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 Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)

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Message#Sujet: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Ven 30 Oct - 16:17

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie.
Depuis que Valjean avait rencontré Ursus et qu'il avait longuement discuté avec lui autour d'un repas, il n'arrêtait pas de penser à la proposition de l'homme. Cela serait une sortie très agréable pour lui et Cosette que d'aller voir le spectacle d'Ursus et ses enfants, afin de profiter un peu d'autre chose que de la maison qu'ils partageaient actuellement. Ces derniers temps, l'ancien forçat était plus que tendu à cause de la situation dans laquelle il se trouvait (et encore, il n'avait pas encore eu la confrontation avec Javert qui allait précipiter toute sa vie et celle de Cosette). Il savait que l'inspecteur rodait, mais il n'avait pas encore pu convaincre sa fille adoptive de s'enfuir avec lui. Tout cela à cause de son coeur qui battait pour un jeune homme que l'ancien forçat avait vraiment du mal à apprécier. Le pire, c'était que Jean Valjean n'avait pas trouvé grand-chose contre ce Marius Pontmercy. Mais il espérait quand même que sa fille de coeur, celle qu'il aimait plus que tout, allait prochainement ouvrir les yeux sur la situation et qu'elle allait abandonner son idylle idiote pour cet homme. Ainsi, ils pourraient poursuivre le court de leur vie tranquillement à deux. Valjean avait parfaitement conscience du fait que son attitude (et ses pensées) était vraiment égoïste, mais il ne parvenait pas à penser autrement. Par moment, il se disait qu'il pouvait simplement offrir un mariage grandiose à sa fille avec ce Marius, afin de la rendre heureuse et de la guider vers une vie agréable, mais il ne mettait pas longtemps avant de changer d'avis de nouveau. Il ne savait vraiment pas comment il pouvait faire pour garder sa fille de coeur dans sa vie, si elle épousait un homme. Il y avait constamment cette épée de Damoclès qui se trouvait au-dessus de sa tête.

Mais pour une fois, Valjean avait envie de se vider un peu l'esprit. Il avait envie de profiter d'une soirée agréable, hors de cette maison, en compagnie de Cosette. Il lui fit donc la surprise de l'emmener voir le spectacle de l'Homme qui rit. Depuis sa conversation avec Ursus, l'ancien forçat c'était un peu renseigné sur le spectacle et il n'en avait entendu que des échos positifs. Ils s'y rendirent donc et assistèrent à la représentation. Il n'y avait que les enfants sur scène à jouer la pièce, mais Ursus se trouvait à coté pour la narration. Fait incroyable, Jean Valjean parvint sans trop de mal à vider entièrement son esprit et à ne pas constamment être sur ses gardes, au cas où qu'il verrait des forces de l'ordre s'approcher. Quand la représentation se termina, l'homme fit signe à sa fille de le suivre afin de rejoindre les Girardet.

« Bonsoir ! »
Lança-t-il à Ursus, quand il arriva à sa hauteur. « Félicitation pour votre représentation, c'était très divertissant. » Et il ne mentait pas une seule seconde en affirmant cela. « Je vous présente ma fille, Cosette. »

Il fit un signe vers la jeune femme qui se tenait à ses côtés. Ursus, au vu de la conversation qu'ils avaient eu, avait longuement entendu parler de Cosette Fauchelevent.  En même temps, la vie entière de Jean Valjean tournait autour de la fille qu'il avait sauvée des Thénardier et qu'il élevait comme sa propre fille.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Sam 31 Oct - 17:34

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
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La représentation s'était déroulée pour le mieux. En dépit des tensions actuelles entre les Girardet, ils avaient su passer outre les non-dits et les désaccords pour réaliser une prestation qui remporta l'unanimité et, une chance, cette fois, la comtesse ne faisait pas partie du public, ce qui avait peut-être également permis au numéro livré sur scène d'être plus juste, de n'être parasité d'aucune émotion extérieure. Comme à son habitude, Ursus avait joué les narrateurs, tout en regardant ses deux enfants évoluer sur scène, Dea avec sa grâce habituelle, Gwynplaine avec toute sa prestance fascinante. Le public avait largement applaudi, pour le plus grand plaisir d'Ursus, qui, une fois de retour dans les coulisses, n'avait que des compliments à faire à ses enfants. Dans ce genre de moments, Ursus avait le sentiment que rien n'avait changé, qu'ils étaient comme autrefois, quand ils erraient sur les routes avec bien moins de moyen mais tout autant de coeur. À quelques détails près. Celui-ci, par exemple : Gwynplaine avait disparu, Ursus ne savait où. Ursus venait d'échanger sa tenue de scène contre des vêtements plus confortables quand l'homme rencontré quelques jours plus tôt, dans lequel il s'était reconnu pour leurs histoires communes, il était accompagné d'une jeune fille à peine plus jeune que Dea, et qui lui ressemblait beaucoup. De longs cheveux blonds et un visage d'ange. Il était encore plus évident en découvrant cette enfant, qui devait être la fille adoptive de l'homme, qu'elle et Dea pourrait effectivement tout à fait s'entendre.

-Ravi de faire ta connaissance, Cosette.
fit-il de son habituel ton bourru, mais avec tout de même l'ombre d'un sourire sur le visage. J'ai beaucoup entendu parler de toi. Il se retourna alors pour appeler Dea. Dea, viens par ici. lui demanda-t-il afin qu'elle puisse rencontrer Valjean et sa fille. Je te présente Cosette et... son père. Ce n'était que maintenant qu'il se rendait compte que, malgré leur longue conversation, il ne connaisse pas le nom de son père. Ils sont venu saluer ton talent.

Après tout, ils avaient dit eux-mêmes avoir aimé la pièce, il ne s'avançait donc pas tant que cela en prononçant ces mots, quoi qu'il était tout à fait probable que l'homme qui rit n'ait été complimenté plus tôt que par pure et simple politesse. Mais il voulait croire dans l'honnêteté de Valjean, d'autant qu'il avait l'air d'être l'inverse de malhonnête, pour le peu qu'ils avaient pu parler tous les deux. Et Ursus, au passage, avait tout de même un certain orgueil concernant son spectacle, et considérait bel et bien être un dramaturge qui ne manquait pas de talent, tout comme il considérait que ses enfants en avait, au-delà du sourire monstrueux de Gwynplaine et de la cessité de Dea. Cette-dernière méritait d'autant plus les compliments qu'Ursus avait le sentiment que, bien souvent, elle négligeait sa propre valeur, ignorant quelle présence elle savait avoir sur scène, mais également en dehors de la scène.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mer 18 Nov - 11:58

La représentation s'était aisément déroulée, sans la moindre anicroche. Pas de duchesse dans le public, cette fois. Je suis prête à le parier. Dans le cas contraire, Gwynplaine se serait comporté de manière différente. Je le connais par coeur alors, forcément... Cela me rassure, même s'il ne s'agit que d'un simple sursis, je sais bien qu'elle reviendra. Et cette ignoble prédatrice ne s'arrêtera jamais. Elle est tel le vautour, et si je devais avoir le moindre doute quant à la noirceur de ses intentions, notre conversation aura achevé de me convaincre. Les applaudissements pleuvent, comme très souvent, et je rejoins les coulisses un fin sourire aux lèvres. J'aime être sur scène, pas tant pour l'attention qui m'y est accordée (je suis de toute façon convaincue que l'attention ne se porte que sur Gwynplaine, moi je suis un accessoire, un élément du décor), mais parce que tout à l'air plus simple, quand on ne se fie qu'à la fiction, quand on vit dans une réalité utopique. J'aimerais que notre vie soit comme dans nos pièces. L'issue n'est pas toujours heureuse, la fin est bien souvent tragique, mais au sein de chacune de ces pièces, il y avait l'expression d'une adoration forte et mutuelle, qui ne tolérait aucun compromis. C'est ce que j'aimerais être sûre que Gwynplaine ressent pour moi. Car moi je le ressens très intensément pour lui. Il n'est pas tant de penser à cela. Je vais retirer mon costume et mon maquillage et je ne serais plus que Dea. Nulle autre que Dea. La saltimbanque aveugle qui ne sait pas ce qu'elle est ni où elle va, et ne parviendra peut-être jamais à le comprendre, ou seulement quand il sera définitivement trop tard.

