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 Des truands plus libres que des rois ♦ Esmeralda

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Message#Sujet: Des truands plus libres que des rois ♦ Esmeralda   Sam 13 Juin - 18:23

 
Des truands plus libres
que des rois

Esmeralda & Gringoire




L
a vie d'un poète est le plus souvent composée de choses, d'événements, de tragédies ou de simples coïncidences que l'artiste est dans l'incapacité d'expliquer. Il n'est pas un analyste rigoureux du genre humain, et encore moins des merveilles de la nature. Le poète se place généralement dans une position de regardeur qui relate ses impressions, il commente sa propre vie et sa propre perception. Le poète est ce que les romantiques appellent un spectateur de sa propre vie. Depuis quelques temps, c'était exactement l'impression que Gringoire avait sur sa propre existence, celle de ne faire que contempler les secondes de sa vie se dissiper entre ses doigts. Et c'était plus impuissant que jamais qu'il regardait avec amertume ce qu'il avait fait de sa vie, ou plutôt ce que la vie avait fait de lui. Le Poète de Quatre Sous, voilà comment il était appelé. Gringoire le raté, le poète sans le sous et sans sa plume, qui n'avait plus de but dans la vie. Homme sans saveur, truand sans attrait, sa si belle écriture s'tait transformée en pattes de mouches informes sur le papier à peu près blanc, et sa propre voix sonnait à ses oreilles comme le grincement désaccordé d'un vieux violon de foire. Le poète n'arrivait plus à s'émouvoir de la rosée du matin, et même s'il admirait encore le clair de lune avec un pincement au coeur, celui-ci ne parvenait plus à lui donner goûts aux joies simples de l'existence. Gringoire le solitaire, Gringoire le timide, il l'avait toujours été, mais jamais enfermé dans le mutisme dans lequel il se retranchait depuis des semaines. Il ne voyait personne, n'avait même pas le courage de sombrer dans la boisson. Il était seul avec son âme, et il se rendait des comptes intérieurement, ne tenant pour seul coupable de sa décadence que sa folie et son inconscience.

Sa culpabilité était devenue sa dame de compagnie, sa rancœur était devenue le pansement de son âme. Il ne s'autorisait plus à rêver, et lorsqu'il trouvait encore un vague réconfort dans une pensée, c'était dans celles tournées vers elle. Esmeralda. La Gitane, la Bohémienne, la Danseuse aux Pieds-Nus qui avait été sa muse autrefois. Aujourd'hui, il avait plus l'impression d'être son bourreau, un boulet traînant lentement au bout d'une chaîne massive accrochée à sa si délicate cheville. Gringoire était rongé par le remord omniprésent du sacrifice de la belle. Esmeralda son amie, Esmeralda son épouse... Il avait tant de respect et d'admiration pour elle, qu'il se détestait d'abhorrer à ce point son titre de mari. Il lui avait toujours dit que l'homme qui l'épouserait serait l'homme le plus heureux du monde. Il s'en était même fait la promesse. Et la voilà mariée à un poète grincheux et grisonnant, qui ne savait pas tirer du plaisir de sa position dans laquelle n'importe quel homme serait comblé. N'importe quel homme, sauf lui. Le sourire de la belle lui ferait presque oublier son parjure, tant elle ne semblait pas dérangée par leur statut, pendant que bouillait au fond du coeur de Gringoire une haine envers lui-même qui était palpable. Il n'avait pas l'orgueil de se prétendre fier, aussi ne cachait-il pas le moins du monde son amertume et sa froideur envers ceux qui lui posaient des questions sur son mariage imprévu. Pour une bagatelle, pour un pas de trop, il avait fait le malheur d'une des personnes les plus chères à son coeur, il en était persuadé.

