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 Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]

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Message#Sujet: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Ven 14 Aoû - 17:44


Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
T

rêve de prudence, il semblait à l'inspecteur de police qu'il en avait fait suffisamment preuve pour l'écarter dorénavant. À l'instant où son chemin avait croisé celui de cet ancien bagnard qui, autrefois, avait su lui échapper, Javert avait su avoir affaire à ce vaut-rien de Valjean. Il avait cherché des preuves, il avait voulu agir dans les règles et ne pas se laisser abuser par ce que l'âge peut altérer un visage autant que les souvenirs, mais cette conviction n'avait cessée de s'imposer à lui, comme autrefois, lorsqu'il l'avait déjà reconnu dans le maire de Montreuil-sur-mer que tout le monde estimait à tort. Il s'était promis la prudence, car alors, il pensait s'être fourvoyé, quand un autre Valjean avait été traîné en justice avant que d'être libéré de justesse. Seulement, il avait eu raison autrefois, son intuition ne l'avait pas trompé, et aujourd'hui, elle ne le trompait pas non plus. Il n'y avait, bien sûr, aucune âme pour lui confirmer que ce Fauchelevent était bel et bien Jean Valjean, mais il passerait outre cette absence de confirmation, car toutes les preuves convergeaient vers ce constat, et la conversation que l'homme avait eu avec la présumée fille de son suspect n'avait eu le don que de le mettre davantage en garde. La jeune femme avait tout l'âge d'être l'enfant que le fugitif avait "dérobé" au couple d'aubergistes Thénardier à l'époque, et bien d'autres éléments coïncidaient. Il ne laisserait pas passer une nouvelle occasion de mettre la main sur celui qu'il ne demandait qu'à renvoyer aux galères (s'il ne finissait pas par connaître un sort pire encore).

Il avait donc prit la décision, ce soir-là, de guetter devant la maison de la rue Plumet où, aux dernières nouvelles, l'homme et sa "fille" séjournaient. Il aurait pu frapper directement à leur porte, mais si Javert en avait après Valjean, il n'avait pas l'intention de faire quoi que ce soit à Cosette, si ce n'est la placer après le jugement de son "père", puisqu'elle n'était pas encore en âge de s'assumer seule. Elle était la victime malencontreuse des événements, seul le récidiviste était dans sa ligne de mire. Puisque la fille ne quittait presque jamais la demeure familiale (voilà un moment qu'il tenait cette maison à l'oeil, suffisamment pour avoir pu faire ce genre de constat), il fallait donc attendre que le père daigne sortir. Il patienta donc là plusieurs heures avant que, finalement, la porte s'ouvre. Javert laissa à Valjean le temps de s'avancer un peu avant de se diriger vers lui et de le rattrapa.

-Valjean !
l'interpela-t-il, donnant le ton en l'appelant directement par ce nom par lequel il ne se laissait plus nommer depuis bien longtemps.

Il n'était plus temps de jouer la comédie et de faire comme si l'un et l'autre ne savaient pas qui était l'autre. Il était grands temps que les masques (mal ajustés, au demeurant, raison de plus pour ne pas s'y laisser prendre) tombent, et qu'ils ne se confondent plus en conversations creuses car fausses. L'homme aurait beau nier, Javert savait très exactement à qui il avait à faire, et cette fois, il ne comptait certainement pas lui laisser une nouvelle occasion de lui filer entre les doigts.




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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Dim 13 Sep - 17:25

Javert & Valjean
Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
Jean Valjean avait accepté qu’ils restent un peu dans cette maison qu’ils habitaient depuis un temps, afin de permettre à Cosette de ne pas quitter brutalement celui qui faisait battre son cœur. Cela agaçait sérieusement l’homme, mais il n’avait pas eu cœur de briser les espoirs de la jeune femme. Cependant, l’ancien forçat savait parfaitement qu’ils n’allaient pas pouvoir rester encore bien longtemps, ils allaient devoir partir. Il allait devoir partir seul si jamais sa fille de cœur ne le suivait pas, parce qu’il n’allait pas pouvoir continuer à prendre autant de risque. Sa dernière rencontre avec l’inspecteur Javert lui avait bien prouvé que l’homme continuait de le chercher. Il pensait avoir réussir à taire ses soupçons la dernière fois, mais il y avait peu de chance que l’homme s’arrête en si bon chemin. Cela faisait des années que l’inspecteur était sur ses traces après tout et il n’avait visiblement pas abandonné l’idée de l’arrêter (ce que Valjean trouvait vraiment dommage, il aimerait pouvoir enfin respirer). Le vieil homme n’avait pas envie de se résoudre à abandonner Cosette ici, mais s’il n’avait pas le choix il allait bien devoir le faire. Ce n’était pas pour rien qu’il lui accordait du temps, qu’ils leur accordaient du temps. L’ancien bagnard espérait pouvoir faire changer d’avis à la jeune femme, pour qu’elle prenne ses jambes à son cou en sa compagnie et qu’ils fuient ensemble ailleurs, bien plus loin. Oui, Jean Valjean n’avait plus envie d’errer de maison en maison à Paris. Si Javert était en ville, il y aurait encore le risque qu’il les retrouve. Non, pour se sauver, ils devaient vraiment partir et partir loin. Valjean avait en tête de traverser la Manche, afin d’aller s’installer en Angleterre. Ils auraient ainsi une chance de s’en sortir, même si Cosette allait donc tout perdre.