Alors que je suis sur le point de me préparer, et d'ôter ma tenue de scène, deux personnes viennent  à notre rencontre. Je ne crois pas les connaître, mais Ursus, visiblement, oui, je le ressens jovial à leur adresse (ce qui veut dire beaucoup, car Ursus n'est pas jovial avec grand monde). Il y a une jeune fille du nom de Cosette, donc, et son père. Deux pères pour deux filles, le rendez-vous est trop commode pour ne pas avoir été arrangé. Ursus veut peut-être que je me fasse une nouvelle amie. Je ne vais pas le lui reprocher. J'aime à faire de nouvelles rencontres.

-Enchantée.
dis-je avec la plus entière et honnête des politesse, m'imprégnant de la présence de ceux que je ne peux pas voir mais que mes autres sens m'aideront à mieux connaître. Ils doivent avoir quelque chose de particulier, pour que Ursus ait voulu que je les rencontre. J'ignore si le mot "talent" est propice, dans mon cas, mais j'apprécie le compliment. me permets-je d'ajouter. Je suis incapable de reconnaître mes qualités, du moins pas dans ce domaine. Comment avez-vous fait connaissance ? je demande alors avec curiosité.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Lun 14 Déc - 23:21

Cosette ne savait trop pourquoi ce soudain intérêt pour le théâtre de rue et pourquoi il acceptait tout à coup qu'ils se montrent à l'extérieur alors qu'ils limitaient généralement ce genre de distractions (et les sorties plus encore) au strict minimum, mais elle ne comptait pas s'en plaindre. Elle en était ravie, au contraire. Elle se disait que cela devait être une manière pour son père de s'excuser pour leurs querelles de ces derniers temps et pour toutes les tensions qui étaient apparues entre eux depuis que Marius avait fait irruption dans sa vie. Cela convenait très bien à la jeune femme. Elle ne savait rien du théâtre, elle n'y connaissait rien du tout, même, mais elle prenait plaisir à le découvrir. Le spectacle se nommait "L'homme qui rit", et le nom convenait très bien quand on découvrait le visage de son protagoniste. Cosette avait été impressionnée et un peu effrayée, c'est vrai, par son aspect étrange, mais au final, il avait une telle prestance sur scène que sa difformité s'oubliait vite, comme on oubliait rapidement le handicap de la belle Déa, qui irradiait, sur scène. Le spectacle était tragique et poétique en même temps. Cosette en fut émue aux larmes, et surprise, à la fin de la représentation, d'entendre son père lui proposer de rencontrer la troupe. Alors il les connaissait ! C'était pour cela qu'il avait dû être moins réticent à cette sortie. Tant mieux, au fond, Cosette avait hâte de rencontrer Ursus, Déa et Gwynplaine. Même s'il n'y eut en fait que Déa et Ursus au final.

"Je suis ravie de faire votre connaissance aussi." affirma Cosette à l'adresse d'Ursus. "Votre spectacle était émouvant. Et votre performance éblouissante." ajouta-t-elle très poliment mais très sincèrement aussi à l'adresse de Déa.

Déa était une jeune femme radieuse, malgré sa cécité. Celle-ci n'avait pas l'air de lui peser du tout. Elle n'était pas beaucoup plus âgée qu'elle, était-ce pour cela qu'on avait organisé leur rencontre ? Pour que Cosette rencontre une amie de son âge ? Si c'était le cas, la jeune femme appréciait le geste, même si elle préfèrerait avoir un amant qu'une amie. Ou les deux en vérité. Déa posa la question qu'elle se posait également. Elle était curieuse de connaître les circonstances de leur rencontre.


"Oui, comment vous êtes vous rencontrés ? J'ignorais même que vous vous connaissiez."


En fait, elle avait beau y mettre toute sa force d'imagination, elle avait beaucoup de mal à imaginer son père sociabiliser avec qui que ce soit. Il était un loup solitaire. Ils ne parlaient ni ne croisaient quasiment jamais personne, il fuyait sans cesse le monde. Pour cette raison, elle avait longtemps été tout pour lui et tout pour elle, pas étonnant que Valjean ait du mal à la partager avec Marius, même si Cosette n'avait pas l'intention de lui laisser le choix, quoi qu'il ait l'air d'en croire. Si Cosette trouvait une amie en Déa, ce serait assez nouveau pour elle d'avoir une véritable amie, mais si son père trouvait un ami en Ursus, c'était finalement tout aussi exceptionnel.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mer 27 Jan - 19:52

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Jean Valjean voulait bien croire que cette situation était un peu étrange pour sa fille, mais le vieil homme devait bien avouer qu'il se sentait de bonne humeur en cet instant. Il était évident que les choses allaient reprendre leurs rythmes ensuite, qu'il allait reprendre ses vieilles habitudes de loup solitaire (encore plus quand les évènements prochains allaient avoir lieu), mais pour l'heure il avait vraiment envie de se détendre. Pour lui-même, mais aussi pour sa fille. Ces derniers temps, l'ancien forçat n'arrêtait pas de se disputer avec Cosette, il avait envie de mettre un peu d'eau dans son vin. Et cette petite sortie ne pouvait qu'être positive à ses yeux, surtout quand il voyait la jeune Déa. Il l'avait déjà trouvé époustouflante sur scène, mais elle l'était tout autant quand on discutait avec elle. Cela ne devait pas être aisé d'être aveugle, mais elle n'en montrait rien. Elle semblait si douce et si pure, un peu comme Cosette. En dehors des ressemblances physiques (deux visages d'anges), il semblait évident que les deux jeunes femmes avaient un caractère qui se ressemblait aussi. Alors, peut-être qu'elles pouvaient devenir amies. Même si, de base, c'était les deux pères solitaires qui s'était rapproché de par la similitude de leurs histoires (ils vivaient seuls avec leur(s) enfant(s), qui étaient tous pour eux), cela était possible pour les deux jeunes femmes de s'entendre. Du moins, c'était ce que se disait Valjean et il devait bien avouer qu'il préférait largement que Cosette se fasse des amies plutôt que de passer ses après-midi avec Marius Pontmercy. Le vieil homme ne put s'empêcher de serrer des dents une seconde en pensant au prétendant de sa fille adorée. Il se détendit simplement pour reprendre la parole.

« Je peux vous assurer que vous n'êtes pas dénuée de talent mademoiselle. »

Il trouvait la modestie de Déa inutile, elle avait vraiment un grand talent. Même si, bien sûr, elle n'était pas seule sur scène et que c'était surtout son duo avec son frère qui transportaient les foules. Mais elle était vraiment douée et Valjean n'avait pas envie qu'elle en doute une seule seconde. Les deux jeunes femmes semblèrent se questionner sur la manière dont les deux hommes avaient fait connaissance, en effet cela pouvait sembler étonnant. Valjean (ou Ultime Fauchelevent, officiellement) n'avait pas vraiment pour habitude de sympathiser avec d'autres personnes, il était bien trop paranoïaque pour ça. Le vieil homme afficha un léger sourire quand Cosette souligna qu'elle ignorait qu'il connaissait Ursus. En effet, il ne lui en avait pas parlé avant ce soir, mais elle ignorait tellement de chose de l'homme qu'elle considérait comme son père.

« Je me promenais quand j'ai croisé la route de votre père. »
Répondit-il en s'adressant principalement à Déa, avant de tourner son regard. « Nous avons fait connaissance et nous nous sommes rendu compte que nous avions beaucoup de point commun. »

Comme le fait d'avoir des soucis à cause de ses enfants, des enfants qui n'étaient meme pas de leur sang mais qu'ils aimaient quand même plus que tout. Valjean aimait plus que tout sa tendre Cosette, ce qui était sans doute le fond du problème puisqu'il ne parvenait pas à envisager une vie sans elle.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Sam 30 Jan - 10:46

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Les compliments étaient toujours bons à prendre, en tous cas, Ursus les accueillait non sans un certain orgueil, bien que si peu d'émotions passaient sur son visage qu'il était bien difficile de savoir ce qu'il pensait exactement. Mais l'homme n'était pas tant satisfait des compliments qui lui étaient faits à lui que de ceux que l'on adressait à Dea, et qui étaient amplement mérités. Le fait est que le dramaturge trouvait qu'elle en recueillait trop peu d'ordinaire. Non pas que sa performance soit dépréciée ou huée, d'autan qu'il était difficile de ne pas être captivé par la beauté et la pureté de la jeune femme, mais Gwynplaine, qui aimait plus qu'elle être au devant de la scène, accueillait bien souvent les applaudissements et les demandes de rappel quand la jeune femme préférait pour sa part s'éclipser dans les coulisses, comme une apparition fantomatique. Mais cette fois-ci, Gwynplaine n'était pas là, les compliments étaient pour elle, et à l'heure où elle n'était pas complètement heureuse (ce qu'Ursus savait malheureusement et déplorait par ailleurs, même s'il ne se voyait pas y faire grand chose), c'était le genre de rencontre qui pouvait lui faire du bien. D'autant que la jeune Cosette ne mettait pas longtemps à laisser découvrir les points communs qu'elle pouvait avoir avec Dea. Les faire se rencontrer était plus que logique quand on voyait combien leurs attitudes pouvaient être similaires. Une nouvelle amie, voilà qui ne ferait pas de mal à Dea, c'est certain.

