Partagez | 
 

 L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Messages : 415
Date d'inscription : 03/02/2015

Message#Sujet: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Mar 27 Oct - 16:58


L'aimer de toutes les fureurs de son âme
S'

il lui était donné de n'être plus qu'une ombre, s'il disposait de ce pouvoir, il en ferait usage en cette seconde et pour toutes celles à venir, peut-être pour le restant de ses funestes jours, qui ne pouvaient que l'être alors qu'il se voyait le coeur captif d'un regard sombre et d'une silhouette que seul pouvait composer avec une telle exactitude et une telle perfection l'enfer lui-même. Il se changerait en ombre, et quelle différence cela ferait-il, puisqu'il en était déjà une. Son ombre à elle, puisqu'il ne lui semblait plus respirer et être que dans son sillage, quoi que cela lui soit un constat désagréable. Mais pouvait-il se leurrer ? Non, il ne le pouvait pas. Il pouvait punir cet outrage fait à ses voeux et à ses convictions, il pouvait honnir jusqu'au plus profond de ses chairs un être qu'il adorait, mais il ne pouvait nier cette abominable vérité qui le menait toujours à ce même point. Il avait beau y faire, tout faire pour se détourner, multiplier les efforts, le résultat était sans cesse le même, ses pensées convergeaient invariablement et toujours dans sa seule direction, et plus il cherchait à échapper à son emprise, plus l'étau se resserrait autour de lui, et lui, captif du moins pas de cette danse lascive dont il se faisait spectateur furtif et coupable. Il ne savait lui échapper. Plus il cherchait à ignorer ce qui le rongeait au-dedans, plus il lui semblait souffrir au-dehors, jusqu'à ce que la pensée, d'abord libératrice, puis seulement ignoble et honteuse, envahisse son esprit avec tant de force qu'il n'y avait dès lors plus rien à faire, plus rien à vouloir sinon elle, et ses convictions, ses promesses, ses certitudes, foulées directement au pied. Il était soumis au moindre geste, à la moindre parole, de la belle bohémienne. Et au bout du compte, sa pensée oubliait d'être sage, la sagesse se faisait folie, et voilà qu'il se trouvait, comme cette nuit, ombre au sens le plus propre du terme.

Il avait aperçu sa silhouette à quelques mètres alors que lui-même marchait sur les bords de seine, et dans l'espoir vain de contrôler les pensées néfastes, elles s'étaient concrètement imposées à lui sous ces formes engageantes, attirantes, fascinantes... en définitive, inévitables. Il l'avait aperçue, et il n'avait plus rien su de ce que le devoir aurait pourtant dû lui dicter, ombre-automate, il s'était contenté de la suivre, de la suivre comme un mouton suit son berger, dans la plus parfaite conscience d'une erreur commise ou à commettre. Il devrait rentrer chez lui, il devrait cesser là. Il ne le pouvait pas, son regard absorbé par elle, sa capuche renfoncée le plus possible sur sa tête, malgré l'obscurité épaisse qui avait ce mérite de le dissimuler à elle, et l'inconvénient, peut-être, de la dissimuler à lui. Tout du moins, il pensa n'avoir été aperçu... mais quand elle s'arrêta, et lui de même, il ne fut plus si sûr. L'avait-il aperçu ?



code by Mandy


_________________

                   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 698
Date d'inscription : 13/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Dim 15 Nov - 15:22