Enfin, Valjean accordait donc un peu de temps avant de vraiment se décider sur ce qu’il allait faire. Avec un peu de chance, Cosette allait se rendre compte que cette idylle avec ce jeune homme était idiote et elle allait se contenter de vouloir suivre son vieux père dans son voyage. Pour le moment, l’homme avait quelques petites affaires à régler. Ce fut pour cette raison qu’il quitta sa demeure, laissant Cosette seule chez eux. Il n’aimait pas cela, parce qu’il craignait toujours qu’il lui arrive quelque chose, mais parfois il n’avait vraiment pas le choix. Tant que la jeune femme restait chez eux (ce qui n’était pas toujours le cas), elle ne devrait pas courir de risque. Même s’il ne se rendait pas compte que cette maison n’avait plus rien d’un endroit sûr, parce qu’ils avaient été découvert par son ennemi « juré ». L’homme marcha pendant un temps dans les rues, sans se préoccuper vraiment de ce qui l’entourait. Jusqu’à ce que son sang se glace en entendant son nom… son vrai nom, celui de Valjean prononçait par cette voix qu’il reconnaissait entre mille. Il se retourna, n’étant même pas surpris de voir Javert derrière lui. Il était clair que cela ne servait plus à rien qu’ils fassent semblant. Et donc, Valjean fit ce qui lui semblait le plus juste à ce moment présent. Il se mit à courir dans la direction opposée à celle de l’inspecteur qui hantait sa vie depuis toutes ces années.


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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Mer 16 Sep - 16:51


Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
Q

uand il l'interpela par ce nom surgi d'un lointain passé, mais qui n'avait jamais cessé de hanter l'inspecteur de police, le principal concerné ne fit pas mine de ne pas entendre, ou de ne pas être concerné, il se retourna bel et bien, comme un aveu. Un aveu relatif, bien sûr, l'homme aurait tout à fait pu se retourner par curiosité, sans pour autant être celui que Javert le soupçonna d'être. Mais l'homme n'y croyait pas un seul instant, il était fort de ses convictions, et il ne voulait plus croire dans un quelconque hasard qui justifierait une attitude à ses yeux bien trop suspecte pour se justifier. D'ailleurs, cela ne s'arrêta pas là. Leurs regards se toisèrent dans l'obscurité une fraction de seconde, et l'accusé fit volte-face, avant de prendre ses jambes à son cou. Un fin sourire s'afficha sur le visage de Javert. Il lui apportait sur un plateau d'argent la preuve de ce dont il avait une conviction farouche, sans pour autant pouvoir appuyer d'autre argument qu'une mémoire d'acier, une obsession douteuse, et une rancoeur à calmer. C'était bel et bien Valjean, cet ancien forçat qui l'avait abusé autrefois... erreur qu'il ne commettrait jamais une fois de plus, c'était tout à fait hors de question. Quoi qu'il n'était pas vraiment certain qu'il sache rattraper l'homme dans l'immédiat. Il ne présumait pas de ses capacités physiques par rapport à celles de celui qu'il pourchassait, mais il constatait dorénavant l'échec de son ennemi, et il pensait le tenir. L'homme ne pourrait pas le fuir et lui échapper pour de bon. Pour la simple et bonne raison qu'il n'était pas seul. Il y avait Cosette, l'enfant (qui n'en était plus vraiment une) qu'il avait "volée" à ce couple d'aubergistes devenus de redoutables canailles parisiennes, les Thénardier. Car oui, il était à présent évident que la jeune femme à qui il avait parlé l'autre fois était bel et bien cet enfant. Il ne l'abandonnerait pas. Du moins l'inspecteur le pensait-il. Javert considérait que Valjean avait la loyauté sans l'honneur, quoique cela puisse sembler contradictoire.

Bien qu'il ne fut en rien certain de savoir rattraper son ennemi, il devait tenter malgré tout. Il sentait ses jambes portées par une énergie nouvelle à l'idée de mettre fin à un conflit qui durait depuis des années. Valjean était la preuve formelle d'un échec passé, et l'homme ne tolérait pas l'échec. Nul ne devait échapper à la Loi, qu'importe l'heure, qu'importe la date du crime, qu'importe les années de fugue. Le moment du forçat Jean Valjean était arrivé, du moins Javert voulait le croire, et, porté par son objectif, il était étreint d'une endurance nouvelle, qui lui permit d'arriver au niveau de l'homme, dont il attrapa le bras, cerclant ses doigts autour de son poignet.

-Tu ne m'échappera pas, cette fois.
affirma-t-il d'un ton ferme, une lueur déterminée brillant dans son regard, refermant plus largement son emprise. Cette fois, vraiment, il était hors de question qu'il le laisse partir, s'évanouir dans la nature, pour que leurs chemins ne se croise pas pendant presque dix ans.



