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 C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)

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Message#Sujet: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Jeu 13 Aoû - 16:46

Enjolras & Valjean
C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié
Valjean avait promis à sa fille de ne pas quitter leur demeure actuelle de suite, de lui laisser un peu de temps avant de se retourner. Evidemment, l’homme avait compris que c’était en rapport avec cette rencontre qu’elle avait faite au jardin du Luxembourg, ce jeune homme qui était entré dans sa vie. Valjean ne parvenait vraiment pas à apprécier cette idylle que sa fille (de cœur, mais sa fille quand même) était en train de vivre avec ce jeune homme. Il savait bien que Cosette devenait une jeune femme et que c’était normal que son cœur commence à battre pour des garçons, mais il craignait tellement de la perdre. Cela aurait été tellement plus simple qu’elle ne tombe pas amoureuse de ce jeune homme, qu’ils puissent quitter ce pays. Parce que le jour où Valjean allait de nouveau prendre la route, il avait l’intention de définitivement quitter la France. A chaque fois son chemin recroisait celui de Javert, cela serait plus sécurisé pour eux d’aller ailleurs. Quelque part où personne ne pouvait les reconnaitre. Malheureusement, Cosette ne voulait pas partir. Plus le temps passait, plus l’ancien forçat se demandait s’il ne devrait pas simplement la donner à ce jeune homme avant de fuir de son côté. Sa fille n’avait plus besoin de lui maintenant, elle grandissait et n’était plus une enfant. Mais ce n’était pas pour autant qu’il acceptait cette situation, il n’avait vraiment pas envie de la perdre. Et il lui était impossible de rester plus longtemps dans les parages, pas alors que l’inspecteur de son passé était encore à ses trousses (et de plus en plus proche visiblement). S’il ne partait pas avec Cosette, ils allaient se perdre à jamais.

Jean Valjean ne savait donc pas ce qu’il allait pouvoir faire. Comme bien souvent, il y avait deux contradictions dans son esprit. Il voulait le bonheur de sa fille et il se disait qu’il pourrait bien la laisser profiter de ce jeune homme dont elle était tombée amoureuse, en lui offrant au passage un beau mariage. D’un autre côté, il n’avait aucune envie de la perdre et il voulait qu’elle reste à jamais sa fille (alors qu’elle ne l’était pas à la base et qu’elle était orpheline en partie par sa faute). Il n’avait pas envie d’abandonner Cosette et de la laisser partir. En d’autre terme, il se retrouvait confronté à la raison et l’égoïsme de son cœur. Par moment, Valjean se disait qu’il devait la laisser partir, ou finalement se raviser. Et à chaque fois qu’on lui donnait des conseils, ça ne l’aidait pas à se décider. L’homme avait donc décidé de se renseigner un peu sur ce jeune homme du jardin du Luxembourg. Il connaissait son nom, c’était un certain Marius Pontmercy. Il ne savait pas grand-chose sur lui pour le moment, en dehors du fait qu’il étudiait à la Sorbonne. Par conséquent, l’homme décida de s’y rendre et de tenter de le trouver. Soit il irait lui parler, soit il le suivrait, il ne savait pas trop encore ce qu’il allait faire. Mais il voulait vraiment avoir des informations sur lui. Sauf que cela faisait déjà un long moment qu’il attendait dans le coin sans le voir. Il n’aimait pas s’absenter de trop, il craignait pour la sécurité de Cosette. Valjean décida donc d’aborder un jeune homme qui se trouvait là, dans l’espoir qu’il puisse l’informer.

« Bonjour jeune homme. »
Dit-il à Enjolras, qu’il ne connaissait pas encore. « Je cherche Marius Pontmercy, vous savez s’il est dans le coin ? »


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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Sam 15 Aoû - 13:02


C'est quand on n'en cherche pas qu'on trouve un allié
E

njolras referma soigneusement son ouvrage, qu'il garda sous son bras tandis qu'il quittait l'amphithéâtre depuis lequel son professeur venait de donner congé à ses étudiants. Après avoir quelque peu négligé ses études, ces derniers temps, mu qu'il était par une cause qui lui semblait avoir bien plus de valeur et d'intérêt que celle de se construire un avenir qui ne serait de toute façon rien si on ne se battait pas concrètement pour lui (donc pour l'avenir de sa patrie toute entière), il avait prit le parti de se montrer plus assidu, dernièrement. Cela n'ôtait rien au fait qu'il avait bel et bien l'intention de se livrer tout entier à sa cause, mais les notions de droit qui lui étaient inculquées servaient ses intérêts autant que ceux de tous les amis de l'A B C, ce ne pouvait être entièrement négligé non plus. Il s'était donc rendu en cours, ce jour là, et en partait maintenant, envisageant de faire un rapide détour par chez lui le temps de déposer ses affaires et d'en récupérer d'autres avant de se rendre au café Musain, où une nouvelle réunion devait avoir lieu le soir même. D'un pas décidé, le jeune homme parcourait donc les couloirs de la Sorbonne, se dirigeant vers la sortie, quand il fut interpelé par un homme qui avait très largement passé l'âge d'être étudiant. Un professeur, peut-être ? Possible, mais il n'en donnait pas vraiment l'air, et c'était la toute première fois que le jeune homme le voyait.

Il lui demandait un renseignement, il cherchait Marius. Qui ne le cherchait pas ? Il ne cessait d'être aux abonnés absents. Voilà un moment qu'Enjolras ne l'avait pas vu franchir le seuil de la Sorbonne, pour ce qui était des réunions de son groupe révolutionnaire... s'il lui arrivait avant de faire de temps à autres actes de présence, ces derniers jours, nul ne l'avait revu. Les raisons à cela n'étaient pas difficiles à comprendre, il faut dire. Leur dernière conversation avait pris un tournant tel qu'il n'avait plus cherché à remettre les pieds au Musain, et Enjolras n'avait pas particulièrement cherché à le convaincre de revenir non plus. Non pas qu'il ne souhaite pas son retour dans l'absolu, mais c'était avant tout de son absurde idylle qu'il fallait qu'il revienne, si l'on voulait espérer de lui qu'il reprenne un tant soit peu ses esprits. Enjolras toisa son interlocuteur avec curiosité. Que pouvait-il bien vouloir à Marius ?