Frollo & Esmeralda
L'aimer de toutes les fureurs de son âme.
Depuis sa mésaventure qui lui avait valu sa rencontre avec Phoebus, Esmeralda avait pris l’habitude de ne pas se promener trop tard dans les rues de Paris, une fois la nuit tombée. Elle préférait largement rejoindre la cours des miracles avant que cette dernière ne tombe complètement et qu’elle se retrouve dans la noirceur des rues de la capitale de France. Elle n’avait aucune envie de revivre une expérience telle qu’elle avait vécu, même si ce jour restait dans sa mémoire comme celui où son soleil était entré dans sa vie, pour ne jamais en disparaitre (du moins, elle l’espérait de toute son âme). Elle préférait largement revoir son Phoebus dans la lumière du jour, même s’il ne pouvait qu’illuminer son existence. Sauf que par moment, la jeune femme se retrouvait à danser, à rêver, puis donc à se promener dans les rues sombres de la capitale en compagnie de sa fidèle chèvre Djali. Elle s’était laissée emporter par ses rêveries, incapable de se rendre compte du temps qui s’écoulait et donc de l’approche de la nuit. Maintenant, elle le regrettait oui, parce qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de ressentir un frisson parcourir son échine alors qu’elle marchait. Elle avait une sensation étrange, un mauvais pressentiment. Elle ne savait évidemment d’où cela pouvait bien venir et elle n’avait aucune idée de ce qui était en train de la suivre dans son ombre, elle avait simplement une impression particulière qu’elle n’appréciait pas outre mesure. Elle avait vraiment hâte de rentrer chez elle, de retrouver la cours des miracles et ses proches. Elle s’arrêta soudainement, écoutant le silence qui l’entourait. Elle avait même le sentiment que ce silence n’avait rien de rassurant, son cœur se mit à battre bien plus rapidement. Le sourire qui ornait d’habitude son visage était bien loin de s’y trouver en cet instant. Elle tourna son visage vers sa chèvre, avant de prendre doucement la parole.

« Je regrette que Phoebus ne soit pas là… »

Elle avait parlé dans un souffle, ne cachant rien de l’inquiétude qu’elle ressentait. Sa chèvre lui fit une grimace, comme elle savait si bien lui faire, quand elle entendit le nom du soleil de sa maîtresse. On ne pouvait pas dire qu’elle était aussi subjuguée par le beau capitaine de la garde. Mais Esmeralda n’y prêta pas vraiment attention, se retournant à présent vers la rue qu’elle venait d’emprunter. Il faisait bien trop noir pour qu’elle puisse réussir à distinguer quoi que ce soit, la lune n’était même pas présente pour éclairer de sa belle lumière l’endroit. Elle ne voyait rien, ou presque. Elle fronça des yeux, essayant de distinguer quelque chose dans l’obscurité. Est-ce qu’il y avait quelqu’un ? Elle ne saurait dire. Elle était bien incapable de voir quoi que ce soit, mais son cœur s’emballa de nouveau.

« Hâtons-nous ! »

Affirma-t-elle à sa chèvre, avant de faire volteface et de reprendre son chemin, d’un pas bien plus rapide que précédemment.
Code by Gwenn

_________________
Je sens l'amour qui s'éveille au fond de moi, plus fort que moi. Il est beau comme le soleil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 415
Date d'inscription : 03/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Mar 17 Nov - 19:14


L'aimer de toutes les fureurs de son âme
I

l n'avait pas la moindre idée de ce qu'il était en train de faire, comme souvent, quand il se trouvait ainsi, sous son emprise, sous cette sorcellerie qu'elle ne se savait même pas exercer sur lui, il était tout simplement incapable de réfléchir de la façon adéquate, toutes ces connaissances, en science, en philosophie, en théologie, tout ce qui pouvait le pousser au rationalisme n'avait plus court, et il perdait tout simplement pied. Il devenait la cible de ses charmes vénéneux, et ils le poussaient non seulement aux tourments, mais tout autant à la déraison. Il ne pouvait excuser ses actes en prétendant ne plus être maître de lui-même, mais c'était tout de même l'impression qui le saisissait. S'il pouvait prendre de la distance avec lui-même, s'il pouvait pour de bon réfléchir posément à la situation, être à l'extérieur de lui pour s'observer dans la situation où il se trouvait, nul doute qu'il se considèrerait comme perdu, un véritable fou. Fou parce qu'il était fou d'elle. Quelle sorte d'homme poursuivait ainsi, et de façon si empressée, l'objet de son désir, si brûlant soit-il, sans raison ni but, mais le coeur battant d'une adoration qu'il n'avait jamais su avoir pour le Dieu auquel il avait pourtant dévoué son existence toute entière. Avant qu'elle ne le vole à son attention. Le souffle coupé, il tenta d'être le plus discret possible, tandis que la belle Esmeralda s'arrêtait en chemin. Difficile de taire sa respiration douloureuse ou son coeur battant à tout rompre : cette vision était sublime et terrifiante à la fois, comme le furent les mots qu'elle prononça, et qu'il sut distinguer. Qui était-il donc, ce Phoebus dont elle semblait si fort déplorer l'absence ? Si Frollo ne savait absolument rien de lui, il en éprouva immédiatement une haine des plus impérieuses. Ce sentiment encore nouveau mais ô combien désagréable qu'était la jalousie le saisit tout aussitôt serrant son coeur d'une détestation inénarrable. Puis elle reprit sa route, apparemment décidée à presser le pas. L'homme d'église ne pouvait pas la laisser faire. Ça non, s'il pressait le pas à son tour, il signalerait immédiatement sa présence, il perdrait sa trace et tout cela ne servirait à rien. Si cela pouvait bel et bien servir à quelque chose, ce qui n'était pas certain. Il l'avait suivi sans raison et sans but. Mais il ne voulait pas que ce soit vain. Il en eut la certitude quand il la vit s'éloigner. Non, il ne pouvait pas la laisser partir. Il ressentait l'infini besoin de sa présence.