Les deux jeunes femmes ne manquèrent pas de s'interroger sur les circonstances de leurs rencontres. Ursus n'était pas bien surpris de voir Dea s'interroger sur son compte. On ne pouvait pas particulièrement dire qu'Ursus était sociable. Il savait l'être pour se vendre et vendre son spectacle, mais au fond, Ursus était un loup solitaire qu'un concours de circonstance avait fait père providentiel. Il avait assez d'affection à adresser à ses deux enfants pour ne vouloir en dispenser à d'autre, pourtant, même s'il était sans doute encore trop tôt pour parler d'amitié, il avait véritablement sympathisé avec Ultime Fauchelevent. Leurs points communs avaient aidé, c'est sûr. Et le plus certain d'entre eux était sans nul doute les deux jeunes femmes en leur présence.

-C'est ça.
grommela-t-il, comme il en avait l'habitude. Et m'est d'avis que vous deux aussi. ajouta-t-il en désignant simultanément les deux jolies têtes blondes du doigt.

C'était certain. Et encore plus flagrant quand on les voyait côte à côte. Et pour cause. Encore fallait-il qu'elles l'admettent elles-mêmes et ne se sentent pas prises au piège par cette rencontre organisée. Ceci dit, connaissant le naturel de Dea, Ursus doutait fort qu'elle ne saisisse pas cette occasion d'une nouvelle amitié. Dea s'attirait toute la sympathie qu'Ursus ne pouvait en rien provoquer de prime abord.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Lun 29 Fév - 12:28

Mes joues s'empourprent tandis que j'accueille modestement les compliments que me font successivement la jeune demoiselle à la voix cristalline et son père. Je n'aime pas être flattée, mais j'apprécie de savoir que mon travail soit sincèrement aimé, et il ne me semble entendre que la plus entière honnêteté dans le discours de mes deux nouveaux interlocuteurs. Il arrive bien sûr que mon complimente. Mais je laisse toujours à Gwynplaine le soin d'accueillir les éloges. Après tout, il est plus méritant que je ne puis jamais l'être. Le spectacle porterait presque son nom, et tous les Girardet savent pertinemment que ce n'est pas pour rien. Quoi qu'il en soit, s'ils ont aimé le spectacle, j'en suis ravi. J'aime monter sur scène non pour le plaisir de sentir brûler sur moi des regards que je ne peux croiser, mais parce que j'aime à croire que le théâtre permet aux esprits de s'évader où ils n'ont pas l'habitude d'aller, qu'il leur fait découvrir des territoires de pensée inconnues, et qu'ils en sortent satisfaits des bienfaits cathartiques de notre ouvrage. Nous n'empêcherons jamais le monde de poursuivre son cours, le temps de poursuivre son violent déroulement, mais nous pouvons donner l'illusion d'un espace infime où le temps s'arrête, où la vie ne révèle plus que sa beauté et ne glorifie plus que les grands sentiments. C'est ce que je ressens quand je monte sur les planches, je m'oublie, et un temps, je suis mon personnage. Si proche et différent de moi à la fois. Dans ce moment d'équilibre entre deux mondes, je peux tout être et c'est une situation grisante, autant que ces baisers posés à mes lèvres que Gwynplaine ne veut m'accorder en d'autres circonstances. S'il nous est possible de communiquer même le millième de ce sentiment d'évasion, alors nous sommes victorieux, et nous pouvons être vraiment fiers de ce que nous accomplissons.

Ultime Fauchelevent nous en apprend davantage sur la rencontre d'Ursus avec lui. Ils se seraient découverts de nombreux points communs, comme ils m'auraient découvert de nombreux points communs avec Cosette. Je ne demande qu'à en découvrir davantage, car ce premier contact, s'il m'est plaisant, et que la douceur et la bienveillance dans la voix de Cosette me laisse envisager que nous ne devons en effet n'être que peu différentes, je m'interroge encore sur ce que mon bougon de père d'adoption s'est trouvé d'affinité avec cet homme encore inconnu, qui me semble bien plus jovial et civilisé. Je ne peux encore m'en faire d'idée nette et déterminée pour l'heure. C'est pour cette raison que je me permets de pousser plus loin mon interrogatoire.

-Et quels sont-ils, ces points communs ?
me permets-je de demander avec douceur, un fin sourire aux lèvres.

Je m'interroge surtout sur les deux hommes, même si cette question nous englobe tous. Qu'Ursus sache se faire un ami, c'est pour le moins inédit, je dois l'avouer.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Ven 6 Mai - 21:40

Même si le propos de son père pouvait paraître quelque part assez banal, Cosette ne pouvait s'empêcher de trouver son propos étrange, tout simplement parce que, quand il n'était pas en sa compagnie, la seule perspective d'une promenade pour le plaisir de la promenade ne semblait pas être dans les habitudes de son père. Il lui arrivait de s'absenter, bien sûr, mais quand il le faisait, c'était qu'il y avait bien souvent une raison là-derrière. Sinon, il emmenait toujours sa fille avec lui. Enfin, elle le pensait, en tous cas. Mais ce n'était qu'un détail, ce qu'il fallait retenir, c'est que son père avait croisé le chemin du saltimbanque à qui l'on devait le beau spectacle qu'ils venaient de voir, et dans lequel Dea avait tout simplement été éblouissante (son père avait bien raison, elle était loin d'être dénuée de talent, malgré sa modestie, qui n'était pas justifiée, d'ailleurs Cosette hocha la tête à ce propos).

Les deux hommes avaient fait connaissance, donc, et avaient réalisé qu'ils avaient beaucoup de points communs. Bref, ils s'étaient liés d'amitié ? La nouvelle réchauffait le coeur de Cosette. Son père était un solitaire dans l'âme, et Cosette patissait souvent de cette solitude, car elle-même voyait ses interactions sociales limitées. Au tout début, quand il n'y avait eu qu'elle et son père, elle s'en était satisfait, parce qu'elle pensait bel et bien qu'elle n'avait besoin que de son père pour être heureuse, et elle avait pensé en avoir vu suffisamment du genre humain avec les Thénardier... mais depuis, elle avait grandi, et l'isolement lui était pesant, plus encore depuis que son chemin avait croisé celui de Marius.

Ursus ajouta que Dea et elle devaient avoir beaucoup de points communs. Cosette y voyait là l'approbation de son père, qui lui donnait son aval pour se lier enfin d'amitié avec quelqu'un. Cosette n'était pas contre, Dea lui paraissait être une jeune femme très sympathique, mais elle était quand même un peu agacé de devoir attendre ce genre d'approbation dans la vie. Approbation qu'il n'avait toujours pas donné à Marius, au passage. Dea lui ôta les mots de la bouche quand elle s'interrogea sur les points communs que leurs deux pères s'étaient visiblement trouvés. Elle adressa à son père de coeur un regard intrigué. Elle ne prononça pas le moindre mot, car elle attendait seulement d'entendre sa réponse, leur réponse. Pour que son père s'ouvre un peu aux autres, ce ne pouvait pas être rien.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Lun 22 Aoû - 14:19

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Jean Valjean se doutait que cela devait être étonnant pour Cosette d’apprendre que son père avait fait la connaissance d’une personne, ce qui n’était pas vraiment son genre. Si l’homme passait beaucoup de temps à se promener, le vieil homme ne se faisait pas d’ami comme ça non plus. Bien au contraire, c’était un homme très solitaire. L’ancien forçat était bien trop paranoïaque pour parvenir à s’entendre avec toutes les personnes qu’il croisait dans la rue, il craignait toujours de tomber sur la mauvaise personne (comme Javert, qui avait quand même très souvent été dans son sillage et qui l’était encore maintenant d’ailleurs). Valjean savait donc que c’était un peu étrange venant de lui qu’il se lie d’amitié avec quelqu’un qu’il venait à peine de croiser. Mais en même temps, c’était bel et bien le cas. Ursus et lui étaient amis, du moins si on pouvait appeler leur courte rencontre et leur affection actuelle comme de l’amitié. Ursus était loin de connaitre la vérité sur Valjean (en même temps, personne ne la connaissait), mais l’ancien forçat l’appréciait sincèrement. En grande partie parce qu’ils avaient quand même de grand point commun. Comme leurs filles après tout et elles avaient aussi des points communs. D’ailleurs, la jeune Girardet se posait la question de ces points communs. Il était normal qu’elle soit un peu curieuse, à sa place il le serait évidemment aussi. Le vieil homme reprit alors la parole, s’adressant autant à Déa qu’à Cosette.