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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Mar 13 Oct - 9:47

Javert & Valjean
Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
C’était comme si les dernières années n’avaient pas eu lieu, comme si Valjean revenait tout ce temps en arrière. Quand il avait entendu Javert crier son nom, celui de l’homme qui avait fini en prison parce qu’il avait volé du pain pour nourrir sa famille, il avait su que cela ne servait à rien de nier. S’il devait reconnaitre une qualité à l’inspecteur de police, c’était qu’il était têtu et surtout très intelligent. Ce fut lui qui avait découvert que le maire de Montreuil-sur-mer était un ancien forçat et qui le retrouvait aujourd’hui. Sans Javert, la vie de Jean Valjean aurait été entièrement différente. Jamais il n’aurait découvert qu’un homme avait été arrêté en son nom et ce dernier se serait retrouvé au bagne (voir pire) pour les actes qu’il avait commis, il aurait continué sa petite vie donc. Est-ce que Valjean regrettait vraiment cette époque ? Par moment oui, parce qu’il perdait par moment le goût de la liberté et regrettait de ne plus pouvoir mettre le nez dehors sans avoir peur de tout. Mais en même temps, sans cet épisode, il n’aurait peut-être pas vécu ainsi avec Cosette. Est-ce que l’homme aurait décidé de fuir en compagnie de celle qu’il considérait comme sa fille maintenant ? N’aurait-il pas fini par ramener l’enfant à sa mère, qui s’en serait peut-être sortie au lieu de foncer droit vers la mort en découvrant la déception et les mensonges. Egoïstement (parce qu’égoïste il l’était assurément), il ne pouvait pas s’empêcher d’apprécier pouvoir être le père (et la mère) de Cosette en même temps, de l’avoir pour lui et seulement lui. Elle fut la plus belle chose dans sa vie ces dernières années, ce qui lui permettait d’avancer encore et encore. Ce qui lui permettait en cet instant de courir comme un forcené pour échapper à Javert.

Jean Valjean n’avait pas eu le choix de se mettre à courir, parce qu’il savait que l’inspecteur ne se contentait plus de jouer. Il allait l’arrêter et il était hors de question qu’il le laisse faire. Les choses ne devaient pas s’arrêter maintenant et certainement pas de cette manière. L’ancien forçat avait donc l’intention de s’en sortir, d’échapper au gourou de l’inspecteur et pour cela il courait. Il courait comme il n’avait pas fait pendant des années, se rendant bien compte que ses jambes avaient bien vieillit. Mais il devait puiser dans le fond de ses forces, parce qu’il était impossible qu’il retourne au bagne. Malheureusement, l’inspecteur arriva à sa hauteur et attrapa son poignet. Ce fut donc complètement en manque de souffle que l’homme s’arrêta brusquement, tentant de reprendre sa main sans succès. Le regard de Valjean vint rencontrer celui de l’homme, remarqua la lueur déterminée dans son regard. Il était évident qu’il n’allait pas le laisser s’en sortir si facilement.

« Javert… » Commença-t-il entre deux respirations, tentant de retrouver son souffle (ce n’était vraiment plus de son âge). « Laissez-moi au moins mettre ma Cosette à l’abris. Laissez-moi quelques jours seulement et je vous promets que je me rendrais à vous. »


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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Mar 13 Oct - 18:03


Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
J

avert maintenait autant que possible sa prise autour du poignet de ce vieil ennemi pourchassé de longue date, sans avoir la moindre certitude que cela suffirait à le retenir. En combat singulier, il n'était pas assuré que l'inspecteur de police se retrouve le plus avantagé des deux, mais il était mu par une volonté et une pugnacité qu'on pouvait certes lui reconnaître de manière générale, mais plus encore alors qu'il se voyait confronté à ce fantôme tout droit surgi de son passé, mais un fantôme de chair et d'os, tangible, sur lequel ses doigts pouvaient se refermer avec force, pour ne plus jamais le laisser échapper, lui qui, cette fois, se trahissait pour de bon, prouvant que l'obsession de Javert ne confinait pas (entièrement) à la folie. L'homme ne chercha pas à se débattre. À la place, il voulut négocier. Il l'appela par son nom, dissipant les restes de doutes qui auraient pu subsister dans l'esprit de l'inspecteur de police (mais il n'y en avait, à la vérité, pas le moindre, il savait pertinemment à qui il avait affaire), et il évoqua Cosette, se résignant par la même à nier une identité qui serait toujours découverte, quelque soit le nom derrière lequel il puisse vouloir se dissimuler. M. Madeleine, M. Fauchelevent, ces avatars n'étaient pas des boucliers de suffisante épaisseur pour dissimuler une vérité qui demeurait flagrante aux yeux de notre amoureux de la justice. Voilà qu'il évoquait cette enfant volé à cet ancien couple d'aubergiste, les Thénardier. Voilà qu'il lui chantait un couplet qu'il avait déjà bien trop souvent entendu. Ah, cet homme qui se faisait passer pour saint quand il n'était nul autre qu'un criminel, prétendant privilégier l'intérêt d'autrui quand il ne cherchait jamais qu'à sauver sa propre personne.

-Crois-tu que je puisse accorder la moindre valeur à tes promesses ? r
épliqua-t-il d'un ton dédaigneux sans relâcher un seul instant sa prise, la resserrant même plus fermement. Je sais qu'elle ne valent rien. Non, Jean Valjean n'était pas un homme de parole, il le lui avait prouvé plus d'une fois. D'autres pouvaient se laisser illusionner, car tel était son talent, mais Javert, lui, n'avait été dupe qu'un instant, et s'était bien sûr promis de ne plus jamais l'être. J'ai rencontré Cosette, une charmante enfant, presque une femme. Ne te fais aucun souci pour elle, elle ne craint rien, et je suis sûr qu'elle saura tout à fait se débrouiller sans toi.