-Je doute que vous le trouviez ici.
finit-il par répondre. Marius n'a l'esprit qu'à une chose, ces temps derniers, et certainement pas aux études. Il se moquait bien de révéler ce genre d'informations à un parfait inconnu. Après tout, ce n'était pas vraiment un secret d'État, et Enjolras peinait pour le moins à parler de Marius sans que ne se découvre en filigrane un peu de sa rancoeur. Que lui voulez-vous ?

Cela ne le concernait peut-être pas, mais Enjolras se demandait tout de même ce que cet homme surgi de nul part pouvait vouloir à Marius. Peut-être était-il un membre de cette famille que le jeune homme avait reniée ?










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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Mar 15 Sep - 10:56

Enjolras & Valjean
C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié
Valjean ne savait pas s’il allait parvenir à trouver ce Marius qui avait volé le cœur de sa tendre fille, ni même si le jeune homme qu’il questionnait allait l’aider. C’était vraiment au hasard qu’il avait décidé de parler avec l’inconnu, ne sachant pas du tout s’il allait pouvoir le renseigner sur Pontmercy. Mais quand il prit la parole, Jean Valjean eut la bonne surprise de découvrir que ce dernier connaissait bel et bien celui qu’il cherchait. Mais malheureusement, il allait avoir du mal à le trouver. Ainsi donc, le fameux Marius avait l’esprit ailleurs et ce n’était pas les cours. Valjean avait peur de comprendre ce qui préoccupait l’esprit de Marius Pontmercy, même s’il ne pouvait pas s’empêcher d’espérer que ce n’était pas Cosette. Même si quelque chose lui disait que c’était bel et bien le cas, en même temps sa fille lui semblait complètement perdue dans ses pensées ces derniers temps également. Ce n’était pas un secret que la jeune femme vivait cette idylle, Valjean en avait parfaitement conscience. Mais cela ne l’empêchait pas, au fond de lui, de ne pas supporter la situation. Ce n’était pas comme s’ils vivaient normalement et qu’ils avaient une vie classique. L’ancien forçat devait fuir les autorités, il ne pouvait pas se reposer sur ses lauriers, surtout pas quand l’inspecteur Javert se trouvait dans le coin. Il ne pouvait donc pas espérer simplement offrir un beau mariage à sa fille de cœur (qui n’était donc même pas vraiment sa fille, ce qui apportait encore plus de complication dans l’affaire) et penser vivre sa vie en sa compagnie et à celle de son gendre. Non, rien n’était habituel et ce n’était pas pour rien que Valjean se retrouvait à ce point pris de doute (même s’il ne fallait pas grand-chose pour qu’il se retrouve confronté à sa conscience).

« J’ai besoin de lui parler. » Dit-il en réponse à l’inconnu qui lui parlait donc de Marius et du fait qu’il n’avait pas tellement la tête aux études. Valjean n’avait pas vraiment envie de rentrer dans les détails, mais il comprenait les interrogations du jeune homme. Si ce dernier était ami avec Marius, il ne pouvait évidemment pas faire confiance à n’importe qui. Cependant, l’ancien forçat avait vraiment besoin de parler à celui qui avait volé le cœur de sa fille. Il voulait s’assurer de l’homme qu’il était (et si possible trouver une raison de le séparer de sa Cosette adorée - pour qu’ils puissent enfin partir tous les deux sans que rien ne les retienne). C’était donc peut-être mieux de sa part qu’il entre un peu plus dans les détails quand même. « Vous savez où je peux le trouver ? C’est assez important, je dois lui parler de ma fille. »

Si ce jeune homme était ami avec Marius et qu’il sous entendait bien que son camarade était plongé dans son idylle, c’était qu’il devait avoir connaissance de cette dernière. Il pourrait donc peut-être faire le lien… ou pas. Dans tous les cas, Valjean montrait bien qu’il avait vraiment besoin de parler au jeune homme.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Sam 19 Sep - 10:45


C'est quand on n'en cherche pas qu'on trouve un allié
I

l avait besoin de lui parler... de sa fille. Enjolras considéra son interlocuteur du regard, posant sur lui des yeux nouveaux. Était-ce possible ? S'il se fiait uniquement à l'âge de l'homme qu'il avait en face de lui, ce pouvait être cohérent, sa fille pouvait très bien être la demoiselle en fleur qui, en un regard, avait dérobé à Marius son coeur et - de toute évidence - ses convictions politiques. Si c'était bel et bien le cas, cela changeait tout, et cet homme méritait sans doute plus de son attention que ce que le chef de file des amis de l'A B C avait présumé de prime abord. Cela n'ôtait certes rien au fait que le jeune homme ne savait pas exactement où pouvait bien se trouver son "ami" à l'heure actuelle, mais il avait la conviction que tous les deux pouvaient bien avoir des choses à se dire, et, tout inconnus qu'ils étaient l'un pour l'autre pour l'heure, trouver un certain terrain d'entente.

-Je crois que, pour savoir où se trouve Marius Pontmercy, il faut savoir où se trouve votre fille.
répondit-il très calmement.

C'était une manière comme une autre d'en avoir le coeur net, quoi qu'il n'ait pas vraiment de doutes sur la question. Il n'y avait pas beaucoup de femmes dans la vie de ce jeune homme qui avait bien trop tendance à oublier tous ses idéaux révolutionnaires dernièrement, quand bien même c'était eux qui l'avaient menés jusqu'ici en premier lieu. Tout du moins, s'il fallait parler au jeune homme d'une femme, il semblait qu'il devait forcément s'agir de la donzelle du jardin du Luxembourg. Et l'attitude de ce père, qui lui semblait soucieux, était plutôt encourageante pour Enjolras. La plupart des membres des amis de l'A B C se moquaient bien des amours de Marius, ils s'en amusaient, plutôt, mais c'était tout, aucun d'eux ne s'offusquait vraiment qu'il néglige à ce point la cause pour les beaux yeux de cette jeune femme. Mais ce n'était pas le cas de Marius. Que d'autres négligent les réunions du groupuscule révolutionnaire, s'ils n'étaient pas Courfeyrac ou Combeferre, cela l'indifférait. Il ne croyait pas en leur force de conviction en premier lieu. Mais il croyait - ou du moins avait cru - en celle de Marius. Le jeune homme aurait pu se cantonner à sa condition aisée, indifférent au sort du "bas-peuple", mais il avait porté son père aux nues, abandonné son grand-père, pour une vie désargentée sous les toits parisiens. Nul ne faisait ça comme un simple passe-temps. Pouvait-il oublier ces sacrifices au profit de cette enfant ? Enfant qu'un père n'était peut-être pas prêt à lui laisser si légèrement.