« Eh bien, nous sommes déjà deux hommes aillant recueillit des enfants qui n’étaient pas les nôtres. » Ce qui était le plus grand point commun qu’ils avaient après tout. Ils étaient des pères oui, mais ils n’étaient pas par la génétique. Ils avaient simplement accepté de faire entrer des enfants dans leurs vies un peu compliquée. Pour Valjean c’était une évidence, le vieil homme n’aurait pas pu faire autrement que de la sortir des griffes de ces affreux Thénardier. « Et vous avez presque le même âge également. » Valjean marqua une pause. « Je suis certain que vous pouvez vous trouver d’autre point commun. »

Et au fond, Valjean devait bien avouer qu’il avait envie que Cosette se fasse des amies. Des amies féminines évidemment, pas des hommes, comme ce Marius Pontmercy qu’elle portait à présent dans son cœur. Valjean n’était pas vraiment du genre à pousser sa fille à se faire des relations, il n’avait pas pu s’empêcher de la rendre solitaire puisqu’il l’était aussi. C’était une question de sécurité, puisqu’il était évident que Valjean n’avait pas d’autre choix que de se montrer vraiment prudent. Mais en même temps, l’ancien forçat se rendait bien compte que par moment, sa fille de cœur était triste de la solitude qu’elle avait. Il l’avait bien vu, il s’en rendait bien compte. Donc autant qu’elle puisse se faire des amies non ? Même si, bien sûr, la situation n’allait pas du tout tourner à leur avantage et ils n’allaient plus vraiment pouvoir faire ce qu’ils voulaient. Du moins, pas comme ils le voulaient.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Lun 22 Aoû - 22:06

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Ursus et Valjean (qu'il ne savait pas s'appeler ainsi) avaient-ils réellement autant de points communs qu'ils l'affirmaient à leurs enfants respectifs ? Ce n'était pas certain... Au fond, ils se connaissaient encore bien mal même s'ils s'en étaient beaucoup dit en très peu de temps lors de leurs rencontres. Ils étaient amis, c'est certain, l'un des rares amis si ce n'est le premier que le vieux bougon se soit fait depuis longtemps. Il faut dire qu'avec son sale caractère de misanthrope invétéré, il ne savait pas réellement être sociable... Valjean avait peut-être une personnalité toute autre, mais ils savaient quoi qu'il en soit se rejoindre sur les points qui étaient réellement importants, et c'était après tout tout ce qui comptait. La question que leur posa Déa était assez logique et attendue aux yeux d'Ursus. Il faut dire qu'il n'avait jamais vraiment habitué sa fille de cœur à afficher quelque amitié que ce soit envers qui que ce puisse être. Mais il y a un début à tout. Valjean sut parfaitement répondre à la question de la demoiselle. Leur point commun le plus important, et qui n'était de toute évidence pas des moindres, c'était qu'ils avaient tous deux recueilli leurs enfants alors qu'ils n'en étaient pas le père. Ils les avaient sauvé d'une vie misérables et les avaient élevé du mieux qu'ils pouvaient. Et au final, leurs deux filles (c'était encore plus flagrant quand on les voyait côte à côte), se ressemblaient vraiment beaucoup. Pas seulement physiquement, où leur beauté respective n'avait rien à envier à celle de l'autre, mais aussi mentalement. Il se dégageait d'elles la même douceur, la même gentillesse. À se demander comment elles avaient pu si bien tourner quand on savait combien la vie les avaient malmenées. Et encore, elles avaient sans doute d'autres points communs, il ne tenait qu'à elles de les découvrir. Ursus espérait vraiment qu'elles auraient envie d'en découvrir plus l'une sur l'autre. Déa avait vraiment besoin d'être entourée, de trouver des amis sur lesquels compter sans conditions.

-C'est même sûr.
affirma-t-il, soucieux surtout de voir les deux jeunes femmes engager le dialogue, car après tout, cette rencontre organisée avait surtout cela pour but, tenter de permettre à une amitié de potentiellement naître, qui serait favorable aux deux jeunes femmes. Il ne s'agissait donc pas de concentrer l'attention sur eux, juste d'assouvir leur curiosité avant de les inviter à engager le dialogue. Que diriez-vous de boire quelque chose ? proposa-t-il alors, dans le but de briser la glace une bonne fois pour toutes.

Il y avait peut-être une meilleure façon de faire, un sujet de conversation à engager avec le deux jeunes femmes pour initier pour de bon le dialogue, mais il n'était vraiment pas doué pour ce genre de choses. Il proposait ce qu'il pouvait dans la mesure de ses (faibles) compétences.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Jeu 25 Aoû - 9:38

Au fil des propos de l'inconnu qui ne le sera bientôt plus tant (même si tout le mystère qui l'enveloppe ne sera sans doute jamais entièrement à ma portée), je comprends mieux sa démarche ainsi que celle d'Ursus. L'évidence se fait même jour avec une clareté totale. Mon père d'adoption n'a pas tant tenu à me présenter son nouvel ami (quoi que ce soit le cas tout de même, et il est encore étrange pour moi de me dire qu'Ursus a bel et bien et sincèrement pu et su se faire un ami, lui qui n'a quasiment jamais eu que moi et Gwynplaine dans sa vie) que la fille de ce dernier. Il a peut-être peur que je me sente seule, parce qu'il sait que mon frère me néglige au profit d'une autre, peut-être parce qu'il se doute autant que moi qu'il risque de nous échapper, ou bien est-ce cette autre demoiselle, à la voix douce et cristalline, dont on craint la solitude ? Dans tous les cas, l'on a voulu que nous fassions connaissance, et même si j'appréhende le coup monté, je n'ai rien contre. Cette demoiselle me semble parfaitement sympathique, et il est fort probable en effet que nous ayons de significatifs points communs, toutes les deux. Déjà, je suis assez surprise d'apprendre que nous avons eu une enfance à peu près similaire (sans en connaître le détail), l'ami d'Ursus n'est pas le père de Cosette, il l'a recueillie et adoptée comme cela a été le cas pour moi et Gwynplaine. L'air de rien, ce point commun n'est en effet pas des moindres. Et nous avons, semble-t-il, apparemment le même âge. Soit. Les Fauchelevent ont de toute manière toute mon attention. Il me tarde d'en savoir plus les concernant.

Ursus propose que nous buvions quelque chose, je hoche la tête dans un sourire. Ce sera en effet plus convivial que de demeurer où nous sommes pour l'heure, et un bon moyen de briser la glace, même si chacun y met du sien. Même ce loup solitaire d'Ursus, ce qui n'est pas sans me surprendre d'ailleurs, mais agréablement, ça ne fait pas de doute. Je prends l'initiative de faire pénétrer tout le monde dans les loges jusqu'à la table où nous avons pour habitude de dîner.

-Il me semble qu'il nous reste du vin de notre dîner d'hier soir
, hasardè-je avant de le rechercher à tâtons. Les verres finissent par être remplis, et je m'installe, prête à relancer la conversation. Il me tarde d'en savoir plus sur ce père et cette fille que la vie a réunis. L'histoire ne peut qu'être belle à mes yeux. Comme la nôtre. J'aimerais beaucoup connaître l'histoire de votre rencontre. Savoir comment vous vous êtes adoptés.