Cela faisait des jours que Gringoire ruminait depuis sa chambre sous les toits. Des jours qu'il se fustigeait intérieurement, n'arrivant pas à trouver la force de se pardonner pour son crime qu'il jugeait trop grave pour être excusable. Dans les jours les plus noirs, il s'était même persuadé qu'il aurait aimé être pendu par Clopin plutôt que de leur infliger tout cela. Gringoire ne pensait pas à la mort, ou que très rarement. La seule mort qu'il pouvait supporter était celle des fleurs qui fanaient toujours trop vite à son goût. Il ne pensait même pas que ses parents, quittés depuis longtemps, auraient pu avoir déjà trépassé depuis longtemps. Non, Gringoire ne pensait jamais à l'Après-Vie. Lorsque son esprit se perdait dans les méandres les plus noirs de son tourment, c'était le signe pour Gringoire de sortir et d'abandonner ces idées folles. Penser à la mort était la porte d'entrée vers la folie. Et si Gringoire s'obligeait à vivre avec une culpabilité créée de toutes pièces, il refusait de vivre inconsciemment dans une folie qui lui ferait oublier tout ce qu'il a toujours été. D'un pas rapide, il avait empoigné son long manteau couché en vrac sur son lit et avait claqué la porte de sa chambre. La nuit allait bientôt tomber, et dans les reflets dorés du soleil couchant, Gringoire se sentait enfin lui-même. Bientôt, le voile noir de la nuit allait ensevelir Paris dans son agitation nocturne, parsemée de lampions et de poivrots couchés sous les ponts. Mais mieux encore, Gringoire allait revoir la lune, astre plus blanc que les jupons des dames de la Cour, qui était encore la seule et unique chose capable de la calmer. Il allait la voir, Elle. Son astre. Si la Lune était son idylle, son épouse était son Soleil. Et il le savait, il avait plus besoin que jamais de la revoir.

La Cour des Miracles. Sombre ramassis de brutes et de truand aux effluves d'Espagne et de bohème. Même s'il était marié à une fille de là-bas, Gringoire ne s'y était jamais senti chez lui, et la fréquentait le moins possible. Il n'avait pas réellement l'envie de croiser leur chef, Clopin, qui veillait sur Esmeralda comme Cerbère garde la porte des Enfers. Il savait qu'ils avaient des comptes à régler, mais il retardait toujours la venue de ce jour qu'il savait déjà chargé d'amabilités et de mises en gardes venimeuses. Ce jour-là, heureusement pour lui, Clopin ne se trouvait pas dans les parages. Gringoire entra à la Cour des Miracles comme un condamné entre au pilori : résigné, mais plein d'un espoir que son calvaire cesse. Il n'étais pas le bienvenu au repère des gitans, mais son mariage inconvenant faisait de lui un membre toléré de cette communauté. Même si on chuchotait sur son passage, si on le bousculait intentionnellement ou si on le fixait d'un regard noir, personne n'avait le droit de le mettre à la porte. Il venait voir Esmeralda, et personne n'avait le droit de le lui interdire. Il traversa la Cour et s'arrêta le coeur lourd devant chez le belle. Il devait la voir, mais pour lui dire quoi ? Il n'en avait aucune idée. Il avait besoin de sa fraîcheur, de son odeur exotique, de son tempérament de feu. Il avait besoin de se ressourcer, il avait besoin d'elle, tout simplement. D'une main peu assurée, il frappa à la porte de la gitane, le coeur battant. Il redoutait le jour où elle le mettrait à la porte, ne voulant pas d'un mari encombrant et inutile, préférant le renier et vivre sa vie comme une femme libre. D'un côté, Gringoire redoutait avec terreur ce moment où il devrait dire adieu à son amie. D'un autre côté, il savait qu'il ne pourrait jamais lui en vouloir de le faire. Ce serait son droit légitime d'arracher son coeur et de le piétiner en riant de joie. Après avoir frapper, c'est d'une voix chevrotante et pas franchement convaincu qu'il se présenta avant que la belle ne lui ouvre. "Esmeralda ? C'est moi. Tu es là ?"
Il espérait que oui, il espérait que non. Au fond, il ne savait plus ce qu'il voulait, ni ce qu'il espérait. Si. Que sa douleur cesse.