-Il habite au Quartier latin, mais je ne suis pas certain que vous l'y trouverez. Et je ne communiquerais pas son adresse à un étranger.


Ce qui était une façon détournée d'obtenir de lui plus d'informations (ce qui, de surcroit, lui permettrait d'en savoir plus sur sa fille) , pour l'heure, il ne savait pas même le nom et le prénom de l'homme en face de qui il se trouvait.










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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Mer 14 Oct - 11:10

Enjolras & Valjean
C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié
Valjean ne put s’empêcher d’afficher une grimace en entendant le jeune homme sous ses yeux lui affirmer que pour trouver Marius Pontmercy, le jeune homme qu’il recherchait, il devait trouver sa fille. Il n’aimait vraiment pas ça. L’homme savait parfaitement que sa fille avait déjà quitté leur demeure pour rejoindre celui qu’elle aimait, mais ce n’était vraiment pas une attitude qu’il pouvait accepter de sa part. Parce que c’était bien trop dangereux, même si elle ne se rendait pas compte de la situation. Si le vieil homme avait pris le temps de parler de son passé à celle qu’il considérait comme sa propre fille, peut-être qu’elle aurait compris les risques. Cosette n’était pas idiote, elle savait parfaitement que son « père » n’était pas ainsi par hasard, mais elle ignorait quand même tout ce qu’il y avait derrière. Elle ne savait rien de la vie de l’homme avait le jour de leur rencontre dans cette forêt, ce moment où il avait décidé de la prendre avec lui en mémoire de sa mère, la sauvant ainsi des aubergistes Thénardier. Peut-être que si Jean Valjean se montrait moins secret, elle pourrait mieux comprendre qu’elle ne devait pas prendre de risquer et quitter leur maison toute seule, ce qu’elle faisait visiblement encore puisque ce jeune homme mentionnait le fait que les deux jeunes gens puissent être ensemble.

Ainsi, Valjean apprit que ce Pontmercy vivait dans le Quartier Latin, sans pour autant en savoir plus. Ce n’était pas ainsi qu’il allait pouvoir le retrouver, le quartier était quand même assez grand. Et visiblement, le jeune homme n’avait pas l’intention de lui en dire plus, puisqu’il était un étranger. C’était bien beau, mais l’ancien forçat n’avait aucune envie de communiquer des informations sur sa personne à un étranger. Même si bien sûr il pouvait se servir du nom d’usage qu’il utilisait depuis ce jour où il était entré dans le couvent avec Cosette, se faisant passer pour le frère du jardinier, il n’était pas du genre à faire confiance au premier venu. Il ne savait rien après tout de celui qu’il avait sous les yeux.

« Comment puis-je savoir que vous dites la vérité et que vous connaissez effectivement Marius Pontmercy ? » Après tout, ce jeune homme pouvait très bien ne rien savoir du tout et se jouer simplement de lui. Valjean se montrait peut-être un peu trop sur la défensive, mais ça faisait des années que sa paranoïaque avait monté en flèche. « La seule chose que je veux c’est pouvoir empêcher ma fille de faire une grave erreur. »

Il espérait pouvoir convaincre le jeune homme de cette manière. C’était ce qu’il voulait en effet, en apprendre plus sur ce Marius afin de pouvoir le faire descendre du piédestal où sa fille l’avait installé. Ainsi, si le jeune homme n’avait plus lieu d’être dans la vie de Cosette, ils pourraient poursuivre leur vie tous les deux sans cette ombre au tableau. Plus rien ne retiendrait sa jeune enfant ici et ils pourraient partir, pour se mettre définitivement en sécurité.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Mer 14 Oct - 21:40


C'est quand on n'en cherche pas qu'on trouve un allié
L

a défiance était de mise, d'un côté comme de l'autre. Malgré toute l'animosité que pouvait lui inspirer Marius, dernièrement, il n'allait pas non plus communiquer son adresse au premier venu, il avait de la rancoeur, oui, mais son estime, quoi qu'il en soit (et quoi qu'il en dise) restait complètement intacte. Ceci dit, l'estime n'excluait pas toujours la vilénie, et en entendant la volonté de son interlocuteur d'éloigner sa chère et tendre fille de Marius Pontmercy, le chef de file des amis de l'ABC ne pouvait forcément qu'y lire son propre intérêt. C'était cette fille, le coeur du problème. Elle détournait Marius de ses nobles objectifs, et la cause, alors, passait au second plan. En éloignant la fille, Marius serait peut-être malheureux, dans un premier temps, mais il s'en remettrait, comme on finit toujours par se remettre d'un premier chagrin d'amour, il réaliserait que cette bluette avait moins d'importance que celle qu'il lui avait consacré, et alors, il se rappellerait que son âme et son coeur ne devaient jamais tolérer qu'une seule maîtresse : la France, bien évidemment. Alors oui, leurs intérêts à tous les deux coïncidaient, même si leurs desseins n'étaient pas les mêmes. En mettant à profit leurs deux intelligences, peut-être auraient-ils plus de chances lui de récupérer Marius, cet inconnu qui n'avait pas encore décliné son identité de récupérer sa chère et tendre fille.

-Tout comme je veux empêcher Marius de faire une grave erreur.
approuva-t-il, afin de leur faire comprendre leurs intérêts communs. Il marqua une pause. Vous n'arriverez pas à le convaincre de renoncer à elle. ajouta-t-il d'un ton convaincu. J'ai déjà essayé.