Il n'avait en effet aucune raison de s'en prendre à Cosette, cette jeune femme avec qui il avait eu l'occasion de parler un peu et qui, certes, semblait très attaché à son forçat de "père", dont elle ne savait rien, mais n'en demeurait pas moins capable de s'en sortir sans lui. Elle n'était jamais qu'une victime de plus de ce criminel, Javert aurait tôt fait de la confier à un hospice jusqu'à ce qu'elle ait obtenu sa majorité civile, ou jusqu'à ce qu'un homme ait daigné l'entretenir, ce qui pourrait bien être rapide. La souillone de l'auberge Thénardier était devenu une très belle jeune femme.



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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Lun 2 Nov - 22:09

Javert & Valjean
Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
Valjean se doutait bien que ses paroles n’allaient pas beaucoup l’aider à obtenir la confiance de l’inspecteur Javert. L’homme tenait son poignet avec aucune envie de le lâcher, maintenant qu’il le tenait enfin après toutes ces années. Le vieil homme aurait pu essayer de contredire les pensées de l’inspecteur, mais cela était parfaitement inutile à son avis. Javert savait parfaitement qu’il était le Jean Valjean qui se trouvait au bagne de nombreuses années avant sous le numéro : 24601. Maintenant, Valjean n’avait aucune envie de se laisser arrêter comme cela non plus. Il avait bien trop à perdre en retournant en prison (sa vie déjà pour commencer…), il n’avait aucune envie de se laisser avoir. Même s’il ne savait pas encore en cet instant comment il allait pouvoir s’en sortir, puisque ses mots ne touchaient pas l’inspecteur. Ce dernier n’avait pas l’intention de lui faire confiance et c’était légitime. Valjean ne savait pas lui-même s’il se ferait confiance. Il espérait surtout pouvoir quitter Javert, allé chercher Cosette et retourner se cacher. Parce qu’il n’avait aucune envie de disparaitre de la vie de celle qu’il considérait comme sa propre fille, même s’ils ne partageaient pas le même sang.

« Elle ne peut pas, ce n’est qu’une enfant innocente encore ! »

Non, elle ne pouvait pas se débrouiller sans lui. En même temps, Valjean devait bien avouer qu’il n’avait aucune envie qu’elle le fasse, parce qu’il savait qu’il ne pouvait de son côté pas de débrouiller sans elle. Il ne se sentait pas encore prêt à considérer que Cosette était une jeune femme qui était capable de voler de ses propres ailes.

« Je vous assure Javert que je me rendrais de moi-même. » Répéta-t-il en tentant cependant de faire lâcher prise la poigne de l’homme. Ce n’était pas possible de toute façon, parce qu’il était hors de question qu’il se laisse arrêter de toute façon, il fallait qu’il trouve n’importe quel moyen pour se débarrasser de l’inspecteur de police. « Faites preuve d’un peu d’humanité pour une fois. »

Ce n’était sans doute pas la bonne méthode à adopter de sa part, mais l’ancien forçat n’y pouvait rien. Il avait le sentiment d’être cerné depuis des années par Javert. Depuis l’époque de Montreuil-sur-mer, l’inspecteur était constamment dans l’ombre de l’ancien maire. Valjean avait vogué pendant des années, mais il n’avait jamais pu être complètement serein à cause de cet homme qui cherchait à tout prix à briser sa vie. Evidemment, il avait de bonne raison, mais Valjean était incapable de comprendre les raisons de l’inspecteur. Parce qu’il considérait toujours qu’il avait bien trop payé son crime de l’époque, que ce bout de pain ne méritait pas toutes ces années de prison. Que depuis, il avait fait énormément d’effort pour racheter son passé sombre. Il était un homme droit et honnête, généreux qui ne boudait pas ses efforts pour venir en aide aux autres (même s’il faisait cela pour des raisons particulièrement égoïste, mais il ne pensait pas de cette manière).

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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Mar 3 Nov - 20:43


Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
D

écidément, Javert retrouvait son vieil ennemi dans toute sa duplicité, et après toutes ces années, l'homme ne semblait pas avoir changé d'une once. Tandis qu'il se plaisait à jouer les parangons de vertu, soucieux du sort d'autrui plutôt que du sien propre pour abuser les esprits et s'en tirer à bon compte. Mais l'inspecteur de police n'était pas dupe, et il ne comptait certainement pas se laisser abuser par le discours de son interlocuteur, c'était tout à fait hors de question. Voilà qu'il lui affirmait que son enfant serait bien incapable de se débrouiller seule, que Cosette était encore bien trop jeune. Il est évident qu'il devrait réviser son jugement sur ce point précis. La demoiselle était bien jeune encore, il est vrai, mais elle avait su faire montre, au cours de leur seule et unique conversation, d'une maturité telle que l'homme ne doutait pas qu'elle saurait composer son avenir loin de celui qui s'était fait passer pour son père, et qu'elle avait fini - pauvre d'elle - par considérer comme tel. Nul n'avait besoin d'un criminel dans son entourage. S'il voulait vraiment veiller à l'avenir de sa fille, alors il devrait comprendre que disparaître serait encore la meilleure solution pour son enfant. Et qu'il ne fasse pas mine de vouloir se rendre, se rendre, c'était abandonner sa fille dans tous les cas, et il venait lui-même de reconnaître ne pas être prêt à consentir la laisser. Pour qui le prenait-il donc ? Le dernier des naïfs, le derniers des crédules ? Il allait le laisser s'évaporer dans la nature, et l'homme allait se rendre de lui-même ? à d'autres, ce n'était pas la première fois qu'il tentait de lui servir ces mêmes couleuvres. Pensait-il vraiment qu'il comptait y goûter de nouveau ?