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Message#Sujet: Re: Des truands plus libres que des rois ♦ Esmeralda   Sam 4 Juil - 1:00

Gringoire & Esmeralda
Des truands plus libres que des rois
Quand la nuit allait tomber, Esmeralda avait pris le chemin de la cours des miracles afin de rentrer chez elle. Ce fut d’un pas léger et légèrement sautillant qu’elle rentra chez elle, parce qu’elle venait de passer une de ces journées qu’elle aimait qualifier de merveilleuse. Elle avait de nombreuses fois croisé le soleil de sa vie, ce capitaine de la garde qui faisait battre son cœur. Elle n’avait pas pu lui parler, l’homme était une personne des plus occupées. Mais elle avait quand même pu le voir souvent et cela n’avait fait que lui mettre du baume au cœur. En plus de cela, sa bourse était pleine de pièce qu’elle avait gagnée en dansant dans les rues. Elle ne pouvait pas rêver de meilleure journée. Enfin si bien sûr, il y avait toujours mieux. Esmeralda aurait pu parler au soleil de sa vie, elle aurait pu lui dire qu’elle l’aimait plus que tout et qu’elle voulait passer le reste de son existence à ses côtés. Elle aurait pu l’entendre lui dire qu’il l’aimait également et ils auraient pu fuir tous les deux loin de Paris afin de vivre d’amour et d’eau fraiche. Oui, elle aurait pu, mais elle se contentait de ce qu’elle avait et elle était heureuse de cette journée. Esmeralda n’était pas vraiment demandeuse de beaucoup plus, tant qu’elle pouvait se sentir libre comme maintenant d’aimer celui qu’elle aimait (et qui n’était pas son mari officiel, mais ça). Bien sûr, la jeune femme espérait toujours pouvoir trouver la trace de sa mère, mais elle n’allait pas se rendre triste parce qu’elle ne savait rien de plus que depuis toujours. Elle savait qu’un jour elle la retrouverait, elle voulait le croire, alors elle préférait profiter de l’instant présent.

Esmeralda s’était enfermée chez elle, elle s’était allongée sur son lit et elle se contentait de rêver de son Phoebus. Djali semblait en avoir assez que l’esprit de sa maîtresse soit complètement tourné vers l’homme, au point de parfois la négliger de trop. Cependant, la gitane ne faisait vraiment pas attention à ce détail, comme elle ne faisait en fait attention à rien. Son regard était perdu dans le vide, alors qu’elle pensait à son soleil, quand quelqu’un frappa à la porte sans qu’elle ne l’entende. La chèvre se leva cependant d’un bout et tira sur la robe de sa maîtresse pour la « réveiller ». Esmeralda n’eut pas d’autre choix que de sortir de ses pensées et d’entendre la voix du poète. Son mari se trouvait derrière la porte. Esmeralda ne savait pas vraiment si elle était heureuse de le voir ou non, parce qu’il la dérangeait en plein rêve, mais en même temps sa présence n’était pas vraiment désagréable. Elle se leva pour aller ouvrir la porte.

« Je suis là. »

Dit-elle doucement, affichant un léger sourire à l’homme. Djali était visiblement contente de le voir puisqu’elle ne tarda pas à aller se frotter contre ses jambes. Pierre Gringoire était quelqu’un d’assez étrange aux yeux d’Esmeralda, mais elle était impressionnée de sa facilité à lire et comprendre les mots. Elle ne le détestait pas, mais elle ne l’aimait pas non plus. Si elle l’avait épousé, c’était simplement pour lui sauver la vie. Ils étaient mariés donc, mais ils étaient plus amis qu’autre chose.