Alors il négligea tout bon sens. Sans élever la voix, de crainte que la jeune femme ne reconnaisse cette dernière, il se rapprocha d'elle précipitamment, abandonnant toute discrétion et toute précaution, et la retint de la seule manière qui lui vint à l'esprit à ce moment précis. Il attrapa son poignet, le serra fort entre ses doigts, et ne le lâcha pas. Le regard baissé pour qu'elle ne puisse le croiser et découvrir qui il était, sentant un frisson lui parcourir l'échine au simple contact de leurs deux peaux.


code by Mandy


_________________

                   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 698
Date d'inscription : 13/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Mer 9 Déc - 22:08

Frollo & Esmeralda
L'aimer de toutes les fureurs de son âme.
Esmeralda devait presser le pas en effet, pour rentrer à la cours des miracles et ainsi quitter l’obscurité des rues de Paris. Il y avait quelque chose, dans l’air, dans l’ombre, qui faisait battre rapidement son cœur. Elle avait peur et elle n’avait aucune envie de s’attarder. Oh oui, si seulement Phoebus avait été présent. Si le beau capitaine avait été à ses côtés, la jeune danseuse savait qu’elle n’aurait craint aucun danger. Elle ne pouvait rien craindre auprès de celui qui irradiait son existence et qui lui avait sauvé la vie une fois. Esmeralda savait qu’elle pouvait compter sur l’homme pour la protéger, pour être son ange gardien. Evidemment, la jeune femme se faisait vraiment des idées, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de rêver de la sorte. Surtout pendant ces moments où elle avait peur. Elle craignait vraiment pour sa vie, mais c’était surtout parce qu’elle avait eu une mauvaise expérience avec le sonneur de cloche qui avait tenté de l’enlever (mais heureusement Phoebus avait été là pour voler à son secoure !). Elle ne manquait pas donc d’accélérer le pas, afin de rentrer plus rapidement ne se doutant pas que c’était justement cette décision qui allait la perdre. Parce que si elle n’avait pas hâté son pas, l’ombre qui la suivait n’aurait peut-être pas agit de cette manière. Mais elle prit donc cette décision qui accéléra l’instant.

Elle marchait d’un pas rapide donc, sa chèvre trottant à ses côtés, quand elle sentit une quelque chose attraper sa main. Une ombre venait d’apparaitre dans son dos, encerclant son poignet. La jeune femme poussa un cri, se retournant vivement et essayant de récupérer son bras sans succès. Djali s’arrêta net à son tour, se retournant vivement pour voir ce qui arrivait à sa maitresse. Elle se mit à bêler en directement de l’ombre, en position de garde.

« Lâchez-moi ! »

Hurla la jeune femme en direction de l’homme qui tenait son poignet. Elle pouvait savoir que c’était un homme qui venait de l’attraper, mais elle était incapable de savoir qui. Elle ne pouvait rien voir de ce dernier, en dehors de sa masse d’ombre. Le regard de la danseuse était tourné vers le visage de ce dernier, mais il regardait le sol et donc elle ne pouvait pas le voir comme elle le voudrait. En tout cas, elle n’avait aucune envie de rester là. Esmeralda tentait en vain toujours de faire lâcher prise à son agresseur. Elle pensait pouvoir dire que ce n’était pas le bossu en tout cas, mais ça ne l’aidait pas pour autant.