Car à ses yeux, un parent de cœur adopte autant son nouvel enfant que le fait l'enfant lui-même avec ce parent. Ursus m'a adoptée autant que l'inverse.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Jeu 15 Sep - 22:45

Si Cosette trouvait assez étrange que son père ait su se lier d'amitié avec qui que ce soit (parce que vivre en ermites avait fini par faire partie de leurs habitudes, et s'attacher sans cesse était un problème... la preuve, s'attacher à Marius semblait presque être un crime aux yeux de son père de coeur, et pourtant, c'était si évident, et elle n'y voyait pas de mal), elle était heureuse de découvrir sa nouvelle amitié. Elle ne s'attendait pas à ce que ça le rende plus ouvert aux autres (enfin, ce n'était pas qu'il ne le soit pas vraiment... mais c'était, disons, assez compliqué), mais c'était la preuve qu'il n'était pas déterminé non plus à ce qu'ils s'isolent éternellement du monde. Il l'invitait à faire de nouvelles rencontres, à créer de nouvelles amitiés. Car Cosette en était bien sûre, si son père avait voulu qu'elle assiste à ce spectacle, ce n'était pas juste pour en apprécier la qualité, mais pour faire la connaissance de Dea, avec laquelle il était effectivement très possible qu'elle s'entende à merveille tant toutes les deux pouvaient se découvrir, en peu de temps de conversation, de points communs. Tous comme les deux pères adoptifs en avaient également, comme ils le leur apprirent, à commencer par le fait qu'ils en étaient, justement, des pères adoptifs, qu'ils avaient à peu près le même âge, et qu'ils avaient sans doute su se parler comme avec peu d'autres, car il semblait à Cosette qu'Ursus Girardet n'était pas forcément plus bavard que l'homme qui l'avait recueillie et adoptée. À quoi cela tient, parfois. L'homme leur proposa de boire quelque chose ensemble. Cosette approuvait, ce serait plus convivial.

Dea, que Cosette trouvait très à l'aise dans ses mouvements malgré sa cécité, les invita autour de ce qui devait être leur table familiale et du vin fut servi à tout le monde. Dea était curieuse, elles étaient donc deux, car Cosette l'était tout autant (encore un point commun entre elles). Elle leur demanda comment s'était passé leur adoption mutuelle. Toute une histoire. Dont Cosette n'avait jamais su tous les tenants et aboutissants, d'ailleurs. Son père était tellement secret !


"Ma mère m'avait laissé au soin de ces horribles aubergistes..."
Rien que d'y penser, la jeune femme en avait des frissons. Même si le souvenir se faisait lointain, même un peu vague, les réminiscences de ce passé lui étaient toujours douloureuses. "Ils me faisaient vivre un Enfer, mais papa est arrivé, et il m'en a libéré." Elle sourit et tourna son regard vers son père. "Mais il vous en parlera mieux que moi, n'est-ce pas papa ?"
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mer 19 Oct - 11:39

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
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Jean Valjean ne pouvait qu’approuver l’idée de son camarade quand ce dernier proposa de partager un verre ensemble. Ils allaient forcément être plus à l’aise et briser un peu la glace en partageant une boisson, ce que cherchait évidemment l’ancien forçat. L’homme espérait que sa fille et la comédienne allaient pouvoir entamer vraiment la conversation. Parce que mine de rien, on ne pouvait pas vraiment dire que Valjean soit un grand bavard et il ne semblait pas non plus que ça soit le cas d’Ursus Girardet. Autant dire que la conversation tenait un peu sur Cosette et Déa. En même temps, c’était un peu le but de cette rencontre. Si Jean Valjean avait pris plaisir à voir le spectacle de la famille de comédien, il devait bien avouer qu’il était curieux de rencontrer la fille d’Ursus et de voir à quel point elle ressemblait à sa propre fille. Il s’en rendait bien compte maintenant, les deux jeunes femmes semblaient dégager cette même douceur que l’ancien forçat adorait chez sa tendre Cosette. Valjean observa avec quelle dextérité Déa attrapa les verres afin de les poser sur la table, alors qu’elle n’y voyait rien. Jean Valjean ne doutait pas une seconde qu’elle soit capable de s’en sortir à merveille, mais c’était tout de même impressionnant. Ils s’installèrent donc tous autour de la table et le vin fut servi. Ce fut à ce moment-là que Déa se montra plus curieuse encore, entamant donc la conversation.

La jeune femme se questionnait donc sur le moment de leur rencontre. Valjean devait bien avouer qu’il aurait aimé que la conversation ne tourne pas autour de cette rencontre, autour de sa vie en fait, mais il se doutait quand même que ça allait arriver. Malheureusement, il y avait trop de détails sur lesquels l’homme n’avait pas spécialement envie de revenir. Mais en même temps, Cosette ne savait rien de tout cela non plus. Ce n’était pas pour rien d’ailleurs que l’ancien forçat se montrait si secret avec sa fille de cœur. Même si l’homme avait surtout peur de la perdre, que l’estime qu’elle pouvait avoir pour lui, il ne souhaitait effectivement pas que ces détails de son passé revienne de trop. Cosette expliqua alors que sa mère l’avait laissé à ces aubergistes. A l’évocation de ces souvenirs, l’homme sentit sa fille de cœur être parcouru d’un frisson. Les souvenirs de ces moments étaient encore douloureux pour la jeune femme, ce qui était forcément compréhensible au vu de ce qu’elle avait vécu. Valjean adressa un sourire en réponse à celui de Cosette quand elle lui sourit, avant d’être pris un peu de court par sa réflexion. Effectivement, l’ancien forçat pouvait bien mieux parler de ces évènements, mais il n’avait pas l’intention d’entrer dans les détails. Les mensonges étaient constants, depuis des années il ne faisait que mentir encore et encore sur lui-même.

« Je n’ai pas grand-chose à ajouter de plus. » Il marqua une pause avant de reprendre. « J’ai rencontré la mère de Cosette sur son lit de mort. » Pour ne pas dire qu’il était en partie responsable de son envoie sur ce lit et que rien n’était aussi simple que cette simple phrase. « Elle m’a parlé de sa fille laissé à ces aubergistes, me demandant d’aller la trouver. Quand je suis arrivé, j’ai vu à quel point ils la maltraité. Je ne me voyais pas de la laisser avec eux. »

Et pour le coup, il ne mentait pas.

« Comment vous êtes-vous rencontré vous ? »
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mer 19 Oct - 19:03

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
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Déa, en parfaite hôtesse de maison, se chargea d'inviter tout le monde à prendre place autour de la table des Girardet, ce qui aurait pu décocher un sourire au saltimbanque pour peu qu'il s'autorise à sourire (ce qui n'était pas le cas). La vie ne l'avait pas gâtée, et elle avait été élevée par un asocial devant l'éternel, et pourtant, elle pouvait agir comme une vraie dame du monde, avec ce qu'elle avait à sa disposition. Elle avait la distinction d'une duchesse, sans les manières et les fioritures qui pouvaient aller avec. Elle forçait sans cesse l'admiration de son père de cœur, qui apprécia par ailleurs qu'elle prenne le parti de faire la conversation, quand lui-même n'appréciait que moyennement cet exercice. Elle s'intéressait sincèrement à leurs invités, et Ursus n'en fut que d'autant plus convaincu quand elle les interrogea sur la manière dont ils s'étaient rencontrés. Organiser la rencontre de Dea et de la jeune Cosette se présentait définitivement comme une bonne idée. Elles semblaient décidément faites pour s'entendre. D'ailleurs, quand Cosette parlait, Ursus avait par moments le sentiment d'entendre sa propre fille. Elles se ressemblaient. Sans pouvoir non plus l'avancer à corps et à cris, il lui apparaissait évident que leurs caractères étaient plus que compatibles. Elle raconta donc son histoire : sa mère, mourante, avait laissé sa fille aux soins d'aubergistes qui l'avaient martyrisés. Il n'était pas nécessaire d'être ultra-clairvoyant pour comprendre que l'expérience avait été traumatisante pour la jeune femme. Elle en parlait encore en tremblant. Mais Valjean, qui était homme décidément généreux (sans doute plus que lui-même), l'avait prise sous son aile, et manifestement, elle lui avait offert le confort de vie qu'elle méritait. Bien évidemment, une fois cette rencontre racontée, étayée de détails apportés par Valjean, ce fut au tour d'Ursus de raconter leur histoire. Raconter des histoires, ça, c'était son domaine de compétence, aussi ne fut-il pas trop difficile d'évoquer le passé, même si c'était en y apportant une version crue, pas la version romancée qu'il présentait quand ils montaient sur scène.