« Tu veux manger avec moi ? »


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Message#Sujet: Re: Des truands plus libres que des rois ♦ Esmeralda   Jeu 13 Aoû - 22:02

 
Des truands plus libres
que des rois

Esmeralda & Gringoire




G
ringoire n'avait rien d'un bourreau des coeurs. Certes, il était un homme d'une belle stature, n'avait ni de pied-beau, ni de poireau sur le nez, ni de sourire édenté ou de cicatrices qui le défiguraient. Il était un homme assez classique, sans corps d'Apollon ni de visage d'ange, et pourtant il avait ceette allure qui attirait de temps en temps une femme qui osait lever les yeux sur lui. Il n'avait rien d'intimidant pourtant, simplement une discrétion naturelle qui le dissimulait sans qu'il le veuille vraiment aux yeux du monde. On ne se retournait pas sur son passage, mais si l'on prenait la peine de le regarder on pouvait distinguer une certaine harmonie dans ses traits, voire un certain charme qui pouvait faire légèrement rougir et qui se cachait tout au fond de ses prunelles noisettes. Il était donc un homme sans allure particulière, et ce manque de charme évident le confortait parfois dans sa timidité et sa capacité à se faire discret. Et par-dessus tout, Gringoire avait une peur panique d'imposer sa présence à des personnes qui n'en voulait pas.

Il savait qu'Esmeralda était une amie, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, la Bohénmienne l'avait toujours été. Mais depuis ce qu'il appelait secrètement la plus grosse erreur de sa vie, il vivait dans la peur que la Gitane le mette à la porte, et le défende de l'approcher. Aussi son coeur poussa un soupir lorsque la jeune femme l'invita a entrer chez elle avec rien d'autre qu'une simple invitation à manger. C'était ce qu'il aimait chez elle, Gringoire, sa simplicité. Avec elle, rien n'était compliqué. Chaque problème avait sa solution, et il paraissait même que les soucis étaient si lointains que l'on oubliait leur existence. Pourtant, même si le poète se sentait étonnamment bien en compagnie d'Esmeralda, lui n'avait jamais eu de certitude sur le fait que la Bohémienne soit heureuse de le voir, ou non. Doutes qu'il ne pourrait jamais avoir concernant Djali, la chèvre de la danseuse, qui se frottait déjà tendrement à son pantalon de toile, laissant derrière elle une myriade de poils gris, ce qu'il prit comme un appui pour accepter l'invitation de sa maîtresse. "Merci, je n'ai pas vraiment faim, mais ne te prive pas pour moi surtout. Djali doit mourir de faim." Gringoire entra dans l'habitation d'Esmeralda, mais n'osa pas se mettre à l'aise. Il avait beau regarder Esmeralda, il ne pouvait ressentir qu'une seule et unique chose : sa culpabilité. Et pourtant, s'il avait été maître de ses sentiments, il aurait pu ressentir tout ce que lui inspirait la bohémienne à une époque pas si lointaine. Il se souvenait avoir toujours eu chaud quand ses yeux noirs intense se posaient sur lui, avoir les mains qui tremblaient lorsqu'elle lui frôlait le bras. Il se souvenait avoir été inspiré tant de fois par sa beauté sauvage, avoir voyagé plus qu'à son tour lorsque ses jupons multicolores dansaient devant lui, soulevant des parfums d'Andalousie, de soleil, et du large. Il se souvenait que la gitane lui avait inspiré mille pamphlet, une multitude de sonnets et peut-être une centaine d'alexandrins. Aujourd'hui, ça plume était aussi nouée que sa gorge, et son imagination autrefois semblable à une déferlante de tournures romantiques s'étaient transformées en un seul et unique mot qu'il avait dû griffonné sur toutes ses feuilles de papier bon marché : COUPABLE.

Pourtant, les gestes de la danseuse étaient toujours aussi naturels. Elle gardait cette grâce, cette agilité exotique et presque sauvage dans tous les gestes qu'elle faisait, et simplement lever une main ressemblait à un mouvement chorégraphié et étudié avec soin. Gringoire ne pouvait qu'admirer le tempérament de la jeune femme qui excellait dans ce qu'il ne faisait que rater toute sa vie. Elle respirait la joie de vivre alors que le poète n'était plus que l'ombre de lui-même. Et à nouveau, il se détestait d'imposer sa présence à la gitane.
"J'espère que je ne te dérange pas... J'avais besoin de savoir comment tu allais. Je t'avais promis de repasser te voir, et j'ai tardé, je m'en excuse, Esmeralda. Je m'excuse... pour tout."