« A l’aide ! »

Cria-t-elle dans l’espoir de voir une bonne âme (Phoebus, pourquoi pas, tant qu’à faire) venir à son secourt pour la sortir de cette mésaventure. Djali tapait le sol avec ses sabots, se préparant à fondre sur l’ombre afin qu’il lâche sa maitresse. Cependant, ne voulant pas blesser cette dernière, elle attendait le bon moment pour agir. Ce qui n’était pas évident puisqu’Esmeralda n’arrêtait pas de s’agiter dans tous les sens.
Code by Gwenn

_________________
Je sens l'amour qui s'éveille au fond de moi, plus fort que moi. Il est beau comme le soleil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 415
Date d'inscription : 03/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Sam 12 Déc - 15:04


L'aimer de toutes les fureurs de son âme
Q

ue faisait-il exactement ? Pourquoi le faisait-il ? Qu'attendait-il ? Lui même n'en avait pas la moindre idée. Il n'était plus un esprit vif, éveillé, et cultivé, il était une créature faite d'instinct, et qui ne faisait plus qu'y obéir, négligeant la bienséance et l'évidente morale au profit d'un abandon à des désirs qu'il ne parvenait vraiment plus à réprimer, qui le hantaient, qui l'habitaient à chaque seconde de son existence. Il savait bien ce dont il serait capable s'il abandonnait pour de bon les restes d'humanité qui subsistaient fort heureusement encore en lui, même en cet instant. Il n'était plus lui, il était cette ombre redoutable qui, pour le contact de son poignet contre ses doigts étaient prêt à risquer toutes les flammes d'un brûlant enfer. Oh, comme il aimait la sentir si proche de lui, tout à coup accessible, sans ces vapeurs de rêves pour contrarier son image. Évidemment, la réaction de la jeune femme ne manqua pas à se laisser entendre, elle cria, ordonna qu'on la laisse tranquille. Le bruit risquait d'alerter quelqu'un, pis encore, les autorités, même s'il n'y avait personne alentours et que les lieux étaient plutôt isolés. Il ne lâcha pour autant pas prise. Même s'il l'avait voulu, il en aurait été incapable, il était sous l'emprise de tout ce qu'elle était, même de cette voix stridente qui pouvait le trahir et qui rompait avec un silence encourageant. Serait-il à nouveau aussi proche d'elle, il ne le pensait pas. Il se laissait complètement posséder par cet instant, ensorceler par ces charmes auxquels il ne pourrait jamais échapper, c'était plus évident aujourd'hui encore que cela l'avait été la veille. Frollo, pour éviter de perdre son emprise, bouscula la gitane jusqu'à coller son dos contre son tose, serrant l'un de ses bras autour de la taille de la danseuse, et pressant sa main vacante contre ses lèvres, pour l'empêcher de crier encore, s'enivrant au passage de cet insaisissable et luxurieux parfum. Finalement, il osa lever la voix, l'étouffant dans sa capuche, l'altérant dans l'espoir qu'il ne parvienne pas à la reconnaître.

-Je ne te veux aucun mal.
affirma-t-il avec une douceur qui contrastait avec la brusquerie de ses gestes.

Et en effet, il ne pouvait lui vouloir du mal. Il lui en avait espéré, dans l'espoir que ce mal lui rendrait sa sanité d'esprit, mais il adorait trop sa tentatrice pour souhaiter que du mal le lui soit fait. Pouvait-on détruire ce que l'on désire ? Il n'en savait plus rien, c'était lui qui se détruisait lui-même, et efficacement d'ailleurs, qui se consumait à ce feu passionné contre lequel, à cette seconde, il semblait avoir pour de bon renoncé à lutter. Il voulait que la terre cesse de tourner, le temps d'avancer, qu'il n'y ait plus que la sensation de l'avoir contre lui, qu'elle comprenne les tourments dont elle l'avait rendue victime, qu'elle la libère pour de bon de son terrible maléfice, qu'il puisse redevenir ce qu'il n'était plus à cause d'elle, ou qu'il devienne autre avec elle. Qu'elle lui résiste, c'était la pire des offenses. Elle avait initié le charme, c'était son rôle que de l'en libérer.


code by Mandy


_________________

                   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 698
Date d'inscription : 13/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Sam 23 Jan - 0:22