-À l'époque, j'allais de ville en ville dans une roulote, bien plus petite que celle-là. Je m'improvisais apothicaire.
Imposteur, surtout. Il marqua une légère pause. Un soir, alors qu'il faisait un froid terrible, l'une des pires nuits d'hiver que j'ai connues, ils ont frappé à la porte. Gwynplaine, qui tenait Déa dans ses bras. Elle était pas plus haute que trois pommes, à l'époque. Ils avaient frappé à toutes les portes du village voisin, personne n'avait daigné les héberger, alors... Je les ai accueilli le temps que le ciel s'adoucisse. Ils ne sont jamais repartis.

C'était en gros l'histoire, sans les menus détails, il est vrai, mais Ursus ne doutait pas que s'il devait y avoir des précisions à apporter au récit, Dea se ferait une joie de les apporter d'elle-même.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Ven 4 Nov - 9:27

Je m'attendais à une histoire à la fois belle, forte et tragique, comme peut l'être la nôtre, quelque part... Je ne me vois pas déçue (outre le fait que je ne me vois pas du tout) quand j'entends Cosette faire le récit de sa rencontre avec son père de substitution. La jeune femme avait donc été "élevée" par des aubergistes. Pourquoi sa mère l'avait-elle laissé auprès de ces gens ? Ce n'est pas précis, mais on ne peut pas toujours tout savoir de la vie et de ses aléas, loin de là, je suppose que cette pauvre femme n'avait pas les moyens d'offrir à sa fille la tendre enfance qu'elle voulait lui accorder. Alors elle avait pensé qu'elle serait mieux auprès de ses aubergistes. Le père le confirme en affirmant que cette pauvre femme était mourante. Sur son lit de mort, il avait promis de veiller sur la pauvre Cosette. Je trouve ça aussi triste que sublime, et le dévouement de cet homme est remarquable. Rien ne l'obligeait à assumer l'éducation et la protection d'un enfant, et pourtant il l'avait fait... Comme Ursus l'avait fait pour nous, tout compte fait. Il n'avait pas voulu la laisser entre les griffes de ces cruels aubergistes. C'est beau. C'est juste. Je suis heureuse de découvrir que la bonté humaine n'a pas déserté tous les coeurs. Parfois, je crains que, en-dehors de ma famille, ces valeurs essentielles se soient perdues. Je veux commenter mon ressenti sur leur situation, leur témoigner mon admiration, mais l'homme a déjà repris la parole. C'est à notre tour à présent, de faire le récit de notre rencontre. Je me tourne vers Ursus. C'est lui le conteur de la famille, c'est lui qui sait exprimer par les mots ce que je garde à l'esprit. Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que j'entends Ursus s'exprimer à ce sujet. J'étais très petite, je ne me souviens pas de grand-chose, mais je me rappelle le froid, si froid qu'il en était brûlant, puis la chaleur des bras de Gwynplaine, soudain. Ensuite la voix bougonne d'Ursus, qui était la voix la plus douce et salutaire du monde pour moi à l'époque.

-Il nous a sauvé la vie
, ajouté-je, soucieuse de faire comprendre à nos nouveaux amis quel héros mon père adoptif peut être, même s'il ne daignera pas se présenter lui-même comme tel même si c'est véridique, je le sais. Quand Gwynplaine m'a trouvée, j'étais dans les bras de ma mère... elle était morte de froid. C'est ce même froid qui m'a gelé les yeux. Sans lui, sans Ursus, je n'aurais jamais eu le plaisir de faire votre rencontre.

Je m'exprime avec autant de douceur que de gratitude. Ma cécité ne me dérange guère, puisque je suis là, et que je connais à présent plus d'amour que j'en aurais connu autrement. Au point que c'en est parfois douloureux.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Jeu 10 Nov - 0:56

Cosette aimait entendre son père faire le récit de leur rencontre, même si cela la ramenait en partie à une période douloureuse de sa vie (rien que de repenser aux aubergistes auxquels sa mère l'avait confiée en pensant bien faire, elle ne lui en avait jamais voulu pour cela, elle frissonnait), cela la ramenait aussi à l'un des moments les plus importants de son existence. Le plus important avec sa rencontre avec Marius, bien sûr. Elle aimait cette histoire car elle lui rappelait combien son père avait été un vrai héros pour elle. Rien ne l'obligeait à la prendre sous son aile, surtout que sa vie s'était rapidement révélée dissoute et complexe (d'ailleurs, la jeune femme n'en connaissait toujours pas encore toutes les raisons, et ces secrets et silences devenaient de plus en plus oppressants pour elle), mais il l'avait pourtant fait, il y avait en son coeur bien assez de bonté d'âme pour qu'il ne supporte pas de la voir se corrompre de la sorte. Cette histoire lui tenait à coeur, et elle comprit rapidement que l'histoire d'Ursus et de Dea était comparable à celle-ci, aussi forte et poignante. L'histoire de deux enfants qui auraient péri dans le froid si cet homme ne les avait pas recueillis. L'homme pouvait bien jouer les indifférents et les bougons, l'amour qu'il avait pour ses enfants adoptifs sautait aux yeux. C'était beau. Une belle histoire qui décocha à la jeune femme un sourire à la fois ravi et ému.

"J'aurais regretté de ne jamais faire votre connaissance."
, affirma Cosette avec douceur, et toute la sincérité possible, car elle le pensait. Elle comprenait pourquoi son père avait tenu à cette rencontre. Il lui offrait effectivement de rencontrer des personnes justes et exceptionnelles, et le destin qui était le leur, elle l'admirait complètement. Ils faisaient partie de ces personnes de valeur que l'on rencontre fort peu, car elle-même avait bien dû s'en rendre compte, la vertu dans ce monde avait tendance à jouer aux grandes absentes. "Et d'ailleurs", demanda-t-elle ensuite sans craindre de peut-être mettre les pieds dans le plat, sans réaliser qu'il puisse y avoir des difficultés à répondre à ce sujet particulier, "où est-il, Gwynplaine ? J'aurais bien aimé le rencontrer également."

Oh, elle était contente déjà, de pouvoir parler à Ursus et à Déa, qu'elle trouvait l'un comme l'autre vraiment... exceptionnels, chacun à leur manière, en tout cas digne du plus grand intérêt. Mais elle aurait bien aimé rencontré le troisième membre de cette famille atypique, ne serait-ce que parce que ce jeune homme, sa défiguration mise à part, avait quelque chose de surprenant et passionnant en même temps.

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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Lun 9 Jan - 23:59

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
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Après que Cosette et Valjean aient parlé de leur propre histoire, c’était au tour d’Ursus et Déa de le faire. Jean Valjean en tout cas était vraiment curieux de connaître le moment où les deux personnes s’étaient adoptés, l’instant où leurs vies s’étaient rejointes pour ne jamais se quitter. L’homme s’attendait à une histoire belle, aussi belle que celle qui l’unissait avec sa tendre fille d’ailleurs. Parce que même si Cosette avait vécu des horreurs chez les Thénardier, l’homme avait quand même espoir que leur rencontre, que le moment où il avait arraché cette pauvre enfant à ses bourreaux était beau. C’était beau pour lui, cet instant avait radicalement changé sa vie après tout. Alors qu’il avait cru vivre toujours en solitaire, il avait permis à une personne (et une seule personne) à entrer dans sa vie.

Ursus commença donc son récit, racontant qu’une nuit d’hiver, les deux enfants avaient toqués à sa porte après avoir cherché un hébergement dans toutes les maisons du village où Ursus avait planté sa roulotte. Valjean n’avait aucun mal à imaginer la situation, à imaginer ces personnes qui avaient de quoi offrir quelque chose à ces pauvres enfants sans le faire. C’était révoltant, mais en même temps ils étaient ainsi tombés sur une bonne personne, qu’ils n’avaient donc jamais quitté après cela. C’était ce froid horrible de l’hiver qui avait gelé les yeux de la pauvre enfant. Il semblait clair qu’Ursus et Valjean avaient un point commun de nouveau, ils étaient tous les deux venus en aide à des enfants qui n’attendaient que ça. Qui avaient besoin d’aide surtout, afin de s’épargner une vie horrible ou une mort atroce.

L’homme ne put qu’être en accord avec sa fille de cœur quand elle affirma qu’elle aurait regretté de ne pas les connaître. Valjean était d’accord, il aurait vraiment été dommage qu’ils ne puissent pas faire connaissance, et c’était lui qui affirmait ça. L’homme qui vivait presque en reclus avec son enfant et qui ne s’attachait à personne… normalement. Mais Valjean faisait une exception en cet instant précis. Il pensait ajouter quelque chose, pour commenter l’histoire de leurs interlocuteurs, quand Cosette reprit la parole pour demander où se trouvait Gwynplaine. C’était vrai, l’homme qui rit n’était pas présent. Ils l’avaient vu sur scène, comme tous les autres spectateurs, mais il n’était pas avec eux. Evidemment, ils ne pouvaient pas se douter qu’ils mettaient les pieds dans le plat (parce que Gwynplaine ne manquait pas une nouvelle occasion de prouver qu’il n’assurait pas du tout en ce moment).