-Le forçat vient me parler d'humanité ! Il vole, il trompe, il me ment délibérément et il ose me parler d'humanité !
répliqua-t-il d'un ton qui ne dissimulait rien de la colère qu'il éprouvait. C'était tout à fait hors de question. Tu récoltes ce que tu as semé, Valjean. ajouta-t-il, en le pensant bel et bien. Moi, je n'accomplis que mon devoir. Et c'était bel et bien la façon dont il considérait les choses, en toute bonne foi, il ne faisait que faire régner la justice, il accomplissait son rôle, ni plus ni moins que son rôle. Cosette ne manquera de rien. Ne te sers pas d'elle pour garantir tes propres intérêts, elle sera bien mieux libérée de tes griffes criminelles.

Si Valjean parlait en toute bonne foi, c'était également le cas de Javert. Au fond, l'un comme l'autre pensaient agir justement, c'était seulement leurs visions de la justice qui différaient. Mais bien assez pour creuser entre un fossée infranchissable qui devait à tout jamais faire d'eux le chasseur et le traqué, jusqu'à ce que l'un des deux finisse par céder, la loi et la morale imposant à son esprit un insoluble dilemme.



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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Mar 24 Nov - 14:10

Javert & Valjean
Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
Valjean avait eu malheureusement l’espoir de pouvoir s’en sortir en demandant à Javert de lui laisser du temps, même s’il commençait quand même à connaitre l’inspecteur de police. Tout comme ce dernier le connaissait et devait comprendre qu’il n’avait pas l’intention de se rendre après avoir disparu de son piège. Jean Valjean n’avait en effet pas l’intention de se rendre, parce qu’il était hors de question qu’il se fasse de nouveau enfermer dans une prison. Il avait perdu bien trop de temps au bagne pour recommencer encore et il avait bien trop à perdre. Alors autant dire qu’il n’avait pas l’intention de laisser l’inspecteur lui mettre les menottes aux poignets. Une chose était certaine également, Javert ne prenait vraiment pas aux sérieux les paroles de l’ancien forçat. Il semblait même outré des paroles de ce dernier et ne manqua pas de vexer également Jean Valjean. L’homme savait parfaitement qu’il était loin d’être un saint, mais les erreurs qu’il avait commises dataient de nombreuses années. Depuis, l’ancien forçat avait eu de nombreuses occasions de se racheter. Il était évident en tout cas que Jean Valjean n’allait pas pouvoir résonner Javert, qu’il allait être incapable de lui faire changer d’avis. Il allait donc devoir trouver un autre moyen de s’en sortir, afin de partir chercher Cosette et s’en aller. Ils n’avaient pas le choix pour le coup, ils ne pouvaient pas attendre un peu avant de quitter cette maison dans laquelle ils avaient vécu un moment et que le vieil homme aurait aimé ne pas quitter de cette manière. Il était temps pour tout le monde qu’ils traversent La Manche, quoi que puisse penser Cosette.

« Si vous faisiez vraiment votre devoir, vous vous occuperiez de personnes bien plus dangereuses que moi ! »

Valjean ne se considérait vraiment pas comme un criminel dangereux. D’ailleurs, plus précisément, il ne se considérait pas du tout comme un criminel. Il l’avait été autrefois, il ne pouvait pas le nier, mais il avait simplement volé un morceau de pain pour nourrir sa famille. Il n’avait pas mérité ces nombreuses années de prison et une vie de fuite ensuite. Javert devrait vraiment s’occuper des personnes qui méritaient vraiment d’aller en prison, ce qui n’était pas son cas.

« Je ne suis pas un criminel ! »

Rétorqua-t-il en tentant toujours de défaire l’accroche de Javert sur son poignet, pour fuir de nouveau. Il ne savait pas vraiment s’il parviendrait à fuir complètement s’il se détachait de l’homme, mais il n’avait de toute façon pas le choix. Parce qu’il n’était pas question qu’il se laisse arrêter, alors il devait tout tenter. Et même si l’inspecter parvenait à le conduire ailleurs, il allait s’arranger pour partir. Comme il l’avait déjà fait autrefois. Jean Valjean était bien trop motivé pour ne pas parvenir à ses fins, c’était impossible.

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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Jeu 26 Nov - 15:14


Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
S'

il était bien une chose que Javert ne tolérait pas qu'on lui reproche, c'était de ne savoir faire son travail. Il s'y était pleinement et entièrement dévoué. Il avait plus d'importance à ses yeux que n'importe quoi d'autre, il y avait consacré son existence, négligeant tout le reste, au nom d'une Justice et d'une Loi dans lesquelles il avait totalement placé son respect, corps et âme. Et voilà qu'un fugitif, un forçat, un moins que rien, osait prétendre qu'il était un piètre inspecteur. Il ne pouvait nier qu'il y avait individus plus dangereux à inculper que Jean Valjean, mais il en faisait également son affaire, Valjean n'était après tout pas le seul centre de ses préoccupations, même s'il devait bien reconnaître que, avec lui, l'affaire avait fini par devenir entièrement personnelle. Il est vrai que Valjean, au-delà des crimes dont il avait été auparavant responsable, n'en avait plus à son actif depuis bien longtemps, mais un crime, même ancien, en demeurait un, et il n'y avait pas de prescription possible, Javert n'en tolérait du moins pas. Aucun crime ne méritait d'être impuni. Et celui-ci tardait bien trop à l'être enfin, une bonne fois pour toutes. Il est certain, oui, que cette surveillance rapprochée et quasi constante convenait mieux à ces meurtriers ou voleurs réguliers qui hantaient les rues de Paris et en sapait la sécurité, mais ils avaient de vieux comptes à régler, tous les deux, et Javert n'était pas résigné, cette fois, à laisser le dernier mot et l'avantage à son vieil ennemi il avait déjà obtenu bien plus de privilèges et trop de répit, plus qu'il n'en méritait pour tous les reproches dont on pouvait l'accabler.

-Tu n'es pas un criminel !
répéta-t-il, sidéré, tout en tentant de maintenir encore fermement le poignet de son interlocuteur, mais la résistance que lui opposait son vieil ennemi devenait de plus en plus difficile à gérer, et il risquait fort de lâcher prise sous peu. Vol, évasion, récidive, usurpation d'identité. énuméra-t-il avec le plus grand sérieux mais une flamme de colère dans le regard. Tu peux nier tes péchés, tu les expieras malgré tout. ajouta-t-il de nouveau, avec force et détermination.

Le compte de ses crimes était indéniable au nom de Javert, et prétendre à une bonté nouvelle et factice pour renier le démon que l'on avait pu être était une méthode fort dogmatique mais bien peu judiciaire, et qui ne saurait convenir à l'inspecteur de police. Mais s'il y avait toute la conviction du monde dans les mots qu'il prononçait, ces gestes en disposait de moins, car le forçat prouvait une fois de plus une force physique supérieure à celle de l'inspecteur de police, et, incapable de maintenir la pression qu'il avait jusque-là su exercer sur le poignet de la jeune femme, il ne sut faire autrement que de lâcher prise.



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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Dim 20 Déc - 16:02

Javert & Valjean
Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
Avec le temps, Valjean avait un petit peu eu l'occasion d'apprendre à connaitre l'inspecteur Javert. Du peu qu'il savait de lui, il savait vraiment que son travail lui tenait à coeur. Il était de ces policiers capables de tout abandonner pour la "bonne" cause. Jean Valjean se doutait qu'il était seul, parce qu'il était incapable de penser à autre chose que son travail. Ce n'était pas forcément la bonne méthode que l'ancien forçat avait que de sous-entendre qu'il ne faisait pas bien son travail. Il s'en rendait bien compte, mais il se contentait simplement de dire ce qu'il pensait. Après tout, l'ancien forçat osait croire qu'il n'était pas le plus dangereux des criminels en libertés (il peinait même à vraiment se considérer comme l'un d'eux, puisqu'il avait - à ses yeux - racheté ses crimes depuis bien longtemps). Il y avait des personnes bien plus importantes à arrêter, du temps que Javert perdait à le courser donc. L'ancien maire affirma alors qu'il n'était pas un criminel, ce qui sembla choquer énormément l'inspecteur. Ce dernier continuait de maintenir fermement sa poigner sur son bras, dans le but de ne pas le laisser partir, tout en énumérant les crimes que Valjean avait commis. Il avait volé oui, autrefois, pour sauver ses neveux et nièces qui mourraient de faim. Il avait été incapable de subir cette peine si lourde à ses yeux, tentant de s'évader, plusieurs fois. Il avait en effet, pris l'identité d'autre personne, mais Valjean ne considérait pas cela vraiment comme un crime. Parce qu'il n'avait fait de mal à personne, bien au contraire. Il avait fait énormément de bien. La ville de Montfermeil ne s'était jamais aussi bien portée que pendant qu'il avait son usine, que quand il était maire. Aujourd'hui, de ce que l'ancien forçat savait, ce n'était plus le cas du tout.

« Je ne nie rien du tout Javert ! » Dit-il alors, pour répondre aux paroles de l'homme. « Mais je pense avoir suffisamment payé ma dette à la société pendant toutes ces années en prison et ces mois qui ont suivi. » Après tout, il avait été contraint à une vie de criminel, incapable de pouvoir se loger correctement à cause de ses papiers d'ancien prisonnier. « Je me suis racheté en offrant à Montreuil-sur-Mer une vie bien plus agréable. Vous êtes bien placé pour le savoir. »

Et ce fut à ce moment-là, à force d'effort, que Valjean parvint à s'extirper de la prise de l'inspecteur. Le vieil homme sentit son coeur s'emballer, c'était le moment pour lui d'agir, il ne pouvait pas perdre cette occasion. Il poussa donc l'inspecteur Javert, avant de faire volteface et de se remettre à coure, dans le but d'échapper au représentant des forces de l'ordre. Il n'avait aucune idée de comment il allait le faire, mais il fallait bien. Il ne pouvait pas laisser sa fille seule chez eux, aux prises des services sociaux qui la placeront avant qu'elle ne soit mariée à quelqu'un. Non, il ne pouvait pas retourner en prison, payer pour ces crimes qu'il considérait avoir payé depuis bien longtemps. Quand il approcha d'une rive, donnant sur le fleuve mouvementé, il s'arrêta. Il hésitait entre sauter ou continuer de courir. Est-ce qu'il devait prendre le risque de mourir en sautant ? C'était sans doute mieux que de se contenter de courir et prendre le risque de se faire arrêter.