Frollo & Esmeralda
L'aimer de toutes les fureurs de son âme.
Si pendant une seconde, Esmeralda avait cru qu'elle pourrait s'en sortir en lutant, elle n'avait pas eu d'autre choix que de comprendre qu'elle ne faisait clairement pas le poids contre son agresseur. L'homme (si cela était un homme, c'était peut-être un monstre, ou encore un démon, elle ne savait rien... elle ne voyait qu'une ombre menaçante) tenait fermement son poignet et n'avait visiblement pas l'intention de la lâcher. Elle se débattit, mais cela ne changea rien du tout au problème. Il était certain que physiquement l'homme - ou la chose - était bien plus fort qu'elle. Elle avait crié dans l'espoir de faire venir un sauveur à sa rescousse, mais personne ne vint. L'endroit était sans doute bien trop isolé pour cela et les rues de Paris bien trop vide. Elle avait cru que son sauveur, son soleil, serait quand même venu à elle, mais il n'en était rien. Et la situation allait s'aggraver encore plus. L'homme n'avait visiblement aucune envie de la laisser partir et encore moins de lui faire prendre des risques en la laissant crier. Sans la lâcher, sans que ses doigts ne partent de son poignet, l'homme la bouscula pour la retourner et colla son torse contre son dos. La jeune femme fut parcourue d'un frisson quand elle sentit le corps de son agresseur contre le sien, quand elle sentit son souffle dans sa nuque et plus encore quand il lui mit la main sur bouche. Elle tenta de crier, évidemment, mais elle en était tout simplement incapable. Un nouveau frisson la parcourra quand elle entendit les propos de son agresseur dans son oreille, lui affirmant qu'il ne lui voulait aucun mal. Sa voix résonna dans son esprit, comment pouvait-il dire qu'il ne lui voulait pas de mal alors qu'il était clairement en train de la malmener ?

Elle aurait aimé lui dire quelque chose, mais elle ne pouvait pas du tout. Elle leva sa main libre vers celle du monstre (à ce compte-là, elle préférait largement le qualifier de monstre, elle ne le voyait plus du tout comme un homme) qui entravait sa bouche pour agripper son bras. Dans l'espoir de le voir lâcher son emprise, elle enfonça ses ongles dans sa peau. Elle n'avait aucune envie de se laisser faire, même si elle ne se savait pas vraiment capable de faire grand-chose. Les larmes commençaient à perler de ses yeux pour rouler doucement le long de ses joues, son corps étant pris de spasme. Elle avait besoin de l'aide de quelqu'un. Esmeralda ne savait pas où se trouvait Djali, si elle était encore dans les parages. Ses yeux étaient tournés vers l'horizon de la rue, dans l'espoir de voir un brin d'espoir y entrer. Mais elle ne voyait rien et elle sentait simplement la pression de son corps sur celui de son agresseur, il lui donnait envie de vomir. Elle gémissait du mieux qu'elle le pouvait, incapable de faire sortir le moindre son de sa bouche. Elle ne pouvait évidemment pas croire que cette chose puisse ne pas lui vouloir du mal, même si elle ne comprenait pas plus pour quelle raison il lui voudrait du mal. Elle n'avait pas mérité ça et elle espérait vraiment que quelqu'un allait lui venir en aide, ou alors que son agresseur allait finir par se lasser de ces gestes, sans doute voués à l'échec, pour se débattre. Si seulement son Phoebus était là pour la secourir, comme il l'avait déjà fait dans le passé. La gitane savait qu'elle pouvait compter sur lui pour lui venir en aide, alors elle priait de toute son âme et de tout son corps pour le voir arriver sur son beau cheval afin de la libérer de cette horreur. Elle avait tellement besoin de lui...
Code by Gwenn

_________________
Je sens l'amour qui s'éveille au fond de moi, plus fort que moi. Il est beau comme le soleil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 415
Date d'inscription : 03/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Dim 24 Jan - 20:52