« J’aurais aimé pouvoir le rencontrer également. »
Affirma Valjean à la suite de sa fille, pour en rajouter une couche. « Et le féliciter de son talant également. »

Parce que la réussite de cette pièce de théâtre qu’ils jouaient sur scène était un travail commun. Chacun avait son rôle, chacun avait son talent. C’était vraiment un travail d’équipe. En tout cas, c’était de cette manière que Jean Valjean voyait les choses, c’était le ressentit qu’il avait en voyant l’homme qui rit.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mar 10 Jan - 18:10

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie.

Ursus se contenta d'un léger grognement en guise d'approbation quand Dea affirma avec une emphase qui lui était toute naturelle qu'elle et Gwynplaine lui devaient la vie, qu'il les avait sauvés. C'était vrai, en soi. Toutes les autres portes s'étaient refermées sur eux si ce n'est la sienne, Ursus avait pris le temps et le parti de les aider, même s'il l'avait fait - comme de bien entendu - en bougonnant. Sans lui, ils ne seraient sans doute plus de ce monde. Mais il n'attendait aucune reconnaissance de leur part. Il ne les avait certainement pas hébergé pour cela, ce soir là. D'ailleurs, il lui était plutôt d'avis, en règle générale, pour tout dire, que les personnes que l'on laisse mourir plutôt que de les sauver sont souvent les plus chanceuses. Elles foulent cette terre moins longtemps. Vivre, c'était pour lui le véritable drame, et de là venait l'une de ses plus grandes contradictions. Il considérait la vie comme une tragédie, et en même temps il ne savait souhaiter la mort à ses enfants. C'était peut-être l'expression de son plus grand égoïsme, il voulait les avoir à ses côtés, il voulait qu'ils vivent non pas pour qu'ils vivent, mais parce que lui qui avait été si longtemps solitaire (pour peu que l'on considère que son loup ne comptait pas réellement pour compagnie).

Dea ajouta que sans lui et sans Gwynplaine (car bien sûr, la jeune femme ne pouvait jamais oublier de parler de lui), ils n'auraient pas eu le plaisir de faire la connaissance de Cosette et de son père. Cette remarque n'était pas pour lui déplaire. C'était bien le but de cette rencontre, après tout, cela prouvait aux deux hommes qu'ils avaient eu raison : leurs deux filles pouvaient réellement s'entendre. Et c'était une excellente chose, car elles pourraient sans doute s'apporter beaucoup de choses l'une à l'autre. D'ailleurs, Cosette semblait du même avis que Dea, puisqu'elle affirma que elle aussi aurait regretté de ne jamais faire la connaissance des Girardet. Manifestement, les deux jeunes femmes s'étaient découvert leurs points communs, et elles reconnaissaient pouvoir devenir amies. Cette rencontre allait donc porter ses fruits. Tant mieux. Quand Cosette reprit la parole, tout de même, elle ne sut s'empêcher d'ajouter quelques mots, qui pouvaient quelque peu compliquer la conversation, car dernièrement, Gwynplaine était devenu un sujet de discorde, sur lequel Valjean appuya lui aussi, sans le savoir, bien évidemment. Ursus adressa un regard en biais à Dea avant de reprendre la parole, ils allaient éviter de rentrer dans les détails, cela valait mieux.

"Gwynplaine a tendance à être très occupé, dernièrement. Il est pour ainsi dire victime de son talent."


Il omit tout de même de faire mention de cette bien trop fameuse duchesse qui n'accaparait que trop son temps, mais il est certain que son nom lui brûlait les lèvres.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Jeu 19 Jan - 14:02

Un sourire lumineux et sincère se dépose sur mes lèvres quand j'entends Cosette affirmer qu'elle aurait regretté ne pas faire ma connaissance. Il en est de même pour moi. Je comprends que nos pères respectifs aient tenu à ce que nous nous rencontrions. Je pense que nous avons beaucoup à apprendre l'une de l'autre, toutes les deux. Et beaucoup à partager, également. Cela me semble même évident. Nous avons des tempéraments assez identiques, je crois. Cela aurait pu nous porter préjudice, car les caractères identiques ne sont pas toujours compatibles, mais en l'occurrence, je crois vraiment que nous sommes faites pour nous entendre. Et heureuse à l'idée de m'être peut-être fait une nouvelle amie, j'espère vraiment que nous aurons d'autres conversations comme celle-ci, d'autres occasions de nous entendre et de passer du temps ensemble. Je m'apprête à lui répondre, à lui dire que, moi aussi, je suis vraiment ravi d'avoir fait sa connaissance, mais je me retrouve coupée dans mon élan quand la jeune femme nous pose, à Ursus et à moi-même, une question qu'il ne fallait sans doute pas poser. Je ne le lui reproche pas. Elle ne pouvait pas savoir, bien sûr. Elle ignore ce qui nous préoccupe ces temps derniers, combien l'attitude de Gwynplaine, parfois, m'inquiète quand elle ne me blesse pas. Et encore, je n'ai pas la moindre idée de ce que nous réserve l'avenir. Le découvrir sera sans nul doute possible une épreuve. Dont nous ressortirons peut-être grandi... ou qui empirera les choses. Je n'en sais vraiment rien. J'appréhende assez de le découvrir, d'ailleurs, pour tout dire. Le père de Cosette nous apprend à son tour qu'il aurait aimé faire la connaissance de mon frère (mais qui est plus qu'un frère pour moi), le féliciter pour son talent, également. Il n'en aura très malheureusement pas l'occasion. En tout cas pas aujourd'hui.

La question se pose bel et bien, d'ailleurs. Car je le reconnais, je ne sais pas où est Gwynplaine en cet instant. Et je n'aime pas cela. À une époque, je savais toujours où était Gwynplaine, même quand je n'étais pas à ses côtés, c'est sans doute idiot, mais c'était une chose qui me rassurait, me réconfortait et me faisait le plus grand bien. Quand je ne sais pas où il est, je m'inquiète. Pourtant, il ne risque rien, sans doute. Mais je crois que mon inquiétude est véritablement égoïste, c'est pour moi que je m'inquiète plus que pour lui. Parce que j'ai peur qu'il me délaisse. J'ai vraiment peur qu'il m'abandonne. Je ne sais pas quoi répondre, mais qu'à cela ne tienne, Ursus le fait pour moi. Gwynplaine est très occupé, il est victime de son succès. C'est une élégante façon de dire les choses. Mais juste aussi, c'est vrai.

-C'est dommage, il aurait eu plaisir à vous rencontrer.


Peut-être. Je n'en sais rien, en fait. Ces derniers temps, je ne suis pas toujours sûre de savoir ce qui lui traverse l'esprit. Et ça m'attriste, d'ailleurs.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mer 1 Fév - 23:28

Cosette devait bien reconnaître qu'elle aurait eu plaisir à rencontrer le troisième chaînon de cette famille atypique qui lui faisait tant penser à la sienne. Elle avait vraiment apprécié la prestation de Gwynplaine sur scène. Il avait un charisme étonnant, compte tenu de l'horrible cicatrice avec laquelle il devait s'accommoder et que l'on ne pouvait qu'observer. Il était à la fois répugnant, il fallait bien l'avouer, mais fascinant, aussi, et dans tous les cas, ce n'était pas son apparence qui intéressait Cosette. Non,  ce qui intéressait la jeune femme, c'était l'homme derrière le phénomène de foire, celui qui avait sauvé Dea, encore bébé, alors que le froid allait glacer son coeur, alors qu'elle risquait de mourir, qu'elle serait sans doute morte sans sa providentielle intervention. Elle aurait voulu rencontrer le héros. Le fils et le frère qui semblait être tant aimé du reste de sa famille. Mais il lui suffit d'un regard à l'adresse des Girardet, tandis que son père reconnaissait à son tour qu'il aurait apprécié de découvrir Gwynplaine, et aussi le féliciter (car sa prestation le méritait vraiment, elle était entièrement d'accord là-dessus), pour comprendre qu'ils ne verraient pas Gwynplaine. En tout cas pas aujourd'hui. Dea ne savait pas où le jeune homme était parti, mais elle avait la sensation que son absence dissimulait un secret commun, qu'ils s'abstenaient du mieux qu'ils pouvaient, de dévoiler. Cela intriguait Cosette d'autant plus, mais elle avait bien compris que la moindre question qu'elle pourrait poser aurait du vide en écho, il allait falloir qu'ils s'abstiennent de sa compagnie, voilà tout.