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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Mer 23 Déc - 11:17


Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
F

allait-il reconnaître au forçat qu’il avait le mérite d’être honnête ? Il préférait bien sûr la vérité au mensonge, mais de la part de quelqu’un qui passait son temps à mentir à son propre sujet, toute parole devait être considérée comme un venin éventuelle. Il ne niait pas ses actes, et affirmait d’un autre côté ne pas être un criminel. Que de contradictions en un seul homme ! L’inspecteur de police considérait toujours les choses de façon pragmatique et très linéaire. Seuls lui importaient les faits. Les faits et rien d’autre que cela. Et les faits incriminaient complètement Jean Valjean. Comment pouvait-il admettre être celui que Javert l’avait toujours soupçonné d’être et plaider sa cause encore, comme s’il était à absoudre de tout reproche ! Décidément, il ne comprendrait jamais cet homme. Il en était incapable. Ils étaient deux extrêmes opposés. Mais, en définitive, pouvaient tout aussi bien être considérés comme les deux facettes d’une même pièce. Destinés quoi qu’il en soit à l’inimitié, se poursuivant jusqu’à ce que l’un des deux finisse par céder. L’inspecteur ne voulait croire que tous deux puissent cohabiter au sein du même monde. Sa dette, Valjean aurait pu la payer en effet, et Javert n’aurait guère eu de reproches à lui faire. Mais il avait triché, il s’était enfui, sa peine s’était prolongée d’elle-même, et ce crime-ci également était à noter. En rompant sa parole, en falsifiant son nom, il avait dépassé une limite que rien ne saurait justifier. Qu’il ose s’en défendre en affirmant qu’il avait payé le prix de ses crimes les mois qui avaient suivi le bagne était bien trop simple. Il n’avait eu que ce qu’il méritait, et moins que ce qu’il méritait, en réalité, car sa place était derrière des barreaux. Aujourd’hui plus qu’hier. Chaque jour qui passait plus que la veille, à vrai dire. Il ne se contenta pas, d’ailleurs, d’affirmer s’être acquitté de sa dette envers la société à la Justice. Il osa prendre Javert à parti. Comme si ce dernier pouvait réelle se joindre à l’opinion d’un forçat. Oui, Monsieur Madeleine avait été un maire apprécié et respecté de tous, et il avait nettement contribué à l’épanouissement de la ville de Montreuil-sur-mer, mais ce n’était pas ces actes-ci, qui étaient remis en questions, c’était bien davantage tous ceux qui s’en étaient suivi.

-Votre dette n’était pas envers les habitants de cette ville, que vous avez par ailleurs dupé et trahi.
Et il le pensait bel et bien, d’ailleurs, il n’était pas le seul à le penser, beaucoup d’habitants de cette ville, en apprenant la vérité, avait sitôt renié ce qu’ils avaient aimé. Et à juste titre pour l’inspecteur. Votre dette envers la Justice, par contre, attend toujours d’être réparée. Et il est grand temps.

Malheureusement, à peine ces mots prononcés, Valjean parvint à se défaire de la prise que Javert avait réussi à exercer sur lui jusqu’alors. Il le poussa, et l’inspecteur, déséquilibré, courra au sol. L’ancien forçat s’était mis à courir, et avait pris une sérieuse avance, que Javert n’aurait réussi à rattraper si la Seine n’avait pas fini par faire barrage à la course de Valjean. Ce fut certes essoufflé mais déterminé qu’il se retrouva à son niveau.

-C’est fini, Valjean.
déclara-t-il, pensant cette fois avoir l’avantage. Pensez à Cosette, livrez-vous, tout de suite.




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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Sam 6 Fév - 1:21

Javert & Valjean
Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
Il était plus qu’évident que Valjean n’allait pas parvenir à convaincre Javert de sa bonne foi. L’homme avait décidé qu’il était coupable, il n’allait pas changer d’avis. Même après toutes ces années, il n’allait pas lâcher l’affaire. Jean Valjean n’allait donc pas pouvoir le convaincre par la parole, c’était évident. Il n’avait plus qu’une chose à faire, celle qu’il faisait depuis des années, fuir. Le vieil homme devait bien avouer qu’il en avait assez de fuir, mais il n’avait pas le choix. Il n’était pas possible qu’il abandonne, qu’il se rende et qu’il retourne en prison. Ce fut pour cette raison que Valjean prit la décision de se mettre à courir quand il en eu la possibilité, quand la main de Javert lâcha son poignet. Ce n’était plus vraiment de son âge, mais de toute façon l’homme n’avait pas le choix. Il n’allait pas abandonner maintenant, il ne pouvait pas laisser sa fille. Jean Valjean était déjà incapable de retourner en prison avant d’avoir la responsabilité de Cosette – quoi qu’elle n’avait peut-être plus besoin de lui, mais ça il ne voulait pas l’envisager – il ne pouvait pas le désiré maintenant qu’il l’avait dans sa vie.

La course fut longue et difficile, il ne parvint en plus pas vraiment à s’en sortir. Ce fut au bord de la Seine qu’il s’arrêta de courir, l’inspecteur Javert toujours sur ses talons. Quand il prit la parole, l’homme ne put que constater la détermination dans sa voix et dans son regard. C’était fini ? Vraiment ? Valjean ne voulait pas le croire, les choses ne pouvaient pas se terminer de cette manière. Il était hors de question qu’il retourne au bagne, pas après toutes ces années. Plus le temps passait, moins il avait envie de redevenir 24601.

« Je ne me rendrais pas… » Dit-il complètement essoufflé, peinant à enchaîner les mots. Il pensait à Cosette en effet, il ne pouvait pas l’abandonner de cette manière. Mais, il ne pouvait pas ignorer le fait qu’en mourant, il allait l’abandonner aussi. Sauf qu’à choisir, il préférait le faire en perdant la vie qu’en devenant de nouveau un forçat, un criminel. « Je suis désolé. »

Oui, en réalité, il l’était sincèrement. Son regard se tourna de nouveau vers l’eau, avant de le reporter vers l’inspecteur. Il continuait d’hésiter, l’eau était vraiment agitée, il risquait vraiment de mourir en sautant. Sauf que s’il ne le faisait pas, c’était des menottes qu’il allait avoir de nouveau autour du poignet. Alors, après quelques secondes et un dernier regard vers Javert, il s’approcha du bord et il sauta dans l’eau gelée. Le choc fut rude, ce ne fut pas du tout agréable, mais il parvint cependant à sortir sa tête de l’eau suffisamment pour récupérer de l’oxygène. Il n’avait donc plus qu’à se laisser porter par le courant, en espérant ne pas mourir dans les prochaines minutes. Au moins, l’inspecteur ainsi que la perspective de la fin de ses jours en prison s’éloignés de lui. S’il parvenait à s’en sortir, il allait devoir faire en sorte que cet instant ne se reproduise plus.

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Message#Sujet: Re: Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif. [pv Valjean :3]   Dim 7 Fév - 23:06


Rien de plus dangereux qu'un ennemi inoffensif.
I

l n'allait pas s'en tirer, cette fois, c'était du moins ce dont l'inspecteur de police se permettait - à tort - d'être convaincu. Il n'y avait que la Seine pour le séparer de l'ancien forçat, et il faudrait être complètement fou pour sauter dans ces eaux tourmentées. Enfin, son ennemi de toujours allait payer le prix de ces crimes qu'il tardait à réparer, et Justice serait faite. Javert en ressentait un sentiment de profonde satisfaction, dont il ne dissimulait rien, un sourire surprenant affiché sur son visage encore un peu fourbu de fatigue, généralement imperturbable. Cette fois, il avait sa revanche. Oui, si ses motivations étaient désintéressés, et s'il agissait avant tout au nom de ses valeurs, Javert mentirait tout de même s'il affirmait ne pas ressentir de satisfaction toute personnelle à l'idée de mettre enfin la main sur Jean Valjean. C'est qu'il y allait de son honneur et de son intégrité. Trop longtemps, il lui avait échappé, trop longtemps, il s'était joué de lui, quitte à se faire passer pour un autre afin de s'attirer ses bonnes grâce à l'époque de Montreuil-sur-mer. Oui, c'était forcément personnel, parce que l'inspecteur était un homme scrupuleux, qui ne laissait normalement personne filer entre les mailles du filet, et certainement pas sur une si longue durée. Mais enfin, tout cela touchait à son terme, les torts engendrés et décuplés par la situation, se verraient décuplés.

Et pourtant, le fugitif, dans ce qui était peut-être l'élan du désespoir, lui affirma qu'il ne se rendrait pas. Oh, vraiment ? Mais Javert ne lui en laissait pas le choix, et c'est bien ce qu'il avait l'intention de lui faire comprendre, quand l'homme ajouta, le prenant au dépourvu, qu'il était désolé. Ce qui était décontenançant, ce n'était pas ces mots, qui pourraient très bien passer pour de sévères mensonges, c'était la sincérité désarmante avec laquelle il les prononçait, comme s'il le pensait bel et bien. Vraiment ? De la part de cet énergumène, ce serait à peine surprenant. Mais un repentir sincère devrait entraîner une réaction adéquate, et ce n'est pas ce à quoi l'inspecteur eut droit. En effet, il fit bel et bien ce dont Javert ne l'avait pas cru capable, et encore moins dans l'état d'épuisement où il se trouvait. Il sauta, purement et simplement, dans le fleuve agité, et Javert, désemparé, ne put que le regarder faire. Il ne pouvait rien faire, dorénavant, pour l'arrêter. Plonger à sa poursuite ? Inutile de risquer sa vie en vain... Ne restait sans doute qu'à souhaiter que la Seine fasse Justice à sa place, même si ce serait quelque peu contrariant. En tous cas, l'inspecteur veillerait à sonder le fond de ces eaux. Il devrait avoir la certitude que l'ancien bagnard avait bel et bien payé, pour ne pas le retrouver encore plus tard, sous une autre identité, de nouveau. Il ne lui échapperait pas, Javert s'en donnait plus que jamais la parole.




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