L'aimer de toutes les fureurs de son âme
I

l ne voulait pas en arriver là, mais quel autre choix avait-il ? Il n'en découvrait aucun. Il n'était plus vraiment maître de lui-même, son esprit embrumé par l'aura tentatrice de celle qu'il touchait de trop près pour savoir écouter encore son cerveau plutôt que ses sens. Ses gestes étaient guidés par un envoutement sans nom qu'elle-seule était capable de lui inspirer, et rien ne suffisait à lui rendre sa morale alors qu'il goûtait au moindre des frissons qui traversait son corps. La bohémienne se débattait comme la belle diablesse qu'elle était tout à fait, mais Frollo parvenait à tenir bon tout de même, en dépit de la douleur provoquée quand les ongles de la belle s'enfonçaient dans la chair de sa main. La douleur était expiatrice, elle était salutaire, il n'en méritait pas moins, et les maux du corps s'harmonisaient à loisir aux maux de l'esprit, quand tout en lui souffrait qu'elle ne lui cède, de sentir en elle un dégoût qu'il aurait voulu échanger avec le sien pour ne plus éprouver, avec la vivacité brûlante qui l'envahissait en cet instant, ce désir ardent qui consumait tout en lui, et l'affublait d'une force nouvelle, car si elle le rendait tortionnaire, elle le rendait de même invincible. Elle le prenait peut-être pour un monstre, il n'était finalement qu'un humain, de chair, d'os, et de tous ces désirs, ces péchés qu'il avait refoulé tout au fond de son être, convaincu que cela suffirait à le libérer à tout jamais de ces bas instincts qui le rattrapaient au centuple en présence de celle dont l'ennivrant parfum aspiraient progressivement sa force et sa raison, renforçait ces bras qui refusaient de lâcher leur prise. Non, il n'était pas un monstre, il était juste un homme. Monstrueusement humain.

-Ne t'agite pas, tu te tortures pour rien.
glissa-t-il toujours de cette même voix comme venue d'outre-tombe, qu'il contrôlait à peine et dont il comprenait si peu lui-même les sombres et étonnantes inflexions. Ce n'est pas moi qui te violente et te tenaille. Non, c'était elle. Si physiquement, elle paraissait à sa merci, il était pourtant toujours à la sienne, et il supportait un calvaire si lourd qu'il lui empoisonnait l'âme. Et elle, elle était le venin et l'antidote tout à la fois. Je ne pourrais te libérer que si tu me libères. déclama-t-il ensuite de cette même voix caverneuse.

L'oppresseur exigeait la clémence et le pardon de l'oppressé. Cela n'avait aucun sens. Elle ne pourrait pas comprendre. Mais comment déclamer encore discours sensé en présence de pareille créature. Il n'était plus quoi qu'il en soit lui-même. Il était ce qu'elle avait fait de lui depuis ce jour-même où ses yeux s'étaient posés sur elle, où le poison avait lentement glacé ses veines sans pour autant qu'il soit à même de s'en rendre compte. Et à présent, il était trop tard. Il était malade, transi, paralysé d'amour.


code by Mandy


_________________

                   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 698
Date d'inscription : 13/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Mer 10 Fév - 15:09

Frollo & Esmeralda
L'aimer de toutes les fureurs de son âme.
C’était un cauchemar, cela ne pouvait qu’être un cauchemar. Elle se retrouvait enfermée dans d’horribles songes, incapable de se réveiller, mais elle devait être dans sa couche chez elle. Ce n’était pas possible autrement, Esmeralda ne voulait pas croire qu’elle était en train de vivre ce qu’elle vivait en cet instant. Et pourtant, elle se trompait et espérait inutilement. Elle était bien à la merci d’un homme, qu’elle prenait pour un monstre parce qu’elle était incapable de comprendre qu’un homme puisse être à ce point monstrueux, mais elle ne voulait pas le croire. Elle aurait vraiment aimé pouvoir se trouver à un autre endroit, n’importe tout, mais pas dans les bras de ce monstre. Elle tentait du mieux qu’elle pouvait de se débattre, de faire lâcher prise à l’homme, mais rien n’agissait comme elle le voulait. Alors qu’elle plantait ses ongles dans sa peau, il ne semblait pas broncher une seule seconde. Au contraire, la jeune femme avait le sentiment que plus elle se débattait, plus son emprise était puissante sur elle, autour d’elle. Elle priait de toute son âme pour que ces secondes ne soient qu’un vilain cauchemar qu’elle pourrait vite oublier une fois que ses yeux allaient s’ouvrir. Mais dès qu’elle les fermait, pour les ouvrir ensuite, rien n’autour d’elle n’avait changé et elle était toujours à la merci de ce monstre.