Car les réponses du père et de la fille ne l'aidèrent guère, effectivement. Le jeune homme était apparemment occupé, victime de son succès. Cela se comprenait effectivement. Cosette avait pu l'observer de ses propres yeux durant le spectacle. La foule se massait pour assister à la prestation de l'Homme qui rit, et ce n'était pas pour rien. Il y avait une réelle raison à cela. Alors peut-être se confrontait-il seulement au nombre de ses admirateurs. La jeune femme trouverait cela entièrement plausible, et ne comptait en tous les cas pas insister davantage. Elle aurait le sentiment de se montrer déplacée, pas à sa place. Les Girardet avaient déjà la générosité de les inviter à leur table, elle ne voulait pas engager des sujets de conversations embarrassant, elle avait juste à coeur de mieux connaître ces personnes avec lesquelles, elle en était sûre et certaine, elle pourrait réellement s'entendre. Elle afficha un sourire quand Dea affirma que Gwynplaine aurait été ravi de les rencontrer. Elle osait le penser, la réciproque était tout aussi vrai, et elle le lui prouvait bien.

"Ce n'est que partie remise !"
affirma-t-elle alors. "J'espère que nous aurons le loisir de nous revoir." Elle les appréciait vraiment beaucoup. "J'apprécierais d'assister à nouveau à votre spectacle, en tout cas."
   
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mer 22 Mar - 6:29

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie.
Valjean ne se doutait évidemment pas qu’en confirmant les propos de Cosette, qu’en rajoutant une couche, il tournait un peu plus un grand couteau dans une grande plaie. Le vieil homme ne savait pas que le sujet du fils et du frère était quelque peu compliqué, pour les Girardet. Puisqu’ils avaient parlé de Gwynplaine, de la manière dont le jeune garçon à l’époque avait sauvé ce bébé qu’était Déa, qu’ils avaient trouvé refuge auprès d’Ursus, l’ancien forçat ne devinait pas que le sujet était délicat. Cependant, il ne put s’empêcher de sentir une légère tension quand ils abordèrent le sujet. Oh, il ne l’analysa pas au point de comprendre que les Girardet ne savaient pas où se trouvait Gwynplaine et qu’ils n’appréciaient pas qu’il soit victime de son succès. C’était juste une impression, comme ça, qui le poussait à ne pas insister d’avantage quand Ursus et Déa répondirent à la question de sa fille et lui. Gwynplaine était donc victime de son succès, ce qui n’était en soit pas vraiment étonnant non plus. Valjean avait eu le loisir de voir à quel point il y avait eu du monde lors de la représentation. Ce qui avait le don de l’angoisser, autant que de le rassurer. Parce que dans une foule, on pouvait très bien faire de mauvaises rencontres, des souvenirs du passé pouvait resurgir. Mais en même temps, dans la foule, il était plus facile de se dissimuler, de ne pas être vu, reconnu. En tout cas, il y avait eu du public et Jean Valjean avait compris que le spectacle marchait fort. Gwynplaine devait donc, sans doute, être auprès de personnes qui avaient appréciées son spectacle et qui avaient envie de le féliciter. Déa affirma qu’il aurait aimé les rencontrer, Jean Valjean décida de la croire.

Ce fut à Cosette d’affirmer que tout cela n’était que partie remise, qu’elle espérait qu’ils allaient avoir l’occasion de se revoir. Jean Valjean ne put s’empêcher d’afficher un sourire, appréciant le fait que Cosette ait envie de revoir les Girardet (qui étaient de bonnes fréquentations à ses yeux, à choisir le vieil homme préférait voir Cosette chercher à voir Déa que son Marius). Cette rencontre avait eu pour but de rapprocher les jeunes femmes, que les deux pères étaient sûr qu’elles s’entendraient. À priori, ils ne s’étaient pas trompés sur ce sujet et cela plaisait énormément à Valjean. Au point, qu’il envisageait même, de sortir plus souvent avec Cosette dans le but de revoir le spectacle.

« Nous reviendrons, assurément. » Affirma alors l’homme, comme pour répondre à une question de sa tendre Cosette. Jean Valjean était parfois un peu trop solitaire, il n’aimait pas voir sa fille se promener seule, ils n’allaient plus au jardin du Luxembourg après tout… mais il ne voyait pas de mal à ce qu’ils revoient des représentations de l’homme qui rit.

Mais évidemment, le vieil homme ne se doutait pas en disant cela que la situation allait prendre prochainement un autre tournant et qu’ils ne pourraient plus voir le spectacle. Parce que les Fauchelevent allaient se préparer à partir ailleurs dans un autre pays (du moins, c’était ce que l’ancien forçat allait croire), mais aussi que le destin des Girardet allait prendre une toute autre tournure.
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Message#Sujet: Re: Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie. (Ursus/Déa/Cosette)   Mer 22 Mar - 22:11

Ursus & Déa & Cosette & Valjean
Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie.

Au fond, Ursus n’était pas mécontent que Gwynplaine n’ait pas assisté à cette rencontre. Il comprenait sans mal la curiosité de la jeune Cosette, et l’envie du père et de la fille de faire la connaissance de celui à qui le spectacle que les Girardet montaient devait son nom, mais il pensait quoi qu’il en soit que Gwynplaine n’aurait pas forcément apprécié ce repas, il n’y aurait peut-être pas trouvé d’intérêt réel, peut-être en partie parce qu’il n’y avait pas dans cette scène d’acteur qui lui soit équivalent (quoique cela le conforterait peut-être dans l’idée – fondée au demeurant – qu’il était unique), à moins que Valjean lui ai caché un fils, mais il ne le pensait pas. Le but, dans tous les cas, avait été de faire se rencontrer Cosette et Déa, et leur pari sur ce point semblait réussi. Non seulement les deux jeunes femmes faisaient connaissance, mais elles semblaient par ailleurs sincèrement s’apprécier. Certes, il était trop tôt encore pour qu’un semblant d’amitié ou quelque autre sentiment équivalent ait déjà trouvé sa place là-dedans, mais tout de même, c’était un début, et cela n’était pas pour déplaire au saltimbanque, qui considérait vraiment que Déa avait grand besoin de compagnie (et encore, il ignorait combien le destin de leur petite famille allait être bouleversé dans les temps à venir, ce ne manquerait pas de remettre bon nombre de choses en perspective pour lui).

Les propos de la jeune Cosette étaient en tout cas encourageant, puisque, quoique déçue de ne pouvoir rencontrer Gwynplaine, elle assura que, après tout, ce n’était jamais que partie remise, et qu’il serait toujours temps d’y remédier une autre fois, ce qui signifiait donc que la jeune femme semblait tout à fait conquise, ou en tout cas suffisamment séduite pour envisager de revoir les Girardet à l’occasion. Peut-être que le fait qu’elle voit son père parvenir à se lier d’amitié avec quelqu’un y était pour quelque chose, de même dans le cas de Déa, mais ça, Ursus était bien incapable de le voir, de le savoir.

-Vous êtes les bienvenus quand vous le voulez, dans notre public et à notre table, assura donc Ursus.

Et si son ton ne perdait pas vraiment ses bonnes vieilles habitudes un rien bougonne, on devinait dans sa voix un semblant de cordialité qui était bien loin de lui être coutumier. Et pour cause, rares étaient pour lui les occasions d’adresser un semblant de sympathie à quelqu’un qui ne soit pas l’un de ses enfants d’adoption. Ursus adressa un regard entendu à Valjean, il semblait que leur initiative portait des fruits prometteurs, mais c’était sans compter sur un destin qui avait bien trop souvent tendance à faire des siennes, et qui n’allait épargner aucune des personnes présentes. A l’heure actuelle, Ursus n’envisageait pas que les spectacles de L’Homme qui rit puisse cesser bientôt, et sans doute Valjean et sa fille ne songeait pas à fuir non seulement Paris mais, tant qu’à faire, le pays. Dans les deux cas, c’était un passé enfoui mais pour autant bien vivace qui ne demandait qu’à faire surface, et qui n’attendrait pas après leur bon vouloir pour se manifester.

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