte de la complexité de sa propre situation), elle ne pouvait donc qu’être présente pour elle. Quand bien même il n’arrivait rien dans la vie de Déa, les deux jeunes femmes étaient amies et il n’y avait donc aucune raison qu’elles ne profitent pas de cette amitié. Ce n’était pas parce que Déa devait passer par des instants troubles qu’Esmeralda était là pour elle, elle l’était constamment. Enfin, tout cela était un peu relatif, parce qu’elles ne pouvaient pas non plus se voir tout le temps. Après tout, la gitane devait bien gagner sa vie – comme la comédienne – et elle ne pouvait pas passer tout son temps auprès de son amie. Comme elle ne pouvait pas le faire avec son beau soleil. Mais cela ne changeait rien aux sentiments que la danseuse avait pour son amie, elle ressentait énormément d’affection pour elle. Et même si ce n’était pas bien difficile de s’attirer les faveurs d’Esmeralda et devenir son amie, l’amitié de la jeune femme n’était pas du genre à être minime. Le sourire de la gitane se fit plus grand quand Ursus confirma ses propos, avant de la remercier. Elle ne connaissait pas bien le père de Déa, mais elle savait quand même qu’il était un peu bourru de nature. En même temps, elle avait eu déjà l’occasion de le voir. La gitane appréciait donc de l’entendre la remercier, même si elle pensait qu’il n’en avait pas vraiment besoin.

« De rien. »

Se contenta-t-elle de répondre donc dans un sourire, considérant vraiment qu’il n’y avait aucune raison qu’il la remercie. Ce qu’elle faisait, c’était tout simplement normale. Même si, évidemment, après sa conversation avec l’homme, Esmeralda se disait qu’elle allait vraiment essayer d’être encore plus présente pour l’aveugle. Parce qu’elle se rendait bien compte que c’était compliqué pour elle et si Ursus s’inquiétait, c’était qu’il devait y avoir une bonne raison. A moins qu’il ne soit simplement inquiet parce qu’il était père ? Esmeralda devait bien avouer qu’elle ne savait guère ce que cela faisait d’avoir un père pour nous protéger. Elle avait bien eu une mère gitane qui n’avait rien à voir avec sa vraie mère – qui se trouvait non loin de là d’ailleurs, sans qu’elle ne le devine une seule seconde – mais elle était morte il y a bien longtemps maintenant. Peut-être qu’Ursus en faisait trop ? La gitane ne voulait pas vraiment le croire. Et au pire, il valait mieux faire trop que pas assez.

La pluie avait fini par se calmer légèrement, mais sans doute pas assez pour qu’Esmeralda puisse envisager de gagner encore quelques pièces en dansant. Il y avait peu de chance pour que des promeneurs s’arrêtent afin de la regarder et lui donner de l’argent. Elle s’apprêtait d’ailleurs à faire une remarque à ce sujet, quand la jeune femme aperçu un peu plus loin un visage familier. C’était Clopin. La jeune femme retira le lourd manteau d’Ursus qui se trouvait encore sur ses épaules, pour le lui tendre.

« Je vous remercie, je dois y aller. » Elle afficha un sourire à Ursus. « Je viendrais voir Déa dès que possible, je vous le promets. »

Et quand elle faisait une promesse, elle la tenait toujours. Sur ces mots, la jeune gitane fit un signe à Djali avant de se mettre à courir sous la pluie, ses pieds toujours nus, vers Clopin qui l’attendait.
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