Quand il reprit la parole, glissant quelques mots à son oreille d’une voix sombre et sourde, Esmeralda sentit son corps tout entier se faire parcourir d’un long frisson d’angoisse. Peu importait les mots qu’il pouvait dire, c’était son ton et sa façon de lui parler qui lui faisait à ce point peur. Mais ses mots n’étaient pas plus agréable à entendre pour autant, ils ne faisaient que lui ajouter de l’angoisse en plus. Le monstre lui disait qu’elle ne devait pas s’agiter trop, parce qu’elle se torturait pour rien. Il lui précisa ensuite que ce n’était pas lui qui la violentait ? Esmeralda ne comprenait vraiment rien à ce qu’il disait, aux raisons qui pouvaient pousser cet homme/monstre à lui dire de tel propos. Ce n’était pas elle qui s’était enfermé dans ses bras de cette manière, ce n’était pas elle qui avait posé une main sur sa bouche pour l’empêcher de faire sortir le moindre son. Elle voulait être libérée, elle voulait être sauvée, mais elle ne comprenait vraiment pas les attentes de son agresseur. Il voulait qu’elle le libère, cela n’avait aucun sens. Evidemment, la gitane était bien loin de comprendre les propos de l’homme, puisqu’elle ne comprenait pas du tout les sentiments qu’il pouvait ressentir à son égard.

Finalement, après encore quelques secondes où Esmeralda tenta de se débattre encore, elle finit par lâcher prise. Elle était incapable de s’en sortir comme cela, c’était parfaitement inutile. La jeune femme se sentait à bout de force, incapable de continuer à se débattre. Alors, elle abandonna tout simplement, baissant les bras, attendant presque que le gourou de son agresseur tombe tout simplement sur elle. Elle devait bien se rendre à l’évidence, personne n’allait venir la sauver…
Code by Gwenn

_________________
Je sens l'amour qui s'éveille au fond de moi, plus fort que moi. Il est beau comme le soleil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 415
Date d'inscription : 03/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Mer 10 Fév - 15:52


L'aimer de toutes les fureurs de son âme
I

l n'était pas si simple de conserver la belle danseuse sous son emprise physique (physique, seulement, car il était évident que des deux, elle était la seule à avoir une véritable emprise morale sur l'autre, au point de mener sa "victime" aux sévices les plus cruels, aux attitudes les plus inhumaines), il avait beau avoir pour lui l'avantage du genre, de l'âge et de la taille, la gitane savait quand même se défendre. Ses ongles enfoncés dans la chair de sa main étaient autant de mutilations méritées, qui s'ajoutaient à ses souffrances internes, supplie supposé lui faire oublier un autre supplice. Mais cela ne suffisait malheureusement pas. Bien au contraire. Il n'aurait peut-être pas su tenir bon si longtemps s'il avait encore était en pleine possession de ses moyens mentaux, mais ce n'était définitivement pas le cas. Il était comme dépossédé de lui-même, ou plutôt possédé par elle, par sa sorcellerie. L'être de logique et de conscience, qui longtemps s'était cru infaillible, se retrouvait être d'instinct. La réflexion n'avait plus sa place en de telles circonstances. Son corps et le moindre de ses actes paraissaient guidés par un autre, qui n'avait absolument plus rien de lui-même. Il ne savait pas jusqu'où il aurait pu aller dans un tel état d'inconscience, alors que l'amoralité à son extrême l'invitaient aux pires vicissitudes dont puisse être capable une âme humaine. Elle n'accédait pas à ce qu'il désirait. Quoi de plus normal ? Elle ne comprenait rien à ses désirs, paralysée par la part. Et quand bien même elle y aurait compris quoi que ce soit, qu'est-ce que cela aurait bien pu changer ? Son pouvoir était de plaire, sa malédiction de lui plaire également. Son châtiment pour la peine ? Elle y assistait. Pis encore, paraissait s'y abandonner.  

Ce fut au moment où elle lâcha prise, cessa de se débattre, que l'homme d'Église - qui avait clairement oublié son rang, sa place et ses croyances en même temps que lui-même en cet instant fatidique - prit conscience, pleinement conscience, de ce qu'il était en train de faire. Jusqu'alors, il s'était à peine senti responsable de ses actes, enivré par sa présence. Mais là, alors qu'elle se refusait à tout mouvement, il découvrait seulement les extrêmes de monstruosité atteintes.

-Pardonne-moi.
fit-il alors d'une voix soudain moins sévère et vindicative, tremblante, surtout. Fuis, tout de suite.