Il aurait voulu lui dire ce qu'il avait sur le coeur. Mais sa gorge s'était serrée au moment où il voulait tout lui avouer. Le courage. L'absence de courage. Gringoire, le Poète de Qautre Sous.

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Message#Sujet: Re: Des truands plus libres que des rois ♦ Esmeralda   Dim 13 Sep - 13:07

Gringoire & Esmeralda
Des truands plus libres que des rois
Esmeralda n'avait rien contre la présence de Gringoire, au contraire elle était agréable. Elle aimait la solitude et donc pouvoir être tranquille chez elle, mais cela ne la dérangeait vraiment pas qu'il vienne la voir. En plus, cela faisait un moment qu'il n'était pas venu la voir. Ce n'était pas vraiment en tant qu'époux qu'il devait venir, concrètement ça ne voulait vraiment rien dire pour la gitane, mais en tant qu'ami. L'égyptienne aimait bien le poète, il était son ami, c'était pour cette raison qu'elle avait accepté de l'épouser afin qu'il ne se fasse pas pendre par le roi des gitans. En entrant dans la cours des miracles alors qu'il ne faisait pas partie de leur peuple, Gringoire c'était vraiment mis en danger. Si Esmeralda n'était pas intervenue, il ne serait pas vivant actuellement. Mais bien sûr, la valeur de ce mariage n'était pas la même que pour les autres personnes, les gitans étaient vraiment étrange. Esmeralda demanda à son époux donc s'il voulait manger avec elle, avant de s'installer par terre près d'une petite table où était posée la nourriture. Cependant, l'homme refusa sa générosité, ce qui l'agaça légèrement. Ce n'était vraiment rien, mais Esmeralda avait l'habitude d'être un peu boudeuse (elle était une grande enfant quand même). Mais elle n'allait pas trop lui en tenir rigueur, s'il n'avait pas faim, elle n'allait pas le forcer non plus.

« Si tu veux. » Se contenta-t-elle de répondre, avant de mordre dans un morceau de pain sec pendant que Djali venait s'installer sur ses genoux, afin de pouvoir piquer un peu de nourriture. « Mais un estomac vide ce n'est pas bien. »

Elle parlait de sa petite voix d'innocente, sans lever son regard vers le poète. Elle se contentait simplement de manger encore un peu de pain et autres mets se trouvant sur la table. En même temps, elle donnait quelques morceaux à sa chèvre, caressant au passage sa petite tête grise. Et puis Gringoire reprit la parole. La jeune femme leva donc son regard vers lui, se demandant ce qu'il entendait par les paroles qu'il prononçait. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi il s'excusait. Evidemment, la gitane était bien loin de se douter de tout ce qui se passait dans la tête de l'homme (comme dans celle d'autres hommes qu'elle avait l'habitude de croiser - certain plus agréablement que d'autre). Elle laissa le poète terminer sa phrase, laissant ensuite un petit moment de silence avant de prendre la parole.

« D'accord. »
Dit-elle simplement en leva les épaules, avant de replanter ses dents dans un morceau de pain et de prendre le temps de le mâcher et de l'avaler. Elle ne réalisait pas vraiment ce que signifiaient pour Gringoire ces paroles qu'il prononçait, comme elle ne réalisait pas grand-chose au final de ce qui l'entourait. « Je vais bien. » Finit-elle quand même pour ajouter, parce qu'il lui avait bien dit qu'il se demandait comment elle allait. Et elle ne mentait pas, elle se sentait vraiment bien et cela c'était grâce à son soleil. « Et tu ne me déranges pas du tout. » C'était vraiment le cas, il ne la dérangeait pas. Il n'y avait aucune raison pour qu'il l'a dérange. « Même si je pense que tu devrais manger. »

A ces mots, Djali ne manqua pas de lancer un petit bêlement d'accord.

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