Et ça, on ne pouvait pas le lui ôter, il avait plus d'une fois tenté d'argumenter sur la question avec Marius, mais le jeune Pontmercy, en bon amoureux transi qu'il était, ne voulait rien voir ni ne voulait rien entendre. S'il était fermé à l'éventualité d'une vie privée de sa belle Cosette, peut-être le père saurait-il, par contre, se montrer plus convaincant avec sa fille. Quoique, manifestement, il n'ait dû savoir jusqu'ici faire preuve de suffisamment de persuasion pour que la prunelle de ses yeux renonce à son bel étudiant.

-Que comptez-vous lui dire, exactement ?


Enjolras voulait croire que son interlocuteur saurait trouver les mots pour le convaincre, mais il ne se leurrait pas. Marius était quelqu'un d'infiniment têtu, c'est même de cela que venait en partie le problème. Certes, la parole d'un éventuel beau-père vaut plus que celle d'un allié ou celle d'un ami, qu'importe la façon dont Marius et Enjolras devaient se considérer l'un pour l'autre. Mais justement, Marius n'irait jamais que vanter ses propres mérites, qui sait, peut-être son interlocuteur retournerait-il même sa veste et déciderait finalement de voir dans le jeune homme le gendre idéal. Alors, cette entrevue ne servirait à rien, Enjolras devait s'assurer que le couple se sépare bel et bien, et que la situation redevienne ce qu'elle était auparavant.










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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Mar 3 Nov - 23:32

Enjolras & Valjean
C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié
Jean Valjean ne pensait pas que cela puisse être possible, mais il avait visiblement trouvé un allié. Le jeune homme qu’il avait abordé dans le but d’avoir des informations sur Marius Pontmercy, était un proche de ce dernier, mais en plus n’avait aucune envie de le voir commettre une erreur non plus. Ainsi donc, ce jeune homme n’avait aucune envie que son ami Marius ne fréquente la jeune femme pour qui sont cœur était en train de battre. Eh bien, Valjean ne s’était vraiment pas attendu à cela. L’ancien forçat ne savait pas vraiment s’il devait entièrement se réjouir de cette nouvelle, mais il était évident qu’il n’allait pas passer à côté de cela. L’homme voulait croire par moment, parce qu’il était constamment en proie au doute, qu’il souhaitait simplement rencontrer l’homme que sa fille chérie aimait afin de s’assurer qu’il était quelqu’un de bien pour elle. Mais au fond, il savait parfaitement qu’il souhaitait plus que tout qu’elle arrête de l’aimer, ou qu’il arrête de le faire. Il voulait retrouver Cosette pour lui tout seul, pouvoir quitter cette ville en sa compagnie et pouvoir retrouver une vie un peu plus stable. Une vie où il n’aurait pas peur à chaque fois que la nuit arrivait de ne pas revoir la lumière du jour en tant qu’homme libre.

Mais il semblait que cela ne soit pas bien facile de convaincre Marius Pontmercy, puisqu’il semblait que le jeune homme en face de lui avait déjà essayé de le convaincre de renoncer à Cosette. Valjean se rendait compte que ce n’était pas qu’une simple conversation qu’il allait devoir avoir avec l’étudiant, à moins qu’il trouve des arguments plus efficaces que ceux de son camarade. Valjean devrait sans doute continuer de se demander si le jeune homme en face de lui connaissait vraiment l’homme qui avait volé son cœur et s’il ne se contentait pas de se jouer de lui. Mais il était incapable de ne pas le croire en cette seconde.

« J’attendais de pouvoir le rencontrer afin de me décider. » Répondit-il au jeune homme quand ce dernier lui demanda ce qu’il comptait lui dire. « Je pourrais lui faire comprendre qu’elle mérite bien mieux que lui. » Et il le pensait vraiment, alors qu’il n’avait fait que croiser rapidement du regard l’homme en question. « Peut-être l’acheter, ou lui faire peur. »

Dans tous les cas, Valjean était de toute façon prêt à tout pour empêcher sa tendre Cosette de se perdre à ce point dans cette idylle qui n’était vraiment pas digne d’elle. S’il devait payer Pontmercy pour qu’il quitte sa vie, il le ferait. S’il devait le menacer, il le ferait aussi. D’ailleurs, sa détermination était facilement lisible dans son regard. Il y avait cette lueur qu’il avait toujours quand il décidait quelque chose au point de ne pas changer d’avis ensuite (ce qui était assez rare quand même). D’ailleurs, il n’était pas encore à l’abris de changer d’avis, mais de toute façon le destin allait le prendre de vitesse.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Mer 4 Nov - 18:32


C'est quand on n'en cherche pas qu'on trouve un allié
A

ux yeux d'Enjolras, c'est bien parce que son interlocuteur n'avait pas rencontré celui qui aspirait à devenir son beau-fils qu'il s'imaginait qu'il pourrait parvenir à discuter avec Marius et par le raisonner. Le chef de file des amis de l'A B C était bien placé pour savoir combien le jeune étudiant était une tête de mule, impossible de discuter avec lui, et plus impossible encore de lui ôter sa belle de la tête. Alors même qu'ils n'étaient pas ensemble, c'était déjà le cas, mais à présent que, selon toutes vraisemblances, la demoiselle avait répondu à ses avances, c'était pour le moins une cause perdue. Venir vers Marius et lui faire comprendre que la femme qu'il convoitait n'était pas à sa hauteur, ça n'irait pas. Marius serait bien capable d'aller retrouver son satané grand-père, d'abandonner toutes les convictions qui l'avaient fait venir sur Paris en premier lieu (et qui avaient forcé le respect d'Enjolras à l'époque), juste pour prouver qu'il avait la fortune et aller épouser la fille de cet homme, qui, qui sait, changerait peut-être son fusil d'épaule et découvrant que le jeune Pontmercy n'était peut-être pas sans le sous, et tout du moins promis à un riche héritage. Non, Marius n'abandonnerait pas, et la menace ne devrait pas y changer grand chose non plus. Car, après tout, c'était également, plus ou moins, la méthode que le jeune homme avait employer pour raisonner Marius, le tout pour essuyer un échec cuisant. Quand au fait de l'acheter... Si Marius était attiré par l'argent, ça se saurait, il n'aurait pas fait ces choix de vie actuel. Il faut bien dire que, si Valjean parvenait à acheter le fait que Marius cesse ses insistances, Enjolras le prendrait particulièrement mal. Mais au moins, cela mettrait au clair la situation, et Enjolras n'aurait pas de circonstances atténuantes à trouver au jeune homme.

-Je doute que ces solutions fonctionnent avec lui. La richesse ne fait pas partie de ses priorités, et il n'est pas impressionnable.
répondit-il, articulant ainsi à voix haute le fond de sa pensée. Mais d'un autre côté, Enjolras avait tout tenté et n'était parvenu à rien, chacune de ses conversations avec Marius s'achevait en dialogue de sourd, il était certain que ce n'était pas lui qui parviendrait à raisonner le jeune homme. Alors il valait sans doute mieux se tourner vers les solutions restantes, et il en avait trouvé une. En sa qualité d'homme mûre et de beau-père potentiel, qui sait, la parole de l'inconnu qui le devenait un peu moins à chaque seconde qui passait aurait peut-être plus de valeur aux yeux de celui qu'Enjolras espérait toujours voir devenir, le moment venu, son compagnon d'armes. Mais soit... si vous y tenez. Le jeune homme sortit de son sac un carnet et un crayon, il arracha une page du carnet pour griffonner l'adresse de Marius, la masure Gorbeau. Il ne devrait peut-être pas donner si légèrement son adresse à un homme qu'il rencontrait à peine, mais c'était après tout une option qu'il n'avait pas envisagé encore, et il avait écumé à peu près toutes les autres. Vous le trouverez peut-être ici, si vous avez de la chance.










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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Ven 27 Nov - 13:51

Enjolras & Valjean
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Valjean ne connaissait pas du tout Marius Pontmery. Il savait à quoi il ressemblait, parce qu'il voyait quel jeune homme il était du jardin du Luxembourg (en même temps, avec sa façon de regarder Cosette, ce n'était pas bien difficile), mais il ne connaissait rien de lui. Il espérait donc pouvoir faire quelque chose, en lui parlant, mais visiblement il se trompait. Ce jeune homme qu'il avait sous les yeux ne le pensait pas capable de parvenir à faire changer d'avis à l'idylle de sa fille avec de l'argent ou des menaces. Valjean ne savait donc pas du tout comment il allait faire, mais il n'avait pas vraiment le choix que de tenter. Il espérait parvenir à éloigner Marius de Cosette, afin de ne plus avoir d'obstacle dans sa vie avec sa fille. Sans ce jeune homme, il aurait déjà quitté Paris pour l'Angleterre, mais pour elle et pour son idylle, il avait accepté d'attendre (et il allait vraiment s'en mordre les doigts bientôt). Il avait vraiment la motivation d'y arriver, mais apparemment cela allait être bien plus difficile qu'il ne le pensait. Sauf que l'ancien forçat était têtu et quand il voulait quelque chose, il avait l'habitude de l'obtenir. Comme l'adresse de ce Marius, que le jeune homme lui inscrivit sur un bout de papier. Valjean attrapa le papier, jeta un coup d'oeil avant de le ranger précieusement dans une de ses poches.

« Je vous remercie. »

Dit-il le plus humblement, remerciant avec énormément de sincérité le jeune homme qu'il avait sous les yeux et qui lui permettait vraiment de pouvoir voir Marius. Maintenant qu'il avait son adresse, il avait quand même bien plus de chance de le croiser. C'était déjà une avancée dans son envie de séparer Cosette de ce jeune homme, même si visiblement, il n'avait pas assez de chose de son coté. Pendant quelques secondes, Valjean ne dit rien avant de reprendre la parole.

« Je remarque bien que cela ne vous plait pas également. »
Dit-il doucement, sans lâcher le jeune homme de son regard. Ce n'était pas bien difficile de comprendre qu'il voyait cette idylle comme une erreur, il l'avait dit lui-même d'ailleurs. Valjean comptait donc bien en profiter. « Aidez-moi à le convaincre alors. Ou tout autre chose qui me permet de l'éloigner de ma fille. » Il marqua une pause avant de reprendre. « Vous le connaissez bien mieux que moi, vous êtes bien mieux placé pour ça. A nous deux, nous pouvons bien arriver à quelque chose, non ? »

Valjean avait envie d'y croire en tout cas, il voulait mettre toutes les cartes dans sa main pour parvenir à éloigner ce jeune homme de sa fille chérie. Au moins, à ses yeux, il ne risquait rien à demander l'aide de ce jeune homme, bien au contraire. Il avait tout à gagner dans l'histoire. Dans le pire des cas, cette personne n'allait pas pouvoir l'aider, mais la situation n'allait vraiment pas s'aggraver. Puisque Cosette était déjà folle amoureuse de ce Marius, Valjean ne voyait pas en quoi les choses pouvaient empirer. Evidemment, il ne se doutait pas une seule seconde de ce qui allait se tramer dans le futur, qui n'allait clairement pas lui plaire.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Sam 28 Nov - 10:20


C'est quand on n'en cherche pas qu'on trouve un allié
E

njolras éprouvait quelques scrupules, à vrai dire, à avoir ainsi donné l'adresse de Marius à ce parfait inconnu qui lui disait être le père de la jolie blonde qui avait semé la discorde entre eux. Il ne saurait cesser de reprocher à son ancien camarade de faire si peu de cas de la cause pour les beaux yeux de sa Cosette, mais il gardait malgré tout une sincère admiration pour le parcours de Marius, une véritable foi dans son potentiel, et une amitié réelle pour lui, et il trahissait les trois à la fois en pactisant ainsi avec cet homme. Mais il n'entrevoyait pas d'autres possibilités. Il avait tout tenté avec ses seuls moyens, et sa parole ne suffisait pas à comprendre Marius, parce qu'il ne comprenait rien à l'importance de la situation, parce qu'il ne réalisait pas combien amour charnel et amour pour sa patrie, quand venait l'heure de prendre les armes, étaient incompatibles. Enjolras ne savait pas s'il faisait bien d'accorder sa confiance à cet homme, mais il n'avait plus vraiment d'autre option, et il ne pouvait que croire en sa sincérité quand il exprimait autant de reconnaissance à l'idée d'obtenir ce soutien extérieur de sa part. Le tout avant d'ajouter qu'il comprenait que le comportement de Marius lui déplaisait également. C'est peu de le dire. Si leur rencontre était parfaitement hasardeuse, ils étaient visiblement bien tombés l'un sur l'autre. L'aider à le convaincre, Enjolras avait tout à y gagner, ce n'était pas pour rien qu'il avait cédé et communiqué l'adresse du jeune Pontmercy au père de la jolie Cosette. Seulement, avant lui, Enjolras n'avait pas tari d'arguments pour tenter de ramener son ami à la raison, une association nouvelle avec Valjean faciliterait peut-être les choses, mais le chef de file des amis de l'A B C ne pouvait en avoir la certitude la plus totale. Il était pour sa part à court d'idées.

-Croyez bien que je n'ai eu de cesse que d'essayer de le convaincre.
affirma-t-il d'un ton qui ne pouvait laisser croire le contraire, mais qui signifiait également qu'il comptait bien saisir cette nouvelle occasion de ramener l'un de ses meilleurs adhérents à ce qui devait être sa seule et unique préoccupation. Mais à nous deux, en effet, cela saura sans doute plus simple. Il marqua une pause, le temps de la réflexion. Il va nous falloir les duper, c'est la seule option. Créer un malentendu... Si je faisais parvenir à Marius une lettre signée de la main de votre fille et à votre fille une lettre signée de la main de Marius... une lettre d'adieu...

Encore fallait-il que l'un ne connaisse pas l'écriture de l'autre, ou savoir leur faire écrire une lettre équivoque sans qu'ils en devinent le destinataire. Avec un peu d'imagination et, comme toujours, de la volonté, c'était faisable.




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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Dim 27 Déc - 23:33

Enjolras & Valjean
C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié
Valjean ne pouvait vraiment pas prendre le risque de perdre une occasion comme celle-ci de gagner l’avantage sur Marius Pontmercy. Le vieil homme se rendait bien compte qu’il ne devait sans doute pas penser de cette manière concernant l’idylle de sa jeune fille, mais en même temps il ne pouvait pas s’en empêcher. Il ne voulait pas perdre sa tendre Cosette et il voyait bien qu’elle était en train de glisser de ses mains pour se diriger tout droit dans les bras de cet étudiant. L’ancien bagnard ne parvenait vraiment pas à être heureux pour l’amour de celle qu’il considérait comme sa fille de sang et qu’il aimait en tant que telle. Alors en cet instant, il voyait dans le jeune homme une occasion en or de parvenir plus facilement à ses fins. Il ne savait pas encore comment ils pouvaient s’y prendre, mais vu qu’ils avaient tous les deux envie de voir les deux tourtereaux se quitter, ils allaient bien parvenir à trouver quelque chose ensemble. D’ailleurs, Enjolras ne manqua pas de souligner une idée qu’ils pouvaient mettre en place tous les deux. Visiblement, ce n’était pas seulement en discutant avec Marius que ce dernier allait changer d’avis. Le jeune homme avait déjà essayé et Valjean était persuadé de ne pas parvenir à convaincre Cosette non plus, elle était bien trop amoureuse pour l’écouter. Autant dire qu’ils se retrouvaient devant deux murs de pierre. Mais ils pouvaient s’arranger autrement, en se montrant plus fourbe.

Normalement, le vieil homme ne devrait pas accepter de faire un tel tour à sa fille. Cela reviendrait clairement à lui briser le cœur, tout simplement. Si une lettre signée de la main de Marius annonçant qu’il voulait la quitter lui parvenait, elle allait être complètement détruite. Mais c’était pour son bien (du moins c’était ce que Valjean essayait de se dire, afin de se convaincre qu’il agissait correctement), elle méritait bien mieux que cet étudiant en droit.

« Je peux m’arranger pour que cette lettre existe. » Il ne savait pas s’il allait parvenir à lui faire écrire une lettre suffisamment vague pour qu’elle ne se rende pas compte des vrais propos que Valjean voulait que Marius Pontmercy entende, ou s’il allait s’arranger pour en faire une fausse. Mais il allait y parvenir, parce qu’ils ne pouvaient évidemment pas laisser les deux jeunes gens se fréquenter de la sorte. Même s’ils ne se rendaient pas compte de l’erreur qu’ils commettaient visiblement. « Si vous pouvez en faire de même, nous pourrons faire l’échange. »

Jean Valjean devrait sans doute avoir honte de penser de la sorte, mais pour l’instant, il pensait vraiment qu’il agissait pour le mieux. Malheureusement, le vieil homme ne se doutait pas que prochainement les évènements allaient s’enchaîner d’une manière qu’il ne voulait pas voir arriver. Pour le moment, il commençait à avoir un peu l’espoir de voir Cosette oublier son idylle avec ce jeune homme, avoir le cœur brisé oui, mais au moins elle réfléchira à deux fois avant de retomber amoureuse.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Lun 28 Déc - 10:12


C'est quand on n'en cherche pas qu'on trouve un allié
E

Le procédé choisi par Enjolras était bas, très bas, et il n’y avait vraiment pas de quoi s’en glorifier, mais le jeune homme n’en rougissait pas. Aux grands maux les grands remèdes. Puisque ce petit couple naïf trahissait ses propres intérêts au nom d’une idylle qui, par définition, ne pourrait être qu’éphémère, il allait falloir, d’une façon ou d’une autre, leur faire entendre raison, quoi qu’ils puissent en penser. Bien sûr, ce coup dur serait difficile à supporter pour Marius. Un cœur brisé n’était pas plus utile à Enjolras qu’un cœur épris d’une jolie blonde, mais n’accordant que peu de crédit à la passion de l’étudiant, qui se laissait abuser par un sentiment d’amour qu’il éprouvait pour la première fois mais aurait tôt fait d’oublier, il était convaincu que Marius se remettrait bien vite de cette rupture, et pourrait alors mettre tout son cœur au service de la noble cause que défendaient les amis de l’ABC. Et aussi, cela lui servirait de leçon, il cesserait sûrement de s’éprendre de la première venue en pensant qu’elle justifiait qu’il se désintéresse de tout le reste, y compris du peuple et du sort de son propre pays, tout ce qui avait en premier lieu justifié qu’il abandonne sa riche famille pour mener une existence désargentée à Paris. Oui, cette histoire de lettre falsifiées ou employées à mauvais escient n’avait rien de bien glorieuse, mais à l’heure actuelle, ils n’obtiendraient rien sans se montrer un tant soit peu fourbe. Valjean affirma pouvoir obtenir cette lettre de la part de Cosette, Enjolras lui adressa un geste de la tête en guise d’approbation. Voilà qui était une excellente chose. Pour sa part, il pensait également pouvoir obtenir ce qu’il souhaitait de la part de Marius. Une lettre de la sorte écrite véritablement de sa main, peut-être pas, mais il n’aurait aucun mal de se procurer un exemplaire de son écriture. Certes, la reproduire avec la plus grande exactitude serait un travail d’orfèvre, d’autant qu’il était probable que la jeune Cosette soit familière avec l’écriture de son soupirant… Pour peu qu’ils ne cessent de s’engager dans d’absurdes et enflammés échanges épistolaires, sans doute d’un mauvais goût terrible.

-J’en ferai de même.
Approuva-t-il d’un ton sûr de lui. Convaincre à tous prix Marius de revenir n’était pas la plus grande priorité, certes, mais c’en était une tout de même, et puisqu’il s’était trouvé une alliée de choix pour parvenir à ses fins, autant mener l’affaire jusqu’au bout et s’y concentrer. Peut-être trouverons nous dans leurs affaires respectives les lettres qu’ils ont pu s’échanger, cela nous aiderait.

Pour peu qu’ils s’en soient échangés, mais n’était-ce pas là l’attitude classique des amants moyens ? À sa connaissance si, cela l’était, oui. Cela leur permettrait de savoir en quels termes ils s’adressaient l’un à l’autre, quels absurdes surnoms affectueux ils pouvaient se donner, et toutes autres absurdités qui ne sauraient qu’être exploitées à leur entier avantage. On leur pardonnerait aisément ces méthodes peu protocolaires. Après tout, les principaux concernés n’avaient nul besoin de savoir l’entière vérité. Enjolras savait s’en convaincre tout du moins.




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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Dim 7 Fév - 15:36

Enjolras & Valjean
C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié
Jean Valjean tombait bien bas, c’était une évidence. Celui qui ne parvenait pas vraiment à se déterminer, à savoir quelle attitude adopter vis-à-vis de sa fille et de son idylle avec le jeune Pontmercy, tombait plus que bas. Falsifier une lettre afin de faire croire à Cosette que l’homme qu’elle aimait l’abandonnait, il ne pensait pas faire cela un jour. Et pourtant, l’ancien forçat avait vraiment l’intention de le faire, pensant que c’était pour la bonne cause et surtout pour le mieux. Cosette allait sans nul doute souffrir un temps, elle allait avoir le cœur brisé, mais le vieil homme se disait qu’elle était suffisamment forte pour s’en remettre rapidement. Elle allait parvenir à soigner son chagrin et elle n’aurait plus aucune envie de donner son cœur à quelqu’un. C’était ce que Valjean espérait sincèrement, le rendant sans doute encore plus fourbe qu’il ne l’aurait cru. Lui qui avait affirmé pouvoir offrir à sa tendre fille le mariage dont elle rêvait, avec l’homme de ses rêves, afin de lui accorder une vie qu’il ne parvenait pas à lui offrir autrement, avant bien changé d’avis. Il ne fallait pas grand-chose de toute façon pour que l’esprit de l’ancien forçat décide de se tourner vers une autre solution. Il s’était sincèrement cru capable d’abandonner sa fille, capable de partir sans elle, mais il se rendait bien compte qu’il avait présumé de ses capacités. Il ne pouvait pas l’abandonner, il ne pouvait pas vivre sans elle. Alors, pour le bien de tout le monde, il valait mieux qu’elle ait le cœur brisé.

« Très bien. » Affirma l’homme quand l’étudiant affirma qu’il pouvait aussi faire de même, concernant une lettre écrite de la main de son camarade. Ainsi, les deux jeunes gens n’auraient plus de raison de se voir, ils n’auraient plus qu’à panser leurs plaies de leurs côtés, sans se douter que cela venait de leurs proches et non de l’idylle en elle-même. « Je vais m’occuper de vous procurer une lettre écrite de la main de votre ami. » Sous-entendu, l’homme allait donc fouiller les affaires de sa tendre fille pour cela. Avec un peu de chance, les tourtereaux s’étaient échangés des lettres. Valjean ne savait pas s’il allait supporter de les lire, mais c’était pour la bonne cause de toute façon. « Je vous tiendrais au courant dès que j’aurais ce qu’il faut. » Jean Valjean devait bien avouer qu’il avait un regain d’énergie en cet instant, après cette conversation avec le jeune Enjolras, qui voyait d’un aussi mauvais œil que lui l’idylle de Cosette avec Marius. « Je pourrais vous retrouver ici ? Ou avez-vous un autre endroit, plus discret ? »

Pour le bien de tout le monde, encore une fois, il valait mieux que les deux hommes ne soient pas surpris dans leurs actions. Cosette ne devait se douter de rien, elle ne devait pas imaginer un instant que son père était responsable de cette rupture. Si c’était le cas, les actions de Valjean n’aurait servi à rien puisqu’il aurait perdu sa fille quand même.

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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Lun 8 Fév - 22:49


C'est quand on n'en cherche pas qu'on trouve un allié
I

Allez savoir si leur stratégie, particulièrement dégradante pour la vie privée de ceux qu’ils cherchaient à séparer (en tenant sincèrement à eux, c’était là le plus ironique de cette histoire), allait vraiment fonctionner. Elle se fondait tout de même sur quelques suppositions qui ne manquaient pas d’être hasardeuses, il faut bien le reconnaître. Rien ne pouvait leur permettre de prétendre qu’il existe le moindre échange épistolaire entre les deux amants, et si tel n’était pas le cas, leurs efforts s’en verraient sans aucun doute compliquées. Mais c’était au moins une option qui représentait un certain intérêt, et qui avait quelque chose de bien plus concret que tous ces instants que le chef de file des amis de l’ABC avait pu passer à ruminer, en éternel insatisfait qu’il était, incapable de reconnaître que laisser à Marius la liberté de passer plus de temps avec sa donzelle serait sans doute le meilleur moyen de le voir remonter à bloc. Au moins avait-il (au-delà de la cause, qui ceci dit devrait être une raison se suffisant à elle-même aux yeux d’Enjolras) une véritable raison de se battre et de survivre. Tout le monde ne pouvait pas en dire autant. La plupart des amis de l’ABC préféraient se complaire dans la gnôle et les filles de joie. C’était tout de même bien moins noble et glorieux. Enfin, la machination était en marche, et Enjolras n’avait pas la moindre intention de reculer, certainement pas à ce stade. Son interlocuteur semblait tout à fait du même avis, d’ailleurs. Il lui promettait de se procurer une missive écrite de la main de Marius à sa chère et tendre fille et de s’en servir pour falsifier l’écriture du jeune étudiant. Enjolras de son côté s’emploierait à faire de même, c’était la meilleure des solutions. Et attendrait que l’homme vienne à lui. Enjolras ne pouvait se permettre de retrouver son nouvel allié où ce dernier habitait. Cosette aurait toutes les chances de s’y trouver (d’autant qu’Enjolras devinait que le père n’était pas de nature à laisser sa fille vagabonder à sa guise, et encore moins à présent qu’il la savait courtisée par un homme), et il suffirait qu’elle relate leur rencontre à Marius pour que leurs projets se voient sévèrement compromis. Impensable, donc. L’homme ne manqua pas de demander à quelle adresse ils pourraient se retrouver. Ici, c’était bel et bien une option, mais cela restait malgré tout dangereux. Même si les lieux étaient suffisamment grands pour que l’on ne puisse s’y croiser si facilement, cela pouvait tout de même arriver. Si leurs chemins croisaient celui de Marius, encore une fois, l’affaire serait compromise. Il n’y avait donc qu’une seule solution qui apparaisse véritablement viable.

-Mieux vaut que vous me retrouviez chez moi.


Enjolras tira de son sac de quoi écrire. De l’avantage d’être sur son lieu d’étude, il avait tout le matériel nécessaire. Sur un morceau déchiré de son carnet où il déposait d’ordinaire quelques notes quand un conférencier savait retenir son attention, il nota son adresse. Celle d’une minuscule chambre de bonne du quartier latin, où il aurait l’opportunité de le retrouver, pour peu que l’homme ne soit pas accapré par ses activités d’étudiants mais surtout de révolutionnaire invétéré.

-Tenez, voici mon adresse.












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Message#Sujet: Re: C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié (Enjolras :3)   Mar 8 Mar - 18:45

Enjolras & Valjean
C'est quand on en cherche pas, qu'on trouve un allié
Valjean devrait sans doute avoir honte pour ce qu'il faisait, mais ce n'était pas le cas. Le vieil homme pensait sincèrement qu'il était en train d'agir pour le mieux en cet instant précis. Il ne voulait pas que Cosette s'embarque dans une histoire de ce genre, avec ce Marius dont il ne parvenait vraiment pas à faire confiance. L'homme savait pourtant qu'il devrait sans doute permettre à celle qu'il considérait comme sa fille - mais qui était surtout le centre de son monde depuis maintenant plusieurs années - d'avoir une vie comme elle le méritait vraiment, qu'il devrait lui offrir la possibilité d'épouser l'homme qu'elle aimait. Mais comment Cosette pouvait être certaine d'aimer ce jeune homme après tout ? Elle était si jeune, bien trop jeune pour prendre ce genre de décision concernant son avenir. Enfin, en même temps, des jeunes femmes qui épousent leurs époux à son âge, il y en avait énormément. Mais Valjean ne parvenait pas à voir Cosette autrement qu'en jeune fille, il ne voyait pas la femme qu'elle devenait. Il ne parvenait pas à se faire à l'idée de partager son enfant de coeur, pas même pour qu'elle puisse avoir la vie dont elle rêvait. Il risquait sans doute de regrette ses actes ensuite, mais Valjean n'était pas du genre à réfléchir aussi loin. Peut-être, cependant, il changerait d'avis avant la fin. S'il y avait bien une chose à savoir sur Jean Valjean, c'était qu'il avait tendance à changer d'avis, au fil des réflexions qu'il se faisait à lui-même. Cela ne faisait pas longtemps, par exemple, qu'il avait décidé de permettre à sa fille de coeur d'être heureuse avec Pontmercy. Maintenant qu'il se trouvait en face de cet Enjolras et qu'il avait longuement discuté avec lui, il était persuadé qu'il devait empêcher ces deux jeunes gens de se marier. C'était pour leur bien à tous les deux, sinon ils n'agiraient pas de la sorte ensemble. Enjolras était d'accord sur le fait que Marius faisait une erreur en fréquentant Cosette, c'était bien mieux pour tout le monde (mais surtout pour eux quand même) qu'ils les empêchent de continuer.

Pour cela, les deux hommes devaient se retrouver à un moment donné pour finaliser leur "plan". Valjean se doutait bien que ce n'était pas forcément une bonne chose pour eux de se retrouver au même endroit, ils devaient éviter de prendre trop de risque. Au vu de ce qu'ils avaient l'intention de faire, c'était évident que les deux hommes ne devaient pas se faire voir par Marius ou Cosette (mais normalement, Cosette n'était pas censée sortir de chez eux sans qu'il ne le sache...). Il valait mieux qu'ils se retrouvent dans un lieu plus discret et Enjolras décréta que le mieux était que Valjean le retrouve directement chez lui. Ça lui allait très bien, même s'il n'avait pas l'habitude de faire confiance à n'importe qui, surtout quand il ne connaissait pas. Sauf que là, il n'avait pas le choix. Il ne pouvait pas minimiser les risques de cette fréquentation entre sa fille et ce jeune homme.

« Très bien. » Dit-il en attrapant le bout de papier où se trouvait l'adresse d'Enjolras, l'enfonçant ensuite dans une poche de sa redingote. Il n'avait pas l'intention de le perdre, c'était vraiment important. « Je vous retrouve dès que possible alors. »

Evidemment, Valjean ne pouvait pas se douter que les choses n'allaient pas du tout se passer comme il le pensait.

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