Fuir ? Il le regretterait immédiatement, si elle le faisait. La laisser s'échapper, alors qu'il la maintenait dans son étreinte (diabolique). Oui. Il y comptait. Tout en sachant qu'il n'y aurait peut-être pas d'autres occasions, que c'était peut-être ici, maintenant, que donner cet ordre insensé saurait parfaitement lui nuire... mais que ne pas le donner du tout pourrait le perdre pour toujours. Il était de toute façon trop tard. Le mal était fait. Ou le bien. Quelle différence cela faisait-il encore ? Conséquence d'un sursaut de lucidité. Qu'il déplorerait amèrement plus tard. Quoi qu'il en soit, il lâcha prise.


code by Mandy


_________________

                   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 698
Date d'inscription : 13/02/2015

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   Mer 9 Mar - 23:28

Frollo & Esmeralda
L'aimer de toutes les fureurs de son âme.
Elle abandonnait, vraiment, parce qu’elle voyait bien qu’elle n’avait pas les moyens de se défendre. La jeune gitane avait essayé de se défendre, elle avait tenté de se débatte, elle avait même planté ses ongles dans la chair du monstre. Rien ne marchait, elle ne parvenait pas à lui faire lâcher prise et il continuait donc de la maintenir. Esmeralda ne savait pas du tout comment elle allait faire pour s’en sortir, si même elle en était capable. Si l’ombre, le monstre, ne prenait pas la décision de la lâcher, elle ne pourrait pas s’en sortir. Son corps était constamment parcouru de frisson, elle avait peur pour elle-même. Alors, elle abandonna. Ce fut un peu comme si son esprit s’éloignait de son corps, pour se protéger. Parce qu’elle se savait perdue (ou du moins, elle le pensait), elle décida de choisir son destin. Dans cette situation, elle avait le sentiment d’aller bien mieux. Elle oubliait son calvaire, elle oubliait complètement dans quelle situation elle se trouvait, dans quelle position elle était. Elle oubliait tout et elle se laissait porter par la lumière de son esprit, celle qui ne pouvait qu’émaner de son beau et merveilleux Phoebus. Elle rêvait qu’elle le retrouvait, qu’il la prenait dans ses bras et qu’elle était en sécurité. Elle était vraiment heureuse en cet instant et elle crut pendant un instant qu’elle avait rejoint le paradis. Peut-être qu’elle était morte ? Elle ne savait pas trop, ce qu’elle savait, c’était qu’elle était simplement bien.

Mais alors que son esprit était complètement perdu dans ses songes et qu’elle n’avait plus aucune sensation venant de son corps, elle entendit une voix s’élever encore une fois à son oreille. Elle était bien plus douce que précédemment, mais la jeune femme parvenait quand même à reconnaitre le ton de l’ombre qui lui faisait tant de peine. La chaleur qu’elle avait ressentie en disparaissant dans ses rêveries, fut remplacée par la fraicheur de l’extérieur. Elle ressentit un nouveau frisson le long de sa colonne vertébral, ses jambes recommencèrent à trembler. Elle comprit à peine les mots que l’homme – si elle pouvait le considérer comme un homme – elle ne réalisait pas qu’il venait de lui demander pardon. Elle était de nouveau perdue, elle avait de nouveau mal. Et puis finalement, l’homme reprit la parole et lui demanda de fuir. Cela, Esmeralda le comprit. Elle sentit son cœur manquer un battement, pouvait-elle vraiment fuir ? Elle douta le temps qu’il la tenait encore, mais il finit par la lâcher.

Les jambes de la jeune femme ne la retinrent pas quand il la lâcha, elle tomba au sol lourdement, mais elle se sentit respirer de nouveau. Elle avait mal dans tout son corps, mais elle avait vraiment l’impression de pouvoir revivre. Elle se retourna vivement vers l’ombre, toujours allongée au sol. Elle ne voyait pas plus qui il était, ce qu’il était plutôt. Elle avait peur encore, mais elle savait parfaitement qu’elle ne devait pas rester sans rien faire. Alors, elle se releva rapidement et se mit à courir dans le sens opposé.
Code by Gwenn

_________________
Je sens l'amour qui s'éveille au fond de moi, plus fort que moi. Il est beau comme le soleil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message#Sujet: Re: L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'aimer de toutes les fureurs de son âme [pv Esmeralda <3]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» vous aimer les puzzles??? a mettre dans vos favoris
» Bonjour dans toutes les langues
» Aimer la poésie...
» [RP] Toutes voiles dehors ! Souquez les artimuses !
» Toutes les eaux sont couleur de noyade. [PV Aélis]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Demain, dès l'aube :: La ville lumière :: Les lieux découverts :: Les bords de